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Full text of "Le costume historique. Cinq cents planches, trois cents en couleurs, or et argent, deux cents en camaieu. Types principaux du vêtement et de la parure, rapprochés de ceux de l'intérieur de l'habitation dans tous les temps et chez tous les peuples, avec de nombreux détails sur le mobilier, les armes, les objets usuels, les moyens de transport, etc"

EX LIBRIS 

The Cooper Union 



THE GIFT OF 



LE COSTUME 



HISTORIQllK. 



Chomolithograpliie de Firmis-Didot et C'"-. — Paris, rue Jacob, ôi;. 
Typographie Firmin-Didot et C"-". — Mesnil (Eure). 



LE COSTUME 

HISTORIQUE. 



CINQ CENTS PLANCHES, 

TROIS CENTS EN COULEURS, OR ET ARGENT, DEUX CENTS l^]N CAMAIh]lI 



TYPES PKINCIPAUX DU VÊTEMENT ET DE LA PARURE 

RAPPROCHÉS DE CEUX DE I.'lNTÉRIEUR DE l'hABITATION DANS TOUS LES TEMPS ET CHEZ TOUS LES PEUPLES, 

AVEC DE NOMBREUX DÉTAILS 
SUR LE MOBILIER, LES ARMES, LES OBJETS USUELS, LES MOYENS DE TRANSPORT, ETC. 

RECUEIL PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE 

M. A. RAGINET, 

AUTKUR DE l'ORXEMEXT POLYCHROME, 

AVEC DES NOTICES EXPLICATIVES, UNE INTRODUCTION GÉNÉRALE, 
DES TABLES ET UN GLOSSAIRE. 




PARIS, 



LIBRAIRIE DE FIRMIN-DIDOT ET C"', 

IMPRIMEURS DE l'iNSTITCT, RUE JACOB, 56, 

1888. 

Droits de traduction et de reproduction réservés. 



3, 



PRÉFACE DES ÉDITEURS. 



^^^wp^pjHlu moment de faire paraître le complément de ce vaste recueil, 
'^^à^^ÊS^ déjà terminé pour la partie principale par l'apparition suc- 
P^SJ^ m^ ^^^^^^'^ d^^ ^''^ngt livraisons comprenant les 500 Planches 
i^^f'^FA vIjU avec leurs Notices , nous ne saurions prendre congé de nos 
JjfejUJ^^ souscripteurs sans les remercier une fois de plus de leur 

'V ém ê~~«| fclMe et persévérant concours. 
Ils ont compris que, s il a fallu plus de temps que nous l'avions d'abord 
supposé pour élever le monument dont nous posons aujourd'hui la dernière 
pierre, c'est au profit de la qualité et de V utilité de V œuvre que ce temps a 
été employé. 

Nous avons expliqué déjà dans l'Avis aux souscripteurs", joint au dernier 
fascicule , par suite de quelle modification de méthode, dictée par V expérience 
et pratiquée dés la seconde et la troisième livraison, les notices accompagnant 
chaque planche, loin d'être réduites à une sèche nomenclature des documents 
représentés avec indication de leurs sources, sont devenues de véritables mono- 
graphies , vivifiées par l'image quelles suivent pas à pas, en racontant, pour 
chaque époque ou chaque race, les origines, les caractères du costume et ses 
transformations sous les influences diverses du climat, des mœurs, des usages 
et du courant des idées contemporaines. 

Ce système, qui rendait inutile une histoire générale, à peu près impossi- 
ble à coordonner et dont le développement eût été constamment entravé par les 
multiples renvois à cinq cents planches rejetées loin du regard, avait pour 
conséquence d'obliger le directeur du recueil à pénétrer plus avant dans la 

A 

2 02A^^ 



\J 



I] — 



philosophie de son sujet, et à se faire êcricaiii , sans appel à une coUahora- 
tion étrangère dont le moindre inconvénient eût été d'enlever à Vouvrage la 
rare unité de vues qui le caractérise. 

De qicelle manière M. Racinet s est acquitté de cette partie de sa tâche, en 
évitant l'écueil de la monotonie et de l'aridité, c'est ce sur quoi le suffrage du pu- 
hlic nous dispeyisera d'insister. On s' est plu et on se plaira encore à recon- 
naître dans cette série d'études spéciales {qui n' occupe pas moins de 1800 pages 
dans la p>etite édition) 7ion seulement une patiente érudition puisée aux 
meilleures sources, mais encore un intérêt de récit, une variété de ton, une 
finesse d^ aperçus et souvent une sorte d'émotion communicative qui attachent 
le lecteur, même sans le secours de l'image. 

Ces dévelojipements assuraient à l'ouvrage un caractère comqjlet, dès l'ap- 
parition de la vingtième livraison; mais ce que nous offrons aujourd'hui au 
public , sans aucune addition de prix, n'en est pas moins d'une importance 
réelle pour la mise en valeur du recueil, en offrant au lecteur un guide sûr 
pour se diriger dans V étude des innombrables documents quil renferme. 

Ce complément, qui formera le Tome I des six volumes dont se compose 
l'ensemble, comprend : 

1" Une Introduction générale, dans laquelle sont esquissés à grands traits les 
côtés les plus sailla7its du sujet; 

2" Des -Tables analytiques des 500 Planches et Notices, classées dans un 
ordre définitif et suivant des divisions raisonnées, tables ou se trouve résumé 
le contenu de chacune d'elles; 

3" Une Table des personnalités historiques représentées et une Bibliograplne 
de la matière aussi complète que possible; bibliographie dont T étendue seule 
suffirait a prouver combien cette matière du costume , si fortement liée a l'histoire 
dont elle présente un des aspects les plus rivants, a de tout temjjs préoccupé 
les chercheurs; 

4" Un Glossaire des termes français et étrangers employés dans l'ouvrage, 
SUIVI lui-même d'un Index géographique et etJvnographique , avec renvoi aux nu- 
méros des Planches et des Notices; instrument de maniement dont il est super- 
flu défaire ressortir l'utilité pratique; 

5" Un exposé, en douze tableaux au trait, de la forme et de la coupe des 



111 



principales pièces du vêtement, appuyées de patrons et accompagnées d'exemples 
de costumes portés par des figures authentiques. {Cet exposé^ ou sont résumés 
les principes connus sur la matière, se complète par la représentation d'après 
nature de pièces d'un caractère national et par un aperçu comparatif des effets 
de la mode en Europe, depuis V adoption par les dames du corset renforcé, 
des chaussures à talon par tout le monde et de Vhahit par les hommes^ 

6° Enfin l'Avis au Relieur réglant l'ordre définitif de toutes les parties de 
l'ouvrage et donnant le numérotage des 500 Planches et Notices mis en regard 
des signes conventionnels qui ont servi a les distinguer au cours de la publica- 
tion; avis sur l'importance duquel nous appelons V attention toute spéciale de 
nos souscripteurs et dont la scrupideuse observation est de nature à prévenir 
toute erreur. 

Ainsi se trouve complété au point de vue pratique, et rendu de facile con- 
sultation, ce vaste recueil, véritable Dictionnaire Encyclopédique de la matière 
qui ne s'adresse pas seidement à nos tributaires directs {artistes de tout ordre, 
metteurs en scène, habilleurs de théâtre ou confectionneurs de la mode) , mais 
aussi aux gens du monde, aux amateurs et aux studieux. 

Veyiu à une heure doublement favorable, qui mettait à notre disposition, en 
plus du vieux fonds classique formé par les Montfaucon, les Gaignères , les 
Willemin, les Ghampollioh et plus tard par les Quicherat et les Viollet le 
Duc, le contingent si riche des photographies- et des trésors i^éunis dans nos 
expositions récentes , en même teînps quelle nous offrait toutes les ressources 
des perfectionnements modernes apportés aux moyens de reproduction, ce livre 
a sa place marquée dans toutes les grandes bibliothèques. 

Qu'il nous soit permis, en terminant, de citer les paroles éloquentes de Vun 
des maîtres de l'art contemporain, M. Eugène Guillaume qui, chargé de pré- 
sider l'an dernier la distribution solennelle des prix au lycée Henri IV, 
disait : 

lime semhîe qu'une certaine connaissance de fart est nécessaire à V étude des lettres. Il serait 
difficile d'avoir, dans un lycée, une galerie historique : il faudrait trop d'espace; et d'ailleurs, un 
recueil de jJhotograpMes et d'estampes suffirait piour chaque classe. 

« Mais j'ai toujours imaginé que la rhétorique pourrait êtreprofessée au milieu de chefs-d'œuvre 



IV 



clioms parmi ce ijiae l'art antique nous a laissé de plus jMr/aif. J'// Joindrais une petite bibliothè- 
que. Vous exjjliquez Homère et les tragiques, Hérodote et Thucydide; vous vous efforcez d'en 
2)cnéirer le sens; mais ce sens est très étendu. N'êtes-vous pas frappés de la puissance qu'ont les 
poètes ci les historiens d'éveiller l'imagination? Ils possèdent une grande force d'évocation; leur 
langue a comme une vertu 2)lastiqt(e; il se dégage du texte des tableaux des figures qu'on dirait 
taillées dans le marbre. Ces épithètes ^Homère ont un sens formel. Peut-être n'est-il jjus in- 
différent à la complète intelligence des auteurs de se rendre compte de la Jigure des personnages 
qu'ils mettent en scène et de les connaître tels que les Chrecs se les représentaient. C'est le service 
que rendrait la bibliothèque composée d^ ouvrages destinés à expliquer V antiquité figiirée. 

« Je ne m'arrête point à parler des costumes. Les anciens les désignent toujours par des déno- 
minations précises, et non par des mots vagues : or souvent ces habillements sont caractéristiques : 
telle divinité a un ajustement qui lui est propre, et elle ne peut en avoir d'autre ,- cela ne s'apprend 
bien que sur les monuments. » 

C'est sous la ])rotedion de ces idées justes et élevées, dont la portée s'étend 
d'ailleurs au-delà de l'antiquité classique que nous aimons à placer une 
œuvre dont la précieuse sincérité offre le témoignage le 'plus complet <fui ait 
été fourni jusqu'à présent sur la manière d'être de lliomme de tous les temps. 
Elle est le résultat de longs et consciencieux efforts, auxquels le public a déjà 
rendu pleine justice, en reconnaissant le caractère des choses appelées à, de- 
meurer et juscpHà un certain peint définitives. 



FIKMIN-DIDOT et C". 



r r 



INTRODUCTION GENERALE. 



INTRODUCTION GÉNÉRALE. 



c( Costume. — Les usages, les mœurs, les préjugés d'un pays 
et d'une époque , considérés par rapport au soin que doit 
avoir l'historien, le poète, etc., de les retracer fidèlement, ou 
de ne rien dire qui n'y soit conforme . — Se dit, en peinture, 
des usages relatifs aux édifices, aux meubles, aux armes, et 
surtout à l'habillement, dans les difiiérents temps et chez 
les différents peuples. » 

(Extrait du Dictionnaire de V Académie française .) 



1 




1 



A définition que nous prenons pour épigraphe, empruntée 
à nos pères conscrits, explique nettement le caractère de 
l'oeuvre à laquelle nous avons consacré nos soins, et le sys- 
tème, par nous suivi, de fournir, pas à pas, les renseigne- 
ments immédiats concernant les choses représentées , de 
manière à donner à l'image autant de signification que le 
pouvait comporter chaque étude particulière. Quant à discourir sur l'ensem- 
ble, cela n'est possible qu'avec mesure, et en se tenant dans les grandes li- 
gnes. Un recueil d'images dont nous avons dû grouper les éléments en quatre 
parties, relativement indépendantes les unes des autres, et représentant des 
hommes ayant vécu en des temps tantôt fortement distancés, tantôt con- 
temporains entre eux, mais suivant les conditions si profondément inégales 
de l'existence humaine selon les milieux, ne saurait donner lieu à des consi- 
dérations se développant par la succession des faits , de manière à former 
une véritable histoire du costume, en général. Si l'on songe que, à l'heure 
qu'il est, les raffinements de nos civilisations se rencontrent encore avec la 
pénurie des premiers hommes, de ceux qui chez nous sont des fossiles des 
âges du bois et de la pierre, et dont les similaires occupant de vastes éten- 
dues de notre inonde, continuent à se réchaufî'er à notre soleil, on comprend 
combien toute tentative de communauté historique serait illusoire. 



— VIII — 



Toutefois, la matière étant sous certains rapports « d'histoire » dans le sens 
de Yh'storiah's des Latins, conservé chez nous {historial, qui marque quelques 
points d'histoire. — Dict. de l'Académie française)^ il est à propos d'indiquer 
ce qui, dans les documents écrits, apparaît comme la plus lointaine origine 
du vêtement proprement dit ; non point la primitive ceinture de feuillage 
servant de tablier de pudeur dans le jardin délicieux, sous la clémence du ciel 
de l'Eden, ni la pièce de fourrure ou d'étoffe qui se drape et ne devient un vê- 
tement que par l'usage qui en est fait, mais le caractéristique vêtement con- 
fectionné en vue du bien-être, en raison de l'activité nécessaire à l'homme 
pour son travail ainsi que pour sa défense ; en un mot, le costume imposé par 
la nécessité et combiné pour y satisfaire de toutes les façons. 

Le premier tailleur d'habits ne saurait être plus illustre que celui désigné 
par la Genèse, montrant le terrible Jéhovali chassant l'homme du paradis, et 
le jetant sur une terre (( qui lui produira des épines et des ronces )) sans toutefois 
l'y abandonner entièrement, c'est-à-dire avec un courroux fléchissant, ainsi 
que l'indique ce passage du récit mosaïque : a Le Seigneur Dieu fit aussi t\ 
Adam et à sa femme des habits de peaux dont il les revêtit. » De sorte que ces 
premiers habillements apparaissent comme une pleine confirmation de ce que 
révèlent aujourd'hui les exhumations des anthropologues, au sujet des 
hommes des temps glaciaires , qu'ils nous montrent sous des habits de peaux 
conservant leur poil, tels qu'on les trouve représentés en notre planche double, 
48-49. Les vêtements eux-mêmes n'existent plus, mais peu importe; leur 
conservation n'en dirait pas plus que les racloirs ou grattoirs servant à la 
préparation des peaux, les pereoirs ou les alênes trouant la peau pour le 
passage des aiguilles en os, avec les petits polissoirs de grès pour acérer 
ces aiguilles, et enfin les couteaux en silex pour diviser les tendons qui 
servaient de fil. C'est voir l'habit lui-même que de considérer cet outillage 
collectionné dans nos musées. 

p]t c'est tout un monde, des foules et des foules pendant des séries de 
siècles, qui se présentent ainsi sous la livrée de notre misère originelle. C'est 
de ces temps encore si profondément obscurs, de cette longue nuit des temps 
précédant de si loiti nos Tiges historiques, que sont écloses les civilisations, 



IX 



c'est-à-dire les sociétés a3^ant prospéré diversement, quand l'immobilité ou 
la rétrogradation n'est point fatalement demeurée la loi, partout où l'indivi- 
dualité du barbare est restée la maîtresse. Règle non absolue, d'ailleurs, 
puisque, entre les civilisations complètes et la sauvagerie, nombre de peuples 
sont devenus et restés des demi-civilisés. 

Entre temps , l'homme paraît avoir imaginé le tatouage ou la gravure de 
la peau pour donner du renfort à son système cutané ; les peaux de toutes 
les races ont été tatouées, les blanches non moins que les noires, les jaunes 
et les bistrées. Le fait est d'autant plus à noter que, si ce renfort de la peau 
avait pu devenir un préservatif suffisant sous tous les cHmats, on peut sup- 
poser que l'homme n'aurait peut-être pas été amené à l'usage des vêtements. 

Au surplus, dans la rapidité des grandes étapes de la Genèse, on ne 
trouve rien touchant les évolutions de l'industrie après le premier pas fait par 
elle. C'est sans transition que, selon le récit sacré, les fils immédiats de Caïn 
construisent des villes, tandis que d'autres demeurent dans des tentes ; celui- 
ci est le père de ceux qui jouent de la harpe et de l'orgue ; celui-là, Tubalcaïn, 
qui eut l'art de travailler avec le marteau, se montre habile en toutes sortes 
d'ouvrages d'airain et de fer. Le progrès ne chôme pas ; ici ce sont les pendants 
d'oreilles et les bracelets de Rebecca, avec les riches vêtements dont son 
père lui fait présent pour son trousseau de noces ; là, c'est la robe de plusieurs 
couleurs que le vieil Israël fait faire pour son Joseph bien-aimé. Cela est 
expéditif et mène droit en plein milieu pharaonique. Or, dès le moment 
où la graphie du sculpteur égyptien se substitue à celle du calam, les 
monuments remplacent avec un avantage incomparable toutes les descrip- 
tions, si souvent plus que sommaires en tout ce qui touche au costume et à la 
toilette. 

Et il en est de même avec Homère , entrant de prime-saut en pleine civi- 
lisation. Pour ne parler que des textiles, Hélène dans son palais travaille à un 
merveilleux ouvrage de broderie, un grand voile brodé par-dessus et par- 
dessous, tout brillant d'or. La reine Hécube descend dans un cabinet parfumé 
de toutes sortes d'odeurs les plus exquises, où elle avait quantité de 
meubles précieux, qui étaient tous ouvrages de femmes sidoniennes, et 
parmi tous les tapis qu'elle y visite soigneusement, elle choisit le plus grand, 



le plus beau, celui qfii lui parut le mieux travaillé; il était éclatant d'or et 
brillant comme le soleil. 

C'est donc véritablement sans transition d'aucune sorte que l'on passe de 
la misc'^re primitive, indiquée dans la Genèse par un trait puissant, y demeurant 
comine la tradition vivante d'un frisson ineffaçable dans le souvenir des 
hommes anciens, non seulement à des industries perfectionnées, mais au luxe, 
et au grand luxe. 

Des bégaiements de ces industries, de l'ingéniosité des travaux auxquels 
l'homme dut se livrer, de l'expérience qu'il lui fallut acquérir pour se procurer 
les tissus et les feutrages propres à remplacer les vêtements de peaux dont 
il lui avait fallu d'abord user, de ces efforts collectifs, rien ne parle en ces 
livres-là. Comment le misérable , troglodyte pour sa sécurité en face des 
monstres paléontologiques encore existants, barbare entouré de barbares de son 
espèce, et sachant de suite, ainsi que le dit l'épouvante de Robinson Crusoé, 
que de toutes les espèces féroces la sienne est la plus dangereuse, comment ce 
chasseur, absorbé par la poursuite constante de sa nourriture, a-t-il trouvé des 
loisirs pour se livrer à des travaux manuels en leur faisant suivre une voie 
progressive, qui le saura jamais ? S'imagine-t-on, par exemple, quel dut être 
l'heureux émoi de ceux à qui l'artisan du premier peigae vint montrer 
un objet si nécessaire, et sans lequel la chevelure humaine, loin d'être une 
parure, ne pouvait guère donner lieu qu'à la souffrance? Quel drame dans 
ce mystère insondable, d'ailleurs merveilleux par les résultats partout où 
l'homme a su s'organiser et vivre en société ! 

Les Grecs, ne tenant aucun compte de leurs aînés, se donnaient comme 
ayant tout inventé, et, avec leur mythologie asiatique, ils s'en sont délivré le 
brevet. Cela était commode et coupait court aux questions de haute rétroac- 
tivité. Nous apprenons maintenant de quelle autre profondeur sont les 
solidarités humaines, et de quelle réalité sont les liens qui nous rattachent à 
ceux qui ont été nos premiers prédécesseurs, comme se rattacheront à nous 
ceux qui nous succéderont. Il faut voir aujourd'hui ces choses de beaucoup 
plus haut qu'on en avait l'habitude jadis, et c'est un effort, autrement collectif 
que celui d'un groupe, qui a fait de l'homme, de ses costumes, de ses toilettes, 
de ses ornements et de son outillage, en général, ce qu'il se trouve être pré- 



XI 



sentement, M. Camille Flammarion, clans un article publié dernièrement, 
{Figaro, 30 avril 1887) et dans lequel il analyse l'organisme humain, une 
cohésion de molécules, dit à propos de l'immense collectivité de nos ancêtres : 
c( Si tous les hommes qui ont vécu ressuscitaient, il y en aurait cinq par pied 
carré sur toute la surface des continents, obhgés pour se tenir de monter sur 
les épaules les uns des autres ». Nous laissons au brillant astronome, qui veut 
bien s'occuper de notre planète, la responsabilité d'un calcul dont nous 
n'avons pas la base; mais voilà à quelles vues d'ensemble on doit se tenir 
désormais pour considérer les choses, et en particulier celles du costume, 
d'une nature si périssable, tout en représentant la plus formidable production 
qui soit le fait de l'industrie humaine. 

Ce que nous ne trouvons pas dans les livres originaux servant à l'his- 
toire classique de l'antiquité, telle que l'édictent les programmes universi- 
taires en un ordre que nous avons d'ailleurs respecté (et ce avec d'autant plus 
de raison que nos images reproduisant des documents historiques, comme 
le sont ceux par lesquels les Egyptiens, les Assyriens, les Grecs, etc., se 
sont peints eux-mêmes , nous offrent les images les plus anciennes qui 
soient à notre portée), ce que nous ne trouvons pas, disons-nous, dans 
le sillon consacré , existe heureusement en bonne partie autre part. Au- 
jourd'hui, qu'il ne saurait plus être question d'opposer les unes aux au- 
tres des traditions différentes, mais de rechercher, au contraire, ce qui est 
de nature à concilier les diverses traditions, en les faisant concourir, au- 
tant que possible, à former une espèce d'histoire de la marche de l'huma- 
nité, à travers les phases par lesquelles l'homme a nécessairement passé 
pour arriver aux civilisations; aujourd'hui, que les chiffres donnés par 
la géologie d'une part, et les travaux des anthropologues d'autre part, 
s'imposent à l'esprit en faisant reculer fortement les limites du passé clas- 
sique, y compris celles mêmes des temps sûrement historiques, il devient 
d'un réel intérêt de signaler ce qui nous est révélé sur les époques inter- 
médiaires dont ne parlent ni les Moïse, ni les Homère, mais que l'on trouve 
échelonnées dans la tradition de la haute archéologie des lettrés chinois. 
La succession des faits s'y présente avec une pertinence, que l'on peut faci- 
lement dégager de la physionomie d'un fabulaire caduc, donnant aux 



XII 



liommes des premiers temps une figure plus ou inoins mythologique , 
animale; et aucun document ne jette plus de jour sur des événements dont 
on sent bien que la succession est la logique même de la vraisemblance. 
Au point de vue ])liilosophique, aucun tableau ne saurait mieux faire valoir 
le prix de l'acquisition des connaissances pratiques, des conquêtes faites 
par l'homme sur la matière par lui pliée à son usage; rien ne fait mieux 
ressortir tout ce que représentent nos industries, aux ressources allant 
chaque jour s'élargissant, au point que, maintenant, nous ne saurions plus 
concevoir l'homme sans toutes les améliorations qu'il s'est créées pour son 
existence, voire pour son plaisir, et qui en bien des cas ne datent pas 
d'hier. 

Ce serait comme un conte de fées, si l'enfantement des labeurs sans 
nombre ne s'était trouvé mêlé de tant de peines, et d'autant plus le mer- 
veilleux d'un conte de fées que, avec la perspective si trompeuse des lon- 
gues distances, il semble que les résultats les plus brillants ne se soient 
pas fciit attendre, l'industrie paraissant avoir marché à pas rapides et dé- 
cisifs; car, en somme, ce n'est pas à nos progrès mécaniques, si intéres- 
sants par l'ampleur de la production, que sont dûs les plus beaux tissus 
servant aux vêtements. Rien n'égale, jusqu'à présent, les travaux directe- 
ment issus de la main de l'homme, et pour nous en tenir aux modernes, 
qu'ont été les cachemires français en regard des schalls cachemiriens, lavés 
et reprisés à Amritsir, dans le Penjab? Qui ne sait combien les broderies 
chinoises et les tissus japonais font pâlir tout ce qu'on en approche? Et le 
point d'Alencon, le beau point à fond de bride avec le rehef de ses fleurs 
volantes, de combien distance-t-il la physionomie que lui peut procurer la 
mécanique des sociétés dentelières? Ce que l'imagination du conteur invente 
au sujet des robes de Peau d'âne est, de par la main de l'ouvrière de Brousse, 
une réalité dont pourront longtemps rêver les mécaniciens, sans arriver à 
nous donner jamais ces belles étoffes tout artistiques, à la couleur de lune 
ou de soleil formée de fils d'or, d'argent et de soie, nuancés, suivant le 
besoin, par du coton, du chanvre et du lin, dans chaque fleurette, dans cha- 
que branche de feuillage, avec un goût inné, éclairé par des traditions 
n'ayant véritablement pas d'âge ; car ces pittoresques étoffes ont un tel carac- 



XIII 



tère de famille avec ce que les écrivains grecs et romains racontent des 
merveilles de l'industrie asiatique, qu'on les peut considérer, dans le renou- 
veau constant de leur fraîcheur, comme de vieilles connaissances pour les 
yeux humains. On sait la séduction exercée sur les Grecs par ces beaux 
produits, et comment leur conquête s'étendit aux Romains de l'empire. Et 
l'on sait encore combien, après la terrible nuit de la première période du 
moyen âge, et alors que l'on découvrait, en quelque sorte, la Syrie, les guer- 
riers des premières croisades furent frappés par la splendeur de ces tissus 
au luxe astral, apparaissant aux yeux des Européens comme l'emblème 
même du pays du soleil , ayant à son extrémité cet empire du levant dont 
l'industrie, comme découverte à son tour en notre temps, devait causer cette 
vision enchanteresse dont les yeux de nos raffinés ne se rassasient pas. 
Or, c'est de ce point d'arrivée du goût et de l'industrie de l'homme qu'il 
convient de remonter à l'origine de ce qui s'est passé chez les gens du 
Céleste Empire qui, sous tant de rapports, ont le caractère d'initiateurs ayant 
conservé la mémoire des évolutions progressives; ce qui devient d'un in- 
térêt commun à toutes les civilisations. 

L'analyse que nous donnons de la haute archéologie chinoise étant une 
réduction de la traduction fournie par Pauthier, dont les savants travaux 
sur la Chine jouissent d'une autorité incontestée, il y a là une certitude qu'il 
suffit de rappeler. Toutefois, comme le merveilleux nous gêne plus qu'il ne 
nous attire lorsqu'il est mélangé de surnaturel, nous ne prenons de cette 
transcription que ce qui, de plus ou moins près, touche à notre sujet, en 
dehors de la figuration et du pouvoir mythologique des personnages. 

Pan-Kou ou Hoen-Tun (chaos primordial) le premier homme et le premier 
empereur, fut le premier ordonnateur du monde (d'où cet autre nom 
Yu-chi) ; son action commença dès que le ciel et la terre furent séparés, 
c'est-à-dire, depuis 129-600 ans, divisés en douze parties appelées conjonctions^ 
chacune de 10.800 années. Ce ne serait qu'à la fin de la septième période 
que les êtres humains auraient cessé dhabiter les cavernes, et que l'on vit le 
règne d'un grand nombre de rois qui commencèrent la civilisation et l'empire 
de l'homme sur la nature. Pendant la huitième période, les hommes se cou- 



XIV 



vraienf de vêtements dlierhe; les serpents et les bêtes étaient en grand 
nombre, les eaux débordées n'étant point encore rentrées; les hommes étaient 
très malheureux. Ils se couvrirent ensuite de peaux de bêtes pour se pré- 
server du froidet des vents, et ils furent nommés : « hommes hahilUs de peaux. » 
Les animaux armés d'ongles, de dents, de cornes et de venin, attaquaient 
les liommes qui ne pouvaient leur résister, ce qui les porta à se retirer 
dans des maisons de bois pour se préserver des bêtes féroces, après s'être 
perchés sur des arbres, ou enfoncés dans des cavernes. On attribue au pre- 
mier empereur de la neuvième période, nommé Tsang-Kie, l'invention des 
premiers caractères chinois; les premières lois parurent sous son règne, et 
le premier gouvernement régulier fut établi. Au septième empereur de cette 
dynastie sont attribués : l'invention des chars, les monnaies de cuivre, l'usage 
de la balance pour juger du poids des choses. Sous le règne du douzième, 
on coupait les branches d'arbres pour tuer les bêteg. Il y avait alors peu 
d'hommes, on ne voyait que de vastes forêts, et les bois étaient pleins de 
bêtes sauvages. Sous le quatorzième empereur, les vents furent grands et 
les saisons tout à fait dérangées; c'est pourquoi le souverain donna ordre 
à Sse-Kouki de faire une guitare à cinq cordes pour remédier au dérange- 
ment de l'univers, et j)Our conserver tout ce qui a ?;/e. Cependant au temps 
du quinzième empereur, les eaux ne s'écoulant pas, et les fleuves ne sui- 
vant pas leur cours ordinaire, on vit naître une quantité de maladies; cet 
empereur institua alors les danses nommées ta-vou; ce dernier exercice était 
un précepte hygiénique, si réellement efficace que sous le seizième empe- 
reur le monde se trouva en quelque sorte repeuplé, et que, partout, d'un 
lieu à l'autre, on entendait le chant des coqs et la voix des chiens; les 
hommes vivaient jusqu'à une extrême vieillesse, sans avoir grand commerce 
les uns avec les autres. 

Puis ce fut Fou-hi, compris dans cette même neuvième période. Le 
premier il créa des ministres d'Etat institués sous le nom de Dragons, 
emblème de la force nécessaire pour pouvoir gouverner les peuples, et qui 
trouve sa plus haute expression dans l'Empereur, le plus puissant des dra- 
gons, faisant des autres les ministres de sa volonté. Il y en avait six : l'un 
chargé de composer les livres, l'autre de rédiger le calendrier; un troi- 



XV — 



sième eut l'intendance clés bâtiments, le quatrième fut chargé de prévenir 
les misères du peuple et de le soulager; le cinquième prenait soin des 
terres, et le sixième avait à faire croître les bois et les plantes, en s'oc- 
cupant de procurer la communication des sources d'eaux vives. Cet empe- 
reur aurait été le premier homme qui ait fait des filets, et qui ait nourri 
les six sortes d'animaux domestiques : le cheval, le bœuf, la poule, le co- 
chon, le chien et le mouton. 

Dans les 'portraits de Fou-hi, dont Confucius admet l'existence, et où on 
donne à cet empereur un corps de serpent et une tête de boeuf, son vête- 
ment est d'écorce ou de grandes feuilles d'arbres. Au commencement de son 
règne on gouvernait les peuples par le moyen de certains nœuds que Von 
faisait à des cordes (ce sytème mnémotechnique , formant an langage, est 
l'antique wampum des Américains, dont on retrouve encore la pratique chez 
certains Peaux-Rouges. — Voir la notice de la pi. 81). On mit ensuite à la 
place l'écriture , permettant aux officiers publics de remplir tous leurs devoirs , 
et aux peuples d'examiner la conduite de ces officiers. 

Avant Fou-hi les sexes se mêlaient indifféremment; il établit les mariages, 
et ordonna les cérémonies avec lesquelles il devaient se contracter, afin de 
rendre respectable le premier fondement de la société humaine; et le peuple 
vécut depuis avec honneur. Fou-hi voulut que les femmes fussent vêtues 
d'une manière différente de celle des hommes. Avant cette époque, les hommes 
n'étaient guère différents des bêtes, dit un écrivain chinois, a ils connais- 
saient leur mère, mais ils ignoraient quel était leur père ». C'est ce dé- 
sordre qui fut réprimé par les lois sur la société conjugale. 

Fou-hi travailla beaucoup sur l'astronomie ; il établit un calendrier pour 
fixer l'année, en même temps qu'il divisait le ciel en degrés et inventait la 
période de soixante années, formant le cycle chinois, encore maintenant en 
vigueur. Il inventa des armes de bois et se servit encore du bois pour la lyre- 
longue de sept pieds, le Kin, dont les cordes étaient de soie; puis il fit 
la guitare à trente-six cordes, nom.mée Sse , et enfin, après avoir institué 
l'art de pêcher, il composa une chanson pour les pêcheurs. 

Puis , viennent progressivement sous les successeurs, notamment sous l'em- 
pereur Chin-Noung, le laboureur divin, 3,200 ans environ avant J.-C, l'in- 



XVI 



vention de la charrue et les leçons pour ap[)renclre aux hommes à cultiver les 
champs. Cet empereur sema les cinq sortes de blé, et le peuple apprit à se 
nourrir de grains et à tirer du sel de l'eau de la mer. Chin-Noung établit des 
marchés publics, et en y faisant arriver tous les peuples du monde, il y ra- 
massa toutes les marchandises de l'univers. C'est à lui qu'on attribue encore 
l'invention de la médecine, lui qui distingua toutes les plantes, et en détermina 
les diverses propriétés. Habile à la guerre, il fit un livre sur l'art militaire. 
Il composa des chants sur la fertilité de la campagne, et ces chants, accom- 
pagnés par la lyre et la guitare , adoucissaient les mœurs du peuple en le 
rappelant à la vertu. Il fut le premier homme qui mesura la figure de la 
terre; il sacrifiait au Seigneur suprême dans le temple de la lumière. 

Après le règne de quelques descendants de Chin-Noung on arrive enfin 
à Hoang-Ti, V empereur jaune, dont l'avènement, 2,698 ans avant notre 
ère, ouvre la période des temps véritablement historiques. Nous n'avons 
point à parler des événements poHtiques, mais il est intéressant pour notre 
sujet de faire une dernière incursion dans l'histoire de ces temps là, pour 
montrer comment l'empire chinois possédant un gouvernement régulier 
dès ces hautes époques, une administration organisée par Chun et Yu, types 
des empereurs philosophes parvenus au trône par leur sagesse, on rencontre 
dans leurs institutions celle d'une étiquette officielle, qu'un fonctionnaire 
spécial, le ministre des cérémonies et des rites ou le ministre des cultes, 
était chargé de faire observer rigoureusement. Or, une étiquette, réglée par 
le costume, devenant une liturgie administrative, et qui n'a cessé d'être obser- 
vée depuis ces lointaines époques, vaut la peine qu'on s'y arrête. On trouve 
la gradation des insignes du mandarinat dans la notice de la pi. 87 ; quant 
a Chun, il fut installé héritier de l'empire, 2,255 ans avant J.-C, et le règne 
de Yu, d'abord l'associé de Chun et son successeur après sa mort, se ter- 
mina 2,198 ans avant l'ère vulgaire. Ces empereurs étaient vêtus de chanvre 
en été, et portaient des peaux en hiver. Leurs institutions sont celles de 
législateurs à grandes vues, et leur but, en créant un costume officiel, aune 
autre portée que celle des ordonnances sans cesse répétées pendant notre 
moyen âge, oîi les édits somptuaires avaient pour objet de réfréner le luxe, 
selon la classe des gens. Le luxe existait-il en Chine au temps de Chun? c'est 



— xvn — 



assez probable, quoiqu'on en puisse douter en voyant la simplicité du 
costume habituel de l'empereur. Dans tous les cas, ce n'était point le luxe 
des soieries, l'emploi de la soie tissée pour les vêtements ne remontant pas 
en Chine au delà de 1122 avant J.-C, à la dynastie des Tcheou. 

Pour en terminer avec ce qui concerne l'étiquette officielle à son origine, 
nous nous ferons ici un emprunt à nous-même, ayant eu l'occasion , dans la 
deuxième série de 1' Ornement 'polychrome , de parler du vêtement des man- 
darins, qui reçut justement à propos du rôle de Yu, la marque complémen- 
taire qui fait de la robe du fonctionnaire public chinois un véritable poème, 
par la largeur du sentiment auquel il dut son cachet définitif. Nous ne nous 
faisons pas volontiers des emprunts, nous qui nous sommes gardé de répéter 
nos images en nos ouvrages d'un caractère encyclopédique sur l'Ornement et 
sur le Costume, lesquels, dans notre pensée, ne font véritablement qu'un seul 
et même livre, les deux recueils se complétant l'un par l'autre ; mais une fois 
n'est pas coutume. Voici donc ce qui concerne Yu et son souvenir persistant 
dans le vêtement officiel des Chinois de tous les ordres. 

(( Les Chinois qui, depuis plus de quatre mille années, forment un empire 
historique dont les changements dynastiques n'ont pas autrement modifié la 
puissante unité, ont trouvé dans leur propre génie, et par leurs arts, le moyen 
de lier étroitement entre elles toutes les innombrables générations qui se sont 
succédé sur le sol de la patrie commune, en y conservant intact l'esprit de 
famille, et sans qu'aucune de ces générations successives puisse perdre le 
souvenir du passé le plus lointain, constamment retracé dans ses phases les 
plus frappantes et les plus dramatiques. 

« Rappeler par des images de toute sorte ce que les aïeux ont eu de misères 
à affronter, d'épreuves à subir, c'est invoquer la mémoire des longs efforts 
collectifs de la race pour arriver à créer la patrie. En même temps , en 
représentant aux yeux de l'homme les périls encourus jadis, les grands cata- 
clysmes qui semblèrent devoir triompher de son énergie en détruisant les fruits 
de son travail, c'est réveiller, entretenir, exciter sans cesse au cœur de chacun, 
et à travers tous les âges, la profonde reconnaissance méritée par les bienfaits 
dûs aux vaillants et aux forts, aux hommes de génie, de science et de labeur, 
qui ont eu à lutter contre les forces déréglées de la nature, pour assurer à leurs 



xviir 



descendants des jours meilleurs et une vie plus douce; c'est ce qu'on voit dans 
le mâle langage tenu par Yu, après que, par ses immenses travaux de nivelle- 
ment, d'endiguement, il eut réparé les désastres d'un déluge, en mettant, pour 
l'avenir, le pays à l'abri d'aussi terribles dévastations : (( Il y a longtemps que 
moi, Yu, j'ai complètement oublié ma famille pour réparer les maux de l'inon- 
dation. Par ma prudence et mes travaux, j'ai ému les esprits; mon cœur ne 
connaissait pas les heures de repos; c'est en travaillant sans cesse que je me 
reposais. Mon affliction a cessé ; la confusion de la nature a disparu. Les 
grands courants du midi se sont écoulés dans la mer. Les vêtements de toile 
pourront être confectionnés, la nourriture préparée; les dix mille royaumes 
sont désormais en paix, et pourront se livrer éternellement à la joie. )^ Ce lan- 
gage émouvant du grand homme qui, 2,200 ans avant J.-C, employait le trian- 
ghredangle pour exécuter ses grands travaux de nivellement, qui, allant d'une 
montagne à l'autre, coupant les forêts, faisait rentrer les fleuves dans leurs 
lits, les maintenant dans leur chemin en les conduisant à la mer, parfois sur des 
longueurs de plus de cinq cents lieues (comme le parcours du fleuve Kiang, 
dont les chaussées et les digues construites par Yu subsistent encore, dit-on), 
ce langage, gravé par ses soins sur un rocher conservé dans la province du 
Chen-Si, au musée de Singanfou, où le pore Amyot en a pris copie, on peut 
dire qu'il n'a cessé de retentir au coeur de chacun des Chinois qui ont vécu 
depuis Yu, c'est-à-dire depuis quelques 3970 ans, et en y conservant l'impres- 
sion des profondes solidarités qui font les patries immortelles. » 

Nous renvoyons à notre Ornement, oii le détail des choses est représenté, 
pour reconnaître par quel moyen les Chinois ont inscrit, en le perpétuant, l'é- 
quivalent de l'héroïque langage que l'on vient d'entendre sur le vêtement 
de leurs fonctionnaires, y compris celui des empereurs. On y verra comment 
le bas de la robe d'homieur, formant un horizon circulaire, offre le spectacle 
de tout ce qui se produit de plus grave, lorsque a la violente irruption des 
eaux s'ajoutent les révolutions volcaniques, et que les fragments des roches 
basaltiques vomies par les cratères viennent, dans la marche tumultueuse 
de pierres dont le roulis fera des galets, effacer les sillons du lal)onr, se- 
mant en place leur stérilité. Mais on y verra, en même temps, comment 
ce désolant spectacle d'une destruction qui paraît universelle est dominé 



XIX 



par la puissance humaine. L'empereur est là, représenté par le dragon 
à cinq griffes, et tout sera réparé par sa haute intervention. On n'y voit 
pas le mirage de l'arc d'alliance, mais un emblème qui en joue le rôle, 
et qui, par sa nature, va peut-être plus sûrement au cœur de l'homme de la 
terre, en offrant à ses yeux désolés, enrubannée comme un bouquet de fête, 
la fleur horticole, la rose de Chine, annonçant à chacun que, malgré le déluge, on 
reverra les beaux jours des cultures florissantes. C'est une véritable transcrip- 
tion du langage de Yu, « les dix mille royaumes pourront se livrer éter- 
nellement à la joie, )) comme c'est le souvenir même de l'action de l'homme 
de génie qui a mis tant de coeur à se rendre utile à son pays ; et nous ne 
croyons pas trop nous aventurer, en assurant que chez aucun peuple aucune 
broderie de vêtement n'a offert un intérêt égal à cette broderie du costume 
officiel de tous les gens de cour et des mandarins. 

Ainsi que nous l'avons fait observer, nous ne cherchons dans les loin- 
taines annales de la Chine que ce qui peut servir à constituer de véritables 
archives pour la famille humaine; or, par l'échelonnement des temps 
fabuleux, par l'histoire des conquêtes de l'homme sur la matière aboutissant 
à des faits historiques certains, il résulte des travaux des lettrés chinois, 
le tableau le plus complet, le plus heureusement gradué, que l'on possède 
sur ces hautes et si obscures époques. Leur date originelle est déjà 
bien élevée, quoique certes elle ne soit pas faite pour étonner les géologues, 
et cependant, nous devons le signaler, l'homme et les premières civilisa- 
tions, selon certaines versions, remonteraient encore beaucoup plus au loin. 
De Gobineau, dans ses études sur l'inégalité des races humaines, pénétré 
d'ailleurs d'une idée fixe au sujet des blancs de la race indo-germaine, qui 
seuls, selon lui, auraient eu le génie nécessaire aux créateurs de civilisation, 
s'occupe de Pan-Kou qui n'aurait nullement été le premier homme existant ; 
il n'était pas seul, d'abord, puisqu'il était empereur, et la qualité de pre- 
mier homme qui lui est donnée par la légende chinoise, c'est celle d'un créa- 
teur, parce qu'il commença à régler les rapports de l'humanité. Les habitants 
de la Chine, du Honan on Pan-Kou vint opérer, étaient les Miao, peuples 
étrangers aux plus simples notions de sociabilité ; des sauvages vivant dans 
des trous, dans des grottes, se donnant comme étant des fils de singes, 



XX 



attrapant les animaux à la course, en buvant le sang et se nourrissant de 
leur chair crue; à son défaut, de l'iierbe et des fruits sauvages. Ce serait 
à une époque postérieure aux premiers temps héroïques de l'Inde que la 
Chine aurait été civilisée par une nation immigrante de la race indoue, 
kschattrya, ariane, blanche, et Pan-Kou, législateur, « était ou l'un des 
chefs, ou le chef, ou la personnification d'un peuple blanc, venant opérer 
en Chine les mêmes merveilles qu'un rameau, également indou, avait 
antérieurement préparées dans la vallée supérieure du Nil. )) 

Telle est cette version qu'il n'est pas de notre ressort d'apprécier, mais 
que nous ne pouvions cependant passer sous silence, puisque, selon elle, 
l'homme et les civilisations auraient encore une ancienneté beaucoup plus 
éloignée que celle qui est chiffrée par les Chinois, dont les dates historiques 
suffisent, d'ailleurs, pleinement pour le rapprochement à en tirer. 

On a vu finir le règne de Yu 2198 ans avant l'ère chrétienne; il n'était 
alors nullement question de l'existence des Grecs, et sans remonter à une 
origine fort embrouillée, il suffira ici de reconnaître quel était l'état des 
choses chez eux à l'époque de la guerre de Troie, une guerre fratricide 
entre gens de même langue et de même souche, datant de 1193-1184. 

A cette époque les arts de la paix se réduisaient encore pour les Grecs 
;\ leur procurer les choses nécessaires aux besoins de la vie. Les meubles 
étaient grossiers ; la charrue à peine ébauchée. Les héros faisaient eux- 
mêmes leur cuisine; Achille prépare de ses mains le repas qu'il veut offrir 
aux ambassadeurs d'Agamemnon. Ulysse sculpte son lit. Nausicaa, fille 
du roi des Phéaciens , demande à son père la })ermission d'aller au fleuve 
avec ses compagnes pour y laver les bardes de la famille. Lorsque Ulysse 
rentrant dans ses domaines aborde Eumée, un assez gros personnage puis- 
qu'il était l'intendant du roi d'Ithaque, le divin Eiunée (C travaillait à se 
faire une chaussure de cuir de bœuf avec tout son poil. » 

En fait, on ne pratiquait pas l'étude; on ne connaissait de l'arithméti- 
que que les calculs qui convenaient au cercle étroit des affaires; l'or et l'argent 
servaient aux échanges, mais les métaux n'étaient pas monnayés. Comme 
outillage, Homère cite In hache, l'herminette, le vilebrequin, le rabot, le 



XXI 



niveau, en omettant de parler de la scie, de l'équerre et du compas, dont 
on se serait peu servi, l'art de tailler et de polir les marbres ne paraissant 
point avoir encore été connu. Quant à l'astronomie des Grecs, elle consistait à 
observer les constellations les plus apparentes pour se diriger dans leur 
cabotage, qui avait presque toujours lieu en vue de la terre. Homère ne 
parle que de la grande et la petite Ourse, des Pléïades, des Hyades, 
d'Orion et de Syrius. 

Sans l'éclair projeté par Y Iliade et 1' Odyssée, on serait loin de connaître 
même cet état de choses; car la longue période qui suivit la guerre de 
Troie et qui s'étend du douzième au cinquième siècle, où l'éclatante action 
des Grecs apparaît alors dans le vrai jour de l'histoire , cette longue pé- 
riode de siècles n'est connue dans ses principaux éléments que d'une manière 
générale, aucune partie des annales de la Grèce n'offrant aussi peu de 
renseignements. 

Rapprocher deux états sociaux d'une pareille inégalité, et alors que le 
plus rudimentaire est d'une telle postériorité, c'est obtenir en conclusion 
le renversement de l'ordre traditionnel chez nous pour l'étude de l'antiquité 
classique; et c'est tout ce que nous avons voulu faire ressortir, estimant 
ce résultat utile à la sincérité de la chronologie des civilisations, et, par- 
tant, à la véritable filiation des industries se rattachant aux choses du cos- 
tume. 

Assurément, cette observation peut prendre l'aspect d'une digression inu- 
tile pour un certain nombre de nos souscripteurs auxquels elle n'appren- 
dra rien qu'ils ne sachent; mais nous avons cru devoir considérer que si 
nous avons quelque peu, et même tout à fait, l'air d'enfoncer une porte 
ouverte pour ceux qui l'ont franchie, il n'y avait pas d'inconvénient à ce que 
cette porte devînt de plus en plus largement ouverte. La certitude d'être 
de quelque utilité à ceux qui ont besoin de guide sur ces questions de 
priorité, de primordialité , nous a décidé à passer outre, notre but étant 
net et simple, et sans arrière-pensée de pédantisme; car la science que 
nous invoquons n'est point la nôtre : c'est une archéologie toute faite dont 
nous résumons les éléments pour ceux qui ne possèdent pas les documents 
originaux , c'est-à-dire ces livres plus ou moins anciens que Montesquieu 



— XXII — 



appelle les livres d'auteur, en les distiiiguaiit spirituellement des nouveaux, 
qui sont, dit-il, i)our les lecteurs. 

Pour en terminer sur la question des âges, et sur ce que les peuples ont pu 
se devoir les uns aux autres, à en juger par les dates de leur civilisation, ce n'est 
pas d'aujourd'hui que l'on s'est préoccupé de ce que les Grecs ont pu emprun- 
ter aux gens du Céleste empire. J. Hoger, en 1805, publiait le « Panthéon chi- 
nois, avec de nouvelles preuves que la Chine a été connue des Grecs, et que les 
Sères des auteurs classiques ont été des Chinois. » Un exemple modeste mais 
significatif peut servir ici à caractériser l'action des Grecs ; les jjIus anciens 
objets chinois sont ornés de ces lignes droites et anguleuses, au parcours plus 
ou moins compliqué, auxquelles est resté le nom de grecques, et l'âge inscrit sur 
les vieux vases en bronze de la Chine où l'on rencontre des ornements de cette 
espèce ne laisse aucun doute sur la priorité de ceux-ci. Mais qu'ont fait les 
Grecs des ornements de ce genre, qui se retrouvent, au surplus, et avec plus 
ou moins d'ingéniosité chez tous les peuples primitifs? Ils se le sont approprié, 
ce genre, avec une telle supériorité qu'il n'est point de grecques qui valent les 
leurs, et avec leur imagination, en les baptisant méanches, \)arce qu'à leurs 
yeux le caprice des retours de ces lignes suivant néanmoins une marche con- 
tinue était une image de ce fleuve Méandre, qui joue son rôle dans ï Iliade, ils 
ont donné à une conception qu'ils n'avaient point inventée un cachet aussi 
supérieur que possible, par l'exécution matérielle, en même temps qu'ils 
la dotaient d'une sorte de poésie se rattachant à leur tradition héroïque. 
C'est la caractéristique de leur part dans l'histoire des arts, en général, et 
elle est assez belle pour n'avoir point besoin de fables, c'est-à-dire de men- 
songes. Enfin, pour dernier mot sur ce point, il semble que l'on doive con- 
sidérer de même, dans l'ordre historique, les Egyptiens, ces aînés immédiats 
de l'art des Grecs, et quoique il soit vrai que sur ce sujet les papyrus soient 
loin d'avoir encore tout dit. 

Le costume, déterminant l'apparence extérieure de tous ceux qui ont vécu, 
est inséparable du souvenir laissé par les aïeux ; il appartient en propre à 
l'histoire. Pour les postérités, et quoi qu'en dise le })roverbe, dont le vérita- 
ble sens s'applique à l'intimité de l'être, »< Vhahitfait le moine )>; il fait l'E- 



XXIII 



gyptien, le Grec, le Romain, le Chinois, l'Indou, etc., et les anciens l'enten- 
daient ainsi, en usant des ressources de leurs langues pour ne faire qu'un 
de l'homme et de son costume, en le désignant par quelque pièce caractéris- 
tique de son accoutrement. Sans remonter plus haut que les Latins, il était 
d'usage chez eux, lorsqu'on ne nommait pas simplement l'Egyptien, le Grec, 
le Perse, le Scythe, le Germain, de parler de chacun d'eux en termes dérivant 
du costume seul ; tantôt d'une manière générale, et tantôt d'une façon assez 
précise pour que les classifications mêmes de la société romaine et jusqu'au 
caractère des individus, fussent indiqués avec clarté pour tous les gens de 
la langue. 

Le liniger était l'Egyptien, particulièrement le prêtre, vêtu de lin. 

hepalUatuSj le chlamydatus, le cre'pidatus , était le Grec, portant le pallium, 
la chlamyde et les crépides ; et, non moins expressément, aux temps de l'em- 
pire, ce fut le phœcasiatus , qui porte le soulier, les phœcasia. 

Le pellitus était l'homme du Nord, en même temps qu'il était le Grec des 
temps héroïques et le Romain des temps primitifs, vêtus de fourrures et de 
peaux. On donnait encore le nom de galeritus aux premiers habitants du 
Latium, qui portaient un bonnet de fourrure. 

Bracatus ou hraccatus, celui qui porte des culottes ou des pantalons, 
était une épithète caractérisant surtout les peuples de l'Asie et du Nord, les 
Sarmates, les Scythes, les Mèdes, et encore les Gaulois de la Narbonnaise, 
portant le haut-de-chausses , le caleçon ou la braie. 

Le mitratus était l'habitant de la Perse, de l'Arabie, portant les mitres 
d'Asie, y compris celle des Phrygiens et des Amazones. 

Le Gomatus ou le chevelu , était le Germain portant les cheveux longs et 
épais; et particulièrement l'habitant de la Gaule transalpine, la Gallia 
comata. 

hç^togatus ^ le citoyen romain caractérisé par le port du manteau national, 
trouvait son contraire, c'est-à-dire le non-citoyen, et quoique tous portassent 
des tuniques, dans le tunicatus, qui n'avait pas le droit de prendre la toge. Et 
il en était de même entre le paludatus, l'officier supérieur portant le grand 
manteau militaire, \q paludamentum ^ et le sagatus, ou caligatus, le simple 
soldat, endossant la courte casaque, la saie ou sayon, et chaussant les caligœ. 



XXIV 



Le pihatus, qui porte le [dlens, est le marin, le pécheur, l'artisau; et, plus 
généralement, l'homme, par opposition aux femmes coiffées du bonnet. 

Le petasatus, coiffé du pétase à grands bords , est l'homme des champs ; 
et le peronatus, avec les péronés, les guêtres, est le laboureur, le pâtre, etc. 

Le suhUgaius, portant le suhligar, caleçon, ou le maillot, suhligacidum, est 
le jongleur, le gymnaste. 

Le sica, couteau ou poignard, donne son nom à l'homme qui en est armé; 
c'est le sicarius, un bandit. 

Le tonms, l'homme ù la tête rasée, est le rustre, l'esclave ; et, plus expres- 
sément encore, le stigmatias ou stigmosus est l'esclave marqué d'un stigma 
imprimé au fer chaud. 

Le soleatus, qui porte des pantoufles, des soleœ, est un efféminé, un homme 
à mépriser, comme l'est encore V indusiatus, empruntant aux Egyptiens, aux 
Perses, aux Thraces, Yindusium ou indutus, la blouse ou le peignoir à l'u- 
sage des femmes chez le Romain. 

En fait, et quoique la langue française n'ait point la ressource de la conci- 
sion par l'agglutination, il en est de même pour nous; l'image de l'homme 
est inséparable de la physionomie qui lui est donnée par son accoutrement. 
L'être et son costume sont si étroitement liés l'un à l'autre que, aux yeux du 
peintre et de l'historien, ils ne font réellement qu'un, et que c'est surtout 
au costume qu'il convient d'attribuer le résultat de la diversité des physio- 
nomies, modifiées par mille et mille circonstances aux conséquences des- 
quelles, la plupart du temps, l'individu n'a pas la liberté de se soustraire. 
L'homme social est un être particulièrement subjectif, et il ne saurait 
échapper aux influences du milieu oîi il vit. La façon qui lui demeure aux 
yeux de la postérité s'est trouvée lui être imposée; elle est ce qu'elle est, 
et l'homme ne représenterait rien si son accoutrement était en dehors des 
choses de son temps. La robe arménienne adoptée un instant par JeaiigJac- 
ques ne saurait entrer dans l'histoire du costume de l'Europe du dix-hui- 
tième siècle. 

Cette subjection de l'individu social à des collectivités dominantes a 
produit d'étranges contrastes dans la filiation du costume européen depuis le 



XXV 



moyen âge ; c'est naturellement en observant le costume des gens des deux 
sexes faisant partie des élégants, c'est-à-dire les rois ou les esclaves de la 
mode, que l'on juge le mieux des évolutions successives, qui ne se sont nul- 
lement accomplies, dans la majeure partie des cas, en raison de certaines 
lois constantes se basant sur la commodité des choses, par exemple sur l'a- 
mélioration de la coupe des vêtements, ou autres motifs de cette sorte. Dans 
le domaine de la mode, le caprice est rapide, et le progrès y est d'autant 
plus lent que, parfois, le caprice est rétrograde. Il n'est donc point de règle 
sûre y pour conduire l'induction, et il n'existe pas de boussole pour guider sur 
les surfaces de cette nature, en remontant ou en descendant le cours du temps. 
Tantôt il semble qu'une certaine sagesse mène les choses, puis et peut-être 
plus souvent encore, le gouvernail est aux mains de la franche folie, portant, 
la plupart du temps, le masque de l'anonyme ; de façon que nul ne sait 
vraiment qui crée le courant auquel chacun obéit, l'homme social n'ayant pas 
le choix, et le ce il faut faire comme les autres )) étant la devise indiscuta- 
ble, par excellence. Molière conseille aux gens de se laisser habiller par leur 
tailleur ; mais d'où viennent au tailleur les nouvelletés par lesquelles il trouble 
sans cesse la possession de l'héritage des choses qui si souvent ont pu paraître 
définitives, et qui ne le demeurent jamais ; et combien de fois est-ce le faquin 
qui décide de l'habit qui sera porté par l'honnête homme? 

Quant à la singularité offerte par le spectacle des transformations succes- 
sives dans une même fihation, il suffira ici de quelques rapprochements pour 
la faire ressortir, en restant dans le domaine des élégances françaises. 

Aux quatorzième et quinzième siècles les dames portent la cotte-hardie, 
une robe traînante, étroitement lacée par derrière, moulant les seins et fai- 
sant valoir les hanches ; les manches ajustées ont de longues pentes s'étalant 
sur le sol ; cette robe, sans linge apparent, marche avec Xesœffion, le couvre- 
chef en bourrelet. Pendant plus d'un siècle les plus furieux emportements 
des prédicateurs ne prévalent pas contre cet accoutrement, qui ne fit en 
quelque sorte que s'aggraver, lorsque la robe fut lacée par devant, en lais- 
sant transparaître par une ouverture prolongée à peine voilée une partie des 
seins et du buste, que l'oeil considérait par ce que l'on appelait la fenêtre 
d'enfer. A peu près cent ans après, on se trouve en face de dames affublées 



XXVI 



de la cage du vertugadiii en tambour, surmonté par rarinature du corset bus- 
qué ; les manches sont ballonnées par des gigots ; on porte un caleçon emprunté 
aux hommes, et la fraise godronnée ou la collerette en éventail. Au dix-sep- 
tième siècle, la vertugade perd son caractère , se trouve réduite au rôle 
d'un polisson, devient la criarde^ et tout à coup, apparaissent les énormes 
cerceaux des paniers à coudes et en gondoles, des pseudo-bergerades du 
dix-huitième siècle , pour aboutir aux légèretés de la robe en chemise du 
temps de Marie-Antoinette, et à la transparence des tuniques portées sans 
chemise à l'époque de la grécomanie. 

Les physionomies sont encore plus diversifiées qu'on ne l'imagine par ces 
transformations, et, ainsi que le remarque Viollet-le-Duc, les exigences de la 
mode ont occasionné de tels martyres que, pour y satisfaire, il semble que 
la configuration du corps humain s'en soit trouvée modifiée par moments, et ce 
qui paraît surtout difficile, celle du visage même. Ainsi, au temps des hennins, 
il seyait que le front découvert fût plein et en avancée ; or, toutes les femmes 
eurent ce front saillant, ainsi qu'en témoignent les portraits sculptés et peints 
à l'époque. Lorsque vint la mode des ferronnières, tous ces fronts ne se retrou- 
vent plus sous la division en bandeaux plats des cheveux, et, en somme, ils 
n'ont jamais reparu ; car le front découvert des femmes, mis en valeur par 
les Léonard du dix-huitième siècle élevant de la chevelure le galant édifice, 
et rejetant en arrière le grand tapet, n'était point ce front réellement saillant 
que les élégantes du quatorzième siècle avaient su se procurer, le diable seul, 
aurait dit un sermonneur, devait savoir par quel moyen; car le fait reste encore 
autrement incompréhensible que ne le fut V espoitrinement des dames, au temps 
des échsses meurtrissant leur pauvre charnure, comme l'appelle Brantôme. 

Et à propos du sexe fort c'est la même mobilité, ce sont les mêmes change- 
ments de costumes et de physionomies. Qui donc imaginerait que le petit maître 
portant l'habit à la française avec le long justaucorps, la culotte, la perruque 
poudrée et en queue, le chapeau-lampion et les souKers à boucle de l'époque 
de Louis XV, fut le descendant de celui qui avait porté le gigot des mahoî- 
tres, le corset-sangle laissant à découvert tout le haut-de-chausses , les longs 
souliers à la poulaine, le chaperon et les chapels des temps de Charles V à 
Charles Vil; et, sans s'arrêter aux variétés des époques intermédiaires, les 



— XXVII 



capes du seizième siècle aboutissant au frisque et troussé mantelin de Henri III, 
le pourpoint avec le panseron et les mancherons, les cheveux en raquette, le 
toquet à l'espagnole, la fraise à la confusion, les grégues avec le bas d'at- 
tache 5 sans compter la botte mignonne des cavaliers de salon du temps de 
Louis XIII, ni le pourpoint de la jeunesse de Louis XIV, devenu une brassière. 

Et la mine des gens, se fardant au blanc de céruse pour faire ressortir la 
pâleur du visage, considérée sous Henri III comme un agrément, le noir du 
costume secondant l'effet. Puis cette pâleur remplacée par les dames de la 
seconde partie du règne de Louis XIV usant du vermillon, un rouge d'Es- 
pagne flamboyant, qui faisait paraître jaune tout ce qui l'environnait, les far- 
dements étant, en outre, criblés de mouches. 

Tantôt les courants littéraires ont un effet inmédiat, comme celui qui pro- 
duisit les précieuses et leur superbe. Tantôt, et tout au contraire, le cos- 
tume n'est qu'une répercussion éloignée de choses littéraires dont le succès ne 
s'était cependant point fait attendre, ainsi qu'en témoigne Montesquieu en 
parlant de celui qu'il appelle l'abeille de la France (c un honnête homme 
(M. Rollin) a, par ses ouvrages d'histoire, enchanté le pubHc ». Eh bien! cet 
enchantement n'a son effet sur le costume qu'à l'époque de la révolution, 
où éclate la grécomanie , et il ne fallut rien moins qu'un renouveau d'école 
d'art et de graves événements publics pour qu'on osât la mettre au jour. Les 
roués du dix-huitième siècle n'avaient pu que la rêver. 

Quel champ d'études nécessiterait la connaissance des causes et des effets 
dans ce domaine des frivolités, dont l'historien est cependant obligé de 
tenir un certain compte qui ne laisse pas d'être sérieux ! La physionomie 
des accoutrements n'est point, d'ailleurs, toute de caprice. Les changements 
successifs des costumes de guerre sont intimement liés aux choses de l'arme- 
ment, et c'est en raison d'une logique étroite que l'on voit d'abord s'ac- 
complir les progrès de l'armement défensif pendant toute une longue pé- 
riode, au bout de laquelle on rencontre la dernière expression de l'armure 
complète, dite chevaleresque^ formant à l'homme d'armes une carapace d'acier 
dont le guerrier est entièrement enveloppé. Puis, par une conversion non 
moins logique, résultant du perfectionnement progressif des armes à feu, de 
la balle du mousquet et du pistolet perforant l'acier des cuirasses, on renforce 



XXVlll 



les pièces principales en abandonnant successivement les autres, jusqu'à ce 
qu'enfin, généralement, tout le vieux système soit délaissé. 

Dans nos sociétés compliquées et avec leurs nombreuses vicissitudes, il y a 
lieu d'hésiter parfois lorsqu'il s'agit d'affirmer à quel courant il convient 
d'attribuer l'impulsion de la mode. Est-ce toujours d'une élite qu'elle 
dépend? n'est-ce jamais une écume qui l'impose? Plus notre politesse s'est 
perfectionnée, et plus la mode a dépendu chez nous d'une élite. En d'autres 
cas, antérieurs à la vraie politesse, on hésite à considérer comme telle nombre 
de ceux qui , par l'exemple de leurs caprices et de leur luxe, ont décidé du 
goût de leur époque. Les Isabeau de Bavière, les Catherine de Médicis et 
les reine Margot composent-elles une élite? ou faut-il les confondre avec 
les duchesse d'Etampes, les Diane de Poitiers, les Gabrielle d'Estrées, les 
Montespan, les Pompadour, etc.? Nous n'avons rien à décider sur ce sujet, 
notre tâche n'étant nullement celle du moraliste, et ne voulons retenir des 
points de vue de celui-ci qu'une seule observation de fait, c'est que, en dé- 
finitive, ce n'est point sur l'extérieur des gens, et quelque osés que puissent 
paraître certains accoutrements, qu'il convient d'apprécier la moralité de 
telle ou telle société. 

Les femmes nobles qui accompagnèrent les guerriers des premières croi- 
sades en revinrent éprises du goût oriental; elles rapportèrent chez nous l'u- 
sage des ouvrages sarrasinois, entr'autres celui des étoffes légères, élastiques, 
en petits plis, de ces crêpes de soie que l'on voit dans la statuaire de nos vieilles 
cathédrales, moulant les formes du torse qu'elles dessinent dans toute sa pureté, 
jusqu'à l'arrêt de la ceinture lâche à bouts flottants suivant les contours 
du bassin , la robe se prolongeant par les plis de la gipe ou gi^jon. La har- 
diesse de ces dames, exhibant en public des vêtements inspirés de certains 
costumes portés dans l'intérieur des harems, peut-elle faire supposer 
que les dames et damoiselles de haut Hgnage revenaient chez nous avec 
un caractère plus ou moins approchant de celui de la femme asiatique, 
traitée conmie une esclave? Ce serait commettre une erreur complète, et 
loin de répondre à une époque d'avilissement de la fennne européenne, ce x 
mouvement de la coquetterie féminine répond à la naissance de la galan- 
terie chevaleresque, c'est-à-dire à une transformation saisissante du rôle de 



XXIX — 



la femme cliez nous. C'est plus qu'un prélude, c'est son véritable anoblisse- 
ment qui date de ce temps-là. Avant, et telle qu'on la voit par les plus 
vieilles chansons de gestes, la femme est en butte à de brutales colères ; les 
anciens preux l'injurient grossièrement, la soufflètent, la saisissent par les 
cheveux, la bâtonnent et la menacent de l'épée. Tout à coup, les rapports 
se trouvent tellement changés entre les deux sexes, que la femme de- 
vient, en quelque sorte, l'objet d'une adoration perpétuelle pleine du plus 
profond respect. Le guerrier tremble devant elle; il se soumet pour lui 
plaire aux plus dures épreuves ; il expose sa vie en aspirant pour prix de 
son dévouement absolu à l'obtention d'une parole aimable, d'un sourire, 
d'un bout de ruban que la dame aura porté. Des compositions littéraires 
d'un goût tout nouveau préconisent ce genre de servitude, en répandant les 
leçons d'un sentimentalisme plein de subtilités. Et cette importance acquise 
par les femmes dans le manoir seigneurial, dit Quicherat, s'étendit à celles des 
autres classes de la société. L'épouse, quittant le rôle de pupille ou de domes- 
tique, fut réputée l'égale et l'associée du mari. L'aspect extérieur que donne 
le costume ne saurait donc servir de base pour juger de la moralité des gens ; 
et nous n'avons point de révélations sur les moeurs des dames moulées par 
la cotte-hardie qui équivalent à celles de Brantôme sur les honnestes dames 
pudiquement habillées par la robe au collet en carcan, que l'on portait dans 
l'entourage de Catherine de Médicis. 

L'anecdote racontée par Paul Louis au sujet de la grande dame de l'entou- 
rage de Louis XIV qui vint au sermon en habit de chasse, un habit clos, et que 
le prédicateur en chaire rappela au respect de la maison de Dieu en l'en- 
voyant sliahiller (ce que la dame fit en revenant décolletée et la poitrine en 
vue, selon le ton de la toilette de cour), donne des exigences de ce qu'on 
appelle le monde une idée très précise; et malgré l'intention du railleur 
qui rapporte cette anecdote, on peut voir dans cette leçon un rappel légi- 
time à des convenances respectables, c'est-à-dire ayant été respectables en 
leur temps, toutes singulières que puissent nous paraître aujourd'hui de 
pareilles toilettes à l'église. Pour le bal paré, ainsi que pour les assem- 
blées de grande cérémonie, nos dames s'habillent encore ainsi en se 
déshabillant, comme on l'a dit souvent; mais quiconque a vu de près la 



XXX 



vraie et noble femme du iiioude obéissant à cette obligation a pu se con- 
vaincre que plus l'épaule est nue, moins, en quelque sorte, elle est exposée 
à un danger qui reste imaginaire; l'invisible mur d'airain qui la protège n'est 
point de ceux que l'on franchit. Les convenances exigent, et rien de plus 
despotique que les exigences des convenances, que l'œil qui voit ne s'arrête 
point sur ce qu'on lui montre, et que môme il n'ait point l'air de voir. 

Il ne faut donc point chercher à faire dire au costume plus qu'il ne si- 
o-nifie, en réalité. La mode changeante n'est d'ailleurs point l'indice le plus 
sûr sur lequel on puisse juger du caractère des sociétés. Ses caprices et ses 
libertés ont été véritablement beaucoup moins contagieux qu'on le suppose, 
H en juger par la ténacité de ce qu'on appelle les costumes nationaux, per- 
pétuant des traditions locales, dont les évolutions lentes indiquent tout autre 
chose que la mobilité du caractère des masses; et enfin, nous avons eu 
souvent à en faire la remarque, contrairement à tous nos préjugés sur ce 
chapitre, la coquetterie des femmes se montre généralement, c'est-à-dire 
dans les classes populaires, beaucoup moins éprise des nouveautés que ne l'est 
la coquetterie des hommes, dont la hraverie prend un caractère significatit 
en se rattachant à l'importance de l'homme dans la famille agricole, particu- 
lièrement. (Voir à ce propos notre Essai sur la 'pMloso'gMe du costume in- 
séré dans la notice de la pi. 4L3, traitant des mœurs norvégiennes, suédoises.) 
Mais abandormons ce champ, en nous souvenant de la parole de La Bruyère : 
(( Il est bon d'être philosophe, il n'est guère utile de passer pour tel. )) 

Nous nous arrêterons quelque peu sur les costumes populaires , dits natio- 
naux, le sujet étant de nature à redresser certaines données sur le fond du 
caractère des populations, entre autres sur la soi-disant mobihté du Gaulois ; 
opinion si généralement acceptée, et depuis un si long temps, qu'on nous l'a 
inculquée à nous-mêmes. Notre argumentation sur ce sujet est directement 
tirée du costume. 

La reconnaissance que nous avons dû faire de quelques-unes des choses 
du passé des Ibériens et des Gaulois, retrouvées en partie parmi les usages 
modernes en Espagne et en France, expliquera en même temps le nom- 
bre de plniK'hos, eu un ordre exceptionnel, qui sont consacrées dans la 



XXXI 



quatrième partie de notre recueil aux costumes régionaux des deux pays. 
Leur ensemble offre l'une des plus heureuses diversités dans l'unité qui 
subsistent encore en Europe. Ce que nous avons à consigner à ce propos 
n'est qu'une glane légère, ces questions étant relativement jeunes ; mais elles 
se renforcent tous les jours par l'attention des studieux qui s'y intéressent, 
en recherchant sur place à quelle origine il convient de faire remonter les cou- 
tumes locales. Lorsqu'il s'agit du costume la question s'élargit, et avec lui 
les traditions héréditaires deviennent souvent des choses nationales, qui, 
par quelque raison accidentelle, se sont trouvées localisées. Il se forme 
actuellement des bribes du passé un petit trésor dont les pièces sont encore 
éparses, mais qui deviendront tout à fait précieuses dans le concert des confron- 
tations, lorsque tous les éléments seront réunis. Pour le moment, et afin de ne 
point paraître composer un de ces tableaux de fantaisie disposés pour seconder 
une argumentation préconçue, nous emprunterons ce qui concerne le costume 
des Gaulois et des Ibériens à Ch. Louandre, l'éminent érudit qui a fourni 
l'historique des Arts somptumres de Ferdinand Séré, en aboutissant à des 
conclusions sur cette première partie de son travail très différentes de celles 
auxquelles, et sur son propre témoignage, on est amené aujourd'hui. Le grand 
sens, ou si l'on veut, le véritable sens des choses est un produit du temps, et 
la lumière ne jaillit, en quelque sorte, qu'à un certain degré de la maturité des 
questions. L'introduction générale des Arts somptuaires a été publiée en 1857 
et depuis ces trente années on a fait de singuliers progrès sur la saine appré- 
ciation de plus d'une chose historique, et en particulier sur ce qui se rattache 
aux costumes d'un caractère national ; mais laissons parler le savant archéo- 
logue. 

Louandre reconnaît d'abord que tout ce qui se rattache aux temps primi- 
tifs de la Gaule est couvert d'ane obscurité d'autant plus profonde que tout lé 
passé s'est trouvé tout à fait dénaturé chez les Gaulois par le fait de la con- 
quête romaine, et qu'il faut, au sujet de l'histoire du costume national à son 
origine, et lorsqu'on veut être exact, laisser bien des questions sans réponse, 
sous peine de ne rencontrer que des hypothèses ou des mensonges. Il par- 
vient, néanmoins, à reconstituer assez de choses pour en faire un tableau 
intéressant et instructif. Voici ce que, d'après son travail, les auteurs grecs et 



— XXXIl — 



latins distintinaiont comme étant gaulois chez ceux que le courant de la civi- 
lisation conquérante devait amener à user de la toge et du costume romain, 
et dans les colonies grecques de la région du Midi, du costume hellénique. 

Au moment oîi la civilisation commence à naître dans les Gaules et où 
l'histoire commence à parler, on distingue deux grandes familles, \sijamille 
ihérienne et la, famille gauloise: la première comprenant les Aquitains et les 
Liguriens; l'autre les Gallsou Celtes et lesKymris. Ces deux familles étaient 
séparées par des inimitiés profondes ; leur aspect et leurs costumes n'étaient 
pas les mêmes. 

Les Ibères ou Aquitains, de souche espagnole, étaient couverts d'un vêtement 
court fabriqué de laine grossière et à long poil, et portaient des bottes tissues 
de cheveux. Sombres sous ce costume sévère, ils étaient remarquables par une 
grande propreté, qui se retrouve encore aujourd'hui parmi les femmes sur 
les bords du Gave et de l'Adour. Ces femmes, dont le type était différent de 
celui des femmes gauloises, avaient les cheveux d'un noir luisant, les yeux 
noirs, et déjà du temps de Strabon elles portaient autour de la tête un voile 
noir comme leurs cheveux et leurs yeux. J. J Ampère y reconnaît l'origine 
de la mantille, en ajoutant avec raison : (( Les traditions de la coquetterie sont 
plus durables qu'on ne le croirait. )) {Histoire littéraire de la France avant 
le douzième siècle.) 

Les Celtes et les Kymris, les deux grandes nations gauloises, occupant le 
territoire depuis Lyon jusqu'en Belgique, et laissant à l'écart la Gallia 
togata^ font usage du costume vraiment national ; la principale pièce est le 
pantalon, large, flottant et à plis chez les races kymriques ; étroit et collant 
chez les peuples d'origine celtique. Ce pantalon nommé hracca ou hraga, ce 
sont les braies ; elles descendaient primitivement jusqu'à la cheville ; elles 
fhrent ensuite raccourcies en s'arrêtant aux jarrets ; on y voit le modèle de la 
culotte. Une espèce de gilet serré s'adaptait à la partie supérieure du corps 
et descendait jusqu'à mi-cuisse. Le tout était recouvert d'une saie rayée, la- 
quelle, selon Varron, était faite de quatre pièces carrées, ou bien encore était 
double par derrière comme par devant. Le sagum virgatum, la sagula, avec 
ou sans manches, était attaché sous le menton par une agrafe. Ou reconnaît 
dans la saie la blouse de nos paysans, et il est parlé de ce vêtement par la 



XXXIII — 



plupart des écrivains anciens qui se sont occupés du costume gaulois. Chez 
les Belges et leurs voisins la saie était d'un usage tout à fait populaire. Aux 
braies, au gilet serré et à la saie s'ajoutait le manteau à capuchon, le hardo- 
GUGullus, le manteau-coiffure dont Martial indique nettement l'origine en lui 
donnant dans ses vers le nom de hardocucidle de la Saintonge. L'usage s'en 
conserve de nos jours dans le costume des habitants du Béarn et des Landes. 
On le retrouve au moyen âge dans le capuchon des moines et le chaperon des 
bourgeois; on le revoit maintenant dans la cape de nos cabans, ainsi que 
dans le costume carnavalesque des dominos. 

Parmi les pièces secondaires figurent les chlamydes artésiennes, dont il est 
parlé dans Suidas; les courtes vestes à manches nommées cerampelines, 
vestes ouvertes par devant et teintes en rouge, fabriquées par les Atrebates ; 
le petit manteau court, et l'espèce de simarre descendant aux talons, à laquelle 
est resté le nom de caracalle^ de Caracalla qui l'avait adoptée ; c'était un habit 
civil et un habit militaire. Nous passons sur la chaussure des Gaulois, moins 
connue que leur costume. 

Dans l'habillement des femmes, plus simple que celui des hommes, on trouve, 
avec l'emploi de la robe et de la tunique, l'usage du tablier attaché à la hauteur 
de la taille, et, dans quelques tribus on portait des poches ou sacs de cuir nom- 
mées hulgœ, qui se voient encore dans quelques villages du Languedoc, où 
leur nom même n'a pas changé : ce sont les houls ou houlgetes. 

Cette longévité des choses usuelles est déjà frappante par elle-même ; elle 
témoignerait seule, au besoin, que, tout au moins sous le rapport du costume, 
les Gaulois n'ont pas montré l'inconstance qu'on leur reproche si volontiers, 
et avec d'autant plus d'injustice que les anciens constatent un fait des plus 
significatifs à ce sujet. Hommes et femmes, les Gaulois étaient tellement 
attachés à leur costume national, que les bandes de cette race qui se répan- 
dirent sur la Grèce, la Thrace, et se fixèrent en Asie, gardèrent dans ces con- 
trées lointaines l'aspect qu'ils tenaient de leurs costumes. (( Mêlés en Asie à 
la race la plus douce du genre humain, dit Tite-Live, ils restèrent ce qu'ils 
étaient dans la Gaule; ils conservèrent leur forme guerrière, leur mobilité, et 
les cheveux rouges. ); 

Donc, à bien considérer les choses du costume, il se trouve, non seu- 



— XXXIV 



lement que les Romains ont emprunté aux Gaulois, les braies, le bardocucuUe 
et la caracalle, sans compter les galoches, dont le nom dit l'origine, mais en 
outre que, si leur sanglante conquête amena pour un temps dans les Gaules 
l'usacre inégalement répandu de la toge latine et du costume romain, en ré- 
sultat final, la. toge a disparu, tandis que nombre de pièces du vieux costume 
national sont tellement restées en usage chez nous, que l'on reconnaît encore 
aujourd'hui, en plusieurs de nos provinces, en Auvergne et particulièrement 
dans la vieille Armorique, c'est-à-dire chez les Celtes et les Kymris les plus 
avérés, nombre de pièces du costume marquées au coin de leur origine cer- 
taine. Ce que les vêtements populaires de ces contrées ont pu subir d'al- 
tération dans les détails avec le temps est d'importance secondaire en la 
matière, et ce n'est d'ailleurs que par échappées que l'on rencontre sur 
ce sujet, quelques lumières d'une portée très incertaine. L'illustre caillette 
du dix-septième siècle, voyant M. de Chaulnes s'occupant des milices, écrit 
de Rennes : « C'est une chose étrange que de voir mettre le chapeau à des 
gens qui n'ont jamais eu que des bonnets bleus sur la tête. » La chose était 
si nouvelle pour les bas Bretons que la dame s'égaye à les regarder ne 
sachant point faire usage de cette coiffure. « S'ils voyaient passer M. de 
Chaulnes , ils enfonçaient leurs chapeaux et se gardaient bien de le saluer. » 
Doit-on, sur ce témoignage de M""" de Sévigné, tenir pour évident que les bas 
Bretons ne connaissent l'usage du chapeau que depuis 1689? On peut dire 
que cela est possible, sans cependant être vraisemblable. Toutes les origines 
sont obscures, écrit Quicherat dans son Hisloire du Costmne en France; 
on peut ajouter qu'il y a des choses non moins obscures que les origines, ce 
sont les dates des transformations. 

Pour en venir aux conclusions de Louandre, après avoir reconnu que pen- 
dant tout le temps oîi la Gaule fut indépendante, les costumes dont on a vu 
rénumération, ceux des hommes comme ceux des femmes, paraissent avoir 
subi peu de modifications, l'écrivain ajoute : « Ce fait peut étonner chez un 
peuple mobile et ami des nouveautés comme le peuple gaulois, » et il conclut 
que « ce fait s'explique par l'imperfection des arts technologiques, parce que 
pour faire des étoffes nouvelles, il faut inventer de nouveaux métiers, de nou- 
veaux instruments, et qu'il est évident que lorsque les arts sont stationnaires, 



XXXV 



les modes doivent l'être aussi. » N'insistons pas sur la valeur de cette apprécia- 
tion, et sur l'assertion d'un érudit qui fut de nos amis. Qui ne sent aujourd'hui 
que l'espèce d'immutabilité du Breton, du vieux Celte et du vieux Kymri, est 
indépendante des progrès de l'industrie? On nous envoie du beurre de Breta- 
gne dans de petits pots qui ne sont pas seulement de la même argile, noire ou 
brune, que celle des vieux vases celtiques, mais dont les fins profils sont 
exactement les mêmes que ceux de la céramique trouvée dans les dolmens, 
comme on en peut juger par la collection sous verre au musée de Cluny. 
Il y a chez les Bretons autre chose qu'une hérédité d'im certain fatalisme ; il 
y a d'abord un goût natif, parfois d'un caractère si oriental, si asiatique, que 
l'on a pu commettre à son sujet des erreurs qui, tout étonnantes qu'elles 
fussent, ne laissent pas cependant de rester compréhensibles. Dans l'intéres- 
sante collection ethnographique du musée du Trocadéro, on rencontre une suite 
de ces cuillers dont on fait parade en Bretagne, lorsqu'on s'y met en habit 
de fête, en les accrochant à quelque boutonnière de la veste ; les artisans du 
cru, et souvent le paysan lui-même, dépensent un travail précieux pour la 
parure de ces cuillers de bois, devenant une joaillerie rustique d'une 
telle parenté avec certaines marqueteries orientales qu'il en est résulté un 
incident curieux. Lors du recrutement des objets bretons pour le Musée 
du Trocadéro, on a trouvé une très belle suite de ces cuillers dans un de 
nos musées de province, qu'il nous serait facile de désigner expressément; 
elles y étaient cataloguées comme autant d'objets de provenance orientale ; 
et, encore une fois, tout étrange que soit l'erreur de l'étiquette, l'aspect de 
l'ornementation de ces cuillers rend compréhensible l'inexactitude de l'at- 
tribution. Nous avons dans notre recueil, pi. 58, rapproché de la bijouterie 
gauloise des broderies bretonnes modernes au dessin du plus pur celtique. 
Il y a donc tout à la fois chez les Armoricains, hérédité du goût et persis- 
tance d'afiection pour les choses nationales, tenant leur caractère de la haute 
antiquité de la race, et de la plus lointaine, puisque l'origine asiatique se 
fait encore sentir dans les choses usuelles. 

Que deviennent donc les vieilles imputations au sujet de l'inconstance du 
Gaulois en toutes choses? Que penser d'une opinion accréditée d'abord par 
les Romains, des ennemis, et scientifiquement formulée comme un caractère 



XXXYI 



spécifique de La raoe : a La mobilité organique du Gaulois est conforme ;\ 
la mobilité de son caractère » '? Qui donc en Europe a, non seulement parmi 
les costumes nationaux de plus pittoresques et plus charmants vêtements que 
ceux des paysans bretons et pyrénéens, mais encore des habits marqués au coin 
d'une plus haute ancienneté? Et en présence de cette solidité d'affection parmi 
nos popidations où le sang originel est resté le plus pur, que devient le vieux 
et singulier procès historique intenté à la race? Il y a vraiment lieu de 
revenir sur bien des jugements tenus pour acquis, et il est intéressant que la 
nécessité de cette revision puisse ressortir de l'étude des costumes natio- 
naux. 

Ces questions sortent du cercle des curiosités sur les modes changeantes, 
mais il importe au moins autant de s'en occuper que des choses qui, ayant 
été passagères, peuvent égarer, lorsqu'il s'agit d'apprécier sous son véri- 
table jour le caractère des peuples. 

Parmi les groupes européens, et ses voisins l'en raillent volontiers, c'est le 
Français ou le Gaulois qui, plein de l'amour de sa belle terre, se montre l'un 
des plus casaniers. Sortir de chez lui est toujours un si grand effort qu'il 
manque même aux colonies lointaines que la politique de ses gouvernants 
décide de fonder. S'expatrier ! mais ce ne sont guère que ses voisins qui le 
puissent faire sans beaucoup d'efforts. Quant à lui, on pourrait dire qu'il 
faudrait des révocations d'édits de Nantes pour l'y obliger. Où donc est cette 
inconstance en toutes choses, cette mobilité dont on le taxe? Ce n'est cer- 
tainement point par les choses du costume, et malgré les mouvements de la 
mode passagère, qu'on en pourrait établir la réalité. 

Dans l'ensemble du costume historique, les costumes héréditaires ont un 
rôle important. Ils sont, par excellence, une expression des soHdarités humai- 
nes, tout au moins un indice de la filiation des groupes qui forment le fond de 
nos sociétés à la surface mobile. Aussi, dans notre recueil, avons-nous fait 
aux costumes populaires, tenant encore leur cachet de l'hérédité, une place 
aussi large que possible. 

Le spectacle qu'ils offrent est nécessaire pour l'étude générale des temps 
modernes. 

Et qu'est-ce que les temps modernes? en écoutant la supposition de La 



XXXVII 



Bruyère. c( Si le monde dure seulement cent raillions d'années, il est encore 
dans toute sa fraîcheur, et ne fait presque que commencer. Nous-mêmes nous 
touchons aux premiers hommes et aux patriarches ; et qui pourra ne nous 
pas confondre avec eux dans des siècles si reculés? » 

Que nous n'en soyions qu'à une aurore, et que le soleil soit suffisamment 
alimenté pour nous éclairer pendant un nombre d'années aussi mirifique, 
on en peut vraiment douter; mais ce qui est certain, avec un siècle comme le 
nôtre, « Et quel temps fut jamais plus fertile en miracles! » c'est que le monde 
marche, et rapidement, à des transformations dont il devient impossible de 
sonder la profondeur. Parmi les pertes qu'entraînent avec eux les progrès in- 
discutables auxquels nous assistons celle des costumes de haute hérédité, appar- 
tenant aux classes populaires et empreints d'un caractère national est une de 
celles dont il faut bien prendre le parti de porter le deuil. C'est l'uniformité 
des confections à la grosse qui l'emporte désormais, non point seulement en 
Europe , oii le pouvoir de l'économie des mécaniques étend de plus en plus 
son action irrésistible ; cette action est encore bien autrement envahissante et 
s'étend bien autrement loin qu'on ne le pouvait prévoir il y a peu de temps 
encore, ainsi qu'on est à même d'en juger par la « Mort du Japon, que raconte 
M. Paul Bonnetain dans un charmant volume de touriste, En mer^ paru ré- 
cemment. Le chapitre de cehvre sur la mort du Japon débute ainsi « Un décret 
de l'impératrice du Japon vient de proscrire à la cour la toilette et la coiffure 
nationales. Les dames ne seront reçues désormais qu'en costume européen, et 
coiffées à V américaine... )) (septembre 1886). En avril 1887 nous trouvions 
d'autre part dans le Figaro. c( Le Japon se civilise de plus en plus. Le prince 
Komatzu, qui habite Vienne depuis quelques mois, vient de demander à la 
cour de Vienne l'autorisation de faire copier les livrées des cochers, pi- 
queurs, laquais et écuyers de la Hofburg. Cette autorisation a été naturelle- 
ment accordée, et l'on verra bientôt, à Yeddo, des perruques poudrées et des 
bas de soie. » Nous connaissons depuis assez longtemps déjà le Japonais 
portant l'habit noir pour circuler chez nous en gardant l'anonyme, absolu- 
ment persuadé que (( ça ne se voit pas », mais pour se rendre bien compte 
de la révolution nouvelle, dit le touriste , il faut avoir rencontré des Japonaises 
affublées de chapeaux à plumes, de corsets, de crinolines et de robes à fal- 



XXX VIII 



bains. y> p]t M. Bonnetain parle d'une rencontre de cette sorte qn'il fit h 
Yokohama, un spectacle inoubliable, mais dont il se trouva si douloureuse- 
ment saisi que, dit-il, le premier jour, «je n'eus pas la force d'en rire ». 

A Tokio, dit encore le voyageur en parlant des bureaucrates ministériels, 
une armée, les malheureux ronds-de-cuirs sont forcés, à partir d'un certain 
chiffre d'appointements, de se costumer comme les nôtres. Les commis subal- 
ternes, pour qui le complet et le gihus seraient trop coûteux, gardent la robe 
nationale ; ils se coiffent d'un chapeau melon et portent des gants blancs en 
filoselle, à l'instar des tourlourous endimanchés. 

Heureusement nos photographes ont eu le temps, avant ce désastre 
final, de prendre les effigies du Japonais encore dans toute sa pureté. Et 
grand'merci au soleil des images dont la véracité est d'une autre qualité que 
les portraits que les Japonais nous auraient laissés d'eux-mêmes, malgré 
l'esprit qu'ils y ont dépensé. 

On peut juger, en notre recueil, de l'un des effets de l'œuvre civilisatrice, 
en ce qui touche la réforme des mœurs par le costume, dans la partie con- 
cernant les Indous. Ce que nous en représentons remonte à la première partie 
de notre siècle, et les Indous dont il s'agit sont des hommes aux pieds nus, 
affublés du pantalon et de la robe courte ou de la jaquette en indienne, 
c'est-à-dire de ces cotonnades à fleurs et à ramages dont John Bull a trouvé 
dans ses possessions indiennes le large placement qui l'intéresse. A en juger 
par les peintures, le résultat esthétique a été de procurer à des hommes bien 
conformés un aspect fort approchant de celui du singe habillé pour la foire. En 
regard de ces singuliers travestis subsistent encore des costumes du plus pur 
caractère national, au sujet desquels il est utile de consigner une observation 
pour les peintres soucieux des anachronismes. 

L'âge des documents qui nous ont fourni nos exemples n'implique nulle- 
ment l'âge des costumes représentés; il y a d'abord lieu de penser, en 
considérant l'aspect des femmes et des hommes,' comme on les voit particu- 
lièrement dans la pi. 126, et dont la physionomie, ainsi que l'a senti Jacque- 
mont, évoque le souvenir de la statuaire grecque , que ces costumes de haute 
antiquité nous montrent l'une des premières familles du monde civilisé, et peut- 
être la plus ancienne de toutes. Ils sont en tout semblables, en tous les cas, 



— XXXIX — 



à ce que les anciens les ont connus, et à ce qn'en ont dit Apollodore, Strabon, 
Philostrate, Quinte-Curce, etc. 

All-riglit, laissons passer les civilisateurs modernes! mais vraiment les 
pertes que leur action entraîne ne seront pas facilement réparées. Il ne 
reste plus guère au vieux bralime qui tient à mourir dans l'impénitence finale, 
c'est-à-dire sous la livrée de ses pères, qu'à se faire porter en terre par ses 
consanguins , assis dans la corbeille en palanquin suspendu, comme on le voit 
dans notre pi. 123. Adieu, vieux pénitent à la face découverte pour montrer 
le signe de ton afi&liation à la secte de Siva imprimé sur ton front, et selon la 
tradition (( habillé à l'ordinaire d. L'ordinaire, pauvre vieillard, c'est ce vê- 
tement des ancêtres, d'une multitude d'ancêtres, ton cher costume national, 
dont le tambour frappé par la main, la trompette aux ondes sonores et les 
cymbales, sonnent le glas funèbre, ainsi que celui des costumes nationaux 
sous tous les cieux. C'est fini pour eux, for evei\ à jamais, éternellement. 

Notre chronologie des modes européennes s'arrête à l'aurore du dix-neu- 
vième siècle, à l'admission définitive du pantalon dans la tenue des hommes 
élégants. Elle se résume en une composition de fantaisie, rapprochant des cos- 
tumes qui appartiennent encore aux derniers temps de la monarchie, mêlés 
aux nouveautés de la mode en 1805, et formant un tableau gradué dans lequel 
Debucourt s'est proposé d'exprimer le mélange pittoresque de l'époque, en 
même temps que d'indiquer par l'habillement la position sociale des gens, et 
aussi la profession des artisans de la toilette du riche. Ces distinctions exté- 
rieures, objets d'une observation quelque peu subtile, ont tendu déplus en plus 
à disparaître dans le costume civil en avançant dans le siècle; en principe, 
on n'a rien conservé de hiérarchique dans l'habillement ordinaire. Ce n'est 
toutefois qu'après quelques tentatives infructueuses que ce résultat est demeuré 
définitif; après, entr'autres, l'essai des saint-simoniens ayant imaginé un vê- 
tement aux couleurs voyantes, que le disciple ne pouvait passer sans le secours 
d'un autre disciple, ce qui donnait lieu à l'échange quotidien d'un service mutuel, 
rappelant sans cesse à l'esprit de chacun le besoin de la fraternité. 

Dans le livre si vivant que MM. de Goncourt ont consacré à Gavarni, le 
maître, après avoir eu pendant un certain temps de dandysme le goût du cla- 



XL 



quant par l'accoutrement : (( Ah ! vous ne m'avez pas connu du temps où je 
portais des bagues sur mes gants, » en arrive à formuler la loi du goût qui régit 
maintenant la question des habillements , question qu'il traitait sérieusement, 
disent MM. de Goncourt auxquels nous passons la parole : « Un jour, à Londres, 
chez Ward, dans la salle à manger, — devenant le dimanche une p a rlotte^ où 
s'agitaient, entre artistes et littérateurs anglais, toutes les questions imagi- 
nables, — ces messieurs, au moment de l'Exposition universelle (1851) voulurent 
essayer une révolution dans le costume, trouvant que l'occasion se présentait 
de débarrasser à tout jamais l'Europe moderne de son vilain habillement. L'un 
apportait un chapeau qu'il avait inventé, et dont il défendait le mérite et l'élé- 
gance, l'autre un vêtement dont il préconisait la beauté et la commodité. 
Gavarni,au beau milieu de l'enthousiasme révolutionnaire, prit la parole et 
dit que, dans une société égalisée, il fallait que la distinction du costume ne 
fut pas dans le costume, mais dans la manière de le porter, ne fût pas dans la 
richesse de l'étoffe, mais dans le goût de Vhahillé^ dans ce je ne sais quoi qui 
fait que, dans un monde de redingotes, l'homme distingué est discerné. Et, 
sur le speech de Gavarni, l'Europe continua à porter l'habit noir et le chapeau 
en tuyau de poêle. » 

L'heureuse définition du maître, si excellemment français, devait d'autant 
plus rester souveraine, qu'elle résultait de l'observation de mœurs réellement 
en cours depuis le commencement du siècle. Elle expliquait un fait patent, 
en donnant une base de raison à l'uniformisation des costumes, et l'on peut 
penser que cette opinion consciente a beaucoup contribué au développement 
de l'industrie des confections préventives qui, de l'habillement des classes po- 
pulaires sont entrées depuis ce temps dans le domaine des élégances, non 
point assurément des plus relevées, mais enfin en prenant une place si 
réellement importante que le nombre de ces habilleurs, tailleurs et bot- 
tiers, auxquels Michelet donne le nom (['artistes, en admirant le mérite, la 
perfection, la grâce de leurs oeuvres personnelles, a singulièrement diminué 
depuis cette époque. Le caractère artistique de la plupart des fins artisans 
d'antan s'est même assez curieusement transformé, et si l'on voulait chercher 
un nouveau titre de noblesse à décerner aux habilleurs modernes, il semble 
qu'on pourrait le rencontrer dans le sentier où fleurissent les ingénieurs. C'est 



XLI 



en effet sur des théorèmes que l'on établit maintenant les coiifections ; c'est 
l'A + B de (( la mathématique » comme l'appelle Gavarni, qui conduit les 
choses. Un Philippe Latour réduit le pied humain à un certain nombre de 
formules chiffrées, et les fabriques fonctionnent là-dessus avec une impertur- 
babilité de certitude qui fait que dans les magasins de vente des produits de 
cette sorte on est toujours assuré de trouver chaussure à son pied. 

Et maintenant, et la mode actuelle? mais elle est charmante, comme toutes 
les modes présentes. Nos jeunes gens tiennent des exercices gymnastiques, 
des leçons d'escrime, de l'obligation du volontariat, une tournure autrement 
dégagée qu'ils ne l'avaientil y a quelques années ; leur aspect est plus agréable 
et réellement plus mâle. La jaquette est un peu exiguë, le pantalon est un peu 
étroit, le soulier un peu bien pointu, mais ce soulier pourrait être en bec de 
canard comme au temps de Louis XII ; il n'y a pas si longtemps que le bas 
du pantalon faisait le pied d'éléphant. L'horreur! c'était la mode hier. Quant 
aux dames, c'est la même chose, et rien ne saurait les rendre plus séduisan- 
tes que la mode en faveur. Il est certain que ce n'est pas le reHef de la tour- 
nure qui leur manque. Et il en sera ainsi tant que la défroque actuelle n'aura 
pas été grossir ce trousseau des charades dont parlait dernièrement un chroni- 
queur mondain, en expliquant que ce trousseau se compose de vêtements, aa 
fur et à mesure mis au rebut par la mode nouvelle. Il forme un trésor incom- 
parable pour les charades que l'on joue en famille, et rien ne vaut mieux pour 
exciter la gaieté que la réapparition des gigots, des robes à cœur, des crino- 
lines, des chapeaux en cabriolets, etc., des choses d'avant-hier ou seulement 
de la veille, offrant aux yeux des plus jeunes un spectacle nouveau, en même 
temps qu'un souvenir aux personnes qui se sont parées de ces modes, subi- 
tement surannées. C'est irrésistible, et le fou rire pour tout le monde. Atten- 
dons l'entrée de la prochaine charade, pour savoir ce que les modes actuelles 
auront vécu. 



En terminant, c'est-à-dire en ayant la satisfaction de mettre la dernière main à une entreprise 
que nous avons conduite en toutes ses parties, et dont le caractère est celui d'une « condensation » 
ainsi que la définissait M. Ambroise Firmin-Didot (laquelle condensation, en comprenant nos 
deux ouvrages sur le Costume et l'Ornement comporte plus de sept cents planches d'une rare 



XLU 



densité), nous ferons remarquer que, particulièrement eu ce qui concerne le costume, la ré- 
duction de ses figures à des proportions quelque peu inaccoutumées, nécessaire pour obtenir 
le "-rand nombre d'exemples que nous avions à réunir, n'a nullement dans notre ouvrage 
l'inconvénient de l'a peu près qui résultait jadis des réductions trop fortes, et cela par une 
cause facile à expliquer. Le trait sobre et précis qui suffisait à Ingres pour la gravure de son 
œuvre exécutée sous ses yeux par Réveil, ce trait sans indécision, tout affirmatif, que nous 
appellerions volontiers « le verbe du dessin », de ce dessin que le maître a défini comme étant 
la probité de l'art, a servi de base à toutes nos opérations lithographiques (avec le verre gros- 
sissant le plus ordinaire on le discerne facilement dans nos estampes) ; or, le dessin de toutes 
nos figures en couleurs a été exécuté directement sur les modèles originaux de toute nature, 
peintures, gravures et photographies, par le moyen du calque, et avec une scrupuleuse fidélité, 
si heureuse souvent que, par exemple, les effigies tirées des photographies conservent dans la 
réduction mécanique la valeur de documents ethnographiques. 

Ces moyens, qui ne datent que d'hier, nous ont permis d'emprunter dans une mesure ex- 
ceptionnelle le secours des artistes-maîtres qui ont laissé des choses de leur temps des images 
dans lesquelles on voit le costume porté, vécu en quelque sorte, et avec le milieu qui lui con- 
vient quand il s'agit des intérieurs et du mobilier. On était loin d'avoir pu y réussir de même, 
jusqu'à présent. 

En exposant le caractère de cette œuvre offrant aux amateurs et aux studieux l'ensemble le 
plus complet qui ait été encore mis sous leurs yeux, nous n'entendons point attirer l'attention 
sur le mérite de l'auteur, ce qui serait déplacé et de toutes les façons inconvenant de notre part. 
Les moyens dont nous avons usé ne sont point de notre invention, et en signalant la qualité 
des travaux que nous leur devons et l'abondance résultant de leur économie, nous entendons 
seulement justifier, en quelque sorte, aux yeux du public, l'estime que l'on peut faire d'un 
ouvrage dont la supériorité dépend directement des ressources dont ne disposaient point nos 
devanciers. 

Nous croyons ne pas nous tromper en affirmant que c'est la première fois qu'en un pareil 
recueil il aura été fourni une Table analytique de la matière des planches et des notices, divisée 
en un aussi grand nombre d'articles. D'habitude, dans les ouvrages à images d'un caractère 
encyclopédique, la nomenclature se fait par séries de motifs ayant entr'eux de l'analogie ; les 
armes, les ustensiles, les coiffures, les chaussures, les parures, etc., y sont l'objet d'un classement, 
par époque, et d'une désignation grosso-modo s'appliquant à un plus ou moins grand nombre 
de planches. Dans notre livre, où souvent les pages ont un caractère synoptique, il nous est 
au contraire devenu loisible de faire une table qui, à elle seule, est un indice certain de l'opu- 
lence de nos documents ; nos cinq cents planches ont fourni cinq cents articles à notre table 
et il en est dont l'analyse occupe plusieurs pages; 

Avant le seing final, nous avons à adresser des remerciements à ceux de nos souscripteurs de 
la France et de l'étranger (pii, sans (jue nous ayions l'hunneur d^étre autrement connu d'eux (jue 



— XLIII — 

par nos travaux, nous ont, pendant le cours de cette publication, soutenu de leur approbation, 
en nous adressant des lettres dont l'expression est même devenue si flatteuse, au moment où 
la collection de nos images était parue dans son entier, qu'il y aurait immodestie de notre 
part à en faire la moindre citation. Oh ! le bon secours pendant la marche longue, et quelle 
récompense en arrivant au but, assurément la plus douce et la plus forte de toutes celles qu'on 
peut recevoir ! 

Mais il est encore un autre remerciement public que nous avons à cœur de faire, et que 
nous formulerons ici de la manière la plus succincte possible, afin d'éviter, sachant les dispo- 
sitions de nos éditeurs qui préparent une préface, afin d'éviter, disons-nous, les airs empruntés 
aux sociétés de congratulation mutuelle. Nous souhaitons à tout auteur dont l'œuvre serait de 
nature à entraîner d'aussi fortes dépenses que celles nécessitées par le Costume historiç[ue, de 
rencontrer des éditeurs comme ceux qui, en sachant nous laisser la plus complète indépen- 
dance , ont été séduits au point de ne reculer devant aucun accroissement de charges pour 
donner à un ouvrage, lancé sur des prospectus formant un contrat avec le public, et partant 
sans accroissement de dépense de sa part, une aussi large extension que celle donnée à nos 
travaux. C'est donc à la vieille et respectable maison, dirigée, pendant notre exercice, par 
M. Alfred Firmin-Didot et son associé M. Edmond Magimel, que nous adressons un remer- 
ciement qui lui est bien dû. 

Et enfin, nous ajouterons ici le nom de M. André Vaillant, notre secrétaire et notre ami, 
qui a été notre principal lecteur pendant tout le temps exigé par cet ouvrage. Et quelle lec- 
ture que le dépouillement des documents de toute provenance et de toute sorte, anciens et 
modernes, dont nous avons fait la condensation! 

Auguste Racinet. 

Juin 1887. 



DIVISION DE L'OUVRAGE. 



1'" Partie. — L'antiquité classique, depuis les temps primitifs jusqu'à la chute de l'em- 
pire romain d'Occident , au cinquième siècle de l'ère chrétienne ; y compris les Barbares de 
la grande invasion Planches 1 à 59. 

2*-' Partie. — Le monde en deliors de VEurojm, Océanie, Afrique, Amérique et Asie, re- 
présenté par des modernes d'antique civilisation , et des groupes restés à tous les échelons de 
la barbarie; comprenant la généralité des populations musulmanes. ..... Planches 60 à 180. 

3" Partie. — Les peuples chrétiens à partir des Byzantins, présentant la succession 
des modes du costume européen, depuis le haut moyen-âge jusqu'au seuil du dix-neuvième 
siècle Planches 181 à 410. 

4^ Partie. — L'Europe des temps modernes par nationalités distinctes, comprenant le ré- 
trospectif pour les groupes n'ayant point eu d'influence marquée dans le passé sur le mouve- 
ment général de la mode, proprement dite, tels que la Laponie, la Suède, la Norvège, l'E- 
cosse, la Russie d'Europe et d'Asie, entrée dans le monde politique européen vers la fin du 
quinzième siècle, et la Pologne, dont le peuple s'est fait remarquer par la persistance en ses 
propres traditions Planches 411 à 500. 



SOMMAIRE DES QUATRE PARTIES. 



Pkemière partie. 

Egyptien. PL 1 à 9. — Assyrien et Hélraïque. 10 à lo. — Phrygien, Perse, Parthe, etc. 
14. — Grec. 15 à 28. — Etrusque et Gréco-Romain. 29 à 33. — Romain. 34 à 46. — 
Chaussures. 47. — Celte ou Gaulois, Slave ou Sarmate, Germain ou Teuto7i, etc., jusqu'au 
Franc-Salien, et depuis les fossiles des âges du bois et de la pierre. 48 à 59. 

Deuxième partie. 

OcÉANiE. — Noirs et bruns : Alfourous, Papous , Australiens. Jaunes et bistrés : Malais et 
Malayo-Polynésiens. 60 à 6(5. 

Afrique, régions équatoriales et australes. — Les familles noires : guinèenne, sènègamliennc , 
soudanienne, abyssinienne , alantou ou cafre. La famille jaune. Hottentots et Boschjesmans. 
67 à 75. 

Amérique , du sud extrême au pays des grands Esquimaux. — Naturels du Brésil , du Pa- 
raguay, du Chili, du Tucuman, du nouveau Mexique , de la Sonora, des Etats du Colorado, 
du Kansas, de Nébraska et de l'Orégon ; haute Californie. — Les Minas, noirs d'origine afri- 
caine, du Brésil eb de l'Etat de Buenos-Ayres. — Les Chiliens d'origine espagnole, et 
les métis. — Les Mexicains de la race conquérante et les sang-mêlés. 76 à 82. 

Amérique et Asie. — Les Escfuimaux. 83 à 84. 

Asie. — Chinois. 85 à 93. — Japonais. 94 à lOG. — Chinois- Jctponais, Indo-Chinois. 107 à 
109. — Tndous. 110àl31. — Singhcdais et Malais. 132 à 134. — Types généraux, coiffures, 
le turban. 135 à 136. — Persans. 137 à 143. — Attirail de fumeur. Turkestan, Perse, 
Inde. 144. — La prière musulmane ; le salut oriental. 145 à 146. — Orient, moines et 
religieux chrétiens. 147. — Syrie, montures de voyage. 148. 

Afrique, partie septentrionale. — Algérie, Tunisie, Egypte. Les Kcihyles, les Arabes, les 
Maures, etc., 149 à 168. 

Turquie d'Asie. — Constcmtinopolitains, Arméniens, Kurdes, Grecs, Turcomans, Bithy- 
nicns. Syriens, Druses, Bédouins, etc. Musulmans, chrétiens et Israélites. 169 à 180. 



— 4 — 

Troisième partie 

Byzantin, Abyssin, Franco-Byzantin. 181 à 18;î. — Europe, du ciiKjuièiiie siècle au commen- 
cement (lu dix-neuvième. 184 à 410. 

Quatrième partie. 

Suéde, Norvège, Islande et Laponie. 411 à 418. — Hollande. 410 à 4i'4. — Ecosse. 425 à 
427. — Anylelerre. 428 à 481. — Allemagne, y compris le Tyrol et la Bohême. 432 à 
4;j3. — Suisse. 434 à 436, — Types généraux, attirail de fumeur, 437. — Russie d'Europe et 
d'Asie. 438 à 448. — Pologne. 44'J à 457. — Hongrie, Croatie, Bulgarie , Roumanie, Mol- 
davie, Valachie, Grèce. 458 à 464. — Italie. 405 à 468. — Espagne. 469 à 4SI. — Portugal. 
482 à 483. — France. 484 à 500. 



Xuta henc. Nous rappelons que, chaque volume contenant cent planches, le numérotage de chacune 
d'elles désigne toujours le volume lui-même. Le tome premier étant consacré aux tables et au texte 
général, la série des planches commence par le tome second, planches de 1 à 100. Le tome troisième 
va de 101 à 200, et ainsi de suite. Nous engageons d'ailleurs les souscripteurs à numéroter légèrement 
au crayon, d'après la table de concordance des chiffres avec les signes, contenue dans l'avis au reliem-, 
soit la planche soit la notice qui l'accompagne, de façon que la consultation de l'ouvrage n'offre plus 
aucune indécision. 



TABLE ANALYTIQUE 



DES PLANCHES ET NOTICES. 



Peemière paetie. Planches 1 a 59 inclusivement. 

Planches. 

Égyptien là 9 

Assyrien et Hébraïque 10 à 13 

Pheygien, Peese, Paethe, etc 14 

Geec 15 à 28 

Étrusque et Gréco-Romain 29 à 33 

Romain * 34 à 46 

Types généraux, chaussures • • 47 

Celte ou Gaulois, Slave ou Saemate, Geemain ou Teuton, 
etc., jusqu'au Franc-Salien , et depuis les fossiles des âges du bois 

et de la pierre 48 a 59 



PLANCHES ET NOTICES. 



PI. 1. — Egyptien. 



Costumes de guerre de Ramsès le Grand (Sésostris). Le char de combat des Pharaons et 
son attelage. L'étendard royal et ses gardes. L'Égyptien brûlant de l'encens. Coiffures en che- 
veux, en métal, cuir et étoffe. 



PI. -1. — ÉGYPTIEN ET DIVERS. 

Tenues de guerre, comportant en outre de l'égyptienne, les familles humaines représentées 
dans les vieilles peintures : les Noirs, les Asiatiques (Tyriens, Troyens, Bactriens) les gens du 
Xord, à peau blanche. Chars de combat, habillement des attelages. L'homme d'armes et le 
cocher ou servant d'armes. 

Le vêtement militaire national égyptien. Le clafl et la eaïasiris rayée. Le casque d'airain. 
La cuirasse de lin. Les boucliers. L'arc, les javelots, les haches d'armes, le casse-tête et le poi- 
gnard. La canne gravée d'hiéroglyphes, insigne du commandement. Jjurœns, insigne de la 
souveraineté. L'offrande aux dieux des cheveux coupés. Le sort des vaincus. 

Le nègre aux grosses lèvres avec la chevelure teinte en rouge et les grands anneaux d'o- 
reilles. 

Emploi simultané dans les armes des bois durs et des bois souples, des os, du bronze, du fer 
et du silex. 

PI. 3. — Ér4YPTIEN. 

Costumes civils. Egyptiens siégeant; l'Egyptienne accroupie. La joueuse de mandore. 
Ramsès II Meïamoun. Les cheveux frisés, les chevelures nattées et les perruques. Les pein- 
tures du visage; les collyres; la teinture de la peau, le henné; l'onction du corps. 

Le hlaft ou claft, coiffure nationale, et les bonnets ajustés. Les vêtements de coton, de lin et 
de laine; les mousselines transparentes. Bracelets, colliers et bandeaux d'orfèvrerie et de verro- 
terie. L'o.sM, le large collier en figure de pèlerine. Lhiro'us. 

PI. 4. — ÉCrYPTiEN ET Nubien. 

Les parures divines et les parures rustiques. Dieux et déesses. Pharaons et reines de l'ancien 
et du nouvel empire, c'est-à-dire des temps ptolémaïques. L'usage des plumes et des plumages 
dans les vêtements et les coiffures. La personne teinte entièrement en jaune, en rouge orangé, 
en indigo ou en vert. 

Le schenti, pagne bridé ; la jupe, avec ou sans bretelles, à l'usage des femmes. Le corselet 
des hommes. Klafts divers, le capuchon embrassé par un plumage d'oiseau. La grande robe 
servant de manteau. Le tablier royal. Les colliers à plusieurs rangs, et le mmat leur servant de 
contrepoids. Les parures d'orfèvrerie et antres. 

liC inclicnl complet, composé du casque de guerre et de Va/e/r, la haute mitre flanquée de 
plumes d'autruche. Les insignes du souverain : le ndJcclch, fouet à deux lanières ; le pedum, 
crosse ou houlette; le lihms; Vurœus; le long cordon: la croix ansée. La canne servant de 
sceptre aux déesses. 

Trônes. L'étendard de Bamsès ITT. 



PI. 5. — Égyptien. 

Mobilier. Lits, divans et trônes. Lits pour la nuit et lits de repos pour le jour ; l'escabeau 
pour y monter ; le chevet mobile, Vouol, servant d'oreiller. Le miroir sur pied. La matière des 
chaises, fauteuils, marchepieds et divans ; les étoflfes dont on les recouvrait. 

PI. 6. — Égyptien. 

Ustensiles et objets domestiques. Les grandes harpes. Les prêtres musiciens. La danseuse 
noire. L'esclave égyptienne. 

Boîtes à parfums. Offertoirs ou cuillers à parfums. Unguentaires. Boîtes de toilette. Miroir 
de main. Yentouse en corne. Vases à collyre, peigne, etc. 'L'ouoI, le chevet mobile. 

PL 7. — Égyptien. 

Ustensiles domestiques et objets servant au culte. Amphores, aiguières et cruchons. Vases 
balsamaires et autres, de toutes les dimensions, y compris les flacons. Corbeilles, coupes, sacs, 
offertoirs. Types d'esclaves. 

PI. 8. — Égyptien. 

Palanquins et bateaux. Palanquins royaux : 1" le grand naos; 2" le petit naos, sous Tum- 
hella ou le parasol, avec le tréteau, pour les arrêts ; 3" la chaise avec le marchepied des trônes 
portée sur un plancher. Les porteurs, les longs éventails et les émouchets. Le palanquin de 
voyage et son parasol. 

Le cange ou le bateau du ISTil ; avec l'aviron seul, et avec la voile et les avirons. 

PI. 9. — Égyptien. 

Cour intérieure d'une habitation privée, quatorzième siècle environ avant l'ère chré- 
tienne. 

Restauration, avec plan d'ensemble, de la maison riche et de ses dépendances. Les maté- 
riaux- des constructions de ce genre. 

PI. 10. — Assyrien, alias Hébraïque. 

Costumes de cour et de guerre. Meubles, armes et objets divers. 

Le souverain sur le lit de repas ; la reine sur une chaise ayant le marchepied des trônes. 
Tous deux élevant la coupe des libations. Leurs serviteurs agitant les émouchets. 



Les visages peints et fardés; les frisures; la chevelure et la barbe poudrée, parfois d'or; 
la perruque et les postiches. Les stigmates du front et des poignets ; les aromates et les on- 
guents. 

Les bandelettes, les robes et les couvertures frangées. Les joailleries. 

Tables dofïrande et de libation ; table basse ; trône en forme d'escabeau. Le brûle-parfums ; 
les nattes ; les émouchets. L'incrustation des meubles ; la matière des coupes. Épée, poignard 
et carquois. Soldats d'infanterie armés du grand bouclier et de la pique. 

PI, 11 et 12. — Assyrien, alias Hébraïque. 
(Notice commune,) 

Rois, reines, seigneurs, soldats, eunuques, etc. Costumes d'apparat et tenues de chasse. 
Les chariots massifs pour la chasse des grands fauves. Le char attelé en iriga, les che- 
vaux empanachés; leur harnais. 

Les tiares et le diadème, les bonnets et le turban. La candys, la robe- médo-persique ; la 
shlc; les tuniques; le surtout à frange; la double ceinture. Le pectoral du roi, La sandale 
à quartier, dite chaussure persique. Les bottes. Les bottines lacées. Le justaucorps piqué 
formant cuirasse ; le long poignard, la courte épée et son baudrier. Le gantelet pour le tir de 
l'arc. L'arc coudé. Les bracelets d'avant et d'arrière-bras. Le sceptre, bâton court; le pa- 
rasol, emblème du pouvoir, la pomme de pin, symbole du réveil de la nature. Ijq.?, jjsaltérions 
aux mains des musiciens. 

La chasse à courre dans le paradisi. Le souverain monté et suivi de ses pages maniant 
l'arc. 

Pompes royales ; le salut prosterné, etc. 

PL 13. — HÉBRAÏQUE. 

Vêtements sacerdotaux. Les caleçons, tunique, ceinture et haut bonnet du simple prêtre 
ou lévite. Le 7neil, ïéphod, le pectoral ou rational, le minozophet (mitre, tiare ou turban) 
du grand prêtre ou le prêtre oint. 

Exemples partiels empruntés aux monuments égyptiens pour établir le parallélisme des 
pièces du costume sacerdotal des Hébreux avec le costume de l'ancienne i^gypte. 

PI. 14. — Perse, Parthe, Arménien, Palmyrénien, Phrygien, Les Amazones. 

Costumes, armes, meubles et ustensiles. Figures des temps héroïques et de l'époque du 
bas-empire romain. La tunique simple, avec ou sans ceinture ; avec deux ceintures ; avec ou 
sans manches. Tia tunique superposée, avec manches courtes ou sans manches. La robe 



— 9 — 

longue à larges manches ; la demi-longue. Le manteau léger, le manteau court et le demi- 
long. Le manteau royal, long, frangé. Le haut de chausses ou pantalon. Les anaxyrides et 
sarabares. Les bonnets, capuchons, mitres et tiares. Les diadèmes, les couronnes et les ban- 
deaux. Les gants des Perses et leur chausson. Les bonnets phrygiens. 

L'arc du Troyen. La hache et le marteau d'armes ; le bouclier ou \dbpeJta des Amazones et 
leur accoutrement de combat. 



Sièges et trônes ; émouchet. 



P. 15. — Grec. 



Costume de guerre. 

Nota bene. — Pour étudier avec fruit le soldat grec, il faut le voir en action, comme on le ren- 
contre dans les peintures des vases ; nos pi. 15 et 16 représentent particulièrement des atti- 
tudes de combat provenant de ces peintures. Seulement le guerrier n'y étant généralement 
représenté qu'avec le principal de l'armement des temps héroïques , il est nécessaire de com- 
pléter cette première étude par l'accoutrement comportant toutes les pièces accessoires du 
costmiie guerrier, lequel varie selon le temps et suivant le genre particulier de l'arme ; troupes 
de ligne ou d'infanterie légère, et cavaliers plus ou moins lourdement armés, selon leur rôle 
dans la tactique. Ces armements diversifiés ont fait l'objet de savantes restitutions que l'on 
trouve en notre planche double, n°' 25 et 26, et pour ne pas avoir à répéter des indications 
de détails, décrites avec soin dans la notice de cette planche double, nous n'insisterons pas sur 
les sujets représentés par les peintures des vases. A propos de cette série, nous indiquons sur- ■ 
tout l'objet principal des notices, formant l'ensemble préliminaire de l'étude qui se résume avec 
la planche double. La pi. 15 représente : un cavaher armé à la légère et combattant de la lance ; 
le psUe ou le voltigeur tirant l'arc apoUonien,- un guerrier encore incomplètement armé, 
dont on voit la cuirasse, l'épée, la lance, le casque, le bouclier et la chlamyde ; un soldat or- 
nant son casque de peintures ; des glaives et des casques divers , des boucliers portant des em- 
blèmes. 

La notice traite du Grec primitif, des mœurs du soldat, des ruses du guerrier, de la mêlée 
des batailles, du sort du vaincu; de la composition d'une armée grecque; de sa marche en 
bataille ; des modes du commandement ; des enseignes, des signes employés par les soldats 
pour se reconnaître entre eux, etc. ; enfin des armes défensives et offensives, en général ; 
du caractère de chacune d'elles, et la matière dont elles furent successivement faites, depuis 
le bois des massues jusqu'à l'âge du bronze et l'emploi du fer. 

PI. 16. — Grec. 

Costumes militaires. Chariots de guerre, de course et de triomphe. Harnais de tête du cheval. 
Casques de chefs. La ^Jeto. 



— ]0 — 

• 

Chef engaf^eant l'action , portant le bouclier armorié avec pavillon pendant, servant an si- 
gnal du combat ; soldat de ligne, accroupi dans l'attitude du phalangite de premier rang, armé 
du casque et du bouclier héofims. Soldat en costume de voyage. 

Chars de guerre de l'époque héroïque; leur attelage et leur usage dans la bataille. Les 
chevaux bardés. Le cocher du guerrier. Le char pompeux, à roues basses. Le chariot rapide, 
monté par un seul écuyer menant le quadrige dans les jeux du cirquo. 

PI. 17.— Grec. 

Vêtements masculins et féminins. Casques de types divers. 

La clihnnyde ou chloènc, le manteau léger ; le grand manteau, pallium (le plurros d'Homère) ; 
le pal liu)n léger. La podère, robe longue tombant jusqu'aux pieds. Le calas fief os ou zodiofe, la 
robe bigarrée. Les deux ceintures extérieures, le strophion et la zona. \iimpiJia, la chaussure 
de feutre montant à mi-jambe. Les jambières des marcheurs. Le chapeau thessalien suspendu 
dans le dos, à la façon des voyageurs. Le bâton des hérauts ; le caducée, insigne du mes- 
sager. 

Casques avec le timbre arrondi ou ayant la forme phrygienne, et convenant aux chefs. 
Casques à visière innnobilo, de tournure exotique, et que l'on retrouve à l'usage des gladia- 
teurs (voir à la planche donble, n'"' :>r)-?)7). 

PI. 1 K — CtRec. 

La parure des femmes depuis la toilette du corps. Pièces du vêtement et objets à leur usage. 
La toilette secrète; le bain suivi de l'onction. Les électuaires, leurs récipients ; les eaux de sen- 
teur. La chevelure et ses usages ; les préjugés à son égard ; ses teintures ; le sapo ou savon pour 
lui donner du lustre ; sa frisure. Les perruques, les poudres et les parfums. 

Les tissus légers et les tissus transparents, voiles, écharpes, tuniques. Le voile flottant, le 
kredêimion. Les bandelettes. Le sfrophion, ceinture mise sur le vêtement au-dessous des ma- 
melles ; la zona, ceinture du ventre ; VanamasMialisfor, se mettant sous les aisselles et passant 
par-dessus l'épaule (voir, pour le bandeau maniillaire posé sur la peau, la planche suivante). 

Bassins, chaises, miroirs à main, cassette à bijoux, lapyxis, écrin. Types du flaheVum, l'é- 
ventail fixe, et de Vwnliella, le parasol ou chiroforion. T^a dame et sa servante. 

PI. 1 ;i, — CiREC. 

Pièces diverses, depuis les plus intimes, du vêtement féminin. Le bandeau maniillaire ou le 
lien du sein, posé sur la peau, T^a chemise, Vèsophorivm. Tuniques et cJ/ifon'!. La casfuJa, jupe 



_ 11 — 

prenant au-dessous du sein. La tunique ionimne, robe longue, à manches, portée sans cein- 
ture. La tunique courte et, comme l'ionienne, du genre des blouses, mais sans manches. La 
tunique dorimne, descendant jusqu'aux genoux et dont la ceinture était à la hauteur des 
hanches. Les légères tuniques couvrant à peine la ceinture. La folla, la grande tunique de 
cérémonie ; \anabole diploidion et Vhemidiplùidion, selon qu'il est simple ou qu'il se double. 

PI. 20. — Grec. 

Vêtements à l'usage des femmes. La palJa ou le péplon, de la grande palla à la palla suc- 
cinda, et aux ^^«//w/œ diverses. Le clûamydion, la cMamyde réduite. La chloène. La hinica 
talaris ; la ivcûiqvie podère. Ijq^ par ypiMs, broderies de la tunique transparente. Le léger man- 
teau brodé, famille du pharos. Le mantelet. Tunique longue du caractère dorien, et chiionique 
de la même famille. Coiffures, colliers Qiperiscélides, anneaux de jambes. 

PI. 2 L— Grec. 

Coiffures en cheveux des femmes et des jeunes hommes. Voiles, bandelettes, bonnets, dia- 
dème, couronne et chapeau. Les perruques et les parties postiches. La teinture et la frisure 
des cheveux ; leur ablation dans le deuil. 

Le nimlus; le sphendoné; le cecryphaïe ou réseau appelé aussi opistJwsphendoné ; la vesica, 
vessie; la mUelIa, petite mitre, hepétase, chapeau. Le stropMon, diadème. 

Entrichon, peniké et frocomion, parties de la coiffure en faux cheveux. Les triylènes et triot- 
iides, pendants d'oreille. Les cigales et les sequins ou draclimes suspendus à des anneaux mo- 
biles. 

PI. 22. — Grec. 

Instruments de musique et types des musiciens. Lyres et hâhs ; harpe, le trigone; cithare, 
double-flûte, syrinx. 

Le musicien ambulant, chanteur et danseur. Lb. psalterùt, musicienne de profession, chan- 
tant et dansant dans les festins. La robe brodée en couleur, transparente comme les taren- 
tines. 

PI. 23. — Grec. 

Mobilier et ustensiles des repas et des banquets. La façon dont on en usait. 

Le triclinimn; les lits drapés; la table à tiroirs. Les préliminaires du repas; la place d'hon- 
neur ; celle des femmes, lorsqu'elles étaient admises. Les trois services et Yacroama, ou le 
divertissement. 



— 12 — 

Les vases, le cratère, le capis, Vhydria. Les hantharos, gobelets à deux anses ; les coupes et 
les rhytons. TiR corbeille à pain ; les vases de verre, les sacs, etc. Les couvives. La servante et 
la musicienne. 

PI. 24. — Grec. 

Costumes de ville et d'intérieur ayant la tournure de l'usage, et portés par les Tanagréennes. 
Le chiton ou tunique talaire, robe intime, chemise longue. JjQ pepJos on liimation. La calyptra 
manteau léger, voile et châle. Les souliers jaunes à semelles l'ouges. Les chevelures teintes et 
poudrées. Les visages peints. La cavsia thessalienne, chapeau de paille. L'éventail en feuille 
de lotus. La poupée. 

PI. 25 et 2G. — rjREC (planche double). 

Costumes militaires. Parures civiles. La guerrière et la chasseresse mythiques. Les pourpres , 
teintures. Les soldats, selon l'arme et le rang : le chef, V//opJife, le peltasfe, le cavalier, le phi- 
langite, l'archer ; le guerrier victorieux. 

Caractère des armes diverses ; leur maniement ; leur rapprochement avec celles des temps 
héroïques ; leur réforme aux époques historiques. Le jW5 militaire ; la tactique de la phalange. 

Armes défensives. 

1" Les cuirasses; la brigandine recouverte de plaquettes de bronze; la cuirasse en métal 
plein, à charnières ; la cotte d'armes, faite de tissus croisés, doublés et feutrés ; le justaucorps, 
en cuir renforcé par un poitrinal en bronze formé par une série de disques ; la cuirasse du genre 
dit imbriqué, composée d'écaillés en bronze posées à recouvrement sur le cuir ; le plastron en 
bronze sur un buffletin ; la bijigandine en cuir seul. 

2" Le prolongement de la cuirasse, cuir en lanières ou en tablier. 

3" La ceinture, courroie forte, ou bronze martelé. 

4" Les casques ; à timbre arrondi, crête basse, visière et jugulaires mobiles, crinière en éven- 
tail ; en haute calotte, crête de métal ajouré, cimier en crins, queue flottante ; le casque téo- 
tien, à larges joues fixes et nasal imniol)ile, haut cimier droit formant la crosse, crinière à queue 
flottante ; Vétrusqite, de forme conique, à grandes antennes, crinière flottante en retombée ; le 
grand heaume, ou le casque, dit de Minerve, à visière mobile ou simulée présentant les traits 
supérieurs du visage humain; le casque à bombe et celui de forme phrygienne; le casque avec 
les porte-aigrettes pour ficher les plumes ; la calotte métallique nue, et le casque recouvert par 
une tête d'animal en nature; le casque triomphal, et enfin la coiffare en cuir tenant lieu du 
casque, et s'additionnant d'un long couvre-nuque. 



— 13 — 

5" Les bretelles de la cuirasse et les épauUères^ parfois prolongées par un brassard d'arrière- 
bras. 

6" Les cuissards en bronze. 

7° Les cfiémides en bronze, en étain lacées sur une jambière. La demi-cnémide et la talon- 
nière. Les jambières de cuir. 

8" Les crépides, sandales à lanières ; la semelle rouge pour les chefs ; en bois et cloutée pour 
les marcheurs, avec l'éperon pour le cavalier. 

9" Les boucliers, depuis Vaspes, le grand bouclier argien, rond et bombé ; le bouclier en bois, 
recouvert de plaques de bronze; celui d'airain, et celui en bois renforcé de croisillons, jusqu'à 
ceux du genre de la pelta, un treillage d'osier recouvert de cuir. La guige pour la suspension 
de l'arme ; la grande énarme pour le passage du bras ; sa poignée principale, et les cordons of- 
frant d'autres poignées à l'occasion. 

10" La chlamyde, le manteau enroulé au bras, remplaçant, au besoin, le bouclier. 

Armes offensives. 

V La courte épée et Vépée allongée. Les fourreaux de ces armes et les baudriers pour leur 
suspension. 

2° La hache, au fer coupant, au talon en pointe. 

3" La masse d'armes, en bronze. 

4° Les piques, lances, javelots et javelines ; Vamentum ou le cordon de cuir pour le jet de ces 
armes. 

5° La pique haute et les longues lances ; le contas et la sarisse macédonienne. 

G° 1j umlo du bouclier. 

7" L'arc, les flèches ; leur carquois et les trois manières de le suspendre. 

8" La main et le pied armés. 

Il égide de la guerrière mythique appartient au système défensif, et la gymnastique repré- 
sentée par la chasseresse était la première préparation du guerrier. 

Les ruses du combat; le trophée du soldat victorieux. La couleur des vêtements, en général ; 
la teinture de l'étoffe et des cuirs des harnais de guerre. La pourpre marine et la pourpre vé- 
gétale. 

Parures civiles. 

Grecs du temps des Ptolémées, embaumés à l'égyptienne. Costumes des deux sexes. 

Les tuniques ; la robe à manches ; la ceinture en tablier ; les bandes d'orfèvrerie cousues sur 
les tissus. Les pieds nus ; la chaussure de fibres végétales. Diadèmes et colliers, dont le torquis % 
la profusion des bagues ; les cordons d'orfèvrerie et les pendants d'oreille. 



— 14 — 

PI. 27 ot 2S. — CtR-ec (planclie double). 

Pièce principale d'une riche maison athénienne, au cinquième siècle avant l'ère chré- 
tienne. 

Restauration, avec le plan d'ensemble des distributions de la construction, qui est celle 
d'une maison de ville. Salle à manger, meublée en iricliniiim, comportant l'antichambre, la 
chambre servant à la réception des hôtes, et la chambre de repos ou de sieste. Au centre, la 
pièce de la famille, et le portier à son poste, à la porte d'entrée. (Voir Vairium de tournure 
grecque, pi. o;>.) 

PI. 29. — Étrusque. 

Costumes de guerre et autres. Chariots divers. 

Les tuniques plissées et festonnées. La chaussure lacée, la thyrrénienjio. Les jambières en 
bandes. Ijb péfase. Le casque ailé de HacVes (Pluton). Le casque à pointe des Thraces. Le port 
delà barbe. Le bâton fourchu du laboureur, le hidens. Le caducée de la messagère. Char de 
guerre attelé en Irijict. Chariot de voyage mené par un quadrige. 

PI. 30. — Gréco-romain, alias Phrygiex. 

Les robes plissées des femmes. La chevelure masculine en chignon noué. Le pas solennel 
du défilé en cérémonie. Le char léger attelé d'un quadrige. 

PI. .")1. — CRÉrO-ROMAIN. 

Objets de parure. Orfèvrerie. Joaillerie. 

Couronnes, colliers, pendants d'oreille, bagues, bracelets, fibules, agrafes, boucles, épingles à 
cheveux, boutons et amulettes. Les ferrets d'orfèvrerie, les cachets et les joujoux d'enfant. 
L'or estampé, l'ambre ou succin, le cristal de roche, les pierres et l'argile. — Des croyances et 
des préjugés au sujet des bijoux et de la matière qui les composait, — Ija couronne de feuil- 
lages en or, marque du rang élevé de la femme, et récompense militaire. 

PI. 32. — Gréco-Rojiain. 

Sièges d'apparat, les trônes ; et sièges ordinaires avec un personnel grec en faisant usage. 

L'affectation des trônes; leur physionomie, en général. Le soUum des premiers Romains; le 
marchepied ou le tabouret en tenant lieu, fhréni/s et suppeda?ieum. Parmi les chaises et pliants, 
les escabeaux et les banquettes : le hlselUum, le Tclismos on cliftmos, le diphros, et, en outre, le 
deinos ou delnos,\e bassin dans lequel on lavait les pieds du voyageur ou de l'hôte. 



— 15 — 

La sévérité du costume de la vierge grecque; la chevelure coupée et la robe ionienne de l'es- 
clave grec. — Le bonnet de l'affranchi romain. 

PI. 33. — Gréco-Romain. 

L'atrium de la maison pompéienne du type grec. Restauration avec plan d'ensemble et 
profil d'élévation de la maison d'habitation et de rapport du citoyen riche. 

La domus, la demeure du Romain ; sa division traditionnelle, h'msula, la maison en ilôt. 
Pompéï, ville de province et de négociants ; ses opulents propriétaires ; leurs locataires et leurs 
boutiquiers. Les voies de la ville, leurs trottoirs ou margines; les boutiques ouvertes, 
fhermopoles, cefiopohs, pojmiœ; les cris des vendeurs, etc. 

L'aspect extérieur de la maison. La vie toute à l'intérieur. Le solarium ou terrasse. Les 
balcons, les mœniana. La porte d'entrée; ses divinités protectrices; son marteau et sa sonnette. 
Le langage du seuil; le cave canem, ou le salut cordial. Le vestibule, ostium ou. prof Jiyrinn , 
comprenant la celïa ostiari, la loge du portier. 

L'afrium iuscanicum; le tetrastylum , le disphmatum, le testudinafum et le corinthien. Iiq 
tallinum ou taluliniim. Les cd(e, les ailes. L'armarium, la bibliothèque. 'Llwsjjitimn, et Ter- 
f/astîdum. L'atriensis, esclave chargé du soin de l'atrium; le dispensator, autre esclave occupant 
la boutique y correspondant. Les imagines majormn, etc. 

Le peristgïium, la cour intérieure ; son impluvium. L'étage supérieur à l'usage des femmes. 
Les chambres à coucher; la salle à manger, le triclinium; Vœcus ou salle cyzicene, pièce d'été 
servant surtout aux festins. Le lararium ou sacrarium, chapelle des dieux domestiques. La 
pinacotheca, galerie de tableaux. Le venereum, le musée secret des Ubidines. 

La cuisine et ses dépendances : Vhorreim, Volearitm, les cellca vinariœ, et le carniariim. La 
déesse Fornax et son autel dans la cuisine. 

Les matériaux de construction. La décoration des parois; les peintures sur enduit, sur pan- 
neaux ou sur verre. Le verre dans les meubles, aux murs et sur les plafonds. L'usage des sofas, 
des paravents et des portières. Les effigies triomphales placées à l'extérieur sur les murailles 
de la maison, et lui donnant le caractère sacré. 

PI. 34. — ROMAIK. 

Costumes militaires. Le légionnaire du temps de l'empire. Officiers, soldats et porte -enseignes. 
Troupe en marche; fantassins combattant, et dans le repos du camp. 

Composition de la légion romaine. Le citoyen seul admis. Armes défensives. Le casque, 
cassis; la cuirasse du soldat, lorica; la cotte d'armes, avec ou sans le prolongement des lanières. 
Les boucliers, le scutum et\&,pelta. 

Armes offensives. L'épée, gladius; le poignard, clunacukm; la lance ou dard, hasta. 



— 1() — 

Effets d'équipement. Tuniques, le sîiMrmaJe et la iuniciiJa; les culottes, 'braccù ; jeminalia ou 
femoralia;\Q. craxate, focale; la chaussure, caliga. Manteaux, ]e pahidamenhim, le sagumet le 
saguhim. Les ustensiles de campagne et le filet contenant les vivres portés par le soldat, etc. 
(Voir au sujet de ce bagage personnel, de ces armes et de toutes les pièces du costume, la 
planche double et sa notice, n°' 36-37.) 

PI. 35. — Romain. 

Enseignes militaires des temps de la république et de l'empire. Le manipulm, Vaigle, la 
concordia, le draco, le vexilhim, hjfmnmêwn et le Jaharnm. 

Le signifer, Vaq^iilifer, rimaginarms,-povte-en?,e\gnes. Les premières enseignes militaires des 
Romains. Leur caractère selon la division de la légion en cohortes, et les subdivisions de celles- 
ci en manipules. L'aigle, enseigne principale de la légion. Les images des empereurs qui y 
lurent attachées, le culte qu'on leur rendait. Les symboles particuliers qui y étaient joints pour 
distinguer les corps les uns des autres. L'étendard ou drapeau, le vcxillnm, enseigne de la ca- 
valerie, ainsi que \aflammula. T^e labarum, étendard impérial. Le draco ou dragon, enseigne 
des barbares, devenu enseigne de cohorte chez les Romains. 

La main droite étendue, et ses diverses significations. La suppression des ornements des 
enseignes en signe de deuil. 

PL 36 et 37. — Romain (planche double). 

Costumes de guerre et tenues d'escrime. Militaires et gladiateurs. Temps de la république 
et de l'empire. L'ancien légionnaire, le tricdre; celui de l'époque impériale en tenue de cam- 
pagne, Vhnpcdiius. Ijeques, le cavalier. Le centurion. Le tribun militaire, en même temps 
phaleratus. Le général en chef, Yimperator. 

L'enseigne de la légion portée par Vaquilifer, celle de chaque cohorte par le signifer. Le 
vexiltariiis , porte-étendard de la cavalerie. 

Variété des costumes de guerre selon les régions , occidentales et orientales. Le fantassin 
au port d'armes. Le cavalier chargeant de la lance (pour le cavalier combattant de l'épée, 
voir la pi. 40, n" (1). Types d'aigles de légion, et d'une victoire portant le vexiUnm de la ca- 
valerie. 

Les combattants du cirijue : le mirmillon, le thrae.v, Vlioptomaclius, le retiaritis, \q pinnircqnis, 
les essedarii, les andahatce, les dimachœri, les catervarii, les fiscales ou cœsariani, les aiictorati, 
les rudiarii. 

Soldats d'infanterie de ligne de la légion romaine, les triarii, hastati et principes. 

Le casque de bronze des plus anciens ; leur cotte d'armes ; le suharmah de laine et les épau- 
lières. I^o, pectoral en bronze. L'épée de bronze, sa poignée, son fourreau, son baudrier. 



— 17 — 

La ceinture avec boucles de bronze. Les cnémides en fer. Le pilum, la lance. La^arma, 
bouclier rond. Les crépides. 

Ce même fantassin, lourdement armé, au temps de l'empire, en marche et en tenue de 
campagne , Vimpeditus. Casque de fer, le cassis, l'anneau pour le suspendre au côté de la poi- 
trine. Cuirasse, la Joiica, formée de bandes d'acier. Le bouclier, scutum. Ses peintures et ses 
ornements de bronze. L'épée, le gladms, à lame de fer de la forme dite ibérique. Son four- 
reau, vagina, le baudrier, lalteus, pour suspendre cette arme. La privation du fourreau, pu- 
nition du soldat. 

Le jjilum , la lance à longue pointe. 

La sularmale en laine, hes femoralia , les culottes; la cravate, focale; les caligce, chaus- 
sure cloutée. 

Le bagage porté par Vimpeditus, son manteau court, le saguhmi, enroulé et porté au bout 
d'un bâton, avec l'outre contenant la provision d'eau, un sac en cuir, une puisette et une 
marmite en fer, et le filet pour le pain et la viande. Vexpeditus, et son bagage porté sur des 
chars. 

Ijeques, le cavalier. 

La cotte d'armes en forme de dalmatique. Cuir et mailles. L'épée et son baudrier. La 
parma, le bouclier. La lancea longue. Les caligcb et l'éperon. 

Le centurion. 

Le casque à cimier argenté, et la crista de plumes; ses bucculœ, jugulaires. Le suharmale 
et les braies. La cotte d'armes et les lambrequins. La cuirasse et ses épaulières articulées. La 
ceinture à lanières pendantes. Le baudrier brodé d'argent. Le campagus, demi-brodequin. La 
baguette du commandement, le vitis. 

Le tribun militaire et lephaleratus. 

Le casque doré. La cotte d'armes à double rang de lambrequins. Le cincforium ou ceintu- 
ron. L'épée celtibérienne. Le paraziomim , glaive court. Les caJigœ du chef, brodequin fermé. 

Les récompenses militaires , les pJialerce et les torquis. 

Le général en chef, imperator et César iînperator. Casque doré ; crista de plumes pourpres. 
Cotte d'armes prolongée par un triple rang de lambrequins. Ceinture et ceinturon. Epée à 
lame dorée. Parazonium. Bâton de commandement. Paludamentum, grand manteau militaire. 
La chaussure , haut brodequin fermé , teinte en pourpre , ainsi que le vêtement. Les signes 
distinctifs du grade suprême. 

Le signifer, porte-enseigne de l'infanterie. 

Le cassis de bronze recouvert par une tête de fauve. Le subarmale , les braies et le sagum , 
de couleur rouge. Cuirasse , la lorica squamata. Le glctdius , le halteus et les caligœ. L'aigle 
de la légion. Le signum des cohortes et des manipules. 

Le vexillarius, porte-éventail de la cavalerie. 

Son armement et le caractère du vexillum. 



— IS — 

Les gladiateurs. 

Le mirmillon ; le casque à grille; le brassard de lames de fer artienlées; l'épée droite. Les 
sangles, ceinture et ceinturon. Le campcstrc plissé sur les hanches ; les jambes différemment 
armées; la cnémide de bronze; l'emploi simultané du calcei/s et de la caliga. Le scvtum. 

Le ihraex. Le casque fermé. La haute jambière de bronze, Vocrea. Les brodequins lacés. La 
sica, l'épée dite de ïhraee. Le gantelet de fer de la main tenant cette arme; \-a parma ilirc- 
cidica, le bouclier. 

Le rétiaire. Son filet et sa fascina ou tridens. 

L'épaulière en bronze et la manche de mailles à gantelet, etc. 

Ti 'origine des combats de gladiateurs. Leur caractère religieux. Les différents combattants 
du cirque. Les esscdarn, cmdabafœ, dimac/iœri catervarii. Les fiscales ou cœscmani, et 
le rudiarius. 

Les aigles des légions. Leur aspect différent. Leur prestige. 

La jnnea ou la pomme de pin , au sommet du signum. 

IjCS personnifications de Rome, coiffées de la tête d'un animal cornu, ou de casques dont la 
forme rappelle l'origine phrygienne. 

Le chef militaire romain portant le hlaff des Egyptiens. 

PI. 8«. — Romain. 

Cérémonies religieuses. Les sacrifices et les offrandes. 

r^a purification d'un camp, SKOvetauriiia. Le martiaïis; V augura le. Le rami/his otlespondaii- 
Irs, joueur de la double flûte. 

Les viriimarii et les immolatus. La vitta sacrée, la bandelette à franges du taureau : la séria, 
l'enguirlandement du porc. 

Jjefiamen;]epopa, sa hache la scena on sacena; la dolahra. Lecîdfrarius.Cefidcnx derniers 
portant le Umns, le jupon ; succincius^ lorsqu'il est court. Le Ubinn, gâteau. 

L'ara ou l'autel. Ses formes^ et les matières qui y furent employées. Jj'ara tiairicrema . 

\Jignispicium, la divination de l'avenir par l'observation des matières enflammées. 

PI. ;r.). — RoMAïK. 

Objets du culte et instruments des sacrifices. 

Trépieds ; «r«r« , boîte pour l'encens; l/nirihi/Jum, encensoir; prœfn'ievlum, vase pour le 
vin sacré. Lénitier. Patères. Cage puUaire. Bâton augurai. Aspersoir. j\falleus^ maillet. Haches, 
acieres et secvres. Couteaux pour égorger. Couteaux pour découper : la securis et la dolahra; 
secespifa, fusil de boucher. Simpulum , cuiller. Fourchettes et spatules. Cuillers pour l'encens. 
Le lihms, la trompette, et le igmpaniim. 



_ 19 — 

PI. 40. — EOMAIN. 

Costumes civils de l'époque impériale 
Cavalier combattant de l'épée. 

Les toges. La foga restrida, la rotonda ou toga fusa. La prœtexle, du nom de la bande de 
pourpre qui la bordait. La toga pur a ou virilis. La togapicta et \i\,palmafa, la toge du triom- 
phateur. La toga rasa, les togce vitreœ, c'est-à-dire transparentes, et la toga trita. 

Le togatus et le togatulus. Le candidatus. Le velatus, voilé de la toge. Le cinctus gahinus, 
la toge ceinte à la Galienne. 

La toge, privilège du citoyen romain. L'éducation qu'exigeait le soin de la draper. La 
disposition de ses plis : le double sinus, le dalteus et Vumho. De la façon dont on en usait 
pour la marche ; des manières dont l'orateur la disposait , et aussi le suppKant, ou encore les 
gens en deuil. Ses couleurs, selon les castes. Ses formes diverses. La toge, parure du lit nuptial. 
La physionomie sévère de la toge voilée. L'orateur à la tribune du sénat, dans l'inviola- 
bilité de son droit. L'obscurité de la couleur de la toge de deuil. ■ 

La togata, à l'usage des femmes, particulièrement des courtisanes. La tunique portée 
avec la toge. Le cîavus angustus et Vangibsticlave. Le cololium, tunique courte. Les cale- 
çons ou culottes courtes, fcminalia ou femoralia; les fascia, bandes enroulant la jambe, le 
sudarium, cravate ou mouchoir. Le calceus, chaussure fermée. Les chaussettes et les bas. La 
domestica vestis, la tenue d'intérieur ; la syntliesina. 

Le pallium on la jjalla. Son caractère différent du grec. Des façons dont en usaient les 
dames romaines. La stola, la robe de femme ; ses variétés ; passée par-dessus la tunique in- 
time. Les deux ceintures, liinstita; la queue des robes. 

Chaussures diverses, depuis le soulier plein et sans épaisse semelle, jusqu'à la crépide à haute 
semelle également en usage. 

La grande pudicité du costume féminin. Le pallmm porté par la matrone romaine. Le 
chevelures naturelles teintes ; les perruques, etc. 

PI. 41. — EOMAIN. 

Coiffures en cheveux ; perruques et bonnets ; bandelette et diadème. 
La eausùù, bonnet des marins. La perruque, mliendnm. 

PI. 42. — Romain. 

Les amulettes et les talismans, les alraxas. 

Les prolra, servatorîa, amoUmenta et les prmfisdni. Uahraca taira. La crédulité à leur 



— 2<» ~ 

sujet et l'introduction dos pierres ou des métaux dont ces préservatifs étaient faits dans 
les parures, comme les colliers, les coiffures et les bagues, 

PI. 43. — Romain. 

Instruments de musi(|nc : à vent, à cordes, de percussion. 

1" Les tihw : avena, fistukc, la flûte; la fih'a ginf/rina, le fifre; la Hbm longci; les iihm 
pares, la paire de flûtes ; les Iihm conjunctw, la double flûte ; les iibm impares , d'un dia- 
mètre inégal. La HUa obliqua, la flûte fourchée ; la tibia utricularis, la musette. Les trom- 
pettes, faites de cornes, de coquilles ou d'airain. Le cornu, grand cor circulaire. 

2" Monocordes ; dicorde; trigonum ; lyre, harpe et cithara. 

;>" Cgmbahim; Untinnabulum ; timbres ou cloches. Tympanon; tambour et crotcdium. 

PI. U. — EOMAIN. 

Meubles et objets mobiliers. Chaise curule. Bois de lit. Tal_)le basse. Armoire ou buffet. Coffre- 
iurt en terre. Clef et cadenas ou serrure mol)ile. Vase de repas. 

PL 45. — Romain. 

Les bains particuliers. 

Ustensiles des alipiJij les épileurs, et des aliptcs, maniant les strigiles. Les huiles, essences 
onguents et parfums. 

La gausape, blouse de bain. 

Type du bain de vapeur et de ses phases successives, fourni par l'antiquité. 

hefrigidarium, la salle pour le bain froid; le fepidarium, pour le bain tiède; \c caldarium, 
l'étuve, et la salle du bassin ou labrum, dans lequel l'immersion se fait, en même temps 
qu'agissent les aliptes, et tour à tour, les épileurs, les tracta fores, les masseurs et les unctores. 

'Uhypocaustum, pour le chauffage de l'eau et sa distribution. 

Le laconicum, élevant la température de l'étuve ; le cVqn'Ux la réglant. 

Les strigiles, l'étrille, le racloir, le gutfus. 

Les pincettes de l'épileur. 

Les flacons et ampoules. Les bassins pour l'immersion partielle. 

Ph 46. — Romain. 

Type de la riche construction étrusco-grecque. Litérieur de palais. Restauration, avec le 
plan d'ensemble de Vatrium, et la vue de l'une de ses ailes, les chambres latérales. 



— 21 — 

Jjes trophées militaires et maritimes. Ses autels, trépieds, et les tables d'ofPrande aux dieux 
Lares. 

PL 47. — Antique. 

Chaussures, depuis les primitives jusqu'aux sandales liturgiques des Papes, et les souliers 
de cérémonial de Charlemagne. 

Types Egyptiens, Perses, Gaulois, Huns, Lombards ; principalement les Grecs et les Ro- 
mains, avec leurs modes et usages. 

La carhatîne; la sandale simple, la crepida, la laxea, la solea, la caligaj \a gallica, le cam- 
pagus, le sandalium, le soccus, socellus, socmlus, le cothurne, chaussures plus ou moins ouvertes. 

Les chaussures closes : Vocrea, le pero, le caïceus, le midleus; le jjJiœcasium ; Vu do, odonia, 
odonaria; les, udones, chaussons et chaussettes. 

La sycionia, les laconiques ou cmiyclèides, les périharides, les per signes, le panloiJhellos, etc. 

Les sculponeœ, la galoche, la solea des esclaves ; ce qu'il convient d'entendre par les pieds 
nus des gypsaii et cretati. 

La chaussure du pied de l'homme libre. 

La ligula, l'agrafe de la crépide, portée par le citoyen. 

Les lois spéciales déterminant le caractère de la chaussure, selon les classes, chez les Ro- 
mains. 

La matière et les couleurs des chaussures. La cordouannerie, Valida. Les semelles cloutées. 
Le luxe effréné des chaussures. L'usage, par les dames romaines, des semelles épaisses pour 
se grandir outre mesure. 

Le baiser de la jambe et du pied du chef, chez les Francs. Le baiser de la mule des pa- 
pes, etc. 

PL 48 et 49. — L'Europe barbare (pi. double). 

Les habitants primitifs de l'Europe, types fossiles, depuis les troglodgtes des premiers âges 
jusqu'aux habitants des stations lacustres, où se rencontrent les rudiments d'une civihsation 
bien antérieure à toutes les civilisations des âges historiques. 

La rencontre des hommes les plus anciens avec les monstres paléontologiques. Les races 
humaines, différentes de caractère extérieur et de valeur intellectuelle, superposées dans les 
couches géologiques. 

La chronomètrie préhistorîq^m, ou la chronologie de l'emploi des armes et outils en bois durs 
et en os, en silex taillé et en pierre polie. 

Les vêtements de peaux d'animaux conservant leur poil ; le cuir travaillé, ainsi que la 
laine, le chanvre et le lin. Les parures faites de cailUoux, de coquillages, de dents d'ani- 
maux, etc. 



Les <;-aeri'iers tic race Manche dont les familles ont détruit l'empii-c romain, et que les 
gréco-latins appelaient communément les hariares. Ages du l)ronze et du fer. 

Les Ibères ou Slaves, les Rasenes ou Etrusques. Les IJlyrkns et les Thraces. Les Galls^ 
CeJies ai Kymrîs. Les Germains ou Teidon><. Les Scythes; les Sarmatcs ; les Scandinaves et 
les Francs, les Méroicinys (voir au sujet de ces derniers et du Gantois, la pi. double 56-57). 

Période des armes en bronze, et période des armes en fer. Détails de l'ornement, du cos- 
tume et de la parure militaire, analysés à chaque figure. 

Exemples isolés des armes en bronze, gauloises et ccltiijues. Cuirasses, haches dont le 
cett; poignard, et poignée d'épée à lame en bronze. 

Les armes en fer du caractère mérovingien : l^frarnée, lance, Vanyon, variété de la pique, 
Vèpée, glaive droit, ainsi que le scamasaxe, épée courte ou dague; la francisque, hache, et le 
bouclier, de forme circulaire, 

PI. 5u. — Scandinavie. 

Armes, outils, ustensiles, costumes et usages des âges de la pierre, du bronze et du fer. 

De Vâye de ta pierre. — Silex taillés et pierres polies. Haches, pointes de lances et têtes de 
flèches, poignard, couteau, hache, marteau, grattoirs, polissoirs, gouge, scie; vases en argile, ha- 
meçon en os, perle en ambre. Temps des dotmens. 

De Vâge du bronze. 

Poignard; ce/^ à douille, épée, pointe de lance; vase de suspension. 

Costume de femme, paraissant celui des femmes guerrières les Slcoldin'ôr, les vierges au bou- 
clier. 

Les tumuti, les cairns. 

De t'âyc du fer. 

Guerrier Scandinave de la première période de cet âge. Le grand bateau à clin, non ponté, 
marchant à la rame. Figures en relief du dernier âge du fer. 

PI. ôl. — Celtique. 

Parures des Celtico-scandinaves de l'âge du Ijronze. Diadèmes, colliers, Ijracclets, ])agues, 
fibules, épingles, boutons, peigne et objets divers en bronze, du premier âge et de la seconde 
période. 

Des commencements de l'âge du l)rouze en Scandinavie. 

PI. :r2. — CeLTICO-ScANDINAVE et AN(rLO-SAXON. 

Objets usuels : agrafes et boucles. Epoques du ]m mze et du fer. 
l'ibulos, broclies, agrafes, boucles et fragment de châsse. 



23 



PI 53. — Celïico-8candinave. 

Parures, agrafes, boucles, etc. Usages funéraires. Premières périodes de l'âge du fer. 
Diadèmes, colliers, bracelets, pendeloques, annulaires, fibules, boucles en or, en argent plaqué 
d'or, en bronze, en fer. 

Bride en bronze d'un mors de cheval. Aiguillettes de lanières en bronze. 

Le cheval de bataille, ses harnais, et jusqu'au chariot de combat, inhumés avec le chef. 

De même, le guerrier dans son navire. 

L'habitant du tumulus, le hoglon, assis sur sa chaise dans la chambre sépulcrale. 

PI. 5-1. — Celtico-Scandinavb, 

Armes, objets de parure, ustensiles de l'âge du fer. Première période, moyen âge, et dernier 
âge du fer. Pointes de lances et têtes de flèche ; épées et pommeaux d'épées ; fourreaux et 
bouteroUes ; éperons; étrier, umbo déboucher; plaques, garnitures d'embouchure des fourreaux; 
fibules, dans lesquels on rencontre l'emploi de l'or, de l'argent, du bronze et du fer, de l'or 
massif, de l'argent niellé, du bronze doré, des grenats enchâssés, de l'ivoire, des os et des in- 
crustations. 

Cuillers en corne d'élan. 

PI. 55. — Celïico-Scandinave, 

Parures et objets divers. Moyen âge et dernier âge du fer. 

Colliers, hracteates, bracelets, annulaires, pendeloques. Fibules, épingles, boucles. Parure 
en pendentifs. Perles, bijoux filigranes etc. Le marteau de Thor, et l'étain. 

Clef, et trousseau de clefs porté par la mère de famille Scandinave. Ornement en diadème. 
Pince et cure-oreilles en bronze. La pince tenant lieu du rasoir. Peigne en corne d'élan. 

Les sjôJconungar, les rois de la mer, du nom que se donnaient les vlMngs. 

PI. 56-57. — GrAULOLS ET FeANC'S-SaLIENS. 

Les habitants de la Claule avant la conquête romaine, et du temps de Jules César, 

Chef mérovingien et soldat franc. Chefs, guerriers, paysans, laboureurs et soldats. Les 
femmes. 

L'arme-outil en pierre ; les armes défensives et offensives en bronze; les armes en fer. 

Vêtements masculins. La saie ou blouse ceinte, de couleur unie ou rayée, comme la vergata, 
la saie aux couleurs de la guerre de l'indépendance. La Iraie, la culotte longue et fermée, La 



caracalla on pal l(i-(/all/ca, tunique ;i manches couvrant le liras en entier. Le hardocuculle, 
manteau à capuchon, ou réduction de ce vêtement (voir le hardocnciiUe , grand manteau, chez 
les anciens Bretons, pi. 425. Ecosse). La pèlerine mise en châle ; le sagum, le court manteau du 
soldat romain. Vêtements généralement de laine, parfois décorés des rayures de la limousine. 
Souliers fermés et bottines lacées. Pileus de forme phrygienne ou bonnet de peau conservant 
son poil. Dans la tenue ordinaire, les chc\'eux flottants, ou leur masse tombante retenue par 
une bandelette, à un ou plusieurs tours, nouée sur le côté. 

Pour les fennnes. Deux tuniques superposées, la supérieure à manches, et descendant plus 
ou moins l)as. La robe pins ou moins longue et le tablier. Le corsage ; le manteau, le paUium. 
Le soulier fermé. La lulga, la sacoche faisant l'office du ridicule. 

Cheveux flottants, ou noués en corymhe, ou enveloppés d'un mouchoir de tête enroulé. Pour 
leur parure, la résille, les bandelettes et la tiare. Les chevelures poudrées, les joues vermillon- 
nées, les sourcils teints, le fard. 

Type de la coiffure en cheveux du guerrier, liarcaniodon, le chef de cent-têtes ; de même 
pour le simple soldat. Soldats et paysans armés, sans aucun armement défensif. 

Guerriers plus ou moins armés de toutes pièces du temps du bronze : casques, cuirasses, 
jambières, boucliers, épée, poignard, lances et hache. 

Cavaliers chargeant ; le harnais de leurs chevaux. 

L'enseigne nationale, le sanglier d'or, servant de masse d'armes. Type du coq dans l'atti- 
tude du combat. 

Guerriers gaulois de l'époque du fer, du temps de Vercingétorix. 

Soldat sous les armes pour le combat. 

Le casque à cornes, à cimier en rouelle. Le bouclier avec Vumho ; le glaive à lame de fer. 

Le soldat portant le carngx, la trompe de guerre, porte-voix de bronze faisant aussi l'of- 
fice d'une longue massue. La calotte de fer sous le bonnet de fourrure. 

Le chef gaulois portant l'enseigne de guerre. 

Le casque aile, bronze doré à crinière flottante, accoté d'une paire d'ailes d'oiseau de proie. 
Cotte d'armes ou brigandine renforcée de bronze ; haut-de-chausses. 

Le chariot, ou la paire de roues, avec la faulx taillée en scie, et l'éperon, engin de ba- 
taille. Le cas(|ue celtihérien. 

Le guerrier vaincu, les mains liées derrière le dos, dépouillé de ses armes et de tous ses 
vêtements ; la saie figurant dans les trophées du vainqueur. 

L'indépendance individuelle du Gaulois. Les Belges, les Aquitains et les Celtes. 

Les Gaels primitifs, tatoués ou le corps teint. Le c'hlan et la tribu. Le déploiement de la 
race des Gallo-Kymris. Pasteurs, chasseurs, agriculteurs, industriels et commerçants. Leur 
tactique militaire. 

La magnificence des costumes et des armes des chefs ; leur prodigalité. Le luxe de leurs re- 
pas. Lii foule de leurs dévoués clients. La passion du vin. 



Le premier regard de l'enfant, le glaive de bronze. 
La table ronde, la table de l'égalité. 
Les autels du druidisme. 
A quel prix la Gaule conquise fut romanisée. 

(Yoir, pour les récompenses et les parures militaires, ainsi que pour la bijouterie des Gau- 
lois, les deux planches suivantes n"^ 58 et 59.) 

Francs-Saliens. 

Chef mérovingien, cavalier; et soldat franc, fantassin. 

Pour le cavalier, la tunique courte , la jupe et le manteau. 

Pour le fantassin , la tunique courte et les culottes serrées ou le haut-de-chausses. Pour les 
deux la chaussure à semelle épaisse, assurée par les liens entrecroisés et montant sur la jambe. 
L'éperon au pied du cavalier. 

Casque du chef, calotte de cuir et de bronze. 

Le soldat, tête nue, n'y ayant pour défense que de grosses tresses de ses cheveux. 

Armement défensif. Une peau conservant son poil, tenant lieu de cuirasse ; une rondelle à 
main à ombilic pointu. 

Armes offensives, l'épée suspendue à un baudrier, le scamasaxe, ]a f ramée, Vangon, et a 
fmncisqiiB) arme et cognée. 

Détails du collier du chef, de la poignée de son épée décorée d'émaux cloisonnés, et de 
l'orfèvrerie du baudrier du soldat. 

(Yoir, au sujet des armes, la planche double ci-dessus, n"* 48-49 et pour les pièces d'orfè- 
vi'erie-joaillerie, la pi. 58.) 

PI. 58. — Gaulois et Méeovixgien. 

Parures forgées et orfévries. Bijouterie. Broderies modernes conservant le caractère celtique. 

Torques, coUi ers militaires. i^oï^e/Zes^ ornements de cou. Bracelets, agrafes, fibules, épin- 
gles et aiguillettes. Boucles et plaques de ceinturon. Ornements divers ; les clefs , passe-par- 
tout. L'aigle, décoration militaire , de la famille des, phaler ce pectorales. 

Or ; argent ; bronze ciselé et gravé ; bronze doré et émaillé ; verroteries simulant les pier- 
reries. Pierres montées en cabochons ou incrustées. Emaux cloisonnés. 

Broderies bretonnes. 

PI. 59. — Grande-Bretagne. 
Les Britanni du temps de l'occupation romaine. 
Les nations galliques. Celtes ou Gcmers (le Kimhr on Cimri, Gumiri, Kijmri, Cïmhre). 



• 

h' Irlandais et le Calédonien {Scoti et Picli) ou VAlbanien. 

Le guerrier nu, tatoué et peint au pastel. 

Le costume d'hiver des habitants de l'île d'Irne , l'Irlande. 

Costume de guerre des Bretons, chefs et soldats, piétons et cavaliers. L'officier en cos- 
tume romanisé. 

Insulaire des Cassitérides (les Sorlingues). 

Druides juges, femmes et prêtresses. 

Les Gain , prêtres de Cybèle à Rome. 

Les brehonnes, les vieilles lois de l'Irlande, et les chefs militaires, les rois dalriadiqncs. 

Les chiens de combat des armées bretonnes ; la tactique militaire. 

Les armes de métal , bronze et fer, et aussi de pierre. La masse d'armes en argile cuite 
Le copa7; le métal pour la fabrication des épées. Les fils de métal en spirale. Les ouvrages 
d'or et d'ivoire, peignes, aiguilles de tête, cuillers, etc. 

Le verre et les verreries colorées. Le drap de laine et les étoffes bariolées dans le goût 
des tartans écossais, aux couleurs du dan. 

(Voiries costumes écossais, pi. 425, 426 et 427, formant la suite histori(|ue jusqu'aux 
temps modernes.) 



TABLE ANALYTIQUE 

DES PLANGHJES ET NOTICES. 

(suite.) 



Deuxième partie. Planches 60 a' 180 inclusivement. 



Planches. 

OcÉANiE. — Noirs et bruns : AJfourous, Papous, Australiens ; jaunes et bis- 
trés : Malais et Malayo-Polynésiens 60 à QQ 

Afeique. Régions équatoriales et australes. — Les familles noires : guinéenne, 
sénégamMenne , soudanienne, aTyyssinienne, alantou ou cafre; la famille 
jaune : Hottentots et BoscJijesmans 67 à 75 

Amérique, du sud extrême au pays des grands Esquimaux. — Naturels du 
Brésil, du Paraguay, du Chili, du Tucuman, du Nouveau - Mexique , de la 
Sonora; des Etats du Colorado, de Kansas, de Nébraska et de l'Orégon, 
haute Californie. — Les Minas, noirs d'origine africaine du Brésil et de 
l'Etat de Buenos-Ayres. Les Chiliens, d'origine espagnole, et les métis. Les 
3Iexicains de la race conquérante et les sangs-mcUs 76 à 82 

Amérique et Asie. — Les Esquimaux . 83 à 84 

Asie. — Chinois 85 à 93 

— Japonais • 94 à 106 

— Chinois et Japonais 107 

Indo-Chinois 108 cà 109 

— Indous 110 à 131 

— Singhalais et Malais 132 à 134 

— Types généraux ; coiffures ; le turban 135 à 136 

— Persans 137 à 143 

— Attirail du fumeur ; Turkestan, Perse, Inde, etc 144 

— La prière musulmane ; le salut oriental. 145 à 146 



— 28 -^ 

Planches. 

Asie. — Chrétiens ; moines et religieux 147 

— Syrie. — Montures de A'oyage 148 

Afrique (partie septentrionale). — Montures et moyens de transport 149 

— Algérie, Tunisie, Egypte. — Les Kab y les, les^ra&es, les Maures,etG. 150 à 108 

Turquie d'Asie. — Condantinopolitains, Arméniens, Kiirdes, Grecs, Turco- 
mans, Bithyniens, Syriens, Druses, Bédouins, etc. — Musulmans, chrétiens 

et Israélites 1 CD à ] 80 



PLANCHES ET NOTICES. 

PI. double GU-Gl. — OcÉANiE. 

Les xoirs; Alfuu.rous, Papous et Australiens. Kana'iues. Nouka-Hiviens. 

Le costume et la toilette, rarmement et les parures de guerre. 
Les âges du bois et de la pierre, encore durant. 

Le Vitien. — Cheveux crêpés et teints ; peigne pour les orner ; oreille traversée par une tige. 
Colliers de coquilles, de dents d'animaux, de mâchoires des petites espèces. Ceinture en tapa,- 
casse-tête, massue, lance barbelée. 

L'indigène des Nouvelles-Hébrides. — Casque eu buis; poitrinal en joncs tressés; glaive en 
scie; lance barbelée garnie de piquants. 

UArossien (archipel des Salomon). — Aiguillettes et anneau du nez percé ; dents noires et 
lèvres écarlates, résultant de l'usage du bétel; chevelures ébouriffées, divisées, teintes; peigne 
orné de glands et de plumes; parure frontale; collier de dents humaines ; hausse-col; ceinture et 
bracelets de coquillages. Les coquilles travaillées, percées et polies, jouant les perles dans les pa- 
rures, et formant la monnaie du pays; tissu végétal, le tablier riche et les jarretières; arc, sagaie 
et casse-tête, dards en bois ou en os, barbelés, empoisonnés, la pointe restant dans la plaie. 

Le village fortifié ; les pièges de ses approches. Les embuscades et les surprises. 

Le jupon des danseurs ; le casse-tête de cérémonie, la chorégraphie entre les hommes seule- 
ment. La condition des femmes. La nudité de la fille non mariée. L'Arossienne et la chauve- 
souris vivante, la roussette, qu'elle loge dans sa chevelure. 



Naturel des îles de l'Amirauté. — Cheveux rougis artificiellement, ou teints en blanc ou 
en jaune; peigne à plume de coq; visage barbouillé, présentant un masque blanc ou rouge; 
tatouages; ornements du front, du nez et des oreilles. Collier de coquilles; humérus pendu au 
cou; bracelets; tablier en tapa fin; arc; fronde, casse-tête. Couteau de ceinture à lame d'obsi- 
dienne. Le signe d'amitié. 

Papous de la Nouvelle-Guinée et des îles voisines. — Le Papou-mafor, le Papou élégant et 
le Papou habillé de laine. 

Papou-mafor : chevelure non teinte, peigne et bouquet de plumes; amulette au cou, en forme 
de figure humaine. Bracelets , la diversité de leur matière et leur accumulation. Ceinture sup- 
portant la boîte à bétel. Le peda, sabre couperet, arme-outil ; arc flexible, flèches barbelées. 
Bouclier orné de chevelures humaines. 

L'élégant : chevelure dressée, teinte en roux, poudrée en blanc; peigne de guerre. Diadème de 
plumes et bandeau en oblique; visage peint en rouge. Bâtonnets au nez et aux oreilles. Ceinture 
frangée. Collier de dents de cachalot et grand collier de coquilles; bracelet mobile, orné d'une 
mâchoire humaine. Massue en bois et son casse-tête en serpentine; marteau d'armes en pierre. 
Lance au dard en os barbelé. La flèche légère servant de petit marteau. 

Le Papou habillé de laine, d'une antique civilisation : vêtement en sac, ouvert pour le pas- 
sage des bras et de la tête, chapeau hémisphérique, riche baudrier portant un sabre droit. 
Lance forte. Bouclier en bois orné d'incrustations. Bracelets et longs pendants d'oreilles. 

Kanagiies de la Nouvelle-Calédonie. — Esquisse de leur société. Les deux races : noir bleuâtre 
et couleur chocolat. Le morceau de tapa, soutenu par la ceinture, seul vêtement habituel ; ma- 
nière de fabriquer le tapa, étoffe végétale. Ce que pense le Kanaque de la chemise et du pan- 
talon, qu'il tient à posséder sans en user. L'usage qu'il fait de la couverture de laine, son prix 
pour lui. 

Les huttes, Iqb paillotes en figures de ruches, les trophées qui les surmontent. Leur ingénieuse 
fixité dans les plus fortes tourmentes. La femme appartenant à la tribu ; les femmes vivant 
entre elles. Le collier des fiançailles, seule sanction du mariage. Les femmes aux cheveux rasés, 
ayant pour tout vêtement une ceinture en corde, et fumant la pipe en travaillant la terre. 

Les chefs, Aou ou AliMrs et leurs sujets les Tambuet. Le taJcata, prêtre, sorcier et médecin. 

Le pilou-pilou ; le caractère de cette fête par excellence de la tribu, donnant le spectacle de 
la guerre. La toilette des combattants selon le goût personnel ; le moinheau complétant leur 
tenue. Le masque de guerre, le dangat, donnant à l'homme qui le porte sur sa tête, une appa- 
rence gigantesque. La danse et les chants dont cette hideuse apparition est le signal devenant 
une frénésie de cannibales. Le début des hostihtés ouvertes, le défi à l'ennemi. Les vestiges 
d'ancienne civilisation. La fronde, les sagaies ; le court casse-tête en bois, celui des chefs 
comportant une hache en jadéïte poHe. Marteau d'armes, dit cagou, en forme de pic. 

Parmi les insignes du chef, l'annulaire du petit doigt de la main gauche, le tillet. 



_ 3<J — 

Le vampire ou rou^^cite dont les poils, teints en ronge, servent à faire des tresses et des 
glands. La valeur de ces tresses servant de monnaie. La femme vendue pour un clou ; la gran- 
deur du clou selon la l)eauté. 

Le fomahau'lc ou la hache, inséparable compagnon de l'indigène; en expédition, la gourde et 
un sac à provisions, La mimique traditionnelle de rétonnement parmi ces populations. 

Ausiraliens. — La terre ingrate et non cultivée par les nomades. La marche de la famille 
absorbée par la poursuite de la nourriture. La femme, bête de somme. T^a durn, la cabane de 
branchages élevée en quelques minutes. TjC sacrifice des puînés. La dureté du châtiment des 
fenimes ; leur mutilation quand périt l'enfant que le père voulait conserver. 

L'Australien ne sachant plus lire les écrits laissés par ses ancêtres. La dégradation physique 
et morale en raison de l'éloignement des côtes maritimes. Les épreuves par lesquelles on passe 
avant d'être un homme fait, un wilyalkinyis. Le manlm ou le tatouage nécessaire pour être un 
homme fait, un guerrier de la tribu. li'os ou le roseau passé dans la cloison du nez, ou 
planté dans les narines. Le corps barbouillé de rouge et de blanc. La peau frottée d'huile qui 
s'y accumule; l'incisive arrachée aux jeunes gens. Le court manteau de kangourou. Lance 
longue en bois dur, unie et barbelée. Javelots ou sagaies, projetés à l'aide du vitmmera. Bou- 
merang, casse-tête. Bouclier en bois ou en écorce d'arbre; haches taillées, en pierre. Petit sac 
en filet contenant les ingrédients pour la peinture du corps et le bois sec pour faire du feu par 
le frottement. L'instinct sauvage de l'Australien se révélant à l'âge de la puberté. Le danger 
d'habiller ces gens h l'européenne, et les conséquences meurtrières qu'ont pour eux les bas et 
les souliers, la chemise et le paletot. 

Naturels des îles Marquises ; chefs Noiilia-liiviens en tenue de guerre. 

Tatouages de la tête aux pieds (voir à leur sujet et k propos de l'emploi du molco, la notice 
de la pi. double G3-G4). Grande coiffure de plumes de coq ; diadèmes, aigrettes, appendices aux 
joues, hausse-col, anneaux de jambes et bracelets, souvent formés de chevelures conquises. 
Pagne en tapa, parfois un petit tablier de peau. Grand manteau de tapor. Coquille nacrée en 
pendeloque. Collier de vertèbres de requin; moitié d'un crâne d'ennemi, pour vase à boire, et, 
comme insigne du chef, l'éventail en jonc tressé, muni d'un manche. Casse-tête, longues lances 
et javelots. Trompe de guerre. 

PI. 62. — OCÉAXIE. 



Coiffures de la Papouasie ou Nouvelle-Guinée et des îles Viti ou Fidji. 

La chevelure devenant le principal objet de la parure parmi les peuplades allant nues, à| 
peu de chose près. IjC besoin de parure, instinct de la sociabilité. L'arrangement des cheveu3 
variant d'autant plus, dans la J\Iélanésie et la Polynésie, que leur nature diffère. 

(Parmi les exemples que renferme cette planche, on voit souvent apparaître comme une 



— 31 — 

grande épingle le manche du peigne en bambou dont on orne les chevelures ; on trouve ce 
peigne caractéristique isolé dans la pi. 66.) 

PI. double, 63-64, et pi. simples, 65 et QQ. — Océanie. 
(Notice commune.) 

Malaisie, Micronésie, Mélanésie, Polynésie. — Costumes et parures, armes et usten- 
siles; usages. Les tatouages et l'opération du jnoJco, le tatouage incisé et enduit, le fataou des 
Nouveaux-Zélandais. 

Personnages. — lîalais de Java et de Bornéo. Dayas ou Dayalcs; le Binua de Singapour, 
divers Dayas en tenue de chasse et de guerre ; leurs femmes. Karens ou Chinois de Bornéo et 
Parsi de cette île. Timor ienne de l'île Eotti, dans les Moluques. Indios des Philippines. Guer- 
rier Havdien et danseuse (fragment) des Sandwich. Papous, Alfourous ou Touracljas des îles 
Célèbes, parmi lesquels TAlfour catholique et les dames du même sang partageant la même 
croyance, en grande parure. Le milicien bourgeois de Tondano en 1828, et des matelots de la 
baie de Gounong-Tello, nid de pirates. 

Pièces détachées. — Coiffures, chapeaux d'homme et de femme, (Micronésie, Mélanésie). Le 
chapeau de forme conique des Carolins. Les saraous des Guébéens, servant de parasols. Les 
casques des Havaïens. Le chapeau de guerre d'un Soulthan des Moluques. Le bonnet du guerrier 
des îles Salomon, et celui des îles Marquises; enfin celui fait d'une écorce de fruit, en usage chez 
les Papous. 

Chaussures. Sandale en feuilles de palmier (Micronésie, Mélanésie). Sandale en paille et mule 
de créole des Philippines. 

Ceintures, en filaments végétaux, coquilles et gi'aines (îles Célèbes) ; décorée en rondelles de 
coquilles (îles Carolines). 

Cuirasse ou cotte d'armes en fibres de coco (îles Célèbes). 

Colhers des îles Carolines. 

Ornements de cou des îles Salomon. 

Ornement de tête des îles Marquises, et le peigne de Tongatabou. 

Pendants d'oreille des îles Salomon. 

L'émouchoir des Sandwich. La pipe en bois sculpté des îles Marquises. Le peigne à tatouer, 
ou le peigne du moko de Taïti ; une cuiller en bois de coco, des Moluques ; une bouteille en 
terre entourée de vannerie et la grande calebasse servant de vase aux Taïtiens, et Volio, la 
grande spatule de six pieds de long, leur instrument aratoire. 

Armes. 

Marteau d'armes en pierre des îles Marianne?. Fronde, haut de lance en bois, carquois et 



— 32 — 

tambour de la Papoua^c; variétés du Zr/s, le poignard des Malais, l'arme et sou fourreau. Le 
lampUan ou coupe-tête de Bornéo. Le IJcvang ou khrvang de Sumatra, et son fourreau avec 
l'agrafe pour la suspension de l'arme. 

Dayas. — Jj orang-outang, l'homme du sol, le Binua de Singapour, existant au fond des 
forêts et n'ayant que des armes exclusivement en bois. Le si2)et, soumpit ou sumpitan, la sar- 
bacane et ses petites flèches empoisonnées; la pique, le glaive et le bouclier, le iavalang. Pour 
vêtement, le tablier, un casque en calotte paré d'une peau de léopard et de plumes, une large 
genouillère de cordons à une jambe pour les longs affûts du chasseur accroupi. La garniture 
de plumes du sipet court, utile pour guider le tir de l'arme. La douceur des mœurs du 
Binua. 

Baya à peau claire, tatouée du Moko. — Cheveux relevés en chignon, maintenus par un ban- 
deau. Daya, coiffé de même, portant la cuirasse travaillée en claies. 

Daya, coupeur de tête, en tenue de guerre. — Dalmatique étroite servant de cuirasse ; long 
sipet garni d'un fer de lance et ayant un point de mire en acier. Aux pieds de ce guerrier, Vottat, 
le seau ou panier servant au transport de la tête fraîchement coupée. La rentrée triomphale de 
l'ottat avec sa garniture dans la tribu. Le traitement et le sort de la tête du vaincu. Les longs 
affûts du chasseur d'hommes ; son habileté pour trancher les têtes. La superstition religieuse 
mêlée à la passion sanguinaire. Les chasseurs ou coupeurs de tête de Sacaran vivant dans un 
état de luxe supérieur à celui de leurs voisins, et en possession d'industries remarquables. 

Femmes dayas de la famille des Biadjoux, l'une des phis civilisées de Bornéo. — Vêtements 
de coton, et coiffure de paille tressée. La petite hotte en bois peint pour récolter des provisions. 
Les Dayas des plaines et les pêcheurs , différents au moins par le teint de la peau. Leur aver- 
sion réciproque et l'état d'hostilité dans lequel ils vivent. Le village fortifié, retranché ; les mai- 
sons construites sur des pieux élevés ; les trois échelles mobiles pour accéder aux habitations. 
Préjugés de la jeune fille Daya, à laquelle son prétendant doit montrer, au moins, la tête d'un 
ennemi vaincu. 

Naturel de Bornéo, en tenue de guerre. — Cuirasse en forme de dalmatique étroite, faite de 
plusieurs pièces. Panier en étui fermé pour les flèches du sipet. Collier et bracelets formes de 
griffes de tigre ou de léopard. Casque en jonc. 

Malais de Bornéo. — Chapeau en forme de cuvette renversée; robe coupée et large ceinture 
aux bouts tombant. Xris à lame flamboyante, et dard de lance du même mode. 

Javanais. Homme et femme, vêtus du long et ample caleçon de caractère indo-persique. 

Les pièces principales du costume enMalaisic : lesarof/ig, sart/ng, sarong, saJtrung, et saltrong; 
le lolamhi; le saboi/7i;,h'/arif; le silmpan; la cnhaie, le dielana, le semboiig et le hovloiûc. 



— 33 — 

La beauté physique selon les préjugés traditionnels. L'aplatissement du nez en vigueur 
dans toute la Malaisie. Les dents noircies par un vernis ; limées jusqu'à la racine, à Sumatra ; 
cachées en les enchâssant dans une plaque d'or, chez les Lampoungs. L'habitude de mâcher le 
siri, commune aux deux sexes, entretenant chez tous la couleur noire. Chez les Carolins, les 
oreilles allongées par le percement du lobe inférieur au point de toucher presque l'épaule. 

La couleur jaune passant pour une beauté; nobles et dames se la procurant à l'aide du 
henné et du curcuma. 

La Javanaise mangeant de la terre, Vamjw, pour se garder de l'embonpoint. Le bétel chiqué 
par les hommes, les femmes et les enfants. Le mouchoir rouge à l'épaule de certaines créoles, 
devenant une pièce du costume. La chique de bétel passant de la bouche du seigneur dans 
celle de son subordonné, en signe de bienveillance. Les amants échangeant leur chique. 

Karen oii Chinois de Bornéo, et la femme indigène qu'il épouse temporairement. L'homme 
dans le costume des jours ordinaires ; la Daya en toilette. 

Parii de Bornéo. — Costume indou. 

Timorienne de la race des Lesghiens, archipel des Moluques. — Costume moulant les formes, 
dans lequel entrent la cotonnade aux vives couleurs, et la soie mêlée de fils d'or. Le pagne, 
seul vêtement conservé, d'ordinaire, dans l'intérieur de la maison ; les seins voilés à l'arrivée 
d'un étranger. La beauté des Lesghiennes, leur donnant des privilèges de souveraines. Le 
mari, de condition inférieure à celle de sa femme, étant à la merci de celle-ci, et pouvant être 
vendu comme esclave par la famille de son beau-père. 

Indios des Philippines, Carayos, Loutas ou Soubanis, en costume de guerre. — Armure, dite 
de mailles, en réalité faite de filaments végétaux. De l'utilité de la dossière, et de l'usage qui 
en est fait dans le combat par le piquier, homme d'armes accompagné de servants. 

Papous des deux sexes, portant des pièces de vêtement de fabrication indo- malaise, plutôt 
comme une parure, que comme une protection de leur quasi-nudité habituelle. 

Guerrier de la garde du roi, aux îles Havaï ou Sandwich (Polynésie). — Manteau, dit de 
plume, dont la trame est un filet; casque en ié^ sorte d'osier; herminette, insigne de comman- 
dement. Tatouage spécial, damier en carrés, triangles et losanges. 

Buste d'une danseuse de l'île Mowi, une des Sandwich. — Tatouages au cou, aux bras, à la 
poitrine, de petites chèvres contournant ses seins. Le caractère de la chorégraphie havaïenne. 
Le grand ton pour les femmes des premières classes de recevoir les visites en étant couchées à 
plat ventre sur les nattes. 



— 34 — . 

Le tatouage, ou la.dtavure de la peau, son origine probable; les avantag-es qu'il procure au 
système cutané. 

Le tatouage océanien, marque de distinction , privilège de castes ; coquetterie des guerriers 
et des femmes ; moyen de reconnaissance entre les frères de la tribu ; chaque famille ayant son 
dessin propre. 

Le tatouage incisé pour être imprégné de molco, et la série de dents en fer constituant le 
peigne à tatouer (voir le modèle de cette herminette, pi. (i6). Le stoïcisme nécessaire pour sup- 
porter l'opération du moko. La façon dont agit l'opérateur, introduisant la teinture indélébile 
dans la plaie saignante au moyen d'un pinceau. Le long temps qu'il faut pour la guérison des 
plaies ; et les reprises, pendant des années, pour arriver à tatouer un Zélandais, du front à la 
plante des pieds. Le moko du Polynésien, équivalent des armoiries de la noblesse européenne. 
Le chef signant du dessin de son moko. Les honneurs rendus par l'ennemi à la tête du guer- 
rier tué dans le combat, lorsque cette tête est convenablement tatouée. Celui qui refuse de se 
faire tatouer, demeurant sans influence dans la tribu. 

L'époux glorieux des décorations imprimées sur la peau de sa femme. Celle-ci ne pouvant 
faire tatouer son visage que dans une mesure déterminée, mais ayant toute liberté sur le reste 
de son corps. 

La variété des dessins mêlés aux linéaments des tatouages, animaux et végétaux, récoltes et 
fruits, combats, sacrifices humains. 

La couleur noire du moko, remplacée par l'indigo chez les Timoriennes. Les tatouages poly- 
chromes, distinctions militaires chez les Orang-Matawis. 

Le tatouage du bas-âge pratiqué par la mère sur son enfant. 

Enfin, parmi les populations faisant le plus grand usage des tatouages, le moko interdit aux 
esclaves. 

Alfourous ou Touradjas des Célèbes. 

TjC guerrier en tenue de cérémonie. Le tapa ou le papier mûrier, remplacé par les soieries 
et les cotonnades à Gorontalo; saroeng malais, veste en camisole, mouchoir enroulé en turban; 
Kampilan, et le bouclier, SalamaJco. 

Catholiques alfourous des deux sexes, en grande parure. 

Les deux écharpes en croix sur la poitrine des hommes. 

L'énorme peigne en forme de croix sur la tête des femmes. 

Ces dames, plus ou moins habillées à l'européenne, mais ayant toujours les pieds nus. 

Le prêtre des Alfours idolâtres prophétisant sur l'aspect des entrailles frémissantes. Le prin- 
cipal chef de la tribu, le hapulahalalc, ajoutant à ses fonctions celle de prêtre ou devin. 

Le salut par l'attouchement du nez, le tckoumih des îles Mariannes, le baiser réciproque, 
d'usage général parmi les indigènes, partout sauvegarde pour l'étranger qui le reçoit. 

L'anéantissement complet de la plupart des indigènes de l'Océanie dans un avenir prochain. 
L'apport des Européens chez ces insulaires. 



— 35 — 

PI. double 67-68. — Afrique. 

Les familles noires : guinèenne, sénégamlienne, soudanienne, abyssinienne, et celle des 
Ahantous ou Cafres, représentées par 1" l'indigène de la côte de Guinée ; 2° le Yoloff et le Peul 
du Sénégal ; 3° le Pahouin, les femmes il/' Pongivès et le féticheur Balcalais du Gabon ; 4° le 
Bertas du sud du Kordofan ; 5" le GalJa des tribus du sud de l'Abyssinie ; 6" VAlyssin; ; 7" le 
Bassouto et le Zoulou de la Cafrerie. 

Le Guinèen de la côte appartenant à des tribus guerrières, faisant usage du fusil à silex, 
arme en fer rappelant la hache coudée des anciens Égyptiens. 

Chef Yoloff &i chef Peul. 

Yoloffs, Mandingues et Foulahs, ces derniers subdivisés en Torodos, en Peuls et en Toucou- 
leurs. 

Yoloffs ; vivant en corps de nation , divisés en castes, polygames. 

La guinée, la toile de coton bleu dont leurs vêtements sont faits. 

Le Koussab, la longue chemise sans manches. Les talismans, le toi, préservatif infaillible. 
Le tamalca, suppléant au tabac. 

Le chapeau de paille, du genre dit hamiarra; l'ample dalmatique, la houhou; la culotte 
appelée y a ta. 

Habitude de relever les vêtements en les fixant pour la marche , la chasse et le combat. Le 
stratagème du combattant s'enveloppant d'un nuage de poussière en remuant le sable avec 
ses mains. 

Les Peuls, Poules, Foulbès, Fellanes, etc., nomades, généralement bergers, campant sous 
des huttes de paille. Chevelure en petites tresses sous lesquelles on loge le reste en tampons, 
l'ensemble largement imprégné de beurre. La blouse ceinte par une étoffe en replis. Le col- 
lier des Peuls, grand collier blanc et bleu. Large emploi du cuir, travaillé avec habileté, et 
de la paille, tressée avec un goût remarquable. Sabre suspendu à l'épaule ; arc long et fer 
des flèches souvent empoisonné. L'archer creusant un trou pour se terrer, et tirer son arme 
sans s'exposer lui-même. (Voir la suite des costumes du Sénégal, pi. 72.) 

Gabonais, divisés en M' Pongivès, Shelianis , dits Boidous, Balcalais, et Fans ou Pa- 
limiins : ces derniers supérieurs aux autres par leur énergie et leur industrie ; polygames et 
fétichistes, anthropophages et trafiquant de leurs morts, habiles à travailler le fer. L'ar- 
balète, la plus dangereuse de leurs armes, et le terrible poison de ses petites flèches. 

Tatouages de race ; incisives limées en pointe. Population toujours sur ses gardes ; village 
disposé en forteresse, les enfants ayant des armes à leur taille. 

Femmes M' Pongwés. — Fichu ne cachant pas les seins ; pièce d'étoflFe tenant lieu de jupe 
ou de tunique ; pantalon ; ceinture-collier portant les moondali, les fétiches , et aussi les clefs 



— 36 — 

des coffres. Boucles d'0i-eille, bracelets, jambières formées d':uineanx accumulés; bagues 
aux mains et aux gros orteils. 

Coiffure en cheveux indiquant la condition de la femme, mariée ou fille. Le dégoût que 
l'homme l)lanc inspire à ces négresses, et leur manifestation lorsqu'elles en rencontrent. 

Balalais fournissant les recrues de l'école de médecine où l'on forme les féticheurs, école 
produisant des ventriloques qui se donnent pour des médiums. Le double caractère du devin 
et du médecin, indispensable pour attirer la confiance des noirs; accoutrement de ces espèces 
de lévites. Pagne bakalais retenu par une ceinture de perles; emploi de la chenille rouge, de 
grappes de perles et de sonnettes ; collier au cou et colliers passés en sautoir. 

Les Bertas, peuplade du haut Nil. — Nègres indépendants, ne se couvrant que par derrière 
d'une peau d'animal tombant de la ceinture; n'employant pour la chasse et la guerre que le 
javelot, l'épée, une courte-massue ou casse-tête, et un grand bouclier. Collier de fer, 
non fermé, de ceux que l'on ne peut arracher à l'homme qui le porte qu'en le décapitant. 

Nkjriiiens-Gallas, tribus errantes et chasseresses, divisées en hordes, d'un caractère pri- 
mitif, un seul chef gouvernant la tribu. — Terribles voisins, scalpant leurs ennemis à la façon 
des Peaux- Rouges de l'Amérique; forgeant le fer avec habileté, et possédant des armes re- 
marquables. Un peu moins nus que les Bertas. 

Clievelure à l'état naturel, ou disposée en longues tresses, toujours enduite d'une épaisse 
couche de beurre. Front tatoué, ceinture en peau. Parfois l'anneau d'argent à l'oreille. 
Bandeau de peau de panthère ceignant la tête, insigne du chef. Lances, grand arc, épée 
courte et droite, long casse-tête, couteau à dépecer. Bouclier; collier de coquillages. Brace- 
lets en fer. Le nombre des anneaux du bras disant celui des ennemis vaincus par le guerrier. 

Ahjssins. — L'anarchie constante de leurs trois Etats principaux, le Choa, l'Amhara et 
le Tigré. 

L'Abyssin ne pouvant rester laboureur, et prenant, comme soldat, le caractère d'un ban- 
doulier du moyen âge ; sa femme l'accompagnant dans les expéditions. La bastonnade donnée 
aux femmes de l'entourage des négus. L'Abyssin habitué à porter le manteau ; les inconvé- 
nients qui peuvent résulter pour lui de l'abandon do ce vêtement ; usage du caleçon et d'une 
pièce d'étoffe de grande longueur autour du corps. Le ïnétah , le cordon de cou distinguant 
le chrétien. Le sachet de cuir pour les gris-gris. 

Cafres, Bassoidos et Zouloiis. 

Les Bassoutos, pasteurs et agriculteurs, d'un vieux sang guerrier persistant dans les cou- 
tumes du Ijerger; l'incision à la cuisse, rendue ineffaçable, et servant de chevrons indiquant 
le nombre des ennemis tués à la guerre. 

Kobo, manteau de peau : jnilcoye , tablier de peau ; jambières lacées ; sandales , les h'chaahi. 



Phuru, calotte de cuir. Bouquet de poils d'antilopes, formant une parure martiale de la tête. 
Collier. Grand hausse-col en bronze, dont la composition ressemble au bronze des anciens. 
Bouclier devenant un étendard, un bâton pastoral et un engin de chasse. Zagaies ; tipa, ou 
couteau; thaJco, poinçon ou alêne; sifflet et amuMtes, portés au cou; massue et casse-tête, arc 
dont les flèches sont souvent empoisonnées. Le Bassouto sortant toujours armé. 

La misère du Cafre privé de bétail. La restitution que le vainqueur fait souvent au vaincu 
d'une partie du butin, parce que ce on ne doit pas laisser périr de faim son ennemi. » 

L'onction générale du corps avec des matières grasses. Le sibih, poudre ; le muloMa, par- 
fum ; le fe/raate passé dans l'oreille. La tête rasée par plaques, formant des sillons dans la 
chevelure. Les bracelets en boyau ou en écoroe; l'ivoire, le cuivre et les verroteries. 

Ama-Zoulous ou Zoulous. — Pasteurs et agriculteurs ; surtout nation guerrière, tous soldats, 
assujettis à une sévère discipline. Leur état, sorte de réunion par sélection des meilleurs élé- 
ments de la race cafre. 

Koho , ^ulwije ^ tablier, bonnet de peau. Bracelet militaire, anneau de jambes. Double pare- 
ment en peau de léopard du manteau, insigne du chef ; plastron ayant le caractère d'un trophée. 
Casse-têtes, zagaies, bouclier pourvu d'un bâton pouvant servir d'appui pour la main. Arc et 
flèche à fer empoisonné, etc. 

Sauf pour les chefs, enterrés avec quelque cérémonie, point d'inhumation chez les Zoulous, 
commençant d'abord par éloigner le malade. 

PI. 69. — Afeique. 

Nubiens. — Costumes, armes, ustensiles, et campement. 

Eessemblance des Kennous ou Barabras avec les anciens Égyptiens. Leur chevelure les 
préservant de l'insolation, les grands soins qui lui sont donnés, et l'extrême propreté de ces 
gens. Caleçon de toile ; ample pièce d'étoffe de laine drapée. Soulier de cuir. Poignard ; mar- 
teau de fer. Bracelet portant un couteau ; plus souvent l'amulette du musulman. Lance ferrée 
au talon. Épée longue, large et droite, arme nationale par excellence; fourreau spécial. 
Bouclier. 

Tente basse ou cabane couverte de nattes, close par des portières. Tête ossifiée d'hippopotame 
et œufs d'autruche, servant de parure à l'entrée de la cabane, etc. Le parasol à l'usage du 
chef, planté auprès de la tente. 

PI. 70. — Afrique. 
Indigènes de Tombouctou, Chilloiûcs, Niams-mams, Bazy ou Bauj (régions du haut Nil.) 



— 38 — 

La femme non voilée et jouissant de la plus grande liberté à Tomboncton, portant la 
gandoura à larges manches et le mouchoir de tête. L'homme coifie de la cliecliia, habillé d'un 
gilet et d'une veste. 

C/rilIouIis, pasteurs et agriculteurs; peu vêtus, protégeant leur corps au moyen d'une couche 
de cendre de bois, ou d'un composé de bouse et d'urine de vache. Chevelure disposée en crête, 
en casijuc, en éventail, les cheveux étant raidis avec de l'argile, de la gomme, etc. Colliers de 
coquilles ou de morceaux d'ivoire; peau de panthère pour vêtement. Lance, sa1)re recourbé. 

C///r.s, du fleuve Blanc. — Calotte de coton sur les cheveux tressés en cordons; pagne, 
collier et bracelets. Javelot pour la chasse aux éléphants. 

Ximns-niams, Soudan oriental. — Tatoués, incisives limées en pointe, cheveux en nattes ou 
en boucles. Bonnet en calotte et haut bonnet surmonté de plumes. Parures en dents d'ani- 
maux. Peau tombant de la ceinture, unique vêtement. L'appendice de l'homme à queue s'é- 
panouissant en arrière en un large éventail. Javelots ; lance barbelée ; le sabre à lames courbes 
et à plusieurs pointes, le irown'bache. 

Bazij ou Bary, du Nil blanc. — Hommes entièrement nus, arrangeant leur chevelure dans 
le genre des Chillouks et des Niams-niams. Femmes vêtues d'un pagne élégant, orné de 
coquilles et de verroteries. Long bouclier ; lance et flèches barbelées. 

PI. 7L — Afrique. (Régions australes.) 

Cafkes et Caféines, pays de MalcoMo et pays des Besrhovanas. — Besckoiianas, 
Bassouios, Maifahbelés, Âmalcosas et Aniazouïaks ou Zoulous. 

Le tatouage, base de la parure pour les deux sexes. L'onction du corps entier, prélude de 
la toilette. Climat n'exigeant pas de vêtements, et la pudeur se contentant de peu, sous ce 
rapport. Le tatouage en saillie sur la peau, cicatrice en relief procurée par la brûlure de l'in- 
cision faite au bistouri. La jeune fille bravant la souffrance pour recevoir cette parure ; les 
femmes tatouées à profusion. 

Les enduits graisseux, oignant la tête et le corps tout entier, mesure hygiénique devenue 
un élément de coquetterie. Le comble de l'élégance pour l'Africaine : se montrer luisante sous 
la couche de mpafoii, huile parfumée. 

Le beurre végétal, le ce, les pommades fortement aromatisées, et leurs émanations. 

L'enlèvement d'une incisive en haut et une en bas, ou ces dents taillées de façon à former 
un vide triangulaire, marque de race pour les deux sexes. 

Arrangement des cheveux très varié. La chevelure des femmes servant de pelote oîi sont 



— 39 — 

fourrés les menus objets. Les arrangements de cheveux demandant plusieurs jours de travail, 
et ayant une durée de six mois et plus. La tête rasée des élégants portant la perruque en cor- 
delettes. Le nliola, rendant les cheveux complètement rouges. 

L'éiDilation générale, sauf aux aisselles. Sourcils des hommes et des femmes également rasés, 
lies repeints ajoutés aux tatouages, et au fard du visage ; le Iwhl pour l'agrandissement des 
yeux. Manteau de peau : sa forme variant suivant le sexe; celui des hommes fort exigu. 
Chalcal, recouvrant les parties sexuelles. Jupe, ou tabhers, l'un par devant, l'autre par der- 
rière. Ceinture en cordelette servant à les soutenir. Blouse, espèce de scapulaire. Bandelette 
voilant les seins des dames, ayant surtout le caractère d'une parure. 

Le singulier tablier de l'arrière en usage chez les femmes des Nassickais qui ne portent pas 
de jupe. 

Les bandelettes de cuir enroulées aux jambes, et les anneaux qu'on y accumule. La sandale 
de cuir. 

Colliers, bracelets d'avant et d'arrière-bras accumulés sur un seul membre. Les clochettes 
suspendues aux jambes des dandys. Bagues aux mains et aux orteils des femmes. Cartilage 
du nez souvent percé, lobe de l'oreille largement fendu et les bijoux spéciaux pour ces ouver- 
tures. Tout le monde fumant la pipe de bois. 

Zagaies, massue, bouclier en peau, etc.; (voir le Bassouto et le Zoulou, pi. double 67-68). 
Les vêtements, parures et armes sont désignés dans la notice avec le nom qui leur est 
propre. 

PI. 72. — Afeique. 

Costumes du Sénégal. 

Les noirs et les Maures. — Le Ttedos, l'homme d'armes. — Ferdcûi, manteau drapé ; tolè, 
surtout en forme de chemise. 

La guinèe et la toile d'Amérique. 

Les signores; les hauts bonnets ; le mouchoir de tête ; le turban disposé en pointe. Les v ariétés 
de la lance, l'arme nationale. (Yoir le Yoloff et le Peul, pi. double 67-68.) 

PI. 73. — Afeique. 
Hottentots, Cafres et BeMovanas ; particuhèrement le Hottentot pur et les Boschjesmans. 

Physionomie du Hottentot, de nuance jaune enfumée, produit d'un croisement de races. 

Le hrosse ou Icaross, manteau en peau d'animal, matelas pour dormir, linceul pour la sé- 
pulture. Le Jcut-Jcrosse, tablier de pudeur ; le second tablier ajouté au kut-krosse et tombant 
sur les reins, pièce importante de la toilette des dames. Calotte de peau pour l'hiver et en 
temps de pluie. La chevelure enduite de suif et de graisse ftiisant un bonnet de mortier noir 
dans les grandes chaleurs. 



— 40 — 

L'habileté des ITottentots pour la préparation des peaux. 

Les avantages sanitaires de l'onction du corps entier par une matière grasse. L'infection de 
la graisse de mouton et du beurre auimal et végétal combattue par le lnhi ou huclni, parfum 
à odeur forte. 

Les peintures dont les Hottentotes se barbouillent le visage. Les verroteries et les perles 
fausses entrant dans la composition des colliers, bracelets, ceintures et tabliers. Le soin parti- 
culier donné au tablier exigu tombant des reins, de manière à attirer le regard sur le dévelop- 
pement postérieur dont la Vénus hottentote se montre fîère. 

Types de la femme riche portant le krosse en double ; de l'homme en toilette de guerre, et de 
la grande parure nationale de la femme de la famille des Boschjesmans. Sarah Bartmann, telle 
qu'on la voyait en public et dans les salons, à Paris, en 1815. 

Cafrcs et Betchouanas. — Le Icerri ou induhu, bâton ou courte-massue en paire. La chevelure 
des femmes disposée en plate-forme pour y porter des fardeaux , un grand panier, un vase de 
terre cuite, etc. Le collier de griffes d'ours d'un chef de tribu. Le bandeau de front, dit le 
« cordon des mariés » porté par les Betchouanas des deux sexes. 

PL 74. — Afrique, — Attirail du fumeur. 

Pipes, calumets, porte-cigares et accessoires. — Exemples provenant de la Kabylie, du Gabon, 
du Sénégal, de la Hottentotie, de l'Afrique centrale, de l'Algérie, de Madagascar, de la côte 
d' Ajan, des rives de la mer Rouge et du Haut-Nil, de l' Abyssinie , de Karthoum et de l'em- 
bouchure du Congo. 

PL 75. — Afrique. (Partie centrale.) 

Suite des types ci-dessus. 

L'usage du matolwuanè, le chanvre ; la manière dont on le fume, les femmes comme les 
hommes, et ses effets sur la force physique et sur le moral des gens. 

PL 76. — Amérique. 

Indigènes du Brésil et du Paraguay : Guaranis, Caraïbes ou Caribes, Botocudos, 

Camacans-Mngoyos, Paris. 

. Nomades en marche ; port des enfants. Bagage de la famille. Bonnet de plumes, le charo ou 
sharo. La barbote, botoque, gnimato. Parure de l'oreille, le liouma. Le gincann, tacanhoba, ta- 
canioba; hjranayka. Tablier féminin. 

Le hamac du Puris; la hutte de verdure, cuari. Trophée : tête desséchée d'un ennemi. 
Couteau, ciseau, Vororo. Instrument de danse, le Jcechiceb. 

L'arc, bigonia. Flèches de guerre et de chasse. 



— 41 — 

Colliers ; chapelet ; plumes. — Cheveux en couromie, flottants. — Tehiture du corps ; Vurvcu, 
le genipaba. 

Filet ; ustensiles ; outils ; briquet, le nom-nan-, marmite de terre, courges, Mcroclc; gobe 
lets; le porte-voix, countchoim cocann ; hache de fer, celle de pierre, caratoii. 

Potè, le feu ne s'éteignant jamais. 

PI. 77. — Amérique. 
Brésil. — Chili indien. — État de Buenos- Ayres. 

Les noirs musulmans du Brésil, les quittandeiras de la nation Mina, portant le 
turban. 

Jj estado indomito , l'Etat indompté du ChiH. Les Araucaniens qui Pocoupent; les Peguen- 
ches. Les Gauchos des pampas du Eio de la Plata. 

L'éperon chilien ; une voiture primitive. — ■ L'industrie des Araucaniennes. — Le long 
mMvi&àVi, ichella ; le toupon, la broche qui le fixe, he poncho, manteau et couverture. Le chi- 
ripa, remplaçant le pantalon. Le tirador, ceinture -vaKse, etc. Le couteau porté sur le dos ; le 
lazo, les lolas et le relenque, le fouet. 

PI. 78. — Amérique. 
Chiliens I Araucans, Créoles espagnols, et Guassos, métis issus des deux races. 

Le poncho, dalmatique sans manches, vêtement national d'antique origine ; son décor en 
bandes rappelant l'ornementation des vêtements de peau. Le chapeau en pain de sucre tronqué, 
du même caractère indigène. Les caïzoneras de toile blanche ; les guêtres ou jambières de serge ; 
les ajotes, sandales de peau, et l'éperon qui s'y ajoute ou s'adapte au pied nu, du côté droit. 

Les péons, agriculteurs et pasteurs du Chili, de Tucuman et du Paraguay. La descente des 
montagnes, à la ramasse. Les Chiliens, excellents cavaliers, domptant le cheval sauvage. 

Indiens arrachant leur barbe en se servant de pinces faites avec des coquilles. 

PI. 79. — Mexicain. 

Eace indigène, race conquérante et les métis, sangs-mêlés. 

Les Indios Iravos, nomades, insoumis, représentés par un chef Lipan en costume de guerre. 
Accoutrement typique : diadème de plumes, tunique de peau de bison ; sifflet cylindrique, 
insigne du chef ; bouclier empanaché, arc .et dard de roseau à pointes barbelées. 



• ^2 

Mexicains de la race espagnole, costumes de cheval, de ville et de fête. CahaUeros et 
senoras. 

Le sarapè, manteau à l'usage des deux sexes ; les cahonaros. Le pantalon de peau ouvert 
sur le côté. Les chaparreros^ couvrant la jambe en s'élargissant sur les pieds. La foqinUe, ruban 
du chapeau des femmes. Le reboso, mantille. Le magna, jupon sans corsage. Les petits souliers 
de satin portés sans bas. 

Sangs-mêlés, femme métisse aux pieds nus; coxàowmQv ; aguador o\i porteur d'eau, et les 
leporos, représentés par un marchand de perroquets. 

PI. 80. — Amérique. — Les Peaux-rouges. 
Types ynles, sîonx on dacofas-, c]dppev'ays,2')onlias, etc. (Bassins du Mississipi et du Colorado.) 

Le costume répondant aux besoins du cavalier, chasseur et guerrier. Les parures conservant 
un caractère traditionnel. — Coiffures de peau, de fourrures ; mouchoirs de tête ; plumets et 
couronne de plumes; cravate; blouse; jaquette; manteau, le hlanlcet; tunique; couverture; 
pantalon; guêtres ; jarretières ; mocassins. Le tablier, souvenir des temps anciens. Le tomaliaivh 
et la pipe-hache. Le sac à feu, etc. Les Tèks-plates ou Pends-d' oreilles; l'aplatissement de la 
partie antérieure du crâne, pratiqué sur les enfants pour les embellir. Le pied particulier 
produit par l'usage des mocassins. 

Les tristes restos du plus grand peuple chasseur qui ait existé dans les âges historiques. 

PI. 8L — Amérique. 

Les Peaux-rouges des Etats de Kansas et de Nebraska; Lars, Joicas, Paicmcs, etc. 

L'éventail, insigne du chef. Le soleil de plumes couronnant la coiffure. La tunique en cuir 
ornée de peintures, ou de broderies, ainsi que les guêtres. Les visages peints de vermillon et 
de blanc. Les pantalons du cavalier. Le grand manteau. La blouse de coton, etc. Les colliers 
de griffes ou de dents d'ours. Les ornaments en dollars, piastres, médailles, disques de métal ; 
le miroir et les verroteries. Les jaquettes de peau, frangées de cheveux. Le bracelet, récom- 
pense de la bravoure. Le totem, gravé sur la poitrine des chefs. 

liC waminim, procédé primitif mnémotechnique se retrouvant dans les colliers et les cor- 
delettes à nœuds de l'attirail du Peau-rouge. 

PI. 82. — Amérique. 

Lidiens de l'Orégon. — Les Killimons de la haute Californie. 

Les sqvaws et le pappoosse, l'enfant ; son berceau portatif. Dépression artificielle du crâne. 
Cheveux rasés, tressés; barbe épilée ; peinture du corps pour les solennités. Vêtements de 



— 43 — 

peaux. Cotonnades. Coiffures en vannerie. Broderies de coquillages. Colliers de pierres, de 
graines, de coquilles et de verroteries. Bandeaux de tête. Ustensiles de joncs et d'osier; po- 
terie tressée. Filets à provision. Couteau porté par les hommes dans leur chevelure. Lances, 
boucliers, arc, carquois; sabre, arme de jet. Balsa, radeau fait de roseaux. 

Ages du bois et de la pierre, sous beaucoup de rapports. Les Giholos, usant de pratiques 
anciennes rappelant celles des Indous. 

PL double 83-84. — Esquimaux. 
Hyperboréens. Les pêcheurs maritimes. 

Costumes. Armes de pêche et de chasse. Le canot, hayah. Le traîneau et son attelage. Le 
patin ou raquette. L'intérieur de l'habitation d'hiver ; les ustensiles de ménage. 

Le large emploi des os de morse dans les armes et l'outillage. 

Les habits en peau de phoque, à l'usage des deux sexes. Bonnet ; mouchoirs de tête ; casa- 
ques; capuchon ; manteau à manches; veston ; poches de chasse; caleçons; jambières; mitai- 
nes. Bas ; chaussettes ; bottes, les Jcoumit/nas. 

Broderies : galons de laine. 

Bagues ; bandeaux et bandelettes ; anneaux. 

Lances ; crocs ; hameçons ; crochets ; harpons ; aviron. 

Le collier, la muselière et les souliers des chiens d'attelage. La manière dont le Kamtcha- 
dale les conduit. Couteaux; cuillers; sacs; puisette; tabatière. La lampe kamtchadale. Le 
tabouret. Le lit de camp. La tente, le toupie, pour l'été. La hutte où l'on se terre pendant 
l'hiver. Les vêtements accumulés en la rude saison. JJ adaptation de certaines facultés dévelop- 
pées par l'exercice et l'hérédité, et selon les milieux où l'homme est appelé à vivre. 

L'Esquimau jamais oisif. La place importante que l'Esquimaude tient dans la famille. 

PI. 85. — Chine. 

Costumes de cérémonie, d'intérieur. — L'empereur, Thiên-Tseâ ; l'impératrice, Hoâng-lieou; 
princesse; les suivantes, niutze ; mandarins. Invans. Insignes impériaux; ceux des hauts 
dignitaires. Mobilier. 

Sceptre de jade ; le grand collier, sou-clieou; le dragon à cinq, quatre ou trois griffes; bro- 
derie pectorale, \q pou-fou ; la plume de paon, xwa-Vm; le globe de cristal, tin-tsô. (Voir pi. 87.) 

Diadèmes, velours, pierres précieuses, fleurs artificielles, couronnes, pendentifs, pendants 
d'oreilles, épingles, bracelets. 

L'éventail, talapat. 

Bonnets; cravates de soie ; la robe de dessus, ma-coual, celle de dessous, Jiaol; veste, pèlerine ; 
pi-Men; bottes. 

Trônes, sièges, tables, brûle-parfum, pipe à opium. 



— 44 — 



PL 86. — Chine. 



L'impératrice ; l'épouse du second rang, sa suivante. Mobilier, broderie, fragment de robe. 
Sceptre, Xafoiig-, coiffure dite de phénix. Vêtements impériaux, leur confection. 
Prérogatives de la souveraine. Les quatre catégories d'épouses, \q^ fou-gin, les pin, les chi-fou, 
les yu-tsi. Les suivantes. 
Le banc à dossier, lan ; la table dite Tcdn-fhoo. 



PL S7, 



Chine. 



Mandarins, grands et petits Jricans ; insigne?; tenue officielle. Dame tartare; chinoise. Mon- 
tures ; le mulet ; selle à la tartare. Moyens de transport : la chaise à porteurs. (Voir pi. 88.) 

Classes de mandarins. Marques distinctives : boutons rouge, bleu, blanc, or ; le grand collier; 
le pectoral, ^o«-/(?H; le xwa-lin; le lan-lin ; queues de renard ; le parasol rouge ; les wan-min-sau ; 
bonnet de velours, de satin ou de fourrure ; bottes. Costume d'été ; chapeau conique ; souliers. 

Parure féminine. Pendentifs de perles, \q fou-hmn. Bottines à bouts relevés. 

Eventails ; pipe ; blague à tabac. 

Couleurs réservées à l'empereur, aux princes du sang, aux vieillards, aux mandarins. 

Règles d'étiquette. 



PL 88. — Asie-Chine. 

Classes élevées, moyennes, celle des travailleurs. — Ijomm'bus. 

Physionomie de la race jaune, des Chinois ; condition des femmes chinoises ; l'épousée, les 
petites femmes. 

Mutilation des pieds. 

Calotte, chapeaux d'hiver, d'été ; chemise , robe, collet, spencer, ceinture, agrafe ou crochet, 
yii; caleçons, bas, pantoufles, souliers, bottes. 

La queue de cheveux. 

Coiffures féminines : cheveux en touffes, tressés, relevés à la chinoise; épingles de tête; opé- 
ration àuJcai-mien; coussinet; fleurs artificielles ; pierres précieuses ; plumes d'oiseaux. 

Le fard, les mouches. 

Les ongles longs. 

PL 89 et 00. — Chine. (Notice commune.) 

Chaussures; éventails, le ialapat: pendant d'oreille. Mandarin, mandarine. Chinoise du 
Tonkin. Types populaires; ménagère, bourgeoise, marchande de boutons. 
Dames chinoises, tartares ; vêtements, parure, accessoires. 



^ 45 — 

Chapeaux ; coiffares à pendentifs. Caleçon, pantalon, chemisette, han-chaol, cravate, tablier- 
jupon. Le haol, le ma-coiml, veste, collet; l'étoffe d'été, Iwpou; celle de printemps et d'au- 
tomne, siao-Jcien; celle d'hiver, touan-tse; fourrures, le tael-pi; ceinture, bas ; les trois genres 
de chaussures, le brodequin de tliéâtre. 

Appareil du fumeur : pipe, blague. 

Éventail ; sachets d'odeur. 

Épingles de tête ; coiffure de phénix. IjQ fong-hoan^ diadèmes, coussinets. 

Étuis à ongles. 

PL 91. — Chine. 

Coiffures ; parure ; insignes hiérarchiques. Talismans. Objets personnels. 

Bonnet d'impératrice ; pendentifs ; coiffure mongole ; calottes ; queue postiche ; chapeaux de 
paille , de feutre. 

Épingles; pendants d'oreilles; broches ; bracelets ; colliers; boucle de ceinture; breloque; 
motifs de bijouterie. 

Le tin-tso. 

Le Icaô ou Icao-tsO. 

Sac de dame ; peigne, pince -nez. 

Collet de velours. 

PL double 92-93. — Chine. 

Obsèques d'un riche Chinois. Le cortège. Cérémonies préliminaires. 

Effets de grand deuil : liijao-i; le voile de la veuve ; le bonnet du fils, leang-Tcwan ; ses vête- 
ments, mai-i; sa canne de deuil, san-thiang ; le cilice de la famille. 

Composition du cortège : valets d'enterrement ; attributs ; musiciens ; les bannières ; les cas- 
solettes ; le tableau du défunt ; le cercueil ; le catafalque ; palanquins ; bonzes ; porteurs de pro- 
visions. 

Banquet des funérailles. 

Cimetières, tombeaux. 

PL double 94-95. — Japon. 

L'ancien archer de pied. — Harnais de guerre. 

Phases de la toilette du corps, de l'habillement, de l'armement. 

Effets d'équipement. — Ceintures, robe, pantalons, bonnet, ruban, veste, souliers. 

Armes défensives. — Couvre-nuque, gantelets, jambières, braconnières, brassards, ailettes, 
plates articulées, pansière, dossière, flancard, spalières d'arrière-bras, rondelles de renfort, 
anneau de cuivre. 

Armes offensives. — Poignard, sabre, arc, carquois, flèches, éventail. (Voir pi. 96-97.) 



40 — 



PL double lJG-07. — Japon. (Notice comprenant la pi. 98.) 

Los primitifs, Âïnos. Les con(|nérants : prince japonais, daïmio; général d'année ; sa mon- 
ture. Yalconnine, officier, porte-étendard ; porte-guidon ; archer : pompier de Yédo. 

Les coolies, hêlos. 

Harnais de guerre, d'escrime ; armement. 

Casques à oreilles de crin, à cornes, cervelière, gorgerin, chapeau, couvre-nuque, masque à 
moustaches, cuirasses, jaquette de mailles, tassettes, épaulières, passe-gardes, ailettes, arrière 
et avant-brassards, gantelets, genouillères, jambières, solerets. 

Fer de vouge, hallebarde, sabres, fourreau, arc, carquois, flèches ; l'éventail de fer. 

Etendard, guidon armorié ; la bannière des pompiers. 

Manteau de chef : le djinn-haori. 

Harnais de cheval : mors, guide, chanfrein, cuirasse, cuirs dorés, garnitures de soie, étriers. 

Costume d'escrime : masque grillagé, capuce, plastron, tassettes, gants, bottines ; tige de 
bambou ; jeu de bâtons. 

Vêtements : jaquette, le fundoshé, ceinture, pantalon, sandales, souliers. 

Tatouages ou peintures du corps. 

Crâne rasé ; cheveux. 

Ere historique du Japon; civilisation; système féodal; castes; physionomie des Aïnos; 
caractère mongoli(|ue des Japonais; confection des armures; des armes; le sijahfdo; \e inétal 
de saiva. 

Etat militaire; samouraï, sanilai ; port des deux sabres ; l'ouverture du ventre. 

PI. 98. — Japox. 

Les artisans : portefaix, ébéniste. 

Sabres à deux mains ; étrier. 

Objets mobiliers ; les kotons, le damier. 

PI. 99. — Japox. 

Castes armées, désarmées; ijalioiuiinea ; lonincs; bourgeois, dames; pèlerin. 

Costumes d'hiver, d'été, insignes corporatifs. 

Bonnet de feutre; chapeaux de paille, de cuir bouilli, de bambou; le kirimon ou kimono ; 
surtout à ailerons; casaque, justaucorps, tuni(|ucs, pantalon, bas, sandales, patins; les 
(jticfla. 

Les hors castes: les Kotscdjikis, les llcllas , les Chriskias. 



— 47 — 

PL 100. — Japon (1). 
Costumes civils ; moyens de transport ; le paJuJiqmn. 

PI. 101. — Japon (2). 

Costmne fominin ; robes superposées ; armes delà famille; la ceinture, ohl; sandales, patins. 
Éventail, papier blanc, sachet à parfums, moi-ditJcooroo. 
Coiffures, fleurs, rubans, épingles. 
Les parasols. 

PI. 102. — Japon. 

Bonzes. Dames eu costume de ville, d'intérieur. — Le sam-sim. 
Moyens de transport, le jmriJcisJca. 

PI. 103. — Japon. 

La vie sur les nattes ; la toilette féminine. 

Femmes du peuple , dames de la noblesse; musiciennes; leurs instruments, le kohiou ou 
blwâ, le gottô, le sam-sim. Fonctionnaire, ses deux sabres, celui dit d'office. 

Litérieur de la maison, mesures de la natte, les paravents, le matelas, le traversin, l'o- 
reiller , la veilleuse. Le miroir à chevalet ; nécessaire de toilette , bouilloire , plateau à thé. 

Fards, cosmétiques. 

PL 104. — Japon. 

Vie intérieure, la veillée, le théâtre en famille. 

La femme légitime, les mali-ahè, les mimes, les musiciennes, gheJcos; le sam-sim, la flûte 
le tambourin. 

Objets mobiliers, paravents, stores, lanternes, hrasero, bouilloire, accotoir. 

PL 105. — Japon. 

Costumes d'apparat, d'intérieur, de ville; servante, dames de qualité, marchand ambulant, 
Coiffure féminine. La toilette du corps. Jeunes filles au repos. 

Chapeau de bambou, mouchoir de tête; le Icirimon, veste, justaucorps, caleçon, man 
teaux ouatés, capuchon, tablier, chaussures à planchettes. 

Arrangement des cheveux, épingles. 

La lanterne à main. 



(1) Cette planche toriniue le tome II. 

(2) Première planche du tome III . 



_ 4^ — 
PL lOG. — Japox. 

Modes et moyens de transport. — Le norinion, le caïujo. — Seigneur, gens de sa suite; 
le salut japonais; cantines de voyage; le f/^^J^^/o, barque fluviale ; corporations de porteurs, 
les coolies. 

Type de paysan. Chapeau, manteau. 

PI. 107. — A.siE. 

Chine, Indo-Chine, Japon. 

Pipes à tabac, à opium ; nécessaire de fumeur, blagues, étuis, briquets, coupe, lampe. 
Le fabacco-hon. 

PI. 108. — Asie. 
Laotiens , Siamois , ' Coréens. 

Vêtements civils, militaires; interprète, amazone, mandarins. Le costume de pluie. Ac- 
coutrements de théâtre. 

Madras, serre-tête, bonnet, béret; chapeaux de paille, de feutre, de papier huilé; chemise, 
le îauffouti, YQste, gilet, justaucorps, tunique, ceinture, écharpe, châle, pantalon, jupes, le 
fheile-beag, gibecière , chaussures , sandales. 

Cercles d'or, pendants d'oreilles, étuis à ongles. 

Le tatouage laotien. Polygamie. Usages siamois, la foule du toujwt ; divertissements; civili- 
sation chinoise de la Corée. 

PI. 109. — Asie. 

Lide, Perse, Java. 

Nécessaire du fumeur, plateau, coupe, couteaux, lampe. Pipes ordinaires, à eau : le gour- 
(jourij-houlchi, h/ialioum, le Jiouhha. Etuis. (Voir pi. 114.) 

PI. lin. — L\i)E. 

Caste militaire. Les Radjcpoutes (enfants des rois). Portraits historiques. 

Soleil, ruban d'or, colliers, bracelets, perles, émcraudes, rubis, diamants, ceinture d'orfè- 
vrerie. 

Turban, veste, écharpes, pantalon, piiyja))ias, robe, pantoufles. 

Le sabre, Jcoiinda, le poignard, Jchoidtar (y. pi. 120 et 1:^1), bouclier, peau de rhinocéros, 
guige. 



— 49 — 

PI. 111. — Inde. 

Empereurs mogols. Prince racljpoute, chasseur au vol. Le mouchoir, sudarium. 

PL 112. — Inde. 

Le prince impérial, shahzadeli. Souverain de Delhi, Omrâ. 

Le vêtement d'honneur, Jchelât, manteau d'investiture, le kiirta. 

PI. 113. — Inde. 

Portraits de souverains. Dames. La cour des empereurs mogols. Vêtements, parure. 
Voile féminin, anneau nasal. — Teinture du corps, le safran. 
Le trône de grande réception. Parasol. 

PL 114. — Inde. 

Vêtements, sièges impériaux; audience ordinaire, de cérémonie. Dame en grande parure. 
Costume de fiancée. 

Robe d'apparat, le raz. Usage du sein découvert; cheveux tressés, ornés de fleurs. Teinture 
du corps : le safran, le henné; bijoux : le tali, pendants d'oreilles, carcan de joaillerie, colliers, 
bracelets, bagues, couronne; tablier de l'épousée. 

PL 115. — Inde. 

Trônes portatifs des empereurs mogols. Les tradavan. Le miclalemher, le hauze, celui dit 
du paon. 
Cortège des empereurs. 
Audiences en plein air; le Icoutoual, le cadi, YiUmad-oud-deulet. 

PL 116. — Inde. 

Cour intérieure du sérail ou mâld (voir pi. 117-118). 

PL double 117-118. — Inde. 

Le palais des délices ; les terrasses du mâld. 

Modes de construction : cours, jardins, appartements, chambres. 

Les tentes impériales, Vanilia, les karguai. 



— OU — 

Le souverain, sa f^î!^'Ol•ite ; iimsicieiiiie, diseuse de boime aventure; chef des cunui|ues; type 
de fakir, le Yoguis ou Samiasse, le gymnosopl liste, le gyninasiarque. 
L'essence de rose, atlwr goâl. 

PI. 111». — LXDE. 

Costumes de guerre du seizième siècle. — Le padishah. 
L étendard royal; cavaliers, fantassins ; harnachements. 
Attributs royaux : l'aigrette, le parasol. 

Armes défensives : casque, camail, veste, avant-brassards, cuissirts, genouillères, bou- 
cliers. 
Armes offensives : lance, sabre, flèches, carquois, massue. 
Harnais du cheval ; caparaçon, col, frontal , mors. 

PI. 12u. — Asie. 

Armes de l'Lide, du Népaul, de la Perse, de la Turquie. 

Poignards, le hhoutlar, épées, sabres^ hlcounda, le koulni-kora ; (aailii miche; armes d'hast; 
marteau d'armes. 

PI. 121. — LXDE. 

Armes; casque, poignards, couteau. 

Croc de cornac, bijoux, boutons, broches, boucles d'oreilles, pendeloques. 

Livre, éventail, cuillers. 

PL 122. — L\J)E. 

Funérailles d'un brahme (voir pi. 123); le porteur du feu sacré. Princes radjpoutes, pathans, 
mahrattes. Brahme marchand. 

Turbans, le voile, sari, la mèche sacrée, shiiidou, manjucs de castes, le cordon sacré; cale- 
çon , le dlioii. 

PL 123. — Inde. 

Sectateurs de Vichnou, de 8iva, musiciens des funérailles, dames mahrattes. Le lavage des 
cachemh'es. 

Corset, jaquette, le dioU, la jupe, écharpe, mules. 

Cheveux en catogan. 

Anneau nasal, le monr:iuhj, colliers, taUoum, pendants d'oreilles, bracelets, annulaires 
bagues. 

Instruments de musi(iue : Icphoiaiga on taré, le malakiii, \clul, kgopija/ilar, le lambuumli , 
le jinclchawaij, les cymbales. 



— 51 — 

PI. 124. — Inde. 

Moyens de transport : le dèli, ses porteurs, hoMs; gouvernante, Vayah, femme d'un soimr; 
caste des Soudras, des Yaysias. Filles de danse, nautcIi-girJs. 

Calottes; la robe d'étoffe précieuse, Icangra. Le rouge, emblème de la joie; la ceinture, com- 
merdund. 

PI. 125. — Inde. 

Le char nuptial, chaujjal. Les chasse-mouches, les coolies. Etendards, porteurs de bétel, 
bayadères, musiciens; trompettes, crotales, la musette, tour H ou toiirri/, le matalan. 

Classes de danseuses : les devadâses, les narîachis, veschasiri, varangana, suarim; les baya- 
dères, cancenîs, nautcli-girls. 

Onction de la chevelure, cheveux nattés; brassière, jupe transparente, pantalon, écharpe; 
bijoux. 

PI. 12G.— Inde. 

Les Indous, les Musulmans; leurs funérailles. 
Types de brahmes. 
SivditeSj vichnouvites , saJcfites. 

Turbans selon la caste, le cordon sacré, le chapelet, coiffes, ferronnière, colliers, le mafia , 
bracelets , les sounk, pendants d'oreilles. 
Eventail, hjjounga. 

Ablutions, parfums, emblèmes, marques de sectes, teinture du corps, la chevelure parée. 
Usage du bétel. 

PI. 127. — Inde. 

Castes inférieures, marchauds. — Ordres monastiques, moines mendiants. — Types fé- 
minins, la femme porte-fardeaux. — Cérémonie funèbre ; hjâlledar. 
Sandales, patins, anneau de jambe, grelots. 
Le fléau de balance ; poids, filets. 

PI. 128. — Inde. 

Soldats radjpoutes; princes indigènes, grande parure. — Montagnardes koulou, les Mma, 
nautchnis cachemiriennes , leurs danses. 

Bonnets brodés, à torsades; corselet, tunique, voile, culottes, pantalon, manteau, écharpe, 
langouti; guêtres , chaussures recourbées. 

Moncautys, broches, colliers, pendants. 



— 52 



PI. 121). — IXDE. 

Montagnardes autochtones : Assamaises, Uarro, Koli. — Bayadères; leur joaillerie, le 
frontal. 

Femmes en pèlerinage. Dame Mainpouri. 

PL 130. — IXDE. 

Le travail accroupi. — Menuisier, ciseleur cachcmin, barbier, marchand de pâtisseries 
{mitai), colporteurs banyans, multanis. La meule de famille. Montagnards. Mainpouris. 
Gourkas. Assamaises. 

Bonnets, tunique, chemises, la courtali, VangarhiJ! , p intalon, caleçon, hj'an/jhir. 

Coiffures, tresses de laine, plaques de poitrine. 

PI. 1^51. — Ixj)E. 

Types de l'habitation ; maison d'indigènes, de Marwaris. 

Moyens de transport : l'outre gonflée, sarna; voitures, le hackcrrij, les ruths, Bate.iux de 
plaisance, le mour-lcovpy, \q fyl-t-chiarra. 

Bateaux de pêche marchands : le haiiijle, le polouar, le (jomja, les pinasses, le graah on 
paal. 

PL 132. — Asie. 

Singhalais. Novice. Prêtre, les Jcapurals. Israélites. Enfants parsis. 

Turbans; robes, le sanghati, Vouttavasanglut, Vaniarawasalca; surplis, \e sadra, canezou, 
veste, jaquette, le comhoge, pantalon, souliers, pantoufles. 
Yatagan , baudrier. 

Pendants d'oreilles, colliers, bracelets. Peignes. Parasol, évent. 

Population indigène : Weddahs ou Bcddahs. Singhalais ou CIdngalais. MaJahares. Jlorcs. 
Castes : Khastria ou Radjah-Wansé ; Brahmina-Wansé; Shoudra-Wausé. 
Ont-Castes .- les Pariâhs. 

PL 133. — Asie. 

Maldivai.s. — Singhalais. — Kandien. — Lidous; nobles, classes populaires, marin. 
Calotte, béret, béguin, mouchoir de tète, veste, ceinture, le sari, sandales. 
Cheveux, chignon, peigne. 



— 53 — 

PI. 134. — Archipel asiatique. (Malaisie.) 

Armes offensives. Etendard. 

Le Zi^ms, le ?^'e^2/w^^ javelots, lances, pertuisanes. 

PI. 135 et 136. — Asiatique. 
(Notice commune.) 

Coiffures. — Types persans. Yczdi. Baktiani. Afghans ou Povscliioimch. Indiens. Parsis. 
Thugs. Turcomans. Lesghiens. Yliates. Arabes. Kurdes. 
Evêque catholique ; derviches. 

Turbans, le dulbend, le JoinJcad; bonnets, hfez, le piisTnil, le coula, calottes. 
Calotte damasquinée, nasal, camail de fer. 
Parure de fiancée, boucles d'oreilles, perles. 
Cheveux, les oreilles de chien , frisures à ondes longues; barbe. 

PI. 137. — Peese. 

Costumes féminins. — Dames de Trébizonde, de Téhéran. Le liyàder, le roiibend (v. pi. 139 
à 147). Femmes yliates. 

Eepas ; les kouftehs, le macli-pilove , Vyugurt. 

PI. 138, — Peese. 

Service intérieur de la maison. Préparation du café, du thé, le samovar. Le Jcaléan, 
Yaffaheh. 

Servantes; Yendèroum; derviche; fiancée turcomane. Teinture des mains, des pieds, le 
henné. 

PI. 139. — Peese. 

Danseuses, musiciens; la danse de l'abeille. Tatouages. 

Instruments de musique : le landijn ou lendyn, le dohl, le /<?r, le hemângeh ou TcemânchecJi , 
la soiirna ou zournay. 

PI. 140. — Asie. 
Bijouterie orientale. 



— 04 — 

Agrafes, tchaprass, coWxqv?,, g uer dan lilc; Ijijoux de suspension, épingles, boucles, pendants 
d'oreilles ; bracelets, lialJtal. 

Harnais de cheval : ornement de suspension. 

PI. 1-H. — Perse. 

Service du shah. Le porte-pipe, insch-hJiedmeiJi ; musiciens. 

Industries populaires: porteur d'eau, Vahdari; préparateurs de Iciilè'iua, de narf/hikhs. Der- 
viche indien ; le TcoushouL 

Bonnet; le Icvlali ou coula; le vêtement de dessus, crlralwg; le cala, le hagali , le iihnèli , le 
biruni, le Jcatcdî. 

Le poignard, Icangiar. 

Port de la barbe. 

PI. 142. — Perse. 

Costumes. — Types de fumeurs. 

Le mollah; le mirah, soldat montagnard; le tchcrvadar, muletier. Arméniens. 

PL 143. — Perse. 

L'intérieur de la maison, l'ewfZerozwî; la pièce principale, le talar; mobilier. 
L'architecture dite ottomane; l'ordre cristallisé, les stalactites, les vitraux. 

PI. 144. — Asie. 

Pipes à eau, ordinaires; porte-cigares, porte-cigarettes. (Turquie. Arabie. Tarkcstan. Perse. 
Inde.) 
Le narguileh, le houMca, lelcalioum, îraUan, gJialiân, les chihouks, le bouquin. 
Le saricl-liovMmh f le trhèlem. 

PI. 1 [') et 14G. — Musulmans. 
(Notice commune.) 

Prières musulmanes. Le Namaz. Type de muezzin. — Sabah, OItah, Ahindg, Acliam et 
Yafsu Namasg , les ablutions^ woiidou , ghort. 
Les prosternations, rkl'ah, schefg. — Le istigfar, le teJihr, le tesbddr, \q faliliah. 
Le salut oriental, salamlelc. 

PI. 147. — Orient. 
Moines et religieux chrétiens. 



— 55 ~ 

Templiers, carmes, les Barrés; capucines; acémètes ou studites; ordres du Saint- Sépulcre^ 
de Saint- Antoine ; religieux arméniens, mingréliens, géorgiens, maronites. 

Bonnet, calotte, turban, voile, guimpe, capuce, manteaux, le hcqjpa, la chape, le pluvial, 
tuniques, robes, mozette; le courdy, le cadebij , le roulend, veste, caleçons, pantalons, 
sandales. 

Cheveux, barbe. 

PI. 148. — Syrie. 
Montures; auimaux de transports : dromadaires et chameaux. (Voir pi. 149.) 

PI. 149. — Afrique. 

Le vaisseau du désert, les méliaras; le cheval, l'âne. Type de palanquin. Le Touareg ou 
Targui masqué. Femme égyptienne. 
Les gellâhys. 
Blouses ; le Jelni. 
Harnais, selles, étriers ; montures parées ; le henné. 

PI. 150. — Afrique. 

Race berbère : les Kabyles (voirpl. 151 à 156 inclusivement). Algérie. Tunisie. 

Tenue de travail, de combat; moissonneurs; transport de l'eau, dn lait; criblage des 
grains; hamac de l'enfant; chef; guerriers. La femme parée. (Voir pi. 155 et 165.) 

La société kabyle ; condition des femmes. 

Uanaya, la sgara. 

Le fusil; lesflissi; le yatagan; baudrier, poudrière, gibecière. 

Calotte, chapeaux; le haïlc; le burnous, capuchon; le derl)al, ceintures; tnniqwe , h palta ; 
jambières, babouches. 

Broches, colliers, anneaux de jambes. 

Chevelure frisée, rasée. 

Vases ; bassins. 

Amasighs ou Schellouh. Tibboics. Touaregs. 

PI. 151. — Afrique. 

Femmes kabyles, mzabites, mauresques; artisan des métaux (voir pi. 152-153). Berbères 
tunisiens; les Kroumirs, les Oachetettas. Travaux agricoles , cueillette des olives, récolte des 
figues. 

Jjichouaoun , toque, mouchoir de tête, calotte ; tunique, la gandoura. 



— no — 

Parure, le ihihesimin ou ihcihezimUi, ses pendant'^, les fJiic/ioroîin'n ; les pendonts d oreilles ^ 
zerouoïar; les ibesimen (voir pi. 154 et là')). 

PI. double ir)2-153. — Afrique. 

Intérieur du ^o^^/'Z*/. Orfèvres ambulants. Les Beni-Yeni. Travail des femmes, confection du 
cousroussoK ; fabrication céramique. Les Beni-Aïssi. Tatouages. 

L'étable ; la soupente, mobilier; ustensiles, balance, moulin à main, claies, cuillers, écuel- 
les, burettes, vases de bois, \q gaca (voir pi. 154) ; vases de terre, amphores, jarres. 

Constitution du village kabyle :1e de//em, les familles, Maroiihas , le dham'in, VoiiJn'l, Va- 
min, le taleh. 

PI. 154. — Afrique. 

Bijoux kabyles. 

Le diadème, thaceht; boucles d'oreilles, les Jcouncïs, les zerouiar ; colliers, thazath; broches, 
épingles, crochets, ibesimen ; ceinture, chapelet, bague, anneau de jambe, Ihatkhal ; bijoux en 
argent repoussé, travaillé, corail brut, travaillé, émaux, verroteries, coquillages, les cawis 
(monnaie du pays) ; graines. 

Caractères de la bijouterie kabyle, ses origines. Tribus d'orfèvres, les Beni-RMb, les Béni- 
Oîiassif, les Bem-Yeni. 

Les Beni-Aïssl, les Beni-Abhes, les Flissahs. 

PI. 155. — Afrique. 

Latente arabe; nomades; sédentaires. Femme kabyle, grande parure; femme de Biskra, 
Mauresque. 

Installation de la tente : hs/eldja; sacs de provision, les telles^ les megoiid; ustensiles, les 
outres, l'entonnoir, le kssJcés, le tabxg, la giisninci, le sindoulch, le guessa%, moulin à bras, 
marmite ; mobilier, tapis ; la natte d'alfa, asseïra; l'oreiller, ougada. 

Le douar. 

Costumes féminins : coiffures, Vachoimou-thabenikt ; moncixoivs, robes. 

Bijoux émaillés, cercle orfévri, chaînettes, sequins, colhers, bagues. 

Fards, cosmétiques, teinture des cheveux, des sourcils : Vhadida, le Icohl. 

Vases en tltalcûcht. 

PL 15G. — Mauresque 
Costumes de chefs ; le divan, aJ-diiônan. — Types d'épées, quinzième et seizième siècles. 



Le turban, ocasia, l'écharpe, marlota, Vallornozou. hurnoîi; le capuchon; Valmofar, robe de 
àe,^&o\x^,ferecljé; bottines, horceguies. 
L'épée, al fange, baudrier. 
Les coussins, almohadas. 

PI. 157. — Afrique. 

Arabes du Tell , de la tribu des Smélas du désert ; costume de chef, — Berbères , les Chaoïiia. 
Juives. Algérie (voir pi. 158, 164, 1G5 et 168). 

La ehculiia, le turban, corde de poils de chèvre, de chameau ; chapeau de plumes ; le yemeni, 
coiffure en cotonnade, voile ; le Jiailc; vêtements à l'ottomane, veste, ceinture tunisienne, cu- 
lottes, corsage, jupe, caleçons, babouches, sandales, la torlmga. 

Cheveux tressés. 

Tribus religieuses, nobles , militaires : les Djouad, les Mehal , les Doiiaouda. Tribus serves. 

PI. 158. — Afrique. 

Population algérienne. Nègre, Berbère vandale; Maures, Mauresques; femme Koulou- 
ghlis. 

Mouchoirs de tête, calotte, robe, corsage, ceinture, habit fermé (pœmila), culotte, le 
seroual. 

Anneaux, boucles d'oreilles, colliers, bracelets. 

Tatouages du visage, du bras, de la main, du pied. 

PI. 159. — Afrique. 

Costumes populaires. Les enfants ; marchands ; monture orientale. Algérie. Tunisie (voir 
pi. 160 à 163). 

Souhaits arabes. Inégalité des sexes ; la fille, telfa. 

Vêtements algériens, maures :1a cliechia, bonnets, alarahia, sarmah; le turban; djemala; le 
Imftan; le haïlc; les burnous, gefara, larmis; les gilets, farmela^ sadria; le seroual; le caleçon, 
seroual-daMani; le lacet, tnM; les h?i8, îœlasset; les souliers, seibat; lalra; les pantoufles, 
rihiéa, seMarJa; les savates, lesmah; les socques, JcaiMb; chaussures arabes, les belgha 
filali. 

PI. 160. — Afrique. 
(Notice comprenant la pi. 161.) 

Costumes populaires (Algérie, Tunisie) ; femmes kabyles, arabes, juives. 



— 58 — 

Calottes, Vichaoun, turbans, voiles de tête, le hcslcir, le faJcrcfa, bonnet, le hiffia; la c\-\q- 
mise, cheloitlha, h gandoura ,- tani(|ue, corsao'e, vobe, ceinture, tal>lier, kaïk lép:er, sassari, man- 
teau (2MlIa) ; babouches. 

Anneaux cVoreilles, colliers, sequins, l)racelets, bagues, broches, les ibrsvnrn. 

La mandoline, durhalrla. 

PI. Kil. — Afrique. 

Populations arabes, mauresques, nègres; mendiants; le Roumi. Type égyptien, \'à felhhine. 

Mouchoirs, fichus de tête, le saffalca, Vacheh; la calotte, lihdeh; le voile, tarbah; le hor- 
qiio; chemise de soie, rljaholi: yoBtc, faniiJa ; robes^ klech; clnntyan; peliss^on, ceinture, 
tablier. 

La giihzla. 

PI. ir.2. — Afrique. 

Mauresques algériennes, tunisiennes, tenue d'intérieur ; chef arabe ; enfiints mendiants ; le fel- 
lah portefaix. Spahis, paysanne. 

Usages indigènes; les amulettes, vertus de la topaze, yarjoid-anlar , de la gemme rouge, 
hadjar-ed-dam, des turquoises, des rubis, des émeraudes, du diamant, eîmâs, de l'hématite, 
mar/hnâffys , du jade, yrcJim, de l'œil de chat, ayn-el-hor. 

PI. 168. — Afrique. 

Costumes des classes inférieures; mendiante, glaneuse, femme kabyle, soldat tunisien. Les 
Berraiiis, fruitier Mzabis, marchand d'huile ; VaroiiatL 

Les mar'rarba, l'-ifiens, cheJaulc; le Biskri, le Kabyle, le nègre. 
Arabes pasteurs ; le haU-ol-hadia , le rcMiala, le haddar. 

PI. 104. — Afrique. 

Populations du littoral algérien. 

Danseuses, les a'oiuVem ou ghaouâzy; Mauresque, costume de ville; Maures campagnards. 
Juive, servante, mendiants. Le tanhour hoidyhâry . 
Lq darâboiiJrJiv II, ]c rahâb. 

PI. 165. — Afrique. — Algérie. 

Sahariennes nomades, sédentaires. LaJhs (dames) de Tuggurt, de Biskra, des tribus des 
Beni-Saad, des Ouled-Naïl ; servante, costume de ville, d'intérieur. Le chebka. Montagnarde 
kabyle, grande parure. 



— 59 — 

Turban, mouchoirs, écharpe, voile, pièce d'étoffe, doumaci, jupe, robe, maJhafa; man- 
teau, qhamma; babouches. 

Frontal, chaînettes, boucles d'oreilles, broches, colliers , ceintures, bracelets , bagues , chaînes 
de cou, talismans, anneaux de jambes. 

Fausses nattes. 

PI. 16 G. — Afrique. 

Intérieur de l'habitation riche au Caire. 
Le salon de fraîcheur ou d'été. 
Plan du rez-de-chaussée de la maison. 
Distribution des appartements, le manclarcûi. 
Élévation en coupe du salon d'été. 

PI. 167. — Mauresque. 

Intérieur de l'habitation seigneuriale, treizième et quatorzième siècles. — Salle de la béné- 
diction, la sa lade la Barlcah, palais de l'Alhambra. 

PL 168. — Afrique. 

Habitation mauresque, la cour, patio. Galeries du rez-de-chaussée, du premier étage. 

PI. 169. —Turquie. XVIIP siècle. (Voir pi. 170 à 173.) 

Hauts dignitaires. Les ulémas. Les officiers de cour. Coiffures hiérarchiques. 

Schérif de la Mecque. Le reis-effendi, ou reis-el-ldUah ,\q sadria-zliem, Vagha des janissaires, 
le Mzlar-agha, le silidhar-agha. 

Cadrys. Le scheik, un derviche. 

Officiers de l'intérieur du sérail : itscJi-agliassys , le Mundjij, l'eunuque, le coz-leMji-basclii, 
le dilsiz, le tschavousch, le capoudji, le capoudji-hasclii. 

Officiers de l'extérieur, tschocadars : VislmnU-agha, le Uliantadji, le Ihass-aTchorlu. 

Turbans : Vœiirf, le tadjh (voir pi. 176), le mudjeweze; bonnets, le fez, hzarcola, le taJcé, le 
taMe, le yellcem, \e paschahj-caivoiûc, VusUef; calottes, aigrettes, pelisses; l'habit de cour, usth- 
TcurUj, le caftan, Malat; châle de l'Inde; ceinture, Vala; le pantalon, chahvar; vestes, Vorlcc- 
couscTialc; le tclieplccn; chaussures, babouches, bottes. 

Le poignard, Mamitsclier, le couteau, hitsclialc. 

PL 170. — Turquie. 

Costumes d'intérieur, de ville, de pèlerinage. — Femme égyptienne, dames turques, es- 
clave. — Les fourrures ; habits de printemps, d'été. 



— fjO — 

« 

Danseurs publics, les fsc/irnffiif/s. 

Voile, le yasclnnalc; turban, houppe, bonnet; manteau x,/«w7/c, ihhrams; le collet, ijaM; 
robes ; chemise ; le heurundjiûc ; caleçou, hauts-de-chausses ; châles, î^ilets, le djamculan, le yelelc; 
coiffures; vestes, le Mieplien; lasaJta; le chalwar, pantalon; les bottines, /erZ/'Z-.'?; babouches, 
souliers. 

Frontal; bouquet filigTané, le serfjhoutscJi ; boucles, pendants d'oreilles, colliers, (fuer- 
danJik, chaîne, contenance, ceinture, le fermoir, fcl/aprass, montres, b;igucs, Jc/tatims. 

Arrangement des cheveux. 

PI. 171.— Turquie. 

Salon d'une dame musulmane : le iandour. (Voir pi. 172-173.) 
Mobilier, sopha, ses angles, hiochés; tables volantes. 
Le iountounn, les chiboiiJcs. 
TiCs doundoitrmas. 

PI. double 172-17;^.. — Turquie. 

Intérieur du harem impérial. Le palais de bois. — La grande salle, appartements, salle de 
travail, chambre de la prière, chambre à coucher ; service intérieur. 

Le sérail. La sublime Porte, cslle des « salutations », Bab-us-Selam, celle de a la fé- 
licité ». 

Population :1e chef des filles, Hsto* «//Artss,y; le valideh-aghassy ; \q sliazadeJcr aghassy ; le 
khazinedar aghassy; le huink oda aghassy-, le kutschuTc oda aghassy ; la sultan, la valideh sid- 
iane; la TchassegiU suliane ; les odaliqs, VOusta-cadinne, hs gitedelilis. 

PI. 174. — Turquie. 
Architecture intérieure des palais. Salle d'un harem, dix-neuvième siècle. 

PI. 175. — Turquie. — XIX^SIÈCLE (voir pi. 176 à ISO). 

Costumes de Constantinople. 

Bourgeois, dames, hanum s ; nvài'iéQ arménienne, juive; derviche Bekiachi; le porte-faix, 
luimmal; le porteur d'eau, saJcJca; les Aïvas, les Catkdji. 

Coiffures :1e Jcuhh, lesaryJc, lofez ; voiles, le yarhmak, le frJpefrhé ; conronnc de mariée. 

La chemise de soie bouillie, heureundjulc. 

Manteaux, le Jiyrlca, ledjubhé, leferedjé; robes, Venfari. 

Vestes, le salin, Varkalilrh. 



— 61 — 

Gilet, le yelelc. 

Ceintures, tablier, \Qfov.iali. 

Dentelles, oya, Itibil. 

Pantalons, le ijotour, le clialwar. 

Bas, chaussures, les tjemeni, les terliks, les paloudjs (voir ces différentes pièces du costume 
dans les n°'' suivants de 176 à 180). 

Le Teslim tache; bagues, boucles d'oreilles. 

Usage du Tchol, du henné, du hernies . 

Giberne, djilbend; cornet à bouquin; le crochet du porte-faix, semer; l'outre du porteur 
d'eau, Jcyrlm. 

PI. 176. — Turquie, — Asie Mineure. 

Costumes des vilayets d'Aïdin , de Konieh , d'Angora. 

Bourgeois, paysans, artisans; le tisserand de châli; musulmans, chrétiens. Les Kurdes. 

Le hotoz (voir pi. 178); vestes, le mmfan, le tchepJcen; pardessus, le Icépénelc; gilet à la 
franJcci; le mouchoir, ichévré; ceinture tunisienne; les bas, mest; chaussures, les tcharylc (voir 
pi. 179) ; les laptcMn, les goundoura. Bottes. 

Parure de la tête, le tépélilc, Varmoudié, le suhïmamé. 

Boucles d'oreilles, colliers, guerdcmlih , plaques de ceinture, chaînettes, bagues. 

PI. 177. — Turquie. 

Populations asiatiques. 

Femmes grecques, juives, kurdes, d'artisans musulmans. Bachi-Bozouk. Turcoman ; cava- 
Her. Les Zeibek : le sergent, tchavouch, le caporal, onhachi, leur équipement (vilayets de Ko- 
nieh, d'Angora, d'Houdavendighiar et d'Aïdin). 

Coiffures, la mitre cylindrique, mouchoirs yemeni; le Tcavèzé. 

Manteaux, le Jcapoiit; gilets, le djamadan. 

Couronnes de sequinS; le hachlik, pendeloques, grelots, boucles d'oreilles, colliers^ brace- 
lets. 

Fusil; le yataghan; ceinture d'armes, silahlik; pistolets, baguettes de pistolets, harli, gi- 
hevne , jMlasJca , sac de pierres à fusil. 

ChibouJc, pincettes, mâcha, sac à tabac^ bidon, gourde, JcabaJc. Wenam Icécesst. 

PL 178. — Turquie. 

Asiatiques turcomans. — Musulmans, chrétiens, israélites (vilayets d'Houdavendighiar, 
d'Aïdin, de Konieh). 



— G2 — • 

• 
Artisans, paysans; le palefrenier, seïs ou saïs; l'épicier, halhil ; docteur, le haliam. 

làQlcalpalc, \efez asisi'ê, \emanail, le îw^mcfo ; \a couvoune à'oi/a, le voile. 

Manteau, le binich. 

Bas, jarretières, bottines àïafranlca, souliers, ceinture orfévrie, canne longue. 

PI. 170. — Turquie d'Asie. — Syrie. 

Populations nuisulmanes de Damas, deBclka,du Liban. Fellahs, Drnses. Les Bédouins, 
Bedeivi. Armement. 

Le ianiour; le voile, \epoi(chi, le Jirfié, Vcûcal. 

Ji'eniarideJiOufnou; le machlah; le hack eurtussu; le trharcliaf; hjfsfan. 

Ceinture, Jcemer; tablier, e?m/?/Z". 

Patin, le naîeun. 

Le tas tepelih, les tchaprass, IVo??'///",- anneaux, pendants d'oreille?, rosaces, agrafes : parure 
de piastres, d'écus, de thalers; chaînes de cou, triangle ciselé, bracelets. 

Le cimeterre, ^ato; la hache, halta; le couteau, liama. 

Fusil, cartouchière, giberne. 

Pipes, le fchiioiûr, le sebil, le JuUj sacs à tabac. 

PI. 180. — Turquie. — Asie Mineure. 

Costumes de ville, d'intérieur. — Dames musulmanes, chrétiennes, Israélites, kurdes, arménien- 
nes, Bedewi, Turcomanes (vilayets de Trébizonde, de Si vas, de Diarbekir, de Hedjaz, d'Erze- 
roum, d'Alep, d'Houdavendighiar, de Yémen.) 

La barrette; voiles: \c pcfrhé; les mahramas; hchemsé: Vasnta; mouchoirs de tète, le 
yazma. 

Faux cheveux. 

Le plastron, gheenzluk; la Yestc,ferméné; la chape, cJiapô; le tnhUcr, pechfimal; chaussures, 
les nadass, les tchédilc. 

he mîthuri Sîdeïman (sceau de Salomon); épingles de tête, bijou nasal. 



TABLE ANALYTIQUE 

DES PLANCHES ET NOTICES. 

(Suite.) 



Troisième partie. — Planches 181 a 410 inclusivement. 

PLancbes. 

Byzantin, Abyssin, Franco-Byzantin 181 à 183 

Europe. — Du v^ siècle à la fin du xv'' et partie du xvf siècle , 184 à 254 

— xvi'' siècle et partie du xvii^ 255 à 311 

— XVII'' siècle et partie du xviii". ... 312 à 365 

— xviii"^ siècle et partie du xix'' 366 à 407 

— xix'' siècle 408 à 410 



PLANCHES ET NOTICES. 
PI. 181. — Byzantin. 

Costumes civils, religieux. — Mobilier, du cinquième au onzième siècle. 

Clergé grec, latin; patriarches, évêques, abbés, ascètes. Bénédiction grecque, latine. Em- 
pereur d'Orient, ses officiers; consul du Bas-Empire; patricien. La sella curuUs; trônes, \e 
hisellium; siège à dossier, porte-cierge, h pliari. 

Euban-diadème , tiare. 

Le sœplnim eburneum, la map]ja, Vacatia, la croix dite immissa. 

L'amict, l'aube, sUcharnim, la tunique, chasuble, \q phenolmm, pallium, Miomopliordf étole, 



— ()4 — 

Vppilrafltohum , le siqnrlmmèrdl , lo manipule, Miypogo^ialion (détails de costumes repvodnits 
dans le n" suivant; voir aussi les pi. 193 et 194). 

La ioqn Irahca, 2'"^^^'^^('^'^h Mamyda, la snharmalis profundum ou lorum, les calroi nuraU. 

PI. 182. — Byzantin et Abyssin. 

Souverains, princes; insignes, vêtements impériaux (treizième au quinzième siècle). Le 
costume sacerdotal : maronites, orthodoxes, patriarche, évêques, prêtres, diacres (dix-neu- 
vième siècle). La croix abyssinienne, 

'L'cimapius; couronnes; mitres épiscopales (voir pi. 193), le Indali, le lalpalc. 

Le sceptre; croix à main, pectorale; l'annulaire; la crosse grecque, latine (voir pi. 195). 

La chape, le dj'uhbé, Ventari. 

Les iKiboudj, les lioundoiirn. 

PI, 183. — Franco-Byzantin. 

Empereurs, impératrices d'Orient : costumes d'apparat, d'intérieur. Eflfigies de souverains. 
Les despotes. 

Diadèmes, couronnes. 

Sceptres : le nartex on ferula; les narticophores. 

L'habit consulaire (v, pi, 181), la palla, la s/o/« gemmée; tuniques, chlaraydes de pourpre; 
le clavus; chaussures, le cuir de Perse. 

PI, 184, — IMoyen AaE. 

Couronnes royales, sceptres, mains de justice, annulaire. (France, 420-987.) 

PI, 185. — Europe, — Moyen Age, 

Europe occidentale, neuvième, dixième et onzième siècles. 
Litérieur de l'habitation seigneuriale. Kestauration. 

L'architecture romano-byzantine; la vie féodale; les pièces du donjon; décoration; mo- 
bilier : le lit, les coussins, la courtine, la lampe. 

Les cloleis. Service intérieur, le couvert. 
. Pavage de briques. 
Ij^ hypocaustum. 

PI, 180. — ErRopE. — Moyen Age, 

Mobilier ; du septième au quatorzième siècle. 

Lits; trônes, celui de Dagobert; sièges épiscopaux, faudesteuils, pliants, chaises à dossier, 
vases. 



— 65 — 

PI. 187. — Europe. — Moyen Age. 

Costumes civils, militaires, religieux (v. pi. 193 et 194); le célébrant, neuvième siècle. 

Casque, cotte d'armes, armure de mailles. 

Epée, hache, lance, arc, flèches, carquois, massue. 

Chapeaux ; bonnets ; Vesclavine (v. pi. 200). 

PI. 188. — Moyen Age. 

Costumes civils ; onzième siècle. 

Les bonnets, la tunique, la robe, le Uiaut, l'aumusse, le capuchon, les braies à pied, le haut- 
de-chausses; manteaux, h paUiiim, la chlamyde, h pœmda. Le voile féminin; les chaussures, 
(v. pi. 189.) 

Sièges ; harnais du cheval ; voiture. 

Pi. 189. — Europe. — Moyen Age. 

Classes supérieures, costumes civils. Evêque mitre, diacres. (France, douzième et treizième 
siècles.) 

Couronnes d'orfèvrerie; robes non traînantes; chemise, corsage, ceinture, jupe; le port du 
manteau; plaque de poitrine. 

Cheveux tombants, tressés ; la barbe. 

PI. double, 190-191. — Europe. — Moyen Age. 

Intérieur français du douzième siècle. — La salle du château, plan. 
Mobilier ; la chaire seigneuriale, chaises, banquettes, l'écran, la forme, dossier mobile, esca- 
beaux, tables de repas, crédence, bahuts, image sainte, le lit, le berceau. 

La cheminée, les fenêtres ; châssis de verre, de toile cirée ; le carrelage ; les tentures ; déco- 
ration des murs, du plafond ; les poutres. 

PI. 192. — Europe. — Moyen Age. 

Instruments de musique, à cordes pincées, à archet, à vent, à claviers (du douzième au 
seizième siècle). 

La harpe, le psaltérion, la rote, le luth, la mandore, la guitare, le cistre, la citole. 

La rubèbe, la gigue, la vielle ou viole. 

^e chalumeau, la flûte, le cor, l'oliphant (v. pi. 201) ou cor sarrazinois, les cornets, la sa- 
quebute, ou tambour. 

Le clavicorde, les orgues portatives. 



— 66 — 

PI. 19;î. — Europe. — Moyen Age. 

Costumes sacerdotaux. Insignes épiscopaux. Les mitres ^^rmVw.sr.s^ les fanons; quatorzième 
siècle (v. pi. 284). 

La simplcx, Vcairiphriigiata, Va. prciiosa; la crosse {sambiica) : le siidamim, le superhuméral ; 
l'anneau ; les gants, les chaussures. 

?1. 11)4. — ErROPE. — MOYEX AfrE. 

Costumes sacerdotaux. — Evêque, prêtres, diacres ; du quatorzième au seizième siècle (v. pi. 
284). 

Bonnets, la tonsure. Vêtement de dessous, la soutane. L'aube, ses parements, le rochet, 
l'amict, la dalmatique, la chasuble, les or/rois, la chape (pluvial), l'étole, le manipule (orarkim, 
siidarium, fanon), les souliers liturgiques. 

PI. lOf). — Europe. — Moyen Ac^e. 

Objets religieux. 

Crosses d'archevêques, d'évêques, croix processionnelle, chandelier; du douzième au quin- 
zième siècle. 

PI. I9f^. — Europe. — Moyen Ah-e, 

Mobilier religieux (y. pi. 107). 

Le chandelier pascal, en bronze, en argent, avec lectr'tn ; chandelier d'autel, encensoirs, 
porte-paix ; du treizième au quinzième siècle. 

PI. 107. — Europe. — XV-XYP siècle. 

Lustres, couronne de lumière, chandeher d'acolyte, billes de chape, quignon des damoi- 
seaux. 

PI. 198. — Europe. — X^'-XVTIP siècle. 

Costumes monastiques. (Pologne. Allemagne. Flandre.) 

Ordres, tiers-ordres, du Saint-Sépulcre, des Servîtes, de Latran, des Esclavons, de la Ma- 
del(;ine, de Saint-François (les Ions Ficvx), des pauvres volontaires {frbrs Nolanls), du 
Saint-Esprit, des Frères Blancs. 

Chanoines, moines, religieux, religieuses, pénitents. 

Chapeaux, bonnets, voiles, guimpes ; la soutane, le rochet, la tunique, la covle, le scapulairc ; 
manteau, chape ; ceinture de cuir, de corde ; bas, souliers ; bâton avec crucifix. 

Tête rasée, barbe, tonsure. 



— 67 — 

PI. 199. — Italie. — IX"-XVP siècle. 

Les doges de Venise; tenue de guerre, de cérémonie. — Officiers civils, militaires, porte- 
glaive, porte-parasol, porte-coussin, trompettes. — Type de juif marchand. 
Bonnet ducal ; le corm, le derretlino, calottes, serre-têtes. 
Armure de mailles, pièces d'acier, brassards, cuissarts, jambières, solerets. 
Manteaux, collets de fourrure; manches à la ducale; la dogaline; I9, gavardina. 
Brodequins, souliers. 

PI. 200. — Espagne. — XIIP siècle (1). 

Le roi de Castille ; prélat, nobles, guerriers croisés, bourgeois. — Toilette féminine, cos- 
tumes de chevauchée. — Aumônières ; objets mobiliers. 

Couronne royale, bonnets à oreillères, chapeaux; la tiare de cendal, le larhiquejo , Valcan- 
clora, les xomordos. 

Armures de mailles, de plates ; brassards, jambières ; épieu. 

Les manteaux, le jjaile (pallium) ; les ganses, cuerdas; Vesclavine, la goïielle, le peliçon, que- 
zote; le Iota, la paire de rôles, la cyclade, l'aumusse laïque, l'écharpe, faja; les chausses, les 
zaraguellas ; gants de chasse, chaussures. 

Chevelure tombante, les mance'bas encahellos. 

Harnais du cheval, hjaëz. 

Brocs, lampes, chandeliers, éteignoirs. 

PI. 201. — Moyen Age (2). 

Costumes militaires. — France, du onzième au treizième siècle. — Guerriers des époques ; de 
Charlemagne, de Hugues-Capet, de Philippe P"" et de saint Louis. — Armures de cuir, d'an- 
nelets, de mailles. Enseignes; le guidon. 

Casque bombé, ovoïde ; heaume cylindrique, lacé ; l'aigrette, nasal normand, mentonnières, 
le couvre-nuque, la calotte, le camail, la cotte d'armes, cotte à armer, le haulert, ta Ir oigne, 
le gamUson; corsage, tunique, chausses, gants, boucliers; Vnmlo, la giùge ou guiche. 

Épées de taille, d'estoc ; poignées de bronze, fourreau, baudrier de chevalerie, ceinture ; dague, 
le grand coitteau ou miséricorde (v. pi. 213), marteau d'armes, lance (voir ces principales pièces 
de l'armement offensif et défensif dans les n"' suivants, de 202 à 210 inclusivement). 

Manteau, braies, chaussures. 

Eperons à pointes. 

PI. 202. — Europe. — Moyen Age. 

Costumes de guerre ; France du treizième au quatorzième siècle. — Armures àQ plates. Le fer 
et le cuir (v. pi. 217). — Armes du douzième au quinzième siècle. 

(1) Cette planche termine le tome III, 

(2) Première planche du tome IV. 



— 08 — 

Clieviiliers croisés. Le bannoret, l'iiommo do pied, cliof do milice. Enseignes; la croix 
rouge, blanche ; harnais. 

TiOS ouies, les œillères, le timbre dn heaume, le tortil, le volet, le plnmail, le capel de fer ou 
de jMontauban, la bavière, la salade, la cervelière, le l)acinet (v. pi. 2o6), le gorgerin ou gor- 
ffery, le grand heaume, le grand hoqueton, \e hauienjeon, la Irigandine, la h'aconnière; les 
cuirics ; les rondelles ou rouelles; arrière-bras, avant-brassards, cubitières, cuissots ou cuissarts, 
yenouillères, jambières, grèves, solerets. (Celles de ces pièces défensives composant l'armure 
de plates se représentent dans les pi. 203 à 206, et 217 à 220.) 

Boucliers armoriés ; écus à flors, à lions, vernissés (v. les pi. 203 à 208). 

LesjMi'fis^ palevas ou lalcvas ; les paveschieurs (v. pi. 217 et 220). 

Bouclier de poing, la rouelle ou locc. La rondaclie, parma. 

L'épée courte, l'arc, le dard, la fi'onde, la hache de guerre, celle dite danoise, la haute 
lance, \q, glaive, la guisarme ou hallebarde, hc faussard, /(iiichard on faucil, la pique flamande 
ou godendart, godendag. 

Éperons à molette (v. pi. 206 et 209). 

Bâton de pèlerin; le bourdon, le sac. 

Bannières, gonfanons, pennons (le bachelier). Etendards. 

Le chaperon mi-parti. Costume dit de pare^nenf. 

8clle ; bâtes de troussequin, d'arçon ; l'étrier (v. pi. 204, 2(15 et 206). 

PI. 203. — Europe. — Moyen Age. 

Armures des chevaliers. — Dames nobles. (France du douzième au quatorzième siècle.) 

JjQ grand haubert ou le bla7ic haubert, la double maille dite de Chambly, l'écharpe. 

La grande épée ; coustel à plates, alenas, haussart, faussart. 

Le surcot ou mantel fourré. 

Mobilier, le lit (v. pi. 213, 223, 227, 231, 232, 241, 242). 

?1. 204. — Europe. — Moyen Age, XIIP sièple. 

Costumes militaires. — Le cavalier chargeant. — Maniement de la lance de combat, de 
1 épée. Le cheval housse (voir pi. 205). 

Le heaume conique, l'aigrette en éventail: \n, pansière , la dossière. 
Lance de combat, Varcstocl. 
hefaufre onfaucre. 
La robe à chevaucher. 

PI. 205. — Europe. — ]\Toyen Age. 
Costumes civils, militaires^ dn douzième au quinzième siècle (voir pi. 206). 



— 6y — 

PL 206. — Europe. — Moyen Age. XIV siècle. 

Gens de robe courte. Le costume étriqué. — Les plates d'acier ou harnais hlanc. — Li- 
tière. 

Chaperon en capuchon, postiche; le rondeau ou cloche (voir pi. 211); chapeau conique, 
plume. 

Le j'aquet ou. \a Jaquette ; broderies, initiales, les demi-manches, boutons , boutonnières ; le 
pourpoint ou gipon; les mouffles (voir pi. 211) ; la ceinture ; la cloche (manteau) ; les chausses 
mi-parti semelées; draps en usage : Vécarlate, Vyraigne; jarretières, chaussures, solerets à la 
poulaine (voir pi. 207 à 216). 

Vêtements féminins : la cotte harilie (voir pi. 211, 213, 21A),2}om-/iUe; le surcot. Parure, 
colliers. 

Cheveux flottants, courts ; la iarie de bouc. 

Cimier, lambrequin (voir pi. 219) ; brassards d'acier, les canons. 

Poignards, ladelaire, hazelctire. 

PL 207 et 208. — Moyen Age. 
(Notice commune.) 

Noblesse française, figures historiques ; costumes civils et militaires, du douzième au quin- 
zième siècle. 

Attributs royaux, le pallium. 

Les hennins, voiles en guimpe (voirpL 211), le frontal, Vcscoffion (voir pi. 213, 214). 

Le mantel d'honneur; cotte blasonnée, mi-parti. — L'escarcelle, escar. 

PL 209. — Moyen Age. XIIP-XIY^ siècle. 

Nobles ; tenue civile ; costumes de chevalerie. Figures historiques. Bourgeois. — Paysans 
(voir pi. 222 et 331), le joueur de flutet ou galouMt. Laboureur, closicr ou vendangeur, jar- 
dinier, vacher. 

Rubans de tête; \q chapelet, letressoir; le chapel, voile féminin. 

La chlamyde, le surcot des hommes, le pelisson, le corset- sangle, les mahoîtres, la robe de 
dessous, gonne. Le sayon court, gonnel; le camail, carapoue; \q jupel, le haut-de-chausses, les 
fourreaux de jambes, gamaches, les houseaux (voir les mêmes pièces de costume dans les 
pi. suivantes, jusqu'à 316 inclusivement). 

La robe des paysannes. 

Panetière; baguette, la retorta; la corne du vacher, la massue. 

Chevelure, barbe. 



— 70 ■ 

Travaux agricoles. — Les gens de service : hjniolier, le ruga^f, Vcgûsnicrfl^ bassibicr, le 
mstour, h j)aKtor-majur, le hoiiriagre, \clotkr, le irahoticr, Icfoi/r/iur, hprai/cr, h&bayhts. 

ri. 211». — Moyen Age. — France, du XIIP au XY*^ siècle. 

Costume royal, ducal. Tenue de cour, de ville, de guerre. Le sergent d'armes. 

Ecclésiastiques; classes populaires. Musiciens, la menés Irandie. Joueur de luth, de dicorde. 

Couronne (voir pi. 211, 212, 214, 210), frontal, chaperon en bonnet, cornette à la coquarde 
ou en patte (voir pi. 212, 21G i, chapel à bec (voir pi. 211, 21 G), les afjîqucs. 

Pèlerine écarJate; la rohe vermeille, de drap d'or; manteau, fourrure, dalmatique, ceinture, 
surtout, manches /( la ho?ndarde; l'aumussc ecclésiastique. 

Colliers d'orfèvrerie, le penfacol (voir pi. 212). 

Masse d'argent. 

Épée, dague (voir pi. 211 et 212). 

PI. 211. — Europe. — SIoyen Age. 

Noblesse française. Les costumes armoijés. Les pelleteries. Docteur, lo6-l-1461 (voir 
pi. 212). 

Chapels cylindri(|ues, bonnet (voir pi. 21o, 215 et 21(î), chaperon à cornette, voile, hmolle- 
qui/i; le surcot ajusté (hommes), sa jupe, ses manches, h\ housse, la cotellc; la botte étroite, 
heiise; le surcot ^wre (femmes), \es fenêtres d'enfer, les coudières de la cotte hardie (v. pi. 213), 
le plastron, yarde-corps , jupe blasonnée. 

Coiffures en cheveux ; nattes, torsades, les crépines. 

Ceintures, colliers , arrêts d'orfèvrerie. 

L'épervier chaperonné. 

PI. 212. — Europe. — Moyen Age. 

Coiffures; le bourrelet, chapels coniques, plumes. 

Manteau royal; l'aumusse laïque, la houppelande (voir pi. 215), manches ouvertes; 
(surcot). 

Parure des hommes : colliers, chaînes, chaînettes, torsades, pendeloques. 

PL 213. — Europe. — Moyen Age. 

France ; quatorzième et quinzième siècle (voir i)l. 214). 

Ecclésiastique, notaire royal, ménestrel, baladin, guichetier, messager. — Costume fé- 
minin. — IMobilier. 

Le chaperon féminin (voir pi. 215). 



— 71 — 

Cotte à chevaucher, ceinture, bourrelet articulé, le corset court ; chausses à pied ; capuchon ; 
le peliçon. Bottines à poulaine. 
La lance courte du piéton. 
Aumonière, escarcelle. 

PI. 2U. — Moyen Age. 

Assemblée souveraine. — Docteur. — Costumes féminins. 
Chapels pointus, la bareffe, le grand escoffion, celui à turban. 
Coiffure masculine ; cheveux longs, crêpés. 
Mobilier, la forme on fourme (voir pi. 216), le daiS; le Intrin. 
Instruments de musique. 

PL 215. — Europe. — Moyen Age. 

France, seconde moitié du quinzième siècle. 
Costumes civils. Scènes judiciaires. Jjqe gens dérobe longue. 
Le chaperon déroulé, la guimpe, la ceinture dorée. 
Bourse , miroir de suspension, 

PI. 216. — Moyen Age. XIV'-XY^' siècle. 

Intérieur d'un château seigneurial; la salle de parement. Noblesse française. Serviteurs. 
Mobilier. La carrosserie (v. pi. 310). 

Vêtement de chevauchée, hjournade (v. pi. 217). 

La table à manger, banc à dossier, marchepied, banc (banquet); les nappes, le linge de 
haute lice, les serviettes, touailïes; tapis dits sarrcmnois. 

Solivage, pavage. 

Chars d'honneur; le Mrrâsche, l'attelage en flèche, \q poêle ou mantel^ le ciel. 

Le pilentum, la rheda, le traîneau ou claie, le rouleau, le petoritum, la benna, le carpentum, 
le chariot branlant. 

PL 217. — Moyen Age. 

France; costumes mihtaires, 1350-14:60. 
Hommes d'armes, de pied, h jMvescheur (v. pi. 219 et 220). 
Harnais de guerre; les cuiries; l'armure h. plates, partielle, complète. 
Bacinets à museau, à bec d'oiseau ; les chapels de fer, le hanepier, Vcwantail, le garde nuque ; 
cornette, la crois blanche (v. les pi. 218 à 220). 



Le mèzail, le nasal, la baviére, l'annet, le gi-and heaume, le cimier, panache, honppe, le col- 
letin, le camail. 

L'épaulière, le faucre ou arrêt-ferme^ les ailettes, spaliercs, passe-garde ou garde collet, les 
brassards, canons, cubitières, gantelets. 

Haubergeon démailles, corselet ou justaucorps^ Vàjacqve ou \^ jacquet, cuirasse, braconnière, 
pansière, tassettes, jupon à plis. 

Cuissots, cuissarts, genouillères, grèves, solerets, Veryot du diable, éperons. 

L'ccu, sa guige. 

Le surcot d'armes, le tabard, la nian féline , la Iniqve, h palelot. 

L'épée courte, perce-mai/ les ; quillons dtevaiicliés; épée d'armes; dague ou miséricorde; chaî- 
nette de suspension, baudrier, ceinturon ; ceinture orfévi'ie. 

Masse d'armes. 

La haute lance, sa rondelle, la /jrappe de billeltcs, \q glaivelot, la j'crtuitiane, les vou(jef<, les 
dardes. 

(Pour la plupart de ces pièces de l'armement, voir aussi les n'" suivants, jusqu'à 2::!0 in- 
clusivement.) 

PI. 218. — Europe. — Moyen Age. 

France. Costumes militaires. (1439-14:50.) 

L'armure complète de fer. 

Compagnies d'ordonnance, leur organisation : les lances fournies, page, V enfant d'honneur, 
le valet. Les francs-archers. Héraut d'armes, trompette, arbalétrier ; armes, étendards. 

Le sous-gorgerin, la brigandine, le haubergeon, arrière-bras, cubitière, avant-bras, armure 
des jambes ; le harnas. 

Epée de connétable. 

Flèches; les surjettes, le quarrel, quarriau, boujon; arc, carquois, trousse. 

Arbalète à tour, ou à mou fie (v. pi. 21'J), à cric. 

Fléau, maillet ou plommée, guisarme ou fauchon, hallebardes (v. pi. 220). 

Mousquet. 

Le hoqueton, la surcotte. 

Pi. 21'). — Europe. — Moyen Age. 

France ; quinzième siècle. — Costumes de guerre, de joute, de tournoi. Adoubement du tour- 
noyeur, du jouteur. Les hauts cimiers. 

Homme de pied, arbalétrier, chevalier. La cotte defr. 

Ijdu jouste ou jouxte, par batailles, par bannières, les tuurnoiemenls ou iupinvts, les trespi- 
fjnèes, les combats h la foule; la reco»ima/i dation. 



— 73 — 

Le heaume à iète de crapaud; armoiries, tortil, lambrequin, cimier; le cha2}el de heaume-, ba- 
cinet ou capeline, vue treillissée ; cuirasse, lames articulées, faldes ow. fauldes, \q grand faucre; 
corsage, braconnière, cuissards en brigandines ; la mcmclw honoralle, demi-manches ; jupe, pè- 
lerine de mailles ; le clavain, la targe, le grand pavois, pavais ou pavard (v. pi. 220). 

Armes courtoises, l'épée rabattue. 

Masse, marteau d'armes, la grande dague, quillons à potences, lance, fer à trois dents, halle- 
bardes, la corsèque, la roncoiie. 

Les saiots-étriers ; la selle, le hourd. 

PL 220. — MoYEîf Age. 

France ; quinzième siècle. — L'artillerie. — • Armes diverses. 

La grande et la petite garde du corps du roi (v. pi. 225) ; les lanciers, archers, crénequiniers, 
arbalétriers ; le coustiïïier, guisarmier ou satellite. 

Le grand canon, la bombarde, le veugladre, le crapeaudecm, les couleuvres, couleuvi'ines, cou- 
levrines, la serpentùie; boulets, \q?> pierres à canons, balles, \e&plommées ou. plombets; affûts; 
la charpenterie , \q^ flasques, le tourillon, le manteau, les grands pavois; la coulevrine à main. 

Les espées bastardes. 

Le crènequin ou cranequin, l'arbalète àpié, à m.oulinet, le cry, le baudré ou baudrèes; traits, 
quarreaux, viretons, raillons, le carquois, car cas; le pied de biche; la trousse empanée. 

La vouge (le vougler'). 

Le coustel à plates, la coustelière. 

La hache de Grèqui, celle d'arçon, à double tranchant, le couteau de brèche. 

Cornettes, panonceaux, le soleil d'or. 

Les francs- taiipins. 

PI. 221. — Moyen Age ; XV siècle. 

Tournois, prestation du serment, entrée dans la lice. — Costumes civils. Gentilshommes ; 
le fauconnier (règne de Charles YIII). 
Le défendant, V appelant, les hérauts. 

Calotte, le bicoquet (v. les pi. 246 à 251) ; robe traînante, chaînes d'or. 
Harnachement : le cheval housse, chanfrein, têtière, bossettes. 

PL 222. — Moyen Age ; XV siècle. 

Costumes de chevalerie. — Les paysans, pltaults. 

Le banneret, le seigneur -chef le héraut d'armes, le page. 

Le laboureur, le semeur, le faucheur, les fossoyeurs. 



— 74 — 

Armures dorées; le hallecret, \q^ fiancards , gardes des «genouillères. 
Cheval de tournoi, le grand cheval. 
Chapels, calottes ; la livrée, le tahard écarlclè. 

Cotte, manteau {sagulam), le gonnel, tablier, bas et hauts-de-chausses, les aiguillettes, 
heuses à la poulaine, guêtres ou gamaches , houseaux, souliers. 

V\. 2'23. — Europe; Moyen Age, XY' siècle. 

Chevalier de la Toison d'or. Costumes civils. Intérieur. Mobilier. 

PI. 22i. — Europe ; XIV'^-XV'' siècle. 

Joaillerie ; orfèvrerie dite ô!! accoutrement. 

Ceinture (orfèvrerie en fenestrc(ge), agrafes, boucles, fermaux, mors de chape, broches, 
pendeloques, affiques, enseignes, reliquaire, chaînes de colliers, bague, monture d'escarcelle. 

PI. 225. — Europe; VP', VIP, XV« et XVP' siècles. 

Objets usuels. — Instruments de toilette ; les peignes, en os, buis, ivoire, à garnitures d'ar- 
gent, de pierreries. 

PL 226. — Europe; XV^-XVP' siècle. 

Escarcelles, bourses. — Coiffures italiennes. 

Boursette à cul-de-vilain, le mgstère, le denii-ceint, Vèpinglier, le couteau, l'étui à ciseaux 
les pomandres ; chapelets odorants. 

PI. 227. — Europe; Moyen Age. 

MobiUer ; quatorzième et quinzième siècles. 

Lit royal, lejwële à gouttières, le couvertoir ; lits Ijourgeois (v. pi. 231 et 232). 
Sièges à bras et à dossier, la chaise^ chaire, cimier e, forme, fourme. Sièges d'honneur; chaire 
épiscopale ; banc familial, à dais, de confrérie : le hanquier, les couettes ou quarreanx. 
lîuffets, tables, couronne de lumière. 

PI. 228. — Europe; Moyen Age. 

Objets mol)iliers; (piatorzième^ (juinzième, seizième siècle. 

Images <i volets, les gmagiers; tabernacle, diptyque, lutrin <»u lectrin. 

PI. 229.— Europe; XV* siècle. 
iMohiUer d'apparal. — Armoires, coffres-forts, le sacrarium^ crédeuces (v. pi. 230). 



/O 

PI. 230. — Europe ; XY'' siècle. 
Crédences à dossier, sans dossier ; coffret. 

PI. 231. — Europe; Moyen Age. 

France (Bassin du Eliin) et Flandre, du quinzième au seizième siècle. 

Intérieur; meubles, objets mobiliers, ustensiles; chambre à coucher (v. pi. 232), le ht, les 
pentes, traversin, oreiller, descente. 

Le dressoir, la toitaille, prie-Dieu. 

Carrelage. 

Horloge à poids, son timbre, la noïette. 

L'autel adossé; la nappe, douUier, les chandeliers, mestiers; le reliquah^e, custode. 

lu arche; les /laçons, les buires, les, pic hier s, les platelets, les escuelles. 

Chaise sans dossier, en chaire, dais seigneurial ; pliants de bois, de métal ; sièges d'honneur, 
le fauteuil, fitdesteuil, faudesteuil , friudestuef, faudestuel ; le berceau, hers. 

Eéchaud, médaillon, coifret, clef, miroir de suspension, baguier. 

PI. 232. — Europe ; Moyen Age. 

Intérieur flamand ; quinzième siècle. 

Chambre à coucher : lit sur estrade, couchette, pavillons, queue, coiwertoirs, ciel de lit, tra- 
versin. Le signet. Banc de foyer, coussins, chaise, crédence. Dinanderies ; l'aiguière, le lustre. 

Cheminée, hotte, potence en fer, le paravent ; fenêtres, meneaux, vitres, volets intérieurs, le 
re Irait. 

PI. 233. — Europe ; XVS XVP siècle. 

Mobiher. — Porte intérieure, verrou, heurtoir. 
Banc de chœur ; cofii'e de mariage, coffret. 

PL 234. — Angleterre. 

x\rchitecture intérieure ; quatorzième, quinzième, seizième siècles. 
Le grand halL Les charpentes apparentes. 

PL 235. — Europe; Moyen Age. 

Intérieur dé l'habitation française ; quinzième siècle. 

La cheminée (v. pi. 236) ; meneaux, la croisée, les vantaux; usage des vitraux; boiseries^ 
peintures, plafond, poutres, solives, leur décoration. 



— 70 — 
VL 23(;. — EuKOPE : XTir, XY^ XVF' siècles. 
T^a ilécoratiou des cheminées. 

PI. 2;;7. — EuRorK : XVI' siècle, 

Allemagne. — Custunifs populaires. 

Bagage de l'année: valets, domestiques, vivandiers, riiiauds. ribaudcs. 

ri. 2:;s. — Italie ; XIV"', XV'', XVr siècles. 

Costumes civils, militaires; gentilslionmes vénitiens; le bragard; un condoHierc ; officiers de 
livrée, pages. 

Chaperon, chapeau, meutuniiière, coiil'e, l)onnet, henettino, toque, résille, capuchon ; chemise 
de soie, la gavardina; surcot, le four-point-fruujani, lescrcrds; ho(|ueton, ceinture, ceinturon, 
sacoche; manteaux, la zhmirra, le manieUino; chausses, braguette, culottes; souliers, bottes. 

Bracelets. 

Cheveux tués, ondulés. 

Epée, dragonne, pendant, dague (v. pi. 2oi)). 

PI. 1>3'.). — Pl'ALIE. 

Gondoliers \énitiens (v. pi. 2(S'J). — Les CasteUani, les Nicololli ; tenue ordinaire, habits 
de parade, de livrée (quinzième et seizième siècles). Pages, costumes de cheval, nains, fous 
de cour, du quatorzième au dix-huitième siècle. 

Bonnets, jugulaires en pointes, pourpoints tailladés, cuirasse de cuir. 

PI. 24U. — PrALIE; XIV'\ XV" SIÈCLES. 

Toscane. Epoque de la première renaissance. — Types de la maison urbaine. 
Les portiques, la loggia, le bcdcone, h^jarapello, le corps de logis. 

PI. double 241-1^42. — Italie ; XV*^^ siècle. 

Costumes civils, religieux. — Noces seigneuriales; gentilshommes, dames, musiciens; reli- 
gieux dominicain. 

La cellule de Savonarole. 

Le grand lit de pied. — Médecins. 



PI. 243. — Italie; XIV^; XY^ XVI^ siècle. 

Costumes féminins. — Dames nobles, demoiselles, suivantes ; types hollandais. Teinture de 
la chevelure, le filo d'oro. 

Guimpe, voile, celui des épousées, /«,-.î:«o/o, escoffion, le lalzo, (v. pi. 244, 252), capuchon. 

Chemisette, cotte ou jupe, robe, les corps, manteaux, fourrures, broderies. 

Diadème, plaques, rubans de tête, \& ferronnière, les fremoli, broches, colliers, ceinture d'or- 
fèvrerie. 

Cheveux nattés, flottants ; le filet. 

PI. 244. — Italie ; commencement du XVP siècle. 

Costumes féminins. — Vénitiennes, Napolitaines. Classes nobles, rustiques. 

Chapeaux de paille, le barrefo, le capitmm, ccqmlatus, la fiara-reda (le mitra velatus) ; la 
chemise, le casaquin, les brassards, manec, ceinture (la ventrale), tablier, jupe, manteaux, la 
lacerna, la. parva casa, aumônière, patins. 

Gaîne de cheveux ; colliers ; bracelets. 

PI. 245. — Europe ; XV^ XVP siècle. 

Intérieur du manoir ; la salle. Maîtres, gens de maison. Mobiliers, ustensiles. Toilette du 
corps, la robe sans ceinture. 

PI. 246. — Europe ; XV^ XVP' siècle. 

France. — Costumes civils, 1485-1510 (v. pi. 247 à 251). 

CoifPures d'hommes, de femmes. Reine, princesses. Le porte-torche. 

La toque, licoquet, le mortier, V enseigne ou hague, la coiffe, la templette, le chaperon (dames), 
Vescofflon à cornes ; couronne royale. 

La chemise, la gorgerette de douJx filet, la cotte, la surcotte, rote de dessus, de l eau maintien ; 
chausses (ou bas) des dames, lejarretier; ceinture d'orfèvrerie, en cordelière, les patenôtres, le 
demi-ceint, Vépinglier, le couteau, la bourse ; pantoufles. 

Jacquettc, pourpoint, manteau, collet déuallant, pelisse, fourrures, le tabar ; hauts et bas de 
chausses, souliers 7;^ //es. 

Colliers, la bague ou dictmant. 

Chevelure masculine. 

PI. 247 et 248. — Europe ; Moyen Age, pin du XV siècle. (Notice commune.) 

Costumes civils. 

Le chapeau et le bonnet ; celui à c[uatre Iragettes, ses rubans d'attache : panaches, joyaux ; 



— 7S — 

le i^-raud cscoftion, la résille : couronnes nobiliaires. T^a ro])o de cérémonie, manteau nuptial, 
chaussures, les becs de canes. 

Joueuse de tympanon. L'oliphant. • 

PI, 240 et 2.")0. — Europe; XY'", XX]' siècle. (Xotice commune.) 

Seio-ncurs, dames ; coiffures flamandes. Robes, manteaux d'apparat, les manches // la graûd' 
garre. 

PI. 251. — Europe; XV'\ XVF siècle. 

Pièces du costume féminin ; o'rand hal)it de deuil : la harheile, le coavrc-chcf. 
La iunirelJe des hommes. 
Ceintures, colliers houppes. 

PI. 2.")2. — Europe; XYF siècle, Italie. 

Costumes féminins, li^ fille à marier. Coiffures. 

Les filets d'or, la résille, la ferronnière, joyaux; le bourrelet (v. le halzo, pi. 243 et 244), 
calotte, serre-têtes, coquilles ou cales. 

Cîuimpe, corsage, manches bouffantes, à crevés, robe longue, broderies en damasquelle ; tuni- 
que (i la romaine. 

PI. 253. — Europe ; XV, XVP siècle, Fraxce. 

nal)illements de guerre, d'apparat militaire. — Cascpies de guerre, de joute ; les armures 
cannelées. — Chevaliers, coulevrinier ; Itaiit seigneur, archer à cheval. (Règnes de Char- 
les VII, Louis XI, Louis XII, François I"".) 

Cabasset, oreillères, armet, colletin, mézail, pièces de renfort; la liaute-picrc ; panaches: 
salades, celles de tournoi, visière à soufflets, goi'gerin, sous-gorgerin, jugulaire, chapeau, ban- 
deau d'orfèvrerie. 

Cuirasse, gamhison, armoiries, jaquette de mailles, Inicque de brigandine; plates, rondelles, 
épaulières, lamettes, passe-gardes, cubitières, brassards, gants ; solerets, en hec de cane, en pieds 
d'ours; chaussures, en mailles de fer, en cuir : éperons à molette. 

Cotte d'armes, pèlerine, jupon. 

Epée, pommeau, garde, lame à cannelure, fourreau, dague, le cousiel à ^^lales, cQmtnvQ, masse, 
marteau d'armes, la pointe, le bec de corbin, le mail. 

Arc, carquois, flèches empennées. 

Le trait ((■poudre ou couleuvrine. 

Sac, amorçoir (v. pi. 254 à 263). 



— 79 



PI. 254. — Europe. — France ; XV^ XVF siècle. 

Costumes militaires. Tenue d'apparat. — Gentilshommes, homme d'armes, officier canonnier, 
\q porte-mèche ; combattants, fantassins, le soldat suisse. L'armure clievaleresqiie. Détails d'é- 
quipement, drapeau. 

Armet, bourguignotte, morion, calotte, chapeau, plumes. 

Cuirasse, tassettes, braconnière, cotte de mailles, corselet, pourpoint de cuir : le plastron en 
panse, dit à la jJovMine, la fraise godronnée. 

Hoqueton de chevauchée, pourpoint, manches tailladées, mancherons. 

Hauts-de-chausses, la IraguefAe. 

Gantelets, souliers, bottes. 

L'épée à deux mains (v. pi. 256), la mai7i gaiicTie, poignard-chargette. 

La haute lance, son garde-main. 

La rondache, la guige. 

Porte-mèche, ses branches, serpentins. 

L'amorçoir, flasqiir. 

PI. 255. — France; XVF siècle. 

Costumes militaires. Règnes de Louis XII, de François Y\ 1507-1520 (v. pl. 256). 

La grande, la petite garde du corps du roi. Crénequiniers, gentilshommes à bec de corbin, 
archers écossais, leur accoustrement. Les estradiots, l'artillerie (v. pl. 257). Les canonniers, 
dastardeurs, les agdes canonniers, les houte-feux. Suisses gardiens de pièces. 

Toque, phimails, chapeau à Valbanaise, sayon, hoqueton, casaque, robe, chausses, bottines. 

Hallebardes, lances, arbalètes. 

Calibres, canons renforcés, douUes; arquehuses à crochets (Louis XII), basilics, hastardes, 
serpentines, coulevrines, faucons, passevolants, spirales (François I'''). 

Pl. 256. — France; XVL siècle. 

Garde du roi. Les Cent-Suisses, les Ecossais, leur livrée. — Infanterie française, étrangère, 
les landes. — Les Suisses, les lansquenets, les légionnaires ; piquiers, arquebusiers, ceux dits 
morionnés; \\?A\Q\)^xà\QY^, joueurs cTesjjée {y, pl. 257), tabonrin. 1520-1555. 

Pl. 257. — France ; XVP siècle. 

Règnes de Henri II, de Charles IX. 1559-1572. 

Piquier, arquebusiers, lansquenets, /o?<eï(Çr cVespée, mousquetaire, tambour, fifre, laquais, ar- 
tilleur suisse. 



— 80 — 

• 

L'habillement de tête, morion, ariiiet, casaque trordonnance ; écharpes, la croix blanche; la 
roiidelle à pretwe. 

Arquebuse, mousquet, bandoulière, fourche d'appui, \% fourquine. 

Calibres d'artillerie : le canon renforcé, la grande coidevrine, la bâtarde, X'Amoyenne, h faucon, 
le fauconneau, la Itacquebide à croc. 

PI. 2")8. — Europe: XYF siècle, Espagne. 

Armures équestres ; armes. 

Épées : la ( 'olada, poignée d'espadon. 

Eperon. 

PI. 2Ô9. — Europe: XYP siècle, Espagne. 
Demi-armures ou corselets ; bourguignottes. 

PI. 2G0. — Europe ; X\Y siècle. 

Armes offensives, défensives. — Cavaliers. 

Le cheval hfrdé. 

Armet, la vue, le nasal : cuirasse, pansière, dossière, braconnière, le famre ou arrêt-ferme, 
épaulières, fasse-gardes ou garde-collet, brassards, les calions, la cubitière, gantelets, les cuissots, 
la genouillère ; les grèves, ^''adieux ou solerets, éperons ; l'étrier, l'appui-lance. 

Épée, quillons, hallebarde-pistolet, garnitures d'épée, de dague, de poignard. 

Harnais dn cheval : têtière, barde de cou, de poitrail, les ^fl an cois, les oreillons, la terminale. 

PI. 201. — Europe : XVP siècle. 

Les armures ciselées (v. pi. 2G2 et 2G?>). Parure du cheval de guerre. 

Corselet en pointe, le tonnelet, le garde-aisselle, le bas de saie. 

Étriers, Varcado ii fenêtres. 

Pistolet à roue. 

Têtière ou chanfrein, fronteau, garniture de queue. 

PI. 262. — Europe; XYP^ siècle. 

Armures ; armes offensives, blanches, à feu. 

Armet, visière grillagée, mitre, bourgnignotte, calotte, oreillettes, gorgeriu on gorger g, cor- 
selet, épaulières. 
Masse d'armes. 



S 



— 81 — 

Poignées d'épée, d'estoc, de grand estoc ou d'arçon. Epée à double garde, le lias d'âne. 
Dague, la langue de hœuf, le hastardeau. 
Pistolets à rouet. 

PI. 263. — Europe; XVF siècle. 

Armes diverses. — Morion. Poignées de rapière, de flamberge, de dague, Vindagiic. Tran- 
choir ; poudrière ou pulvérin ; poire à poudre ou flasqiie; étui de chasse. 

PL 264. — Europe ; XYI'^ siècle. — France, Italie. 

Dames de la noblesse française; figures historiques, 1520-1550. 

Dames italiennes, fin du siècle : demoiselle, épousée, femme de marchand, veuve (v. pi. 265). 

Collerettes, fraises, manchettes ; voile de la veuve ; la vasquine ou lasquine, Vai/eron ou 
mancheron; la vertugale, vertugade, vertugadin; la cotte, la robe de dessus, surcotte. 

Couronne, peigne, colliers, chaînes, ceinture, les contenances, la paiemfre, le miroir, la 
poste. 

Éventoir à plumes. 

Chevelure, sa teinture, la couleur d'or (v. ces différents détails du costume aux pi. 265, 
266). 

PI. 265. — Europe; XVF siècle. 

Costumes féminins; figures historiques. (France. Angleterre. Italie.) 
Le chaperon ; manches à re'bras, épaulettes. 

PI. 266. — Europe ; XVI*^ siècle, France. 

Costumes féminins. — Toilettes d'apparat , de ville. 

Figures historiques : artisans, piquiers, mousquetaire, capitaine d'infanterie. 

Chaperon h la française, les templettes; ch.'àP^Q'SkVL à l'espagnole; collier dit carcan; fraises gau- 
frées, godronnées ; manches de la chemise, de la surcotte, manches courtes, bouffantes, à 
crevés; les passements ; la robe en redingote (v. pi. 279, 280). 

PI. 267. — Europe ; XVP-XVIP siècle. 

Dames de la noblesse française ; figures historiques. — Costumes populaires. Milice bour- 
geoise, fifres, tambours. Ecoliers. 
La taille en cornet. 
Lois somptuaires de Henri II, Charles IX et Henri IIL 

4. 



— 82 — 

PI. 208. — France ; XYP siÈrLE. 

Hante noblesse, magistrature ; chancelier, conseiller (v. pi. 209) ; fi,<i'nres historiqnes. 

Disparition de l'escarcelle, les poches. 

(*niifiirede cour, la toque, le chapeau, le mortier; fraise, manchettes, col rabattu, pourpoint, 
manches, chi(pietade ; la ro1)0 du magistrat, l'épitoge, ceinture, écharpe, la cape (v. pi. 209- 
270); le haut-de-chausses, bas, aio-uillettes, jarretières; escarpins à crevés, souliers à 
pont. 

Le port de la barl>e. 

PI. 269. — France : XVI' .siècle. 

Modes courantes. (Règnes de Charles IX, de Henri III.) 

Costumes officiels. Président de parlement, recteur de l'université, prévôt des marchands, 
docteur. Dames, bourgeois. 

Coiffure féminine ; les cheveux ew raquette (v. pi. 274, 276, 277, 278). 

Le bonnet à quatre hraguettes (v. pi. 274), le chaperoji emhrojiclié, YJialnt de deuil (v. pi. 286) ; 
manteau des présidents, robe^ parties, le tanné. 

PI. 270. — Europe; XVP siècle, 2" partie. 
(Notice commune à la pi. 271.) 

Costumes civils. Allemagne. Bassin du Rhin (v. pi. 271). 

Les ce jeune Allemagne ». Seigneur, page, dames, marchand, banquier, tailleur. 

Toquet emplumé, le mantelet féminin, le harzliappe, le imffjacl^e^ la sehauhe. 

PI. 271. — Europe ; XVP siècle, 2" partie. 

Costumes de guerre, de chasse, de représentation. (Allemagne. Bassin du Rhin.) 
Prince, veneur, enfant noble, cavalier suisse, le reître on pistolier, tambour d'infanterie. 
h^toqne,\e plumait, chapeau, morion, panache, jupe, corsage, manches tailladées, pour- 
point de buffle, manteau à la reître. 
L'épée, la dague, haute lance, javelot, pistolet à roue, la pistole. 
Manœuvre de cavalerie, le caracol ou limaçon. Harnais de cheval. 

PI: 272. — Europe : XYP siècle. 
Figures équestres. (Allemagne. Pays-Bas.) 



Comte, prince, dame, seigneurs, timbalier. 

Harnais du cheval, selle à troussequin, houppettes, lanières, manchon. 

PI. 273. — Feance ; XV!*" siècle. 

Règne de Henri III (v. pi. 274). — Costumes de la haute noblesse, de la bourgeoisie. Le roi. 
Dames, demoiselles, bourgeoises. Avocat. Vêtements de deuil. 

Le grand attifage. 

Le chaperon, le voile de deuil, V entoilage simple; la larle, la collerette en éventail, rabat- 
tue. Corsage ; le buse apparent ; la vertugade e7i famhour; manches ballonnées ; les reiras ; les 
ajourées ; les gigots ; la surcotte fermée, le soutien delà jupe, l'exhibition du cotillon (v.pl. 27G- 
277, 280, 311) : le pourpoint ; le caleçon des dames ; les imdes de Venise, les p'aneîles; les gants 
cJdqiùelés. 

Colliers, le demi-ceinf, la bourse, le miroir. 

PI. 274. — France ; XVP siècle. 

Nobles, gens de robe, de livrée. Types populaires; damoiselle, docteur, page, valets, ser- 
vantes, chambrière, crieurs parisiens (v. pi. 283), paysans. 

Chapeau, chaperon, bonnet à fempleltes, le masque (v. le tonret de nez, pi. 289); le col 
féminin, fils d'archal; la pèlerine, la chape; le manteau fourré, la, mafidille , lejupeï, le ba- 
landrau ou halandras, la souquenilk; les grègues, la frousse, les chausses, les bas d'attache, 
les jarretières, les gamaches. 

PI. 275. — France et Flandre ; XVI° siècle. 

Costumes militaires. (Règne de Henri III.) — Infanterie. Officiers. Porte-drapeaux ; mous- 
quetaire, tambour. 

Abandon de l'armure. Bigarrure du costume. L'allure des matamores. 

Les coiffures empanachées, le toquet, le so>w&rero; col godronné, fraise it la confusion; le 
pourpoint, le jMnseroJi à la poidaine, les mancherons ; manteau militaire, l'écharpe ; les hauts- 
de-chausses. 

PI. 276 et 277. — Europe; XVL-XVII" siècle. (Notice commune.) 

Modes féminines. Figures historiques. Dames nobles, bourgeoises. 

Le costume ajusté, les corps espagnoles , Vespoitrinement des dames. Le port de la dentelle. 
La lingerie (v. pi. 278). 

Fraises, collerettes, leur plus grand développement ; collet de manteau, manchettes ; les lacis, 
les passements , les points coupés, la guipure. 



— 84 — 

« 

lie carcan, le corset, corps piqué; les trois cottes ; teintures des étoffes, leurs dénomina- 
tions. 
Le soulier à pont, le nœud d'amour. 
Colliers, chaînes, joaillerie des vêtements. 
Cheveux poudrés, perruques, les arceleis, Vailifet ( r. \\. ■r,><). 

PI. -llî^. — Europe ; X\Y siècle. 

Portraits. Gentilshommes. Dames nobles. Costumes militaires. Officier supérieur. Scrgont- 
major. 

PI. 27'.). — EuEOPE; Xyp-XVIP SIÈCLE, Allemagne. 

Costumes féminins; matrones, dames nobles, jeunes filles. Toilettes nuptiales, de grande 
parure, d'épousées, de paysanne. 

Couronnes, diadèmes, toquets, coiffes, bonnets, voiles de tête, robes en surcotte, en redin- 
gote (v. pi. 280); manches ajustées, à gigot, les ailerons, la traîne, collets, tablier, manchon 
de fourrure. 

Chaînes, colliers. 

Chevelure nattée , flottante. 

PI. 280. — Europe ; XYP-XVIP siècle. 

Costumes belges, français, florentins, anglais, milanais, portugais. 

Chapeaux (hommes), cordons, torsades , plumes ; chapeaux en cuvetfp renversée (femmes) ; 
la coiffe de réseau, le voile drapé, le rehozillo{\. pi. 280 et 281). 

Le rabat, le col vidé ; les rebras. 

Pourpoint busqué, à épaulettes; basques, corsages, la fausse panse; manteaux, la 
simarre. 

Hauts-de-chausses, grègues, culottes, celles dites à la séviUane; les bas, iassettes. 

Souliers à font, les oreilles. 

Anneaux d'oreilles (hommes). 

Le masque des dames (v. pi. 28^;, Vesvantail, clefs, étuis. 

Chevelure, mucilages de poudres, celle de cliîme pourri. 

PI. 281. — Europe; XYP-XYIP siècle. 
Objets usuels. — Montres; les œufs de Nuremherg. 



— 85 ~ 

PL 282. — Europe ; XYI-^-XV!?' siècle. 

Orfèvrerie, joaillerie. 

Chaînes de grâce, d'honnenr, ceintures, couteaux, clef s , flacons à odeurs , les harilMs,\Q% 
pomandres, agrafes, broches, pendeloques, agréments, ornements de colliers. 

PI. 283. — FrAKCE ; XVP SIÈCLE. 

Les modes parisiennes au temps de la Ligue. — Costumes religieux, militaires; miliciens, 
bourgeois, gens du peuple, 1590. 

Capitaine, page, coureur, curé, chartreux, capucin, crieur de vin, porteuse d'eau, por- 
tefaix. 

Le chapeau albanais. 

L'écharpe noire. Les armures brunies. 

PI. 284. — Europe ; XYI*^ siècle. 

Costumes ecclésiastiques. 

Le pape ; cardinal, patriarche, évêque, abbé bénédictin, chanoines, rehgieux, acolyte. 
Vêtements liturgiques, leurs couleurs ; VhaMius religionis. 

La tiare {iriregnum), chapeaa de cardinal, mitres, fanons, croix papale, crosses, le 
sudariimi. 

PI. 285. ■ — Allemagne ; XVF siècle. . 

L'empereur, le roi des Eomains ; costumes, insignes. Nobles, bourgeois. Modes composites, 
parure de la Iragvette. 

Tunique, dalmatique, pluvial, sandales, couronnes, globe, sceptres, coUier de la Toison 
d'or. 

PI. 286. — Europe ; XVI'' siècle. 

Funérailles d'un prince-chevalier catholique (v. pi. 324-325, le convoi). 

Le chaperon embronché, manteaux de deuil, traînants ; hérauts d'armes, le tabar blasonné. 
Étendards; la couronne impériale, le globe; corps de musique; le heaume, l'écu, l'épée de 
combat, la cotte d'armes ; massiers. 

PI. 287. — Italie ; XVI^ siècle. 

Modes féminines. — Dames nobles. Italiennes. Hollandaises. 

Coiffures ; couronne à la ducale, diadème ; le lalzo^ bourrelet ; filet, collerette, guimpe ; le 
corsage carré^ manches tailladées, mancherons ; la simarre, zimarra. 



_ 86 — • 

Collier, chaîne, broches, pendants d'oreilles, ceinture, cordelière, fleuron d'orfèvrerie. 
Contenances; éventail; manchon. 

PI. 288. — Italie. 

Costumes vénitiens (seconde moitié du seizième siècle). IjQs ffenfildoniip. 
Bonnet en pointe. La chevelure blonde. Parure de la tête, du cou, de la poitrine ; robes de 
brocart, do soie ; lingerie brodée. 

Costume des hommes: la couleur noire; pelleteries de dosso, les rJucalrs; la toge, l'étole. 

PI. 289. — Italie ; XYP' siècle. 

Moyens et modes de transport. — Costumes d'apparat. 

Gondoles, litières, chevaux, mules. Habitants de Turin, médecin padouan, pénitent, dame 
romaine, courtisane vénitienne. — La grande stature, l'allongement du buste des femmes, vê- 
tements de dessous à la masculine. 

Coiffure en frisons, le croissant, les cornes ; le touret de nez; bonnet plissé (docteurs). 

Manteau de chevauchée, corsage, le panseron,- chausses, culottes marmesques, 'provençales, 
guéfp'esques, braguesqnes ; bas à coins. Les hauts patins; éperon à molette. 

Eventail plissé. 

PL 290 et 291. — Europe; XVP siècle. (Notice commune.) 

Galerie Henri II, salle des fêtes (palais de Fontainebleau). Côté de la cheminée,- côté de 
la tribune des musiciens. Les bancs des fenêtres (v. pi. 299). 

PI. 292. — France; XVF siècle. 

La helk cheminée (palais de Fontainebleau). Chenets, chiennetz; cheminées^ qiiem,inel, souf- 
flets. 

PI. 293. — France; XYP siècle. 

Décoration intérieure. — Le lit de parade (v. pi. 291). La chambre du lit ou des pareinents; 
les grands appartements. 

PI. 294. — Europe; XVP siècle. 

]\Iobilier français. — Lit dit à nielle, buffet, cofiFre, bahut, table à manger, siège curial, 
chaire seigneuriale, pliant à dossier. 



— 87 — 

PI. 295. — Europe; XVF siècle. 

Objets mobiliers. — Les bahuts. Le colïre de mariage. 
La huche. Les huchers ou huchiers. Les lahutiers. 

PL 296. — EuEOPE; Xyp SIÈCLE, Allemagne. 

Mobilier; le poëte déterre cuite. Armoire de plusieurs bois. 

PI. 207. — Europe; XVP siècle. 
Armoire. Orgue de chambre. 

PI. 298. — Europe ; XVP siècle. 

Chaires, escabeau, prie-Dieu, cabinets, lamstschranlc (v. pi. 316). 
Les coussins, hanquiers. 

PI. 299. — Angleterre ; XVP siècle. 

Habitation seigneuriale. La « pièce de réception », drawing-room (v. pl. 300). 
U EKzalethean. 

Pl. oOO. — Angleterre; commencement du XYIP siècle (1). 

Habitation seigneuriale. — La grande salle. Le hall. 
Fenêtres, lambris, portes basses, tribune. 

PL SOL — France; XVP, XVIP siècle (2). 

Costumes militaires; armes, détails d'équipement. (Epoques de Charles IX, Henri III, 
Henri IV, Louis XIII.) 

G-entilhomme, colonel général de l'infanterie, officier général de cavalerie, officier ingénieur, 
arquebusier, mousquetaire. 

Chapeau de fer, nasal, cabasset, le pot-en-tèle, le morion, hausse-col, cuirasse, buffletin, man- 
ches de maille, tassettes, bouclier, bottes. 

La couleur blanche, l'écharpe, la croix. 

L'épée en verrouil (v. pl. 34), pendant d'épée , arquebuse, la fourquine, mousquet, arme de 
chasse, pistolets, amorçoir ou pulvérin, cartouchière. 

(1) Cette planche termine le tome IV. 

(2) Première planche du tome Y. 



— 88 — ' ^■^ 

PL double 302-303. — Angleterre. 
Architecture intérieure (époque d'Elisabeth). — Habitation seigneuriale. T^a salle à manger. 

PI. 304. — Europe : XYP, XVIP' siècle. 

jNFeubles d'apparat : buffet, cabinet. * 

L'armoire {aumaire, amaire, aiimoîres), les Jai/c/ies. '• 

Meubles en bois sculpté, leur décoration. 

PI. 305. — Europe : XYP, XVIP siècle. 
Ameublement civil. — Tables, chaises, fauteuils, petit cabinet. 

PL 30(L — Europe: XVP", XVIP siècle. 

Chaire épiscopale disposée en stalle ; la imtience ou miséricorde — Objets mobiliers, cadres -, 
de peintures, de miroirs, dits hisforiés. 

PL 307. — Europe: XVP, XVIP siècle. 



Objets mobiliers (v. pi. 308 et 309). 

Crédence, fontaine, brasero, chaise, clefs, clef de maîtrise. 

PL 308. — Europe: XVI% XVIP siècle. 
Hanaps, cruche, chandeliers, verres (v. pi. 309). 

PL 309. — Europe; XVP, XVIP siècle. 
Verreries gravées, et cristal de roche monté : aiguière, drageoir, broc. 

PL 310. — Europe; XVP, XVIP siècle. 
Moyens de transport : le cltar hraiilant, le carrosse (v. pi. 349). 

PL 311. — France; XVF, XVIP siècle. 

Costumes de la noblesse (règne de Henri IV). 

Les vêtements de couleurs sombres ; toilettes de gi-ande cérémonie. 

Corsage busqué, la cotte de couleur, le manteau d'étiquette. 



* 



— 89 — 

Collerettes, manches, parure de perles, pendants d'oreilles, carcan, boutons d'orfèvrerie. 

Le chapeau français ; la fraise, le ralat, le pourpoint sans buse, épaulettes à la Henri IV, 
les tissus d'or, ceinture, pendant d'épée, l'épée en verrouil, la cape ou manteau ,- les hants-de- 
chausses, ceux à lourse, iQ^gregues (v. pi. 340), la petite cliiquelade, les coques ; jarretières lon- 
gues d'une awie, souliers à pont, bottes éperonnées, le cuir de roussy, le surpied cMqueté. 

PI. 312. — Hollande; XYIP siècle. 
Intérieur. — iSalon de conversation. 

PL 313. — Europe ; XVI'-, XVIP siècle. (Notice commune à la pi. 314.) 
Lit flamand, comprenant l'armoire et la garde-robe ; fauteuil, chaises simples et à bras, 

PL 314. - EUEOPE ; XVP, XVIP SIÈCLE. 

La chambre d'honneur. — Lits à colonnes, en alcôve, Itoussé, de parade ; les courtines, les 
gouttières ; les panaches ; le ders ou berceau. 

PL 315. — EUEOPE; XVIP SIÈCLE. 

'UameuMement français. 

Fauteuils, chaises, les montants, le tour tors ; usage du cuir gaufré. 

PL 316. — Europe; XVIP siècle. 

Meubles, objets usuels. 

Cabinets {armoires artistiques) ; poires à poudre. 

Meubles d'ébène, les ébènes noires, vertes, celles dites du Portugal; les ébénistes, les clutrimi- 
iiers de la 2)dite cognée. 

PL 317. — Europe; XVIP siècle. 

Objets de luxe ; orfèvrerie allemande. 

Les nautiles, œufs d'autruche, coupes, drageoirs, hanaps, porte-allumettes. Pendule astrono- 
mique. 

PL double 318-319. — Hollaxde ; première partie du XVIP siècle. 

Intérieurs ; chambre nuptiale ; la toilette de l'enfant ; costumes, jeux, coutumes. 
lie lit encastré, le berceau, les vitres maillées de plomb ; bahut, chaises, escabeaux, le miroir 
extérieur, \ espion, chaufferette, brosse, rouet. 



— 9(J — 

La danse, la main chaude. 
Type de pompe, jardinets. 

PI. ?,20. — Hollande; XYTF siècle. 

iloyens de transport; le labyrinthe de verdure; gentilhomme; barbier- barbant. 
Le carrosse, le ciel^ les quenouilles, les mantehis; intérieur bourgeois ; l'horloge à poids. 

PI. o2L — Hollande; XYIP' siècle. 

XoblessQ et bourgeoisie, 1630-1660. 

Toilettes féminines, modes françaises. Tenue de ville, d'intérieur. — Costumes civils, 
militaires. Gentilshommes, cavaliers; le raffiné, \q précieux (v. pi. 326 à 329). 

PI. 322. — ErROPE : XVir siècle. 

Chambre à coucher (époque de Louis XIII). 

La garde-robe et les habits emmaïés. Chandelier à plafine, mouchettes. 

Tapisseries, les fenfures à figures de hêfcs, les portières, huis verts, les anneîets, làcoucliefle, 
baldaquin, les ^m^e.s, cabinet ou secrétaire, les layettes-, sièges, le tabouret ou placct. La hiérar- 
chie des sièges, depuis le banc ou hanquet. 

PI. 323. — Hollande. 

Costumes civils, militaires (première moitié du dix-septième siècle). 

Le messager de confrérie, /•/('«^^. Distinctions corporatives. La montre iT orfèvrerie. Gliihles 
d'arquebusiers. Repas de corps. 

Officier de cavalerie, capitaine, lieutenant, porte-drapeau, sergent, tambour. 

Chapeaux de feutre, corselets, buffletins, pourpoints, celui à la Caudale, ceinturon, haut-dc- 
chausses, canons, bas à botter (v. pi. 326); bottes à entonnoir , à chaurlron. 

Colliers de corporation, disques, coupes, hanaps, le (Irinlchoorn. 

Le drapeau de confrérie. 

PI. double 32d-32."). — Hollande, 

Funérailles d'un prince-chevalier protestant, dix-septième siècle. 

Le manteau, le chapeau de deuil, le char funèljre. 

Cardes, domestiques, tambours, trompettes, hérauts d'armes, armes, blason du prince, 
guidons, cornettes, bannières, banderoles, pennons, étendard, heaume, gorgerin de tournoi ^ 
la devise, le casque, l'écu, la cotte d'armes. Le cheval de bataille, celui de cérémonie. Insi- 
gnes de chevalerie. L'épée, la couronne. 



~ 01 — 

Princes, nobles , représentants de la chevalerie; ambassadeurs, députés, conseillers, ma- 
gistrats, pasteurs , garde civique. 

PL 326. —Europe; XVIP siècle. 

France et Flandre. — Intérieur. Costumes civils. Instruments de musique; l'épinette. 

Costumes de chasse, la couleur rouge, chapeaux, perruques, la moustache, la cadendte (voir 
pi. 327 et 328) ; les bas de lioiics {las a hotter), bas superposés, les bas cVesfame, jarretières, 
bottes, éperons. 

Dentelle, point coupé, le col vidé. 

PI. 327. — France ; XYIP siècle. 

Classes nobiliaires; les différents ports du manteau. Les raffinés, une veuve (1629-1630) ; 
une amazone historique (1645). 

Castor à la cordelière, panache eu queue de renard, bords ew mauvais garçon, chevelure à la 
comète, les coins de perruques ; les vêtements de pluie , manteau à la halagnie, le caban, galan, 
le /risque 7nctinfelin; pourpoints, ceux à épaulettes, rabat, baudrier; chausses à cliiquetade, ai- 
guillettes, culottes à fond de cuve, gants, souliers; les laitues pommées , les hottes mignonnes j 
éperons cambrés, mules, patins (v. pi. 328 et 329). 

Col en rotonde, réseau de tcte, fils d'archal, la modeste. 

Pi. 328. — France ; XVIP siècle. 

Réforme du costume; noblesse, bourgeoisie. (Epoque de Louis XIII.) 

Toilettes de dames, pour la promenade, pour la ville, pour l'assemblée ; le décolleté. Variétés 
des mt)des ; accoutrements mythologiques : les Dianes, les Junons; gentilshommes de cour, de 
grand chemin, les cavaliers, les élégants Jiors de pair, le joueur de boules, le capitaine d'aven- 
tures, le marcher des chevaliers du Saint-Esprit. Le roi, son porte-manteau (1635-1640). 

Le chapeau empanaché des dames, Renseigne; cheveux abattus, les gar celtes, les bouffons, 
nattes, torsades, \2i cadenette, \q galant, la culbute,- coiffures de Champagne; le rond (voir 
pi. 339), les serpenteaux, les moustaches, pendant d'oreille, la perle, Cadet la perle, les mou- 
ches, étoiles, croissants, emplâtres. 

li esclavage de perles, manchettes de perles, pierreries, pendeloques. 

he demi-ceint, la chaîne, les clés , les ciseaux , le couteau, la bourse, les poires de par- 
fums. 

Le col en rotonde, le fichu-pélerine, rabat dentelé, à la guimbarde. 

Corsage, le corps de jupe; bouillons, les devcmts; \^ petite oie; robe à la commodité, la mo- 
deste, manches ballonnées; la robe de dessous, y^^pe^ lu friponne, la secrète, le corps de jupe, 
le bas de jupe; casaque, la hongreline. 



— 92 — 

Gants de chasse, ceux dits à la fi-anijipanc , le manclion. 

Toquets a l'espagnole-, cols de point coupé; pourpoint; le iaUl, le Iniffie; le o-i-and manteau, 
le petit manteau à la clislérique. 

La moustache, bouquet à la royale. 

Les petits fers, le rechaud, le miroir à chevalet, le peigne, laverg-ette, la mallette, les fards, 
le hlanc d'Espagne, l'espagnol vermillon, les flacons, Veau d'Ange ou do CInjprp, parfums, 
ccnx pour emliaumer la chambre. 

La mandoline. 

liCS gens du lel air. du beau procédé , de la belle manière, la personne accomplie. 

Le coejfeur. 

Les danses. 

PI. 329. — Fraî^ce ; XVTI" siècle. 

Modes, époque de Louis XII L 

La bourgeoisie ; scène d'intérieur, le contrat de mariage, le notaire royal. 

La Gallerie du Palais, les babioles; la lingère, cols, nœuds, vertugades ; le mercier; gants 
à l'occasion, à la nécessité, à laPhyllis, à la Cadenet, éventail. Le libraire du roi. Les galants, 
leurs dames. 

PI. 330. — Europe ; XVTL' siècle. 

Parures. Orfèvrerie; joaillerie. — Époques de Louis XTTI, Louis XIV (v. pl. ;î41). 
Pendants d'oreilles , colliers, pendeloques, broches, agrafes, boucles, bagues, camées, bra- 
celets, breloques, cachet, anmônière. 

Filigrane, émail, jais, lejaget, pierreries, jaspe, perles. 
Le lapidaire-faussetier ; la haute verrerie, la verrerie simple. 

Pl. 331. — France; XVIP siècle. 

lies paysans : vendangeurs, fermiers, filles de ferme, l)erger, moissonneur, botteleuse ; tabel- 
lion, cortège nuptial, musiciens ; la danse en branle. 

Coiffure en cheveux, chapeaux, paille, feutre ; corsages , robes, le drap, la serge, la fntaine; 
L\])\\(iv, sage on sagon , c-ài)Q, sorquenie, souquenUlf; cordons, fourreaux de jambe, gamitclies, 
garravaches , calzar, arsouletcs ; souliers. 

Houlettes en spatule, en pelle, la houe , le tonnelet, la pannetière. 

lie caractère du rural au dix-septième siècle. 

Pl. 332. — Italie; XVI I'' siècle. 

Costumes religieux. — Ordres de Saint- Etienne, de Saint-Georges, des Humiliés, des Béné- 
dictines, des Augustines, des Pénitents, tiers ordre de Saint-Dominique ; le porteur de morts. 



— 93 — 

Abbesse, religieux, religieuses nobles, chapelain, chanoine; habits ordinaires, de chœur, de 
cérémonie. 

PI. 333. — Italie ; XVIP siècle. 

Ordres rehgieux. (Rome.) 

Ursuline, religieuse de Sainte-Catherine, dite des Cordiers, orphelines, vierge misérahle, 
Zaccoletta. Élèves des collèges Salviati, Mattei, de celui des Grecs, des Nazaréens, des Ecos- 
sais, des Allemands, des Hongrois. Habits ordinaires, de chœur, de ville. 

PL 334. — France ; XVIP siècle. 

Ordres religieux. — Costumes des femmes. 

Carmélite, religieuses sachettes, madelonnettes, pénitentes, de l'Hôtel-Dieu de Saint- Jean- 
Baptiste de Beauvais (v. pi. 335) des Prémontrés, novice, hospitalières do Sainte-Catherine, 
nobles bénédictines. 

PI. 335. — France. 

Ordres religieux. — Costumes féminins. 

Converse, religieuses du Saint-Sépulcre, Feuillantine hospitalière de Loches, de Saint-Ger- 
vais, fille Trinitaire. 

Ph 336. — Allemagne; XVIP siècle. 

Le courant des modes, selon les classes. 

Gentilshommes. Le ruffian tudesque. Ministre protestant; femmes d'Augsbourg, de Bàle, 
de Strasbourg, la marraine. 

IjQ 2)elzli:appe , coiffm'es cambrées (v. pi. 338), chapeaux, bonnets, les cadenettes. 

Le Icittel, plastron, corsage, jupe, bourrelets, pelisse, manteau troussé, manchon. 

Buffletin, pourpoint; hauts-de-chausses, aiguillettes, hs galants, les canons; bottes à enton- 
noir. 

PI. 337. — Angleterre. 

Costumes féminins. 1642-164:9. — Ladies, bourgeoises, filles de marchands, la femme du 
lord-maire de Londres (v. pi. 339). 
Modes françaises, leur influence, le chapeau, la liongreline, la fraise. 

PI. 338 et 339. — Europe ; XVIP siècle. (Notice commune.) 

Angleterre, Biabant, Allemagne, France. 1640-1650. 

Dames nobles, bourgeoises, filles de marchand, costume nuptial. Toilettes de printemps, 



— «)4 — 

d'été, d'automne, d'hiver. Coiffures. Les dames liouppées. L'huikcii ou la cape. Le costume 
habillé ; honnets d'épousée, celui de fourrure, zibeline ou gibeline ; béguin, fraises, collerettes 
tuyautées, godronnées, le masque, la mentonnière, le fichu, corsets, épaulettes, jupes superposées ; 
le soulier à pont. 

Arrangement des che\eux; les anglaises. 

Le chien favori. 

PI. :340. — France; XVIL siècle. 

Costumes de la noblesse, IG-fG-lGTO. 

Gentilshommes, dames, page. Les rois de la mode. Montauron, Caudale. Le débraillé. 
Exhibition du linge. Modes (( la Fronde, ce la paille, au painer. 

Chapeau conique, bas, emplumé; le rabat; la chemise ; jabot, manches, poignets, dentelles; 
le point-coupé; le pourpoint, les brassières, \q justaucoriis à brevet (v. pi. 344-345) ; ceinture; 
cJuiusses à la Candalc; les culottes, la rhingrave (v. pi. 344-345); rubans, aiguillettes, les 
canons; baudrier, épée ; la hotte mignonne; éperons, soidiers, nœuds, talons rouges. 

Corsage; linon, gaze, mouchoirs de cou ; la robe décolletée, la gueuse; manches courtes; 
\-A manie, \q^ galants, ]qh faveurs, la jupe ou nuinicau, la queue. 

Cheveux longs (hommes), moustache à coquille, la bigotere. 

Ruban de cheveux (dames). 

PI. 3il. — Europe; France, XVIP siècle. 

Parure, joaillerie émaillee. Objets usuels. 

Médaillon, agrafe, crochet de ceinture, colliers, pendeloques, cachet, bague, montre, étuis. 
Insignes : ordre de la Jarretière ; croix de Malte. 

PI. 342. — France. XVIP-XVIIP siècle. 

Costumes militaires (règnes de Louis XIII, Louis XIV, Louis XV). 

Les gardes-françaises, officiers, enseignes, sergents, soldats ; piquiers, mous(^uetaires, tam- 
bour, fifre. La livrée royale. 

Création des gardes-françaises. Habits d'ordonnance L'uniforme. La garde en dehors du 
Louvre. 

Casque, hausse-col, corselet, cuirasse, Ijuffietin, tassettes. 

La pique, l'esponton, la hallebarde, l'épée, pendant, ceinturon porte-giberne, baudrier, four- 
reau de baïonnette, mousquet, la foarquine, bandoulière, les cartouches, cojin^ (v. pi. 343), 
pulvériu, sac de balles. 

Le drapeau, l'écharpe, la cocarde. 



— 95 — 

Chapeaux, celui à trois cornes ; rubans, bonnets ; justaucorps, hongreline, chausses, culottes ; 
bottes à entonnoir. 

PL 343. — Feance ; XVIP siècle. 

Costumes militaires, 1660-1690. 

L'infanterie. Les vieux corps; piquiers, grenadiers, mousquetaires, fusiliers; les couteaux 
bayonnais; invention des cartouches. Les miliciens. 
Officier général , officier aux gardes, des gardes ; variétés de leurs costumes, le manchon. 
Les sergents, leur armement. 
Lisigne du commandement, la cuirasse. 
Les bottes fortes. . 
La grenadiere. 

PL double "è-i^-'è^b. — France ; XVII" siècle. 

Intérieur. — La chambre de parade (v. pi. 347). Costumes d'apparat. L'efféminé; perruques, 
la crinière de lion. 

PL 34G. — Europe; XVIP siècle. 
Ameublement ; menuiserie, orfèvrerie, buffet, le cabinet d'argent. 

PL 347. — Europe ; XVIP siècle. 

Alcôve à la française; celles à la royale, à l'italienne^ à la romaine. Mobilier : table, con- 
sole. 

PL 348. — France ; XVII" siècle. 

Le grand appartement. Les réduits, pièces entresolées. Le cabinet de bains (v. pL 397). 
Le lit d'été ou d'ordinaire. La dame de qualité; costumes de déshabillé, corsage, \b, gourgandine. 

Le précieux, les jirécieuses, les illustres, les grandes, les petites ou les ridicules. Académies 
de la préciosité, les beautés, les muses, V amant du Parnasse. Les honnêtes gens. 

Mobilier, fauteuils, 1675-1680. 

PL 349. — France; XVIP siècle. 

Equipage de la reine. Carrosse de gala. Le roi ; officiers de sa maison et de celle de la reine ; 
pages, valets de pied, cocher. Grande et petite écurie. La livrée royale ; galons en bracelet, en 
quille, 

PL 350. — Europe; XVIP siècle. 

Moyens de transport. — Marine de guerre, marchande. Construction navale^ vaisseaux de 
haut bord, trois-mâts au radoub, ii la bande; ornemeutation, la proue, la poupe^ tutela. 



— '.»() 



PI. obi. — France; XVI T' siècle. 

Costumes civils; noblesse. Le port de la perruque, de l'épée. Habit de cheval. Parure de l:)al, 
1070. 

Chapeaux; celui àtrois t/ouUières, tour déplumes; cravate; la cliaconne; justaucorps; les 
manches à hottes; veste ou casaque, boutons, boutonnières, cordons d'ordres, écharpe, culotte ; 
jarretières, has de Barhark, souliers à la cavalière, boucles, cannes, pommes d'or, d'ivoire, 
la dragonne (v. ces pièces de l'habillement masculin aux pi. 3."')2, ^54, 359, 300^ 362 et 3(i4). 

Perruques in-folio, m crinière de lion, à calotte, d'ahhé, de hiclion, h la moutonne, àl'esjmijnole, 
blondes, noires, poudrées, la cavalière ou carrée, Vàfmancihre ; cheveux fp'is de Maure, liane ajjate, 
blanc de lait, quart blanc, blanc fond Jaune, châtain, châtain clair, châtain brwi, noir, petit 
noir, noir jais; le devant à la Fontange, frisures sur rien, à Vangle (v. pi. 2G1). 

PI. 352. — France; XVir, XVIH" sik(i.e. 

Les robes de chambre, les bonnets. Hommes de qualité. L'abbé perrui/uet, soutane, manchon. 
passe-caille. Toilette féminine (v. les pi. suivantes), corset, la ijourijandine. La grande, la 
p)etite Pandore. 

L'habillement du roi. 

liQ petit lever, la première entrée. 

Bonnet de nuit, camisole, robe de chambre, pantoufles. 

Ij^ perruque du lever, caleçons, haut-de-chausses ; bas, souliers, boucles, jarretières; chemise, 
cpée, ceinturon, veste, cordon du Saint-Esprit, justaucorps, cravate, soucoupe aux mouchoirs, 
la salve, montre, reliques, les hourserons, gants, chapeau, manchon, canne. 

Le maître de la garde-robe, porte-manteaux, écuyer; le déboité; changement d'habits^ de 
perruques. 

Le grand coucher, bougeoir du roi, de la reine, du dauphin. 

Le petit couciter, toilette de nuit, le déshabillé, bonnet, c.iniisole. 

PL 353. — France; XVIP' siècle. 

Costumes féminins ; toilette d'apparat, le décolleté. 

Bonnet, h fontange (v. pi. .'>54), h palissade, le monté-l<i-Jtaut, hi commode ; h-isnvef^, boucles, 
les craches, chevelure en paquet; collier de perles ; corsage en pointe, le tour de ma/iches, basquines, 
rubans, les échelles; cravate, la Steinquerque ; la jupe de dessus ; manteau, le volant, le manteau 
de cour, jupe de dessous, falbalas, prétùif ailles. Langlé, la tournure, criarde; gants, manchon 
masque. 



— 07 — 
PI. 354. — France ; fin du XVIP, comiMencemen-t du XVIIP siècle. 

Le costume austère ; gens de qualité, habits d'hiver, d'été ; abbé, le petit-collef , la soiitanellc ; 
garnitures eiiAmadis^ l'écharpe féminine, cape (v. pi. 355). 

Coiffures : la Fontange, la duchesse, le soUfaire, le choie, le mousquetaire, le croissant, le 
firmament, le dixième ciel, la souris, Veffrojitée, VctUière Fo?itanffe;\B, culbute, les, cornettes, guêpes, 
papillons; le hattant-Vml. 

Corsages ouverts, fermés ; les demi-manches, les engageantes. 

lies, far déments, les mouches, l'enseigne du mal de dents. 

L'esclavage de perles, le houfc-en-train, le tâtez-g. 

L'éventail en ocaignéc. 

PI. 355. — France ; fin du XVIP siècle. 

Modes féminines ; toilettes d'apparat, de ville, d'intérieur. 

Coiffure de cérémonie, cheveux en monte-au-ciel, les palissades; palatine, casaquin, basquine, 
tabher, jupe; les, frehœhes ; la ca/pe; robes de chambre d'été, d'hiver; le manchon, la canne 
des dames. 

PI. double 350-357. — France ; XVIP siècle. 

Vue intérieure de l'habitation riche; son double caractère. 
Les deux appartements; salles cTassem'bUe, de compagnie; chcmibre du lit. 
Les chambres d'habitation, ^mwf? cabinet, cabinet paré, arrière-ccùbi7iet ; l^mhvis, k hauteur 
de cluimbre, à hauteur d'appui; ipsumeKiix, fausses portes ; cheminée, miroir. 

PI. 358. — France; fin du XVIP siècle, coidiencement du XVIIP. 

Meubles en façon de Boulle. — Escablons onguëties {gaines de termes), La marqueterie mé- 
tallique. Bois cVébhne, des Indes, bronzes ciselés. — Objets usuels ; râpes à tabac, grivoises. 

PL 359. — Italie. 

Vénétie. — Les modes françaises. Dogaresse, gentildonne, patriciens, le procuraior; habits 
d'hiver, d'été, de deuil. Personnages de théâtre. Donna Angelica, Cassandre. Marchand ambu- 
lant. 

Le corne, la barrette, voile de tête ; costume à la ducale, le manteau troussé; le noir, couleur 
vénitienne, la robe des hommes; manches à coude; l'étole. 

PI. 360. — Allemagne; XVIP et XVIIP siècles. 
Courant des modes, l'influence française. — Costumes de cour, de ville. Toilettes d'hiver, 



— l»b — 

d'été; habillcincuts de Berlin, d'Augsbourg. (ieus de livrée, rheiduijue, le coureur, Técuyer. 
Costumes militaires : officier général, timl)alier. Amazone historique. 

Chapeau empanaché. Coiffure àlano'bJesse, fhérèse ; ^^olonaise, circassiennc (v. pi. 389); man- 
ches/? l'espagnole; redingote, robe flottante. 

PI. 3i;i. — Al,LKMAnXE; XVIl' ET XVIH' SIKCEES. 

Transformations de la liarbe, des cheveux, des perruques. Ecclésiastiques, gens de robe, 
magistrats civils, professeurs, hommes de guerre. 

Moustache à la coquille; liarbes en éventail, en feuille d'artichaut, en (pieue d'aronde ou 
d'hirondelle, barbes frisées; la royale. 

Les grands cheveux, les frisottés, les postiches : perruques à calotte, les in-folio, les cri/iicrcs 
(h lion, les poudrées. 

ri. o(>-l. — France ; XVIP siècee. 

Bourgeois, tapissier, ouvriers du roi. 1GG7-1G77. 

Classe nobiliaire ; toilettes de bal. Danseurs, musiciens. Les différents pas : le menuet, h pas 
sacaille, la charonne, la couranie, la sarahande, Vài/avoffe. 

PI. oCu>. — FkAXCE; XVIP SIÈCLE. 

Costumes féminins. — Toilette de cour. Danseuses. Enfant paré. Hal)it de cheval. Le 
courtisan. 

PI. DCA. — Europe: XVIP' et XVIIP siècles. 

Costumes civils. — Le port des insignes de chevalerie militaire. (Règnes de Louis XIV, 
de Louis XV, de Louis XVL) 

Chevaliers des ordres de Saint-Louis, des Deux-Épées, de Malte (page du roi), de l'hôpital 
d'Aubrac, de l'Étoile ; chevalière de la Hache (Espagne) : costumes parés, habits du matin. 

PL 305. — Europe; XVIP' siècle. 
J^e Inijj'et, le dressoir. Hurtouts; orfèvrerie de tal)le. 

PI. 3GG. — France; XVIIP siècle. 

Coiffures masculines; les chapeaux, les perruques. Cheval de main. 
Le chapeau tricorne, ses variantes, galons, plumes, ganse. 



— 99 — 

Perruques nouées, à bourse, à (a hrùjadiere; le derrière de bourses, les touffes, les cadenettes, 
la queue, le bout-de-rat; perruques à la régence. 
Poudre à graine d'épinard; toupets en vergeite. 

PI. 3G7. — France; XVIIP siècle. 

L'habit. — Modes féminines. Les paniers. Toilette champêtre. Le règne des coquettes. 

L'habit à pans bouillomiés (v. pi. 308, 369, 370). Vêtement de haut luxe. LViabit complet 
européen; justaucorps, veste, culotte. Costume de voyage, les guêtres, les bas, la chemise, la 
cravate; perruques, les ailes, hauts toupets, le/cr à cheval. 

Étoffes bourgeoises; le gros drap, la ratine, le bouracan, le camelot^ le droguet. 

Chapeaux de paille; cornettes; cheveux frisés; le tour de gorge; le parfait contentement 
(v. pi. 388) ; la palatine; volant en queue ; panier à guéridon, à la coupole, à coudes; le traque- 
nard; les demi-paniers, \q^ jansénistes ; paniers à l'anglaise, à la française, à l'espagnole, à l'ita- 
lienne, les considérations ; le casaquin ou pet-en-Vair; tabher; souliers. 

PI. 3(;8. — Feance; première partie du XYIIP siècle. 

Types de la mode. — Les mantilles, la bagnolette, les paniers (v. pi. 369). Habits ordinaires, 
les manches en pagode. 

PI. 369. — France; XYIIP siècle. 

Costumes de la noblesse, de la bourgeoisie, des classes populaires. (Eègne de Louis XV). 
— Le casaquin; vêtements à la polonaise. 

Le chignon, la physionomie, les crochets, les dragonnes; coiffes en 7narli, la dormeuse 
(v. pi. 371). 

Le devant de gorge; mcmches en éventail, les engageantes; la robe volante. 

Pi. 370. — France; XVIIP siècle. 

Le cabinet de toilette (1760). Le maintien, les hommes de cour, lesjjhilosophes. 
La femme de l'époque Louis XV. hïi physionomie, le 2^iQi'((nt, visage au-dessus du joli, le 
teint de couvent, les rengorgements d'ostentation. 
Chevelure à la grecque; chemise, corsage, V oranger en caisse; bas à coins, souliers, talons. 
Le galant ; la soubrette. 

PI. 371. — France; XVIIP siècle. 

Toilettes féminines, 1720-1789. — Les couleurs claires; dames, fillettes, classes nobiliaires, 
bourgeoises. 



— lUd — 

Cornettes, ha pa/nllons ; cheveux [»oiidrés, le tapé, la^ favoris. Robes ;ï la Watteau, le volant. 
falbalas, corsage, les échelles de iiiljans, hfifausse>^-)oh/'s, h fourreau , le corps, les enijaijeantes ; 
manchettes en éventail. 

Modes à IVou/Iaise, à l'américaine. 

PI. :)72. — France; XVIIP' siècle. 

Le monde élégant. Les tilles du peuple, ITor^-lTô."). 

Dames, gentilshommes, celui à bec de corbin : types d'abbés ; la ras'audeuse, la dentellière, 
la griseite. Le demi-toilette, en négligé, en polisson. 

Le tricorne, cocarde^ la mouclic assassine, les cadcnelfes; mouchoir de cou, le venez-y-voir , 
tal)lier à bavette ; le manchon des hommes. 

PI. 373. — Feakce; XVIIP siècle. 

Classes moyennes. Petites bourgeoises, leurs enfants; boudoir. Toilette négligée, 1739-1741). 
Le coqueluchon la fanchon. 

PL 374. — Europe; XVIIP siècle. 

France. Seconde partie du siècle. — Meuble de salon ; canapé, fiuiteuil, chaise. La chaise cà 
porteurs (v. pi. 396). L'origine de la chaise vitrée. 

Les chaises dorées, hieues; porteurs, les hricoJiers; les ahoijeurs. 

Pi. 375. — Europe; XVIII'' siècle. 
Mobilier bourgeois. — L'armoire, le buffet. 

PI. 370. — Europe; XYIP' et XVIIP siècles. 

Oljjets mobiliers ; orfèvrerie. 
Chandeliers, flambeaux , mouchettes. 
Cérémonial du chandelic]*. 
Le bronze doré. 

PI. 377. — Angleterre, 

Intérieur bourgeois, dix-huitième siècle (v. pi. 37S et 379). 

PL 378. — Angleterre ; XVIIP siècle. 

Scènes d'intérieur. Courant des modes. ]\Iœurs de la noblesse. Le mariage à la mode. Ta- 
hleau des réjouissances conjugales. La toilclfe p)onr le hal. 



-_ 101 — 

PI. 379. — Angleterre: XYII^-XyiIP siècle. 
Puritains, les saints, les têtes rondes; le Iwme bourgeois. 

PI. 380. — France ; XVIIP siècle. 

Objets de parure, joaillerie, menuerie. Epées de parade. 

Boette à jjortraid, croix Iranlantes, poignée d'épée, coquille, trousses, épingliers, pince à 
épiler, grattoir, escurèfes, têtes d'épingles, guêpes, papittons, bijoux de suspension, breloques, 
les apanages, fafioles, cachets, glands, broches, bagues, bijou de ceinture, la châtetaine, montres. 

L'or, l'argent doré, l'acier; Injoux rustiques, les pierres de couleur, le simitor. Strass, 
hijoutiers-faussetiers , les trois ors de couleur; joaillerie de grand deuil, Xq's, grandes pleureuses , 
bijoux bronzés, le petit deuil. 

PI. 381. — France; XVIIP siècle. 

Costumes militaires (v. de la pi. 381 à 387); cavalerie, infanterie (règne de Louis XV, 
1724-1745). 

Maréchal de France. 

Maison du roi ; chevau léger (v. pi. 383), mousquetaire noir (v. pi. 382 et 383), gendarmerie 
officier (v. pi. 382 et 383). 

Régiment Colonel-général, maréchal-des-logis (v. pi. 382) ; Royal-caraUnier , colonel-général ; 
dragon (v. pi. 382) ; garde de la connétablie ; maréchaussée de France ; prévôt général. 

Grenadier, sergent, Va f ourdie à croc; infanterie étrangère, régiment de Linck; tambour- 
major. 

Hallebardes, épées, mousquetons, carabines, pistolets, bandoulières, fusils, baïonnettes, 
haches, pioches, bêches. 

Chapeaux, bonnets de fourrure, soubre veste, la croix, culotte de peau, bottes fortes, jambiè- 
res, galons, broderies, parements, livrée du colonel. 

Couleur des chevaux (v. pi. 382). 

La cornette Manche; la compagnie colonelle. 

PL 382. — France; XVIIP siècle. 

Musique de la cavalerie. Timbaliers, tambours, hautbois, trompettes. — Mousquetaires,'gardes 
du corps, gendarmes ; compagnies du roi, compagnies des princes; dragons du Dauphin, d'Orléans, 
de Baufifremont ; régiments Colonel-général, Villeroy, Royal- Pologne. 

Livrée royale ; l'habit bleu-de-roi, dit à la Pologne. 



— 11)2 — 

P. 38P>. — France : XVIII'' siècle (première moitié). 

Le roi, sa maison militaire, cavalerie; la g-arde du Gor\)s , r/ar de s du dedans dt/ Louvre, la 
compagnie écossaise, gardes du dehors du Louvre, chevau-Iégcr, gendarme. 

Volontaires étrangers : hussards (Cravates, Poîaques), cenx de Ratzky, de Bercliény, ^'o- 
lonfaires nohks,]cH nlûam, \ç.^ imcoJcts , \q poukoménic. Régiments du maréchal de Saxe, de 
C'iermont-Prince. 

La lance, la masse d'armes, le ceinturon, la handonlière, la giberne, cartouche; salires re- 
courbés, droits, la sahretache {panseretesche). 

Bonnet, aigrette, casque, la cocarde ; habits bleus; les encadrons rouijcs: l'épanlette, la 
Huenillc à la Choiseid (v. pi. ;î85, 38(5) ; veste, habit-veste, manteau ; rhal)illemcnt à la tartare-, 
pantalon, bottes molles, Iwttines, éperons. 

Selles, étriers. 

PI. 384. — FkAXCE ; XVIIP SIÈCLE. 

Le dauphin ; maison militaire du roi (1757). IMousqnetaires nrù, noirs; grenadier à cheval, 
garde de la porte (archer du capitaine de la jwrte, portier de tar/arde du roi) (1745). — Artille- 
rie royale; canons de campagne, avant-trains à limonièrcs, coffret, attelages; les hussards de 
Leucliires. 

Bonnets d'ourson, hpohttem, sarreaux, manteau, culottes, l)as, bottines, galons en onde, 
broderies , carreaux. 

Buffletcrics, bandricr, fusil, baïonnette, mousqueton, ])istolets, l'cspontun (v. la })1. sui- 
vante). 

PI. ;585. — France ; XVIII' siècle. 

Gardes françaises et suisses; grande, petite tenue, 1724-1780. 

Maréchal de France, colonel des gardes françaises ; officiers, caporal, grenadier, soldat, 
tambour, cymbalier, officier invalide. 

Bonnets à poils, chapeaux à cornes, cocardes en rubans, hausse-cols ; habit dit à la fran- 
çaise, les retroussis; guêtres, bas, souliers, boucles. 

Le sahre-hriquet ou coupe-chou. 

Réformes de d'Argenson, de Haint-Oerinain : les caleçons, le havre-sac, sa garniture, usage 
des perru(|ues. 

Les écoles de trompettes. 

PI. 386. — France; XVIIP siècle. 

Marine royale, répul)licaine, 1780-1792. 

Corps des officiers : l'amiral, le vice-amiral : celui du Ponant, celui du Levant: officiers de 



— 103 — 

vaisseaux, chirurgien, garde du pavillon amiral, garde de la marine (aspirants), matelots. In- 
fanterie de marine, gardes-côtes, officiers, soldats. 

Chapeau bordé à la mousquetaire, cocarde ; habit, veste, bordés à la Bouryogne, revers, pare- 
ments, boutons dorés cVor; culotte, bas, aiguillettes; l'habit-veste, gilet à la maielote, panta- 
lon rayé ; les couleurs nationales. 

Cheveux en catogan. 

PI. 387.— Allemagne; XVIIP siècle. 

Costumes militaires. (Guerre de Sept ans, 1656-1763.) Prusse. Autriche. 

Figures historiques ; souverains, princes, généraux, dragon. 

Uniformes de la garde royale prussienne, des officiers généraux de la cavalerie, de l'infan- 
terie autrichienne, des Imzars hongrois. 

Insignes de l'ordre du Mérite militaire ; cordons de l'Aigle noir, de l'ordre de Marie-Thérèse, 
de la Toison d'Or. 

PI. 388. — Frange ; XYIIP siècle. 

Costumes féminins. — La grande robe à la française ou robe parée. Les dames à la mode. 
Types généricjues, 1775-1785. 

Bonnet ou pouf dit à la Victoire (v. pi. 389), coiffure aux cJiarmes de ta Liberté, chapeau 
à l'anglaise, frisure àla phgsiononiie, coques, boucles, le confident, collerette ou médicis, pa- 
rements de robe, bouillons, falbalas, volants, manchettes; le mantelet. 

Parure, le collier. 

PI. 389. — France ; XYIIP SIÈCLE. 

Modes féminines. — Costume d'étiquette, le grand panier, règne de Louis XVI, première 
période (v. pi. 390,391-392); les hautes coiffures. 

Bonnet demi-rond, dit à la laitière, serre-têtes, la thérèse, la caléclie, la Belle-Poule-, fichu 
en marmotte; coiiïure en baigneuse (v. pi. 391-392), à Venfance; chapeau à la Juquel; coiffure 
d'apparat, dite loge cf opéra, ses variantes ; la loque accompagnée de deux attentions prodigieuses; 
bonnet à la Gertrude, à la Henri IV, aux navets, aux cerises, à la fanfare; lonnet attristé, des 
sentiments repliés, de V esclavage brisé. Les poufs (Léonard), celui au sentiment, coiffure à la 
grand' mère (Beaulard). 

Le contentement; le caraco ; robe anglaise, à la circassienne, en léiite; manches Amadis , 
garnitures à la Gliartres, au glorieux d'Estaing, aux plaintes indiscrètes, au désir marqué, pré- 
férence, vapeurs, (ujitation, regrets, doux sourire, composition honnête; la ceinture, la, polonaise , 
les ailes, la queue; vêtement à V Austrasienne , manches à l'Isabelle, veste à la péruvienne; 
mantelet, pelisse ; chaussures brodées , le venez-y-voir, les hauts talons. 

L'éventail du combat naval. Les cannes. 



— 104 — 

ri. 300. — FlîAXCE; XVIIP SIÈCLE. 

Règne de Lonis XVI, seconde péi'iode. — La révolution de la simplicité. Coiffures en che- 
veux, bonnets^ chapeaux. Les dèsliabillés ou Pierrots (v. pi. 391-392). Habits de bal, de pro- 
menade. La femme du jour. 

Frisure à la Chartres, le Itérisson, la Gahrielle de Ver////, la Monti/oljtere ; cheveux flottants, 
coulant d'acier, chignon; coiffures de grande parure, la candeur, la zodiacale-, coiffure au Co- 
tisée, de imiite/zips, d'un nouveau goût; le pouf, boucles à la chanceliere. 

Toquet à Tespagnole; chapeaux à la duchesse, ii la Théodore, à la Tarare, an héron, au Fa- 
lais- Ro/jal, d'un nouveau /joût ; honnetie à l'anz/loma ne, bonnets la fusée. 

Négligé /( r espagnole, caraco, manches à soufflets, it la Fierrol, gilet, redingote, jupon, 
tablier ; souliers, bouts en sabot chinois (v. pi. 391-302). 

jManchon, queues de martre. 

PI. double 391-392.— France; XVIIP siècle. 

Règne de Louis XVI, seconde et troisième période. — Le hcan monde, llf^'t-f^Q. La tournure 
masculine chez les femmes. 

La grande parure. Le deuil de cour, le demi-deuil. Habits de cheval. Costumes d'enfants. 

Bar/ies. 

Coiffures : ii Vin/jénue, le hérisson (i crochets, le demi-1/érisson, cheveux pendants, en iapet, à 
la conseillère, le toupet à tempé/'ament; dùgnow^Aat, en dessous; Vaccommoda;/e de boucles, le 
IJovf en rocher; poudre blanche, blonde, rousse; épingles a la Ca/jliostro. 

Bonnets à la turque, /) la Jeannette, à la Captif, à h paresseuse, à la Figaro, ci la laitière; 
rubans au diadème, barrièz-esÛG velours, hupajn'llons; bonnet rond, la grande baigneuse, la toque, 
pouf, toquet // la Virginie; chapeaux de gaze, de paille, de jonc, à la Martborough; chapeaux 
(ï l'anglaise, à la maltaise, à carcasses, d/apeau-f entre, chapoau-honnctte; casques à la romaine, 
(( la Bellone; héron de plumes, \t% follettes, aigrettes. 

Fichus à la Henri IV, a collereite; rubans à Tarc-en-ciel; camisole en colinelte; manchettes 
en sabot; corsage, pièce d'estomac; caraco « l'innocence reconnue ou h la caucJioixe; habit de 
bal à la paysanne ; robes en chemise, fourreaux ii la lévite, à V anglaise, ci la turque, ii la jansé- 
niste, ri la circassienne ; redingote à collets; manches /c la mari/iière, tablier, jupon, mantelet, 
pelisse, queues de martre ; habits de cour; le panier tronqué, le cul ^^osticlte, les petits coudes; 
souliers /( ta Jea/inetle, à talons plats; gants, manchon, chèvi'e d'Angora. 

Pendants d'oreilles en )nirza, grcuuh anneau c branlants, anneaux. uni>^, à /)eilrs, à pois, en 
plaquett/'s, montres, brelo(iues. 

C*annes, ])adiues, cravaches (v. pi. 398). 



S 



— 105 — 

Hommes. 

Chapeaux enjocley, à V Anglaise, à Vandrosmane. Cheveux en queue, noués, le catogan, la 
bourse; Goiiïnve grecque carrée, natte « la Panurge; toupets, carré, en jjetits crochets, en vergette, 
en hérisson; accommodage à deux boucles, à trois boucles, ou en marron; perruque sans tissu, 
a jour, crêpé naturel. 

Qiolà V anglaise; \ejal)ot, manchettes de point; gilets brochés; habit, frac, le surtout; man- 
ches à la marinière, boutons émaillés ; culottes, jarretières, bas, souliers, talons rouges, boucles 
carrées, bottes, éperons; cannes; épées de parade. 

E'nfctnts. 

Bandeau de cheveux, chapeau feutre; chemise*^» collerette, corset, jupon; veste, redingote, 
ceinture, culotte à la marinière. 

Les couleurs en vogue. L'importance des faiseuses de modes. Les maîtres d'agréments. 
Les figures à sentiment. L'influence du moral sur les modes. Le grand simple, etc. 
Le Calnnet des modes ou les modes nouvelles, premier journal du genre d'une périodicité ré- 
gulière. 

PL 893. — France; XVIIP siècle. 
Palais de rontaine1)]eau. — Décoration intérieure, le boudoir de Marie-Antoinette. 

PI. 394. — France; XVIIP siècle. 

Époque de Louis XVI. — Mobilier ; commode, pendule, fauteuils. 
Les bronzes ciselés et dorés (v. pi. 395 et 396). 

PI. 395. — France: XVIIP siècle. 

Objets mobiliers, meubles. 

Garniture de cheminée, la pendule, candélabres, les girandoles ; fauteuils, écran-. 

PI. 396. — France; XVIIP siècle. 

Chaise à porteurs. — Candélabre dit de l'indépendance. — Table, bois doré, ornements en 
bronze ciselé. 

PI. 397. — France; XVIIP siècle. 

Le bain domestique, baignoire à la Daupliine. — Perruques de femmes, d'enfants. 
L'appartement des bains ; l'antichambre, la chambre du lit, salle de la baignoire, la garde- 
robe, le cabinet de toilette, l'étuve. 



— lOC) — 

Perruques féminines f le dthjnoii, le rliùjnon plein, celni (> h/ parosfici'sr. le croissant, les 
fdvoris de loudes, les loudins. li\ pJ/i/sionomir. 
La poudre à cheveuf. 
] jQS f/afitiers-parf/inieifrs. 

V\. r.DS. — Franck: XVI 11' siècle. 

Modes féminines. — Règne de Louis XVI, 17S7-92. 

La seconde toileite, le (jrand lever. Les caracos. 

Chapeaux it la couronne, au fransjiarent; cliapeau flamand, le Imirdaloue; les honnels à 
ci/lindre, les chignons en poire ; chemise à la grecque, la {lorjie anglaise, hficJ/u menteur, le de^ni 
fichu, le fichu en chemise, à jabot, cravate ; fourreau en col de canard; caraco, h Juste, ceux à l'A- 
maclis, à la Arlaise, à la Suédoise, à la bostonienne: manches (d'enfant: robe nèc/lif/ente, dcmi- 
7iéf/li(/ente, coupée, en redingote (v. pi. 405). 

Parure : la Cléopûlre, bagues à l'enfante ment, à firmament, en pierres de Cagenne. 

Objets en acier, pommes de canne, étuis, bracelets, pendants (roreillcs, serre-chignons, 

pjventail ii la Montmédg. 

liQ joujou de Normandie o\\ cran. \ 

Le ro\(ge de serins. 

PI. •?m. — ErRopE. ^ 

Ustensiles, objets personnels, jolivetés, du quinzième au dix-neuvième siècle. 
Le couvert de tal)le, la cuiller, la fourchette, /WrcArîV^, forc/iète, fourc//èfe; son usage au 
moyen âge, fourchettes à deux, à trois dents. 

Couteaux; h gros cous tel, \c ^wrepain, serpette, tranclie-tige, couperet. 

Jjes forces ou ciseaux. 

Gaines ou estugs, cylindres. 

Poinçons. 

Amorçoir, briquet, fermoir d'aumônière, pistolet à rouet, montres, clés, épingles à cheveux. 

PI. 400. — France ; XVII P siècle (1). 

Costumes militaires. — Troupes régulières, 1792-17!)3. 

Artillerie, hussards de la liberté, infanterie de ligne, sapeurs. Le drapeau tricolore. 

Commandant, officiers, sergent, soldats, taml)Our-major, tambour. 

Chapeau à cornes, cocarde, panache, bonnet à poils, casque à chenille. 

Cheveux bouclés, tressés, en queue, nattés ; la poudrurc à frimas. 

Le frac, le caraco ; culotte à l'écuyere, pantalon à raies : guêtres, bottines. 

Le sabre-briquet, pistolets. 

Harnais de cheval, les chabraques. 

(1) Cette planclic termine le tome V. 



— 107 — 

PI. 401. — FkANCE; XVIIP SIÈCLE (1). 
Intérieur provincial, 1794. 

PI. 402. — Feance; XVTTP siècle. 
Costumes féminins, 1704-18OO (v. les pi 403 et 405). 

• PL 403. — Feance ; XVIIP' siècle. 

Modes féminines. — Parure de la tète, du corsage, 1794-1800. 

Bonnets, chapeaux à la lucarne, capotes, coiffure basse, frisures, chignon pendant ; cheveux 
à la sacrifiée, leur teinture. 
he fichu menteur. 

Robe plissée, collante, la jupe ; \q% postiches ; ceintures en rul)an ; boucles de cuivre, d'acier. 
Linon, étoffes rayées, toiles de Jouy. 

PI. 404. — Feance; XVIIP siècle. 

Époque du Directoire. — Types de la mode. Les sahots tournants, les Croyables, les Incroyables, 
les merveilleuses, les impossibles, agioteurs, filous. L'anticomanie, l'anglomanie, 1795-1797. 

Dames. — Chapeau à lajocJcey, bonnets, perruques; chemise de linon; costume e7i ailes de 
papillon, robe à l'hypocrite, à la Diane, a la Flore, à VOmphale; culotte de soie; écharpe, 
mantille ; bas à coins, sandales, souliers ; gants demi-longs. 

Hommes. — Cheveux à la Titus, à la Briitus, perruque poudrée ; la cravate écrouélique, à la 
Laignadier; l'habit carré, le gilet à revers, culottes, rubans pendants ; bas en tire-bouchon, 
escarpins, bottines (v. les pi. 405 et 408-409). 

PL 405. — EUEOPE; FIN DU XVIIP SIÈCLE. 

Costumes civils, militaires. — Les modes françaises en Allemagne, 1783-1803. Dames de 
Francfort, d'Augsbourg. Incroyables, merveilleuses. 

Chapeaux à la suisse, rond, le lourdalou, chapeau-claque, le hicorne à la russe, à la Vinti- 
mille, (v. pi. 408-409). L'habit à basques, redingote demi-carrée, le frac en queue de morue, 
les revers, la lévite ; culottes, pantalon ; guêtres, souliers, botttes à revers ; gourdins. 

(Pour les modes féminines, v. les pi. 398-402-403-404.) 

PL 406. — Feance ; fin du XVIIP siècle. ■ 
Modes féminines du Directoire et du Consulat. — La Grécomanie. Une héroïne d'aujoiird'Md. 

(1) Première planche du tome VI. 



__ 108 — 

Modes et manières du Jour. Toilette à la vrsfa/e (v. pi. 408-409). Le volubilis. Toilettes 
d'intérieur, de soirée, de l)al, de ville. Les perruques (v. pi. 408-401>). Le phaéton. La cou- 
ronne de corimbes, lesfriso/is d'èhènc. 

Yoile de tête, résille, capote (le sp/ie?idone, le (crri/ii/tah'), bonnet, aigrette, Vespril, chapeau- 
bonnet, bonnet-calotte (la vesira). 

Tuniques {VhenndipJoïdion, la cJilœne). Tunique coupée, jupe à queue, à demi-queue, la 
ceinture (zona); le schall{\. pi. 407), \q ficini-sliaal, l'écharpe; coulant d'orfèvrerie, broches, 
fermoh'S, bracelets, bagues, colliers, épingles de tête, boucles d'oreilles. 

Anneaux d'orteils, les carlins. 

Souliers à pointe, l)andelcttcs. 

Gants, le ridicule. 

PI. 407. — France: XVIIP, XIX»^^ siècle. 

Costumes féminins. — Le châle, 1802-1814. Châles de cachemire, de drap, de laine, de soie, 
de coton, de percale, de mousseline, de dentelle, ceux de grande parure, les cliâks turcs. 
Le jjas du scliall. 

PI. double 408-4011. — France. 

Consulat, an X, 1802. 

Modes. — La promenade de Longchamp. 

L'homme s'haltille, mais ne se pare plus; le ci-devant, le cJiarmant, le f/odiche, l'agioteur, le 
riz-paèi-seJ. Les voitures, le carrirjr, le joclceij. Les hommes en bottes. 

Dames. Cheveux à la Titus, moutonnés; perruques l)londes, brunes, le tour de cheveux, 
cache-folie, le voile, coiffure ci serpenteaux, chapeaux de percale, de paille, de sparferie, chapeau 
à l'anglaise, capote honcjroise, bonnets de négligé, celui dit ew Imitant T œil, le turl)an, l'aigrette 
les chefs iVargent. 

Fichu carré ; peignoir ii la Galathée-, corsage à pièces, a l'Elrurie; manches ii l'espagnole, ii 
la grecque, à l'athénienne; robes ii la Philomele, à la Glaonice, à la Romaine, à la Pomone, it 
la PsgcJié, (i la Riisina; tablier à la créole; redingote à la À'^'a.vos ; surtout ii la grecque; le 
spencer; châles longs, carrés, cachemires. 

Perles bleues, en lapis, serpents, bracelets, colliers. 

L'éventail, le mouchoir. 

Hommes. Cheveux à la Titus, à la Caracalla. Costumes de parure, de moyenne parure ; 
les cJtapcaux français; le fracécourté; gilet, veste à la prussienne; culotte juponnée, courte; 
bas, l)ottes à la Souvarow, talons ferrés. 

Couleurs à la mode. 



— 100 — 
PI. 410. — Feanoe. 



Costumes civils. — Les hommes suivant la mode, 1S01-180Ô. L'habillement selon la j^ro- 
fession. lie riche, l'homme à la mode, et les pauvres diables ; poète, peintre, musicien, archi- 
tecte; bottier, tailleur, ci-devants, et solliciteuses. L'artiste coiffeur. Le costumier intime. 
Costumes parés, habillés, du matin. Redingote à Téouyère, gilet en duvet de cygne, capote, 
carrick, pantalon. 



h 



TABLE ANALYTIQUE 

DES PLANCHES ET NOTICES. 

(suite). 



Quatrième partie. Plancher 411 a 500.(1). 

Planches. 

Suède, Norvège, Islande et Laponie, y compris le rétrospectif 411 à 418 

Hollande {a) 41 9 à 424 

Ecosse, y compris le rétrospectif 425 à 427 

Angleterre {h) 428 à 431 

Allemagne (c), y compris le Tyrol et la Bohême 432 à 433 

Suisse 434 à 43G 

Types généraux (attirail de fumeur) 437 

Russie d'Europe et d'Asie, y compris le rétrospectif 438 à 448 

Pologne {d), y compris le rétrospectif 449 à 457 

Hongrie, Croatie, Bulgarie, Roumanie, Moldavie, Yalachie, Grèce. . . 458 à 464 

Italie (e) 465 à 468 

Espagne (/), par provinces 469 à 481 

Portugal 482 à 483 

France, par régions provinciales 484 à 500 



(1) Voir, en outre dans les parties jprécédentes : 

(«) Hollande, PI. 276, 287, 312, 318, 319, 320, 321, 323, 324, 325, 350. 
(«) Angleterre, 'P\. 234, 265, 277, 280, 299, 300, 302, 303, 337, 338^ 339, 377, 378, 379. 

(c) Allemagne, Pl. 198, 237, 258, 260, 262, 270, 271, 272, 278, 279, 285, 296, 317, 336, 338, 339, 360, 361, 387, 
405. 

(fO Poloçine, Pl. 198. 

(e) Italie, Pl. 199, 226, 239, 240, 241, 242, 243, 244, 252, 260, 261, 262, 264, 265, 278, 280, 287, 288, 332,333, 359. 

(/) Espagne, Pl. 200, 258, 259, 260, 278, 364. 

Nota. — Pour la France et les Flandres nous no faisons pas de renvois, les exemples étant trop nombreux, et, comme il était 
naturel de notre part, la France fournissant dans notre recueil le contingent principal de la clironologie du costume européen. 



PLAXCHES ET NOTICES. 

PI. ill. — Suède. 

Les Lapons. — Costumes d'hiver, d'été ; ol)jets en nsap;e. Hal)itation. Moyens de transport : 
traîneau d'hiver, h jmlke (v. pi. 412). 

Femmes du Lappmark, Laponie suédoise. — Le bonnet, scHe; variétés des seiiars : hilla passe 
ware, Icalla dem passe, sairo-aùno, saino-olmali, le Jialfia, le varaldc-olniai, raralde-Mb ou fjatsc 
olmaJc, biagga-c/aUas ; hoimeta carrés, bonnets à cimier (femmes), capuce, le Z-^^f?^/, cravate ; 
blouse ; collet; le sUfcerlcragc (v. pi. 412 et 414). Ceinture des femmes, le qvînno-htUc ; la licqde, 
le vuolpo; la botte-pantalon : l)ottcs d'été, sommar-shor : d'hiver, u'infer-slior ; souliers à la chi- 
noise ; gants. 

Cheveux tressés. 

Bagues. 

Cuillers en corne de renne, slcedars; cuillers de bois, Jcohse af hjorh; le hnif : le manche, lu 
gaine; cure-oreilles, orslef; pipes, lerjrijia, tohairsdosa ; porte-monnaie, bourse, ^^eui/ir/pioif/ar. 

Le patin, siilisi (v, pi. 418), le bâton du patineur, la houlette, llaMa (v. pi. 412). 

Le garde-manger des solitudes, njaUa. 

Tonnelet portatif, le mjoU-lcaggc. 

La tente, Mta, sa monture; le fourneau, l'échelle, place du mari, de la femme, hasdiio-lciaeslnc. 
des enfants, haslc loido. 

Traîneaux couverts, ceux de marchandises; laHelc; lurrh; le bâton du cocher, Iwr-lmpp. 

Le renne, sou harnais. 

Lapons côtiers, montagnards (v. pi. 412), nomades; celui des sapins, le Graanlaper ; leurs 
physionomies. Tribus, chefs, le foyer; Jaume-gualtc 

Travail des femmes : confection des habits, des souliers, des gants, des harnais, broderies. 

Superstitions, sorcelleries ; le tambour runi que; le mage ou sorcier, iietaja; le demi-dieu, 
piiojmnala; l'homme de la bonne aventure, noaaid. 

PI. 412. — Suède, Islande, Laponie. 

Costumes. Usages populaires. 

Lapon de Kaitum, marié (brud), mariée (briigdom) de Karajosk. — Le Lapon montagnard, 
FjaU-kipp. Lq Y>ovt àc l'enfant: le berceau, Jcalkem (v. pi. 411). Costumes d'hiver, d'été; le 
bateau de neige, olhja; l'attelage. (Lappmark, Laponie suédoise. Finmark, Laponie norvé- 
gienne. ) 

Jeune fille de Reykiawik, costume do cérémonie. Collets brodés, médaillons, boutons, coif- 
fure à cimier (v. pi. 41;')). 



— 113 — 

Marchande ambulante. Classes rustiques, le paysan libre, danmm%n; femmes, enfants; toi 
lette nuptiale, le fiancé ; costumes journaliers, du dimanche. Toilette d'été. (Sudermanie. Dalé- 
carlie. Bleking. Scanie.) 

Femmes. Coiffure, laine frangée, bonnets : celui de la femme mariée, de la jeune fille, IcaJ- 
ïarma; le béguin des enfants. Chemise; manches, corsage, bretelles; fichu; tabher, le châlong-, 
jupe ; pardessus; sac de cuir, gants, mouchoir ou enveloppe du livre, laJclappen. Arrangement 
des cheveux. Colliers. Aiguilles de tête. 

Hommes. Chapeau, bourdalou, cravate, col, gilet, redingote, épaulettes, broderies, culottes, 
bas, jarretières, souliers; le fouet du fiancé (v. pi. 415). 

PI, 413. — Suède, Norvège, Islande, Laponie. 

Costumes. Parures. Coutumes. Objets usuels. 

Patins du Lapon, suJcsi,- pipe de métal. 

Famille de Hnappavellir : chemise, culotte, le vadmal; bretelles, bas, souliers, lanières, bon- 
net, gland, jupe, galons, broderies, gants, cheveux flottants. Costume de pêche : peau de pho- 
que, bonnet ou chapeau, blouse, capuchon, pantalon ; selle de femme ; planchette ; tabatière ; 
ornements de ceinture ; boutons ; grelots. 

Toilette de relevailles (v. pi. 496), de deuil. Costume d'hiver : bonnets, béguin, coiffures, 
celle de la sjelfvan ou femme mariée, clmrlaJcana-mossa ; celle de l'épousée, la couronne de 
laiton, fichu, corsage, ses agrafes : tablier, cape , pelisse ; bijouterie orfèvrie, usage des cannes ; 
les chevaliers de la noce, le rudiman. 

Flambeaux, trépieds, candélabres. 

Manoir rustique, la maison d'Ornas. 

Essai sur la philosophie du costume. — Le Germain de Tacite. La race indo-germaine. Le 
paysan de la Suède et de la Norvège. Les toilettes paroissiales ; leur unité locale. La diversité 
entre voisins, représentant l'indépendance de l'ancienne tribu. Les toilettes masculines rajeu- 
nies par les femmes, qui, de leur côté, persistent dans l'usage des modes séculaires. 

PI. 414. — Suède. 

Lapons. Norvégiens. Suédois. 

Epoux lapons, femmes, enfants ; costume d'été. (Nordlanden. Finraark. ) 

Mariée, fille d'honneur ; diocèse de Bergen. 

Garçon, fille ; toilette nuptiale ; paysan mineur. Les noirs, les blancs. (Scanie. Dalécarlie.) 

Costume de cheval; le tablier du minem, f or sJcinn; couteau-poignard, dollclcnif, pelisse, peau 
de mouton. 

Coiffures en couronne (v. pi. 415 et 417), cravate, corsage, épaulette, plastron, jupons super- 
posés, tablier, le mouchoir de la fiancée. 



— 114 — 
1^1. 415. — Suède, Norvège. 

Paysans. — (Scanie, Dalécarnic, Sudermanie, Diocèses de Bergen et de Dronlheim.). 

Moissonneuse, fermier, toilette du dimanche : garçons, filles, costumes d'honneur, nuptiaux ; 
femmes, enfants. 

Couronne rayonnante, le liant Ixmnet de la fiancée; fichu, pèlerine, la chemise d'automne, 
hosfe sarketi, tablier; couleurs selon les saisons, le jaune, eoalenr de deuil; le r]iâlo)ig, le vadmal; 
manchon ; souliers à pattes, à talon central. 

Chapeaux, castor, bonnets, fourrure, frac, habit, gilet à liasques, lévite, wahnar , culotte 
de peau, bas, bottes. 

Cadeaux du fiancé, de la fiancée : les gants de cheval, le cordon de CQmiwva, pengirossd}, 
la hotte du prétendant. 

PL 4l(î. — Suède, Norvège. 

Paysans, horlogers, mariée, fille d'honneur, costumes du dimanche. Toilette nuptiale, de 
cérémonie. (Dalécarlie, Scanie, diocèse de Bergen.) 

PI. 417. — Suède, 

Parures orfévries à l'usage des paysannes suédoises et norvégiennes. 

Couronnes de mariage, boucles d'oreilles, colliers, plaques, pendeloques, médaillons, cœurs, 
croix, broches, agrafes, rondelles. 

La parure de cuivre seul, joaillerie populaire de haute antiquité. I^a bijouterie gemmée 
des Scythes se retrouvant dans le clinquant des parures rustiques. Les pierreries de la La- 
ponie mises en œuvre par les lapidaires suédois. Les édits somptuaires, chez les Germains, 
autorisant pour les filles et demoiselles ce qu'ils défendaient aux femmes mariées ou veuve?, 
béguines ou autres dames, 

PI, 418. — Suède. 

L'habitation en bois. — lutérieur, maison à plafond chevronné, rijcjijmtufja; la vie rusti(|ue; 
matériel domesti(pie, ustensiles, 

La maison roulante, le gaard norvégien, le seller. Isolement des populations. 

Pièces de la maison, le vestibule, la chambre commune; les parois et leurs enluminures ; le poèlc, 
la cheminée ; lit, bahut, secrétaire, table, boîte à horloge, bancs, rouet, pot à beurre, chande- 
lier, trépied, tabatière, blague à tabac, sabots de l'enfant ; vaisselle de terre, de bois, jonchée 
de fleurs, de feuilles de sapin ; objets en bois, cafetières, brocs, jatte, boîte à beurre. Les tasses 
et les cuillers <(. pour ptaisa nier » doubles et triples, La cuiller à soupe et celle d'alliance. 



— 115 — 

PI. 419 et -1:20. — Hollande. (Notice commune.) 

Cosbmnes populaires, commencement du dix-neuvième siècle. Les vêtements traditionnels. 
Pêcheurs, gens de labour. 

Paysans-insulaires, batelier, scMp;per-oom, dame, servante, laitière, marchande de poisson; 
costumes de fête, de visite, de travail. — (Rotterdam, Scheveningen, îles de Walcheren, de 
Marken, d'Eus, de Zuid-Beveland, Nord-Hollande, Frise.) 

Hommes. — Tricorne, chapeau droit, calotte, cravate, gilet, pourpoint, justaucorps, redin- 
gotes, la hippe, gilet, veste, ceinture, boutons d'orfèvrerie, haut- de- chausses, culottes, souliers, 
boucles ; le couteau, sa gaine (v. pi. 422 et 423). 

Femmes. — Chapeaux de paille, les bonnets marqués, béguin, coiffe, dentelle, broderie, brides, 
rubans. 

Le casque, plaques de front, les fers, Vhoofdnaald, (v. pi. 421-422-423). Bandeaux de joail- 
lerie, chaînes de cou, pendants d'oreilles, pendeloques, disques, colliers, agrafes, bagues. 

Chemisette, manches, tour de gorge, mouchoir de cou, corsage, camisoles, le pectoral, ta- 
blier, toile de Frise, jupons superposés (v. pi. 422), les poches, le mantelet; souliers, boucles, 
chaussons, sabots. 

La lessive des cheveux. 

PI. 421. — Hollande; XIX" siècle. (Notice commune à la pi. 422.) 

Costumes féminins. — Coiffures ; parures de tête. 

Frisonne; villageoises de Zaardam, de Kromménie; filles des îles d'Ameland, de Groningue, 
de Zuid-Beveland ; femmes de Beyerland, de Dordrecht. 
Les colliers de corail, hloed-liOrral, fermoirs d'or, d'argent. 

PI. 422. — Hollande. 

Costumes du commencement du siècle ; les modernes. 

Matrones, villageoises, femmes de pêcheurs, orpheline, dames, pêcheurs, paysans, prieur 
d'enterrement, V aansprelcer ; coiffures ; costumes de travail, de kermesse ; le droit de passage, 
heiile; le traîneau de la frisonne, steeJcsïedje. (Bes d'Urk, de Marken, de Schouwen, de Wal- 
cheren, Zandwoort, Volendam, Zierickzée, Scheveningen, Nord-Hollande, Frise.) 

Femmes. — Les épingles d'or, Jcrullenne MIelcens; le corsage, manteUgs; le plastrou, luclc 
en Idenren; robes à fleurs, tablier ; chaînette, ciseaux, aiguilles, anneaux, bagues, boîtes à par- 
fums, à pastilles, à monnaie. 

Hommes. — Chapeaux ronds, en tuyau de poêle, bonnet de fourrure, boucles d'oreilles, 
chemise, garniture, boutons, médailles; le gilet à manches, dorstroJcJcen ; h\on&e à capuchou, eu- 



— ne — 

lottes bouffantes, à grand i^ont, boucles orfèvries ; bottes, souliers à cordons, à boucles ; para- 
pluie. 

Le patin, véritable cbaussnre de la Frisonne. 

PI. 423. — Hollande. 

La joaillerie du paysan. Objets usuels. 

Les parures orfèvries. Les fers à l'usage des femmes. 

L'épi, hoofdnaald, épingles temporales, pendeloques, IcniUenne hellelens, spirales , plaque de 
front, lioucles, pendants d'oreilles, colliers, le hlocd Jroraal,hvmo\vs, brocbes, agrafes. 

Chaîne, garniture de boutons de chemise, de blouse, plaque de ceinture, chaîne de montre. 

Couteau, manche, gaîne, porte-pipes. 

Variétés des fers selon les provinces; pays de Groningue, d'Over-Yssel, Zélande, Zuyderzée, 
Nord-Hollande : femmes de Yolendam, de Kruiningen ;fers de la petite, de la grande toilette ; 
les bandeaux minces, voor hoofden, plats, lioofdyzer ; le cercle d'or de la Frisonne, le double épi, 
les petits drapeaux. 

Couteau du paysan, arme de combat. 

PL 424. — Hollande. 

L'ancienne habitation frisonne. — Maison bourgeoise ; intérieur, sous deux aspects. 

L'alcôve, battants ajourés; le lit encastré, le berceau, le prie-Dieu, l'armoire vitrée, tables 
pliantes, l'escabeau, les chaises, le coucou, la chaufferette, la bassinoire : assiettes, plats, coupes 
de Delft ; revêtement de faïence. 

La cheminée, chauffage, les veenen. 

Le coloris du mobilier. Le bahut des ancêtres. 

PI. 425 et 42G. — Ecosse. (Notice commune.) 

Costumes nationaux, depuis les temps païens jusqu'aux temps modernes. 

Bardes irlandais, Vawon/dd, Vollamlt. G uevrkv picte. Les anciens Gaëls. Chefs, lairds, cliief- 
tains; gentilshommes, druine-nsval ; les liiijldandcrs ; l'archer, ccariuiich; le piper. 

liC hreacan, l'insigne végétal du clan ; la loi Ilhroaehla; couleurs, formes des vêtements, la 
couleur rouge somln-e, r^/rt^///,- le tartan des Stuarts, Ir encan dearf/ na tSliiiiarlicJi ràYmoivics, 
symboles. 

Clans Mac Dugal de Lorn, Ferguson, Mac Lme, Mac Cruimin, I\rac Coll, Mac Donald des 
Hes, Mac Laurin, des Mac Quaaries, des Skenes, des Graennes, Robertson, Mac Ivor, des 
Grant de Glenmoriston, des Mac Instoshes, Mac Leod, des Forbes, Mac Donnel de Glengarry, 
des Frasers, des Chishohns, des Campbells de Breadalbane, des Menzies, des Ogilvies, des Da 



— 117 — 

vidsous, des Sfcuarts, Biichanan, des Kennedys, des Mac Maclitaiis, des Mac Intires, des 
Miirrays, des Mac Donald du clan Ranald, des Mac Anlays, des Mac Lean. 

Casque, le clogaid; l'haubcrgeon , la chemise de mailles, lurich; bouclier, le targaid, son om- 
bilic, cajmn, poignée, double poignée intérieure. 

Lance à main, Vaseth, la trinifmmma ; Taropstarci; claymore simple, celle à deux mains, 
poignée en forme de panier ou clialli; épée, la claidheamh ; la dague, lidag ; sabre, baudrier 
arc, flèches, carquois. 

Le capuchon, larrad, le manteau, cochai, des Ollamhs. 

Bonnets, le 'bonaid-gorm,\Q glengarrg ; chemise, la Lein-d'oich; cottQ, veste, pourpoint, 
jupon, \q fheiU heag, le làU; plaid, le hreaccm fheih; chausses, trews\ bas, moggans; brode- 
quins, cuarans; bourse, sporran; corne à tabac, snaoisin (v. pi. 427). 

Cheveux longs, chignon bas. 

PI. 427. — ECOSSE. 

Les montagnards. — Costumes féminins, la laitière, hciimrach; cavalier, sa monture, poney 
highlander. Armes offensives, défensives. 

Clans Sinclair, des Colqhons, des Mac Niçois, des Farquharson, des Urqharts, des Mathesons , 
Mac Niels, Mac Ivor, Chisholm, Mac Lean, Clar Innis, des Frasers, des Guns, des Mac 
Lachlaim. 

Echarpe, tartans, plaids, le tonag ou guailleaclian, l'ccriscùd; broches, chaussures, brodequins. 

Cheveux tressés, rubans. 

La grande pique, taagh-cath; targaith à lame d'acier tenant lieu d'um'bo, claymores. 

Harnais du cheval : garrots, baguettes de coudrier, brides, corde de poils, selle, peau de bouc. 

PI. 428. — Angleterre ; XVIIL\ XIX'^ siècle. 

Costumes de la rue. — Types populaires. Figures historiques. Le hliaut. 

Marchandes d'almanachs, de pudding, de \)oks,oas, fish-woman ; diseuse de bonne aventure, 
fortime-teUer ; porteuse de lait, millc-glrl; marchands d'orviétan, d'oignons. Les dragmen. Wa- 
terman des voitures publiques; le marin aux jcmihes gelées; conducteur de bétail, drover-, le 
poslman; le sailor; le noircisseur de souliers, shoe-hiaclc ; le ^om-piev, fîreman; le maraîcher; le 
chaudronnier, titiJcer (y. pi. 429). 

PI. 429. — Angleterre; XIX° siècle, première partie. 

Types populaires. — Histoire des cris de Londres. Le concert d'harmonie. Le chapeau droit 
à haute forme. 

La laitière, milk-maid; la vendeuse d'allumettes, match girl; marchande à la brouette, larroiu 
îoojnan; vendeuse de crevettes, /ema/e sh-imper ; marchande de poissons de Billinsgate, a Bd- 



_ l],s _ 

linsgaic fish icomcw, 1* i'ucteur, />oshnin; le pompier, Jiremaii (la haclic-pic) : le vendeur de 
jo-.inuiux, netcsmwi; le veilleur, loafdimcui; (les /i/ikboi/a, les lin/nncn); le boulanger, ha/rcr ; 
Wchh u'omcn (/voodc/i spatula). La fjipsy. 

ri. 430. — Angleterre. 

Costumes liiérareliiipK'S et professionnels. Première partie du dix-neuvième siècle. — Hauts 
dignitaires : jugc,évêquc, \espealser, le Lord mayor de Londres, alderman, invalides des 
armées de terre, de mer ; pensionnaires de Chelsca, de Greenvicli. Toilette féminine : dame , 
costume d'été (1814). Types populaires : le dustman; pêcheur d'Hastings, bedeau d'église, 
écolier ou (jarçon de la jaquette bleue. 

Pi. io\. — Angleterre; co.^imkncement du XIX*" siècle. 

Moyens de locomotion dans l'intérieur des terres. Les barrières des routes ; le collecteur, 
toit gat/terer. 

La carrosserie : le panier suspendu, la caravane et le sociable, diligence, chaise de poste, 
tilbury rustique, la charrette du maraîcher. 

Le tott-moneij ou le péage auquel le souverain lui-même devait se soumettre. 

PI. 432. — Allemagne. 

Costumes populaires. — (Bavière. Saxe-Altcnbourg.) 

Haute et moyenne Franconie. Ashaffenbourg. Basse-Bavière. Haut-Palatinat. Souabe. 
Mariée altenbourgeoise (v. pi. 433). 

Le pctzlcappe, bandeau de tête ; le frontcau^ bonnets, coiffes, broderie, dentelle, brides, 
ailes, rubans, cheveux tressés; la couronne de mariée, liormbt; corsets, fichu, jaquette, man- 
ches rembourrées, Ijouffantes; robes, tablier, colliers, perles, grenats, orfèvrerie; bas à coins, 
souliers ; franges. 

Chapeaux ronds, coniques, cylindriques, à bords larges, étroits ; gilet, veste, redingote, boa- 
tons d'argent, culotte, pantalon. 

TiCs catholiques et les protestants se distinguant par les couleurs du costume. 

PI. 433. — Allemagne (Tyrol). 

Costumes populaires. — Toilettes féminines : les bonnets à cimier, coiffure aux longs ru- 
bans. Les femmes altenbourgeoises. 

Autriche. — Tyroliens; montagnards, paysans, femmes du Zillerthal, du Pusterthal, du 
Sarnthal, du Oetzthal, des vallées de llnn, du Passeyer ; Bohémiens d'Auherzen, de Kladau. 

Allemagne, AVurtemberg, Silésie. — Femmes de la forêt Noire; paysan des Monts-Géants. 



— 119 — 

Saxe, femme de Daims tedfc, jeune fille wende. Fruitière de Hambourg ; femme de Cobourg. 
L'étudiant d'Heidelberg, aux temps romantiques. 

Bandeau de tête, stirntiichel, diadème, Jiadel; chapeaux, coiffes, bonnets, rubans, broderies 
métalliques, col, dentelle, chemisette, fichu, corsage, bretelles, agrafeSj jaquette, niederhibel; 
les rebras ; le Jcurass, initiales brodées, ceinture, jupe, tournure de crin, tablier ; souHers, bouf- 
fettes ; cheveux tressés, chaînes, croix. 

Chapeaux de feutre, glands, aigrettes, cravates ; gilet, hrutsJlecJr, veste, jo2)i)e, ceinture ; 
boucles de métal, plaque, ornement de ceinture ; redingote des jours de fête, der goUesUschrocli ; 
culottes, bas, souliers lacés, clous à têtes larges, à grosses têtes, stossnâgel. 

PI. 434. — Suisse. 

Costumes populaires (dix-neuvième siècle, première partie). 

Cantons de Lucerne, de Fribourg, de Zug, de Berne, de Schwitz, de Schaffouse, Valais, 
(v. pi. 435 et 436). 

Paysans, paysannes, laitière d'Oberhassli. Costumes habillés, de travail; les couleurs claires. 
Les vêtements longs, écourtés. 

Chapeaux de paille, fleurs, rubans, toque, calot, tresses flottantes, nourries de crin ; la 
fraise, chemise ; lettres initiales ; corsages, broderies, bretelles, tablier, cotte, j upe, ceinture ; 
bas, jarretières, colliers ; VÂgmis Del (v. pi. 435). 

Pourpoint, veste, chausses bouffantes, culottes, ceinture de cuir. 

PL 435. — Suisse. 

Costumes féminins. 

Berne, Appenzell, Fribourg, Uri, Lucerne, Schwyz, Unterwalden. — Toilette de mariée. Le 
costume des ancêtres. 

Coiffures, crête de gaze, haut bonnet, parure de la tête, cuiller d'argent; bonnet ruche, 
carcan d'orfèvrerie, collier de jaseron, pendeloques, bracelets, plastron, caraco; souliers, bou- 
cles, talons de métal. 

PI. 43G. — Suisse. 

Unterwalden, Saint-Gall, Berne, Valais, Zurich, Zug, Lucerne, Bâlc. 

Corsages coupés à l'italienne, chaînettes, demi-manches, celles « (jigot, jupes longues, courtes. 

L'influence des habitudes et du milieu matériel et moral sur l'aspect terne ou gai du cos- 
tume. La longueur des jupes selon la nature accidentée du pays, ville ou campagne, pour 
les femmes ayant besoin d'activité. 



PI. 437. — Europe. 

Pipes ancieuncs et modernes ; ctnis, accessoires à l'usage da f aineiir, boîte à briquet, sac 
à tabac. Norvège, France, Itab'e, Belgique, Tyrol, Hongrie, Bohème, (h'èce et Allemagne. 

PI. 438 et 439. — PtUSSiE; XVr'-XIX'' siècf.es. (Notice commune.) 

Figures historiques; tzars, princes, boïars, tille de boïar, le chef des Cosaques, alamane. 
Habits de camp, vêtements d'aparat, du matin. 

Classes populaires; femmes, filles de Tver, de Torjok (v. pi. 440), de Riazan. Costumes de 
fête. 

Modes byzantines, mongole.^, polonaises; bonnets, fourrure, velours, chemises brodées, 
col, pièce triangulaire, le caftan, le demi-caftan, le ferez; le sarrau, zipoune-, le col, hozir; la 
pelisse, la manche longue; soutaches, brandebourgs, cordons, glands, l'essuie-main : pantalon, 
ceinture en cordelière, bottes à la tartare. 

Le port de la barbe. , 

Costumes féminins. Bonnet-diadème, bonnet de toile, le voloanih, coiffure en pointe, le 
IroJcoschnilr, capuche, JcitschJca, pièce à'éioiïo, j^ovoïnilr, voile, le nadzccti/tni/r, collerette; la robe , 
longue, sarafan-, mantelet en casaquin, douchefjreiha ; vêtement de dessus, fonlm, couvre- 
mains. 

PI. 440. — Russie. 

Slavo-Russes. Mordvien ou Morduin, Kahnouk, Tartare. Femmes d'artisans, filles de la- 
bour, cultivateur, habitant des steppes. 

Bonnets : le iclwpatz, bandeaux, celui en mentonnière, mouchoirs de tête; manches de 
lingerie. liC voile-moustiquaire, robes longues, courtes, surtout, ceinture, bottes, chaussures 
fortes. 

PI. 4H. — Russie. 

Coiffures populaires; parure de tête (v. pi. 442). 

Habitant de Tikhvin. Femmes des gouvernements de Novgorod, de Koursk, de Kalouga. 
Le tschepatz, le koJrosc/inik, bonnets, serre-têtes, toques, turbans, capuchons, couronnes, 
diadèmes, voiles, ruche, broderies, étoffes d'or, paillons, perles, pierres précieuses. 
Colliers, boucles d'oreilles. 

PI. 442. — Russie. 

Suite des coiffures populaires des femmes Slavo-Russes, dans les gouvernements de Nov- 
gorod, de Kalouga, de Tver, de Kdursk. 
Usage des fards. 



— 121 — 

PL 443. — Russie ; partie septentrionale. 

liHsba, maison du moujik. La pièce du premier étage, svetlitza. 

Le poêle, le lit ; bancs, table ; images de la Vierge, d'un saint (ilcona) ; portraits du tzar, 
de la tzarine ; murs de sapin. 

Pièces accessoires, la chambre de toilette, séni/ ,- celle des ustensiles, des outils de travail. 

PI. 444. — EussiE. 

Mariage slave. Danse russe. 

Le prêtre, habits sacerdotaux ; le saint de la maison, cierges ; les époux, couronnes d'argent , 
les drougehi; bénédiction des anneaux ; divertissements. 

Anciens usages ; la demande en mariage, célébration des fiançailles, présents ou dari de 
la mariée, cortège de la noce, bénédiction nuptiale, le baiser d'amour, Icitra, retour à la 
maison; la coiffe des femmes, la swaklm ou pronula. 

La balalaïka, «'uitare. 



"; &^ 



PI. 445. — Russie. 

Costumes populaii^es. 

Petits-Russiens, Grands-Russiens, Tchérémisses , Bulgares (gouvernements d'Orel, de 
Kherson, de Nijny-Novgorod, de Simbirsk). 

Femmes. — Coiffures : le tschejjatz, le kakolcJmik; bonnet, capuchon, voile, colliers, pen- 
dants d'oreilles, ceinture, fermoirs, écharpe, chemisette, broderies, plastron, monnaies, disques ; 
tunique^ robe, tablier, mantelet ; bottes, chaussures, cordelettes. 

Hommes. — Bonnet, le kal^mk; gilet, lechmet; touloupe, caftaji, pelisse ; pantalon, cMravari; 
boîtes fortes, les lapiis. 

PI. 446. — Russie. 

Tente du Kalmouk, la kibitlca. 

Mœurs nomades. Villages temporaires, oulous; construction de la kibitka : claies, couver- 
ture de feutre, porte de menuiserie. Le trépied, le lit, les coffres, les étagères, les sièges, le 
samovar, ustensiles ; les images des dieux, le moulin à prières. 

Les Kalmouks, peuple de cavaliers. Costume, nourriture. 

PL 447. — Russie. 

Ostiaks. Toungouses. Indiens de l'Amérique russe. Ivoloche ou Hinkite. — Coiffures des 
Criméens. 
Bonnet, capuchon, robe, surtout, laine, drap, fourrure, pendants d'oreilles, perles, perlines. 



— 122 — 

Les habillements de 'peau ; la chemise légère et imperméable faite avec des intestins d'ani- 
maux de mer; la chaussure imperméable, peau du gosier des phoques. 

PI. 448, ^ Russie. 

Costumes populaires. 

Russes : pasteur cosacpie ; paysans roumains. 

Tartares de la Crimée. Classe de Tartares : les enfants, le maître d'école. — Musulmans, 
parlant la langue des Osmanlis. 

Podolie, Orel, Roumanie, Crimée. 

Chapeaux, bonnet en boule, kalpaTc, caciola; chemise, gilet, veste, Iiyssa-hurk, blouse, 
ceinture, pantalon, chalwar; bas de feutre, souliers, cordelettes, sandales, opinci. 

It'à c( ]iorde d'or. » Les ongles des femmes teints en rouge, souvenir de l'origine asiatique. 
La liante antiquité du type roumain. 

PL 449. — Pologne ; XIIP et XIV^ siècles. 

Rois, haute noblesse, clergé, ordres religieux, bourgeoisie. 

L'origine des Slaves. Leur division en orientaux, occidentaux et méridionaux. Leurs cos- 
tumes, en général. 

Bonnet, fichu, robe, Yamicula harbarica, Vainic {przijaciolka) ; manteau, pantalon ; armures 
d'écaillé, de cuir. 

Moyen âge. Noblesse. Influence du costume oriental; modes de l'Europe occidentale; le 
joupane (zupan) (v. pi. 4.50 à 454). Capuchon, la couleur Icarmazyn; ceintures de cuir, d'ur- 
fèvrerie; robe, haut-de-chausses; chaussures, lanières, bottes. 

Cheveux rasés, la barbe. 

Casques, nasal, armures de mailles, de plaijues, d'écaillés ; l'épée, le coutelas, la lance, l'ar- 
balète. 

La coiffe des femmes mariées, podwika. Couronnes, bonnets, robes, manteaux, ceintures ; 
cheveux flottants, tressés. 

Costume de la bourgeoisie ; influence des modes allemandes, italiennes. 

PI. 450. — Pologne ; XIV^'-XY" siècles. 

Figures typiques, historiques. —Costumes royaux, princiers. L'ordre teutoniipic ; le manteau 
blanc de ses chevaliers. Gentilshommes, bourgeois, paysans, tenue de travail. 
Le vêtement de dessous, konfousch. 

PL 451. — Pologne; XIV'-XV" siècles. 

Costumes militaires, civils; tenue ordinaire, d'apparat, -- Princes, seigneurs, bourgeois, 
l'arbalétrier, le juge, le bourreau. 



— 123 — 

Manteaux, la chouha (smha); vêtements d'origine turque, la ferezija, la délia, (v. pi. 451 à 
453). 
La déliutka ou déliura. 
Chaussures pointues. 

PI. 452. — Pologne ; XY.P siècle. 

Le roi, le grand hetman (connétable), (v. pi. 453), maréchal de camp, dame de la noblesse, 
gentilshommes; paysans de Kalisz, de la Lithuanie. 

Vêtement d'origine hongroise, la hehiécha. 

Pantalons, bottes, talons armés du fer à cheval; danse nationale, la mazur. 

Marque distinctive de noblesse, le sabre recourbé, IcaraMa; sabres de guerre , de parade ; 
Voboukh. 

PI. 453. — Pologne ; XVIII'^-XIX'' siècles. 

Costumes de la noblesse, du peuple. — Le connétable, grande dame, paysannes, paysans de 
Lublin, de Cracovie, de la Lithuanie, montagnard des Carpathes. 
Bonnets : la honfederatlm, la hralcouslm, le holpalc. 
Vêtement d'origine tartare, Vopognetcha. Turban, aigrette ; le Icontusik. 

PI. 454. — Pologne ; XVII-XVIIP siècles. 

L'influence asiatique. — Général polonais ; garde royale ; capitaine des mousquetaires, Ullic- 
passi; les jamschars, le lieutenant, oUapasch porrutsckmk, garde-drapeau, wartapssi-consqui, 
porte-enseigne, beuraMar-gourougi, caporal, jeschemelc. 

Turban, bonnet, le hulah, panache, usTciuf, aigrettes ; dolman, dolama-, chalwar. 

Sabres, hallebarde, fusil, hache d'armes. 

L'armée polono-lithuanienne, son organisation; 1' « armée du quart », woysko-hwarciane ; 
les hussarz, les pa/mrns, les jMg/wrcés; fantassins, dragons, cavalerie légère; l'arrière-ban, 
posjJoUté. 

La maison militaire des rois de Pologne ; souvenir vivant des victoires sur les Turcs. 
Les Cent-Suisses, les heiduques hongrois. 

PI. 455. — Pologne ; XVIP, XVIIP siècles. 

Le cheval de guerre housse : harnais, selle, housse ou chabraque. La parure équestre : 
joaillerie, plaques, agrafes, pendeloque, collier de poitrail, carquois. L'étendard des chefs, 
ioutschouk. 

Le faste de la « nation à cheval ». Les chevaux ferrés d'argent. Le caractère scythique de 
la joaillerie slave. 



~ 124 — 

PI. 456. — PoLoaxK; XIX' siècle. 

Costumes populaires (v. pi. 457). 
Types de juifs : le voiturier, paysannes. 

Paysans de la Lithuanie, de la Saniogitie. Avocat; niarcliand de volailles, d'oignons ; scieurs 
de bois : laitière. 

PI, 457. — PoLOaXE ; XIX" SIÈCLE. 

Servante, garçon de ferme ; paysans des environs de Cracovie, de la Saniogitie, de la Li- 
thuanie ; cosaques de l'Ukraine. 

PL 458. — Hongrie et Croatie. (Notice comprenant la pi. 45'J.) 

Nobles hongrois ; les maijnats. 

Costumes populaires. 

Les majiyais : type de montagnards, le gorale. 

Slaves du Nord : les Polonais galiciens ; Wasserpolaken, Mazurcs, Gorales. Les Rutliènes : 
Podoliens, Bdikes, Houzoales. Les Slovaques {feher-nep, peui»le blanc). 

Slaves du sud ou yougo-Slaves : les Croates. 

Fiancée saxonne; Hongrie. 

Femme valaque. 

Carte géographique donnant l'emplacement de ces populations. — Etude sur les Houzoules 
ou Hutsules, rameau de la tige des Ruthènes. 

Hommes. 

Coiffures : la kucsma, chapeaux, bonnets, l'imago du patron, aigrettes, rubans, fleurs ; cra- 
vate, chemises, broderies, camisole, veste, dolman, ceinture, pass, redingote, atlila, manteaux, 
la mente, le gunia, le sziir, houppelande, pelisse, les ziczak, culotte, braguette, mouchoir de 
dentelle, brandebourgs, pantalon, le gatyen; sandales, les skirpze, bottes, glands, éperons à la 
sarmate. 

Boucles, chaînes, ceintures d'orfèvrerie. 

Sabres, hachette, pistolet, poire à poudre. 

Couteau, pipe, britjuet, sac. 

Cannes. 

Femmes. 

Toque, toqucts, bonnets, la krakousk%, bandeaux, mouchoirs de tête, couronne; chemise, la 
camasia, manches larges, bouffantes, chaînettes ; corsage, plastron, veste, broderies, épaulettes. 



— 125 — 

ceinture, la 'cingatoria, coiuToies, robe, jupes, tablier, le catrintia, dentelles, manteaux, brode- 
ries, soutaches; bottes, sandales, chaussures de cuir, cisme ou ciobote. 

Diadème, frontal, colliers, verroterie, médailles, pièces de monnaie, pendants d'oreilles, 
ceintures, bagues. 

PI. 459. — RUTHÈNE. 

Broderies ruthènes. Leurs données traditionnelles les rattachant aux traditions asiatiques. 

PL 460. — Europe. 

Joaillerie hongroise : parure masculine, bijoux féminins, costume de gala. 
Agrafes de bonnet, de manteau, attache du sabre, fleurs, fond filigrane ; Vémail de Tran- 
sylvanie. 

PL 461. — Turquie d'Europe et Grèce. ' 

Costumes populaires : paysans grecs, bulgares. 

Bonnets de fourrures, d'étoffe, /e^, toque, voiles, fichus, mouchoirs de tête, le lachlik, cor- 
delettes d'étoupe, sequins, verroterie ; chemise, tablier, culottes, caleçons, redingote, pelisse, ap- 
plications ; chausses, bas, guêtres, sandales, chaussures de cuir. 

Ceintures d'argent, agrafes. 

PL 462. — Turquie d'Europe. 

Costumes usuels. (Scutari d'Albanie.) 

Le Hodja; paysanne, dame, prêtre chrétien, dame musulmane. Toilette de ville, d'inté- 
rieur. Berger, paysans. 

Slaves du Sud; arts populaires, sources primitives ; mœurs des habitants, l'existence en com- 
mun; travaux des femmes, les vêtements tapissés, ornementation slavonne, broderies, apph- 
cations, l'orfèvrerie-joaillerie (voir pi. 463). 

Le hachïih, serviettes, casque, le tépéWi', chaînettes, sequins, plaques métalliques, pen- 
dants d'oreilles, colliers; chemise lewundjul, poUmial , corsage coWàni , gueuchluh , ceinture, 
mouchoir, serviette, boucles, agrafes, le tchaprass; manteaux, Vousfrougha, Ven1ari,\Q djuhhè, 
le féredjé, tablier; chalwar ; bas, paloudj; sac à ouvrage, terha. 

Fez, pushul, sarik, le miiitan, le dolania, le binich; chaussures, paboudj, mest, icharylii 
yèméni; vêtements de peau. 

Les duduJc (flûtes) du berger. 

PL 463. — Orient. 
Parures de caractère asiatique en usage dans le Turkestan, l'Egypte et la Bulgarie. 



— 126 — 

Fronial, le fepelik, Inondes d'oreilles, colliers, \& guenlanUk, Vorge, Vcchï, le fùd-, suspen- 
sions de colliers, éfcnis à hrgdh!^ ou amulettes, bracelets, bagues, dibldi, Jihafims, anneaux de 
jambes. 

Coiffure féminine , bonnet-casque. 

PI. 404. — Turquie d'Europe. 

Les Arnaout : classes riches, pauvres; le hoilja, le haliam-'baclii, paysan, bourgeois, dame 
musulmane; vilayets de Yania, de Sélanik (Epire ou Basse Albanie, Thessalie, Macédoine). 

Fez, pnshd, le faMé, le Jcavezé; gilets, djanindan-geleJr ; veste, tchepJre?i; ceinture, siJahliJc; 
Ififislan, pardessus, le ahloiiha Jcébêci, les calfchoun, \e potour; guêtres, dizlik, les kharil: , 
les îapfchin, les goundowa. 

Ijentari féminin, jupe à la franla, miiiian djuîd'è, son ornementation : gansé, soufarhe, point 
de cowlmre, finition. 

Le yachmali'. 

PI. 465. — PrALiE; XIX° SIÈCLE, première partie. i 

Costumes populaires (voir pi. 466 à 408). • 

Transtévérines, femmes de Rome, de Milan, de la Vénétie, du royaume de Naples ; cliu- 
chardes de ]\Iola, de Fondi. 

PL 466. — Italie; XIX"" siècle, première partie. 

Les Transtévérins, de Rome. 
Sglierri romancschi, capo popoli. 

Chapeaux, bonnets, cheveux en chignon, résille, cravate, gilet à la napolitaine, carma- 
gnole, ceinture, hifascia, haut-de-chausses, genouillères, caleçons, rosettes, souliers, boucles. 
Coiffures féminines. 
Il meo Patacca, le héros burlesque. 

PI. 467. — Italie : XIX® siècle. 

Province de Rome. — Les rontadini, les coriarf. ou montagnardes; province d'Ancône, ha- 
bitant de lioreto, le harrctlino. 

Coiffures, pièces d'étoffe, voile, bandeau, planchette, chemise, brassards, fichu, corsages, 
les devanliers, le corps, veste, jupe, tablier. 

Chaînes, colliers, épingles de cheveux, boucles d'oreilles, les namcelle. 

Chaussures des montagnards, les code. 



— 127 — 

PL 468. — Italie; XIX" siècle. 

Costumes rustiques. — Paysans de la Terra di Lavoro; pifferari. 

Pièces de la toilette féminine, la coiffure plate, amandilU; ûchu, fascelete ; tunique, camisa; 
brassards, manec; corset, corsaletto; jupe, casaccct; la ceinture, scmda;\&, robe, veste; étoffe, la 
panne, les tabliers artistes, le scenalis; ornements tissés, brodés, appliqués; le châle, fasce- 
lettone; chaussures, jugeurs, scarpes; collier, cannae ou canac; boucles d'oreilles, roccMnes. 

Instruments des pifferari; la flûte, la musette, le tambour de basque, le triangle. 

PI. 469. — Espagne; fin du XVIIP siècle. 

Scène de la vie élégante et divertissement populaire. 

Le jeu de la cuiller, la course des échasses, les clarines , les espadas. 

PI. 470 et 471. — Espagne, (Notice commune.) 

Tauromachie. — heBjiestas de foros. Torercs célèbres. La cuadrilla contemporaine. Tenue 
de combat, costume ancien, moderne; types populaires. 

Cortège du quadrille ; les aïgvaciUs , couleurs des ganaderias, la vara de justice, la clef du 
toril. 

Gens à pied, peones : espadas, ianderillos, chulos ou capeadores. 

Le picadore. 

La monterilla, pompons, la tresse de cheveux, coMa, chignon de soie, mona, résille; veste 
à épaulettes ; gilet, chaleco ; ceinture, faja ; culotte collante , pantalons de cuir, jambards ; la 
capa. 

Harnais, selle arabe, étriers de bois. 

Les ianderillas, palillos, zctrcillos, rehiletes. 

La muleta ou engano. 

Bohémien ou gitano; villageoises; (province de Tolède) majo ou andalous, sa veste, calesera. 

PL 472. — Espagne. 

Costumes populaires ; vieille Castille, Léon. 

Maire de village, bourgeoise, paysan, fermière, charra, femmes en costume de fête (pro- 
vinces de Léon, de Ségovie, de Burgos, d'Avila, des Asturies). 

Chapeaux de paille, la montera (v. pi. 473 à 476), madras, épingles, rubans, natte de che- 
veux; châle, fichu, rehozillo, corsage, plastron, tablier, broderies, jupe, appliques ; souliers, 
rosettes; colliers, bijoux filigranes, boucles, anneaux d'oreilles, joyaux, jogas, croix, mé- 
dailles. 



— 128 — 

Mouchoir de tête, veste, gilet, ceinture, couteau, culottes; alpargatas ow espanlehas (v. 
pi. 473 à 476). 

PI. 473. — Espagne. 

Maragatos, province de Léon. — Galiciens, leur gourdin, garoite, le tablier féminin, manteo 
(v. pi. 47(!). Asturiennes, leur fichu, dengve. — Aragon, le pregonero, crieur public. 

Le paysan de la vieille Castille; sa montera, coiffure, etc. Les paysans se donnant du don, 
entre eux. 

PI. 474. — Espagne. 

Catalans, Aragonais {Zaragosanos). 

Montagnardes, paysannes riches, pagesm, jeune fille, la muchacha et son novio ; fermiers, 
cultivateurs, bedeau de confrérie. Le port de la veste (v. pi. 475). 
Bonnet, le gorro; pardessus, gamheto; veste, inarsiUe; capade mnestra; espadrilles.^ 
Capuchon féminin, bouts de manches, spencer, corpino. 
lies Catalans ne se considérant pas comme Espagnols. 

PI. 475. — Espagne. 

Yieille-Castille. Aragon. ]\Lircie. Provinces vascongadas ou basques. 

Moissonneurs, segadorei^, paysannes, paysans,- enfants, costumes de mariés, tenue de tra- 
vail. Curé de village. 

Le sombrero, le béret; la, faja; 7iavajas, cuchillos, putiales, manteau à collet, pantalon, pièces 
de velours. 

Mouchoirs de tête , tresses de cheveux , la mantille. 

PI. 476. — Espagne. 

Costumes de la Galice. — Les Galhgos. La laila de la mugnaira, le joueur de cornemuse, 
gaiiero galhgo, le muf^ico iamlorihro ; danseurs; les casianuelas , le tambour de l>asque, ^^aw- 
dero. 

Émigration, professions ; costume, gilet, la mania, les guêtres, polagnas, aharms, alpar- 
gatas ; parapluie ; cheveux en oreilles de cliten. 

Toilette féminine, le dengue, le manteo. 

Les jours àe/iesta, le înagosto. La danse du pays, gaUegada. 

PI. double, 477-478. — Espagne. 

L'habitation andalouse. — Maison bourgeoise; l'extérieur, la chambre , le ^w/Zo. — Cos- 
tumes populaires. 



— 120 — 

Les casas de pupillos ou de htespedes; pièces intérieures, carrelao^e, soliva.o-e, murs, l'alcôve, 
le lit, msubles, le Irasero. 

1j aguador, paysan, maquignon, charretier, arriero, cultivateur, muletier, gitana (pro- 
vinces de Tolède, de la Manclie, de Valence, de Burgos). 

El tricornio^ les caleçons de toile, zaraguellas de lienzo. 

Les mules castillanes, celles de la Manche. .5 

PL 479. — Espagne. 
Salon de porcelaine. (Buen-Eetiro : Palais royal de Madrid.) Ukalillement en Trianon. 

PI. 480. — Espagne. 

Costumes populaires. ■ — Province de Valence. Iles Baléares, Pytiuses ou Ebuses, Majorque, 
Minorque, Iviça. Pâtre, batelier, villageois, dames, bourgeois. 
Coiffure féminine, le rehosiUo, 
Chevelure des hommes, la tonsure (v. pi. 481). 

PL 481. — Espagne. 

Iles Baléares. — Pageses (paysans) majorquins , minorquins, les mahonnais (dix-huitième 
et dix-neuvième siècle) ; berger, garçon de ferme, fermiers, cultivateurs. 

Chapeaux, le moxine, mouchoir en turban, rabat, gilet, guarde-pits , veste, sayo, culottes 
bouffantes, cape. 

Le rehoz-illo en amount, en volant; cheveux en estoffade; la collerette, floqué, mantille, le 
manteU; éventail. 

PL 482. — Portugal. 

Costumes populaires, religieux. 

Montagnards, province du Minho; la femme des guerres civiles. Paysans, rvstwos, pay- 
sannes, tricanas; habits de fête, tenue de travail. Le port des fardeaux, berger, les vêtements 
de paille, bouvier, marchands de bétail, de cochons de lait. Population maritime, marchands 
de poissons, de moules, aveiros, de crevettes; pêcheurs, pescadores. Clergé régulier, prêtre de 
paroisse, ordres monastiques, frère de Saint-Antoine, dominicain, carme, bénédictin. 

Mouchoir de tête, le le?iço ; manteau, capa; parasol, chapeo de sol; souliers, semelles de bois 
(v. pi. 483). 

Manteau, houra de miranda, les alpargatas. 

Barrette, soutane, haiina e capa. 



— 130 — 
PI. 48;l — Portugal. 

Joaillerie populaire. — Bijoux d'or, d'argent ; paysanne parée de Vianna ; le soulier féminin. 

Pendants d'oreilles, colliers, broches, pendeloques, médaillons, cœurs, croix, forme rayon- 
nante ou astrale. 

Costume de la paysanne, le tablier, la sacoche. 

Industries portugaises; les dentelles, le genre honitoji, les rendeiros; les tissus : draps ordi- 
naires, serguilha, ceux dits saragoça. 

Populations rustiques ; le sol, la ferre bienheureuse, culture de la vigne, pâturages. 

PI. 484. — France ; XIX'^ siècle. 

Auvergnats. Limagniens, Vellaviens. Podotes. Bourbonnichonnes (v. pi. 487). Moulinoises. 
— Costumes populaires ; tenue de travail ; toilette du dimanche. 

Chapeaux, la cape, capuchon, capetle, bonnets, coiffes, bandeaux, cercles de laiton, le setre- 
mnlice; châles, fichus, corsage, brassards, tablier, la pièce, la robe relevée, manteau, cape; chaînes 
d'or, les Saint-Esprit, les pendants. 

Chapeaux ronds, à grandes ailes, tricornes, bicornes; la l)iaude (l'ancien Ijliaut); la casaqiie, 
surtout; \Qpoulacre, ceinturon la liray, guêtres, manteaux, la couhertie, Vargo peilloux; sabots, 
la recolle. 

Etoffes, le raze, la bure. 

Couteaux, le gougou, le tailladou, la coutelière; bâtons ferrés. 

PI. 485. — France. 

Bordelais, dix-neuvième siècle, première partie. — Costumes féminins, classes populaires. 
Les coiffes. 

Grisettes. Femmes du peuple, la portanière; marchandes de volailles, de poissons, de pommes 
cuites ; laitières, fitle de peine, villageoises ; fillettes de Laroque, de Cauderan , de Blaye. 

Mouchoir béarnais, madras, bourrelet, le capedur, cols, collerettes, fichus, brassières, tablier, 
\c fripon, les poches, le clavier, capes, châles; escarpins en cothurne; montres, chaînes en che- 
veux, croix à la Jeamiette. 

Les Chartronnais. Bordelais francs-métis, les fiUeules de Bourdeaux, 

PI. 486. — France; XIX® siècle, première partie. 

Landes. Pyrénées occidentales. — Costumes populaires. 

Les Landescots ou Lanusquets; accoutrement d'hiver, d'été; montagnards; population ma- 
ritime ; Haute -Garonne (Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées). Le capidet. 



— 131 — 

Les escasses ou ichanques, échasses; capuchon, houppette, barrette, dolman, le camavo, 
pelisse, capot, manteaa de Charlemagne. 
Le poêlon à cruchades. 
Les cascaroUes. 

PL 487. — France ; XIX'' siècle. 

Paysannes morvandelles, du comté de Nice, du Dauphiné; montagnard savoisien 
(v. pi. 496), Bourbonnichonne, Mâconnaises, Bressanes; chapeau de grande parure, la cape. 

Chapeaux de paille, la capellina, résille, la scuffia; robe de pouJan , collerettes, vestes, 
brassards, mouchoirs de cou, fichu, Jmireu, tabliers, cape, mitaines; souliers, galoches, chaus- 
sons. Pendants d'oreilles, colliers, chaînes de cou, ornements en jaseran. 

PL 488. — France. 

Alsace. — Coiffures diverses, le lendel, XVII'' siècle. — Costumes populaires, XIX^ siècle; 
Jardinière, paysannes ; bonnets simples, à larges rubans ; type moderne. 

L'ancienne société alsacienne, classes de la population : les échevins, ammeisfer, les 
mnnici-pavix, s fadmeister, bourgeois, campagnards; lois somptuaires; les modes françaises. 

PL 489. — France ; XVIIP et XIX^ siècle. 

Littoral de la Manche. — Population maritime : pêcheurs dieppois. Les Pelletais, costume 
de fête, de travail ; paysannes, marchand ambulant. 

Coiffes, barbes, col, fichu, corsage, jupeécourtée, brassards, mitaines, escarpins. 

Bonnets, toques, aigrette, perruque, boucle d'oreilles, cravate, veste, casaque, culotte, 
cotillon , bas à coins, mules. 

Les agrès de pêche. 

PL 490. — France; XIX'' siècle, première partie. 

Normandie. — Costumes féminins. Les bonnets. Rouennaises, Havraises, Cauchoises, 
Bayeusaines, Caennaises, femmes de Pont-l'Évêque, de Varangeville. 

Bonnet cauchois : le fond, la passe, les barbes, bonnets en pointe ; la calipette, voile ; le 
havolet, rubans, le bonnet de coton. 

Cheveux en chignon, en bourrelet, épingles. 

Le juste-au-corps ou casaquin, tabliers à bavette. 

Equitation féminine, la planchette. 



— 132 — 

PL 491. - Fkance; XIX*" siècle. 

Costumes bretons. — Département du Finistère, arrondissements de Quimperlé, de Châ- 
teaulin, de Lorient. Toilette de mariée. Jeune fille de l'île de Batz (v. pi. 482 et 486). 

PI. 492. — France. 

Bretagne. — Costumes des départements du Morbihan et du Finistère. Arrondissements de 
Pontivy, de Quimper, de Châteaulin, de Quimperlé, de Morlaix. Femme de l'île de Batz. 

PI. 493. — France. 

Département du Finistère. — Costumes habillés et costumes de travail ; hommes des arron- 
dissements de Brest, de Quimper, de Châteaulin. 

PI. 494. — France. 

Bretao-ne, même département. — Costumes masculins et féminins ; mariés de Kerfeunteun. 
Chapeau, ioc, gilet, roqveden maoues , roJcedennou , ce'mtiwe, gouriz, veste, corquen, culottes, 
bragou-braz, houseaux. 

CoifiFes ; la chemise, hirvîz, le corsage, Justin, le tablier de pardon, iavanger. 

PI. 49.J. — France. 

Bretagne, même département. — Costumes masculins. Les Roscoviies, les «blancs)) ou 
Guenedoiiriens, de Quimperlé. 

Les souliers, botou-îezr, les galoches, hoiou-coad; \A\jOn, jmi-has. 

PL 496. — Bretagne. 

Femmes Sablaises; poissonnière, maraîchère. Illiennes de Batz ; les paludiers; mariés de 
Saille. 

Le manteau de relevailles, véniel. Costume féminin savoisien rapproché du breton. Coif- 
fures, les bigoudens, la coiffe frisée ou cabriole, les cabeJIous; bonnets des enfants, du garçon. 

Jjdi pièce, \e devantier, la mante; les bas, viroles, ceux à coins dits à fourcliette ; sabots, 
patines. 

Le ch»?^Q?a\ à irois pics ; \&. chemisette. 



— 133 — 
PI. 497. — Feance; XIX'' siècle. 

Brebagne. — Broderies; objets de parure. 

Cocardes de pèlerinage, cœurs, croix, agrafes, boucles, épinglettes, bagues. 

Fibules antiques. 

Broderies de cJmpen, de corquen^ de rohedemiou, de j?M.S'fo'« ; ceinture, gouriz; bordure de 
pantoufle. 

Le pays des bleus, glazeiz, des bruns, ardaaeded, des blancs, guencdouriens; les bonnets bleus 
et les bonnets rouges. 

Costume féminin : la jupe de dessus, Iros-iiJieJen, jupe intermédiaire, loste7in-greiz, jupe de 
dessous, hros-gueleden. 

PI. 498. — France. 

Bretagne, — Mobilier rustique ; l'arche. 
Le caractère celtique de ses sculptures. 

PL double 199-500. — Beetagne. 

La maison de demeurance ; intérieur. — Costumes populaires (Finistère, Loire-Inférieure). 

La maison bretonne, ti ou Kear; Tassié de hu; la porte pleine, hu; la demi-porte, contre hu; 
\?L place, la cheminée, le foyer, les cldpots, le gllaumé. 

Mobilier (le malvunuzein) : les lits, le gwiU cloz, les gujPéou sfeng, les coffres, arcli'ioii, 
grinoliou, vaisselier, les armoires : l'armel, la presse; la table à manger, taol, le porte-cuillers, 
cliç[uet, la chaise, Icador, escabeaux à trois quilles. 

Les moques, les briques, les touques. 

La planche à pain, rafe. 

Apprêts d'une noce. La toilette de la mariée ; confection des crêpes ; paludier de Batz ; le 
joueur de biniou, kerniad. 



TABLE 



DES 



PERSONNALITÉS HISTORIQUES. 



AiGUir.LON (duchesse d'), XVII" siècle; pi. 355. 

Ajax, roi de Salamine; pi. 25-26. 

Albe (duc d'), 1508, + 1582; pi. 278. 

Alençon (François, duc d'Anjou, de Berri et d'), 

frère de François II , de Charles IX et de Henri III, 

1554, + 1584; pi. 254 et 268. 
Alexandre III dit le Grand, roi de Macédoine, 356 

av. J.-C, + 323; pi. 25-26. 
Alphonse X dit le Sage, roi de Castille et de Léon, 

1226, + 1284; pi. 200. 
Anne, dauphine d'Auvergne, femme de Louis II, duc 

de Bourbon, + 1416 ; pi. 207. 
Anne de Bddes, demoiselle de Guébriant, XVII" 

siècle ; pi. 340. 
Anonymes (Portraits) : XV° siècle, pi. 223 ; XVI° 

siècle, pi. 276, 277 et 278 ; XVIP et XVIII" siècles, 

pi. 363 ; XVIII" siècle, pi. 371, 377 et 401. 
Aureng-Zeb, empereur mogol, 1618, + 1706 ; pi. 115 
Azem-Shah, empereur mogol de 1706 à 1707; pi. 111 
Baber, fondateur de la dynastie indienne de Timour 

+ en 1530; pi. 119. 
Batort (Etienne), roi de Pologne de 1576 à 1586 

pi. 452. 
BÉATRIX de Bourbon, épouse de Jean de Luxembourg. 

roi de Bohême, tué à Crécy en 1346 ; pi. 211. 
Beaumont (Raoul de), fondateur de l'Estival en 1210 

pi. 208. 
Berg (Jean-Jacob de), magistrat civil de Ratisbonne, 

XVII" siècle; pi. 361. 
Boleslas V dit le Chaste, roi de Pologne, 1 220, + 1279 

pi. 449. 
BoLETN (Anne de), reine d'Angleterre, 1500, -j- 1536 

pi. 265. 
Bonne de Bourbon, mariée en 1355 à Amédée VI, 

comte de Savoie; pi. 212. 
Bourbon (Louis I^"", duc de), comte de Clermont, pre 



mier petit-fils de Louis IX, 1279, ■\- 1341 ; pi. 210. 
Bourbon (Jean I'"'', quatrième duc de), ■\- 1433 ; 

pi. 210. 
Bourbon (Charles I'^'', cinquième duc de), grand 

chambrier de France, 1401, + 1456 ; pi. 211, 212 

et 221. 
Bourbon (Jean, bâtard de), première moitié du 

XIV siècle; pi. 212. 
Bourbon (duchesse de), XVIP siècle; pi. 354. 
Bourbon-Conti (Louise- Adélaïde de), XVII" siècle ; 

pi. 363. 
Brechka (le Cosaque), XVII" siècle, pi. 438. 
Carville (Pierre de), XIV siècle ; pi. 208. 
Catal, chef gaulois ; pi. 56-57. 
Catherine de Bourbon, (1600) ; pi. 277. 
Catherine de Médicis, reine de France, 1519, -|- 

1589 ; pi. 266. 
Chaleu (Agnès de), épouse de Jean, bâtard de Bour- 
bon, première moitié du XIV siècle ; pi. 212. 
Charles II dit le Mauvais, roi de Navarre, 1332, -[- 

pi. 212, 1387; pi. 216. 
Charles V, roi de France dit le Sage, 1337, -|- 1380; 

216 et (harnais d'armes) 217. 
Charles VII, roi de France 1403, + 1461; pi. 211. 
Charles IX, roi de France, 1550, -{■ 1574; pi. 268. 
Charles-Edouard Stuakt, dit le Prétendant, 1720, 

+ 1788 ; pi. 426. 
Charlotte, landgravine de Hesse-Cassel, reine de 

Danemark, XVII" siècle ; pi. 352. 
Charlotte-Elisabeth, àit^princessepalatine, seconde 

femme du duc d'Orléans, frère de Louis XIV ; 1652 

+ 1722; pi. 351. 
Chartres (Elisabeth- Charlotte d'Orléans, dite Made- 
moiselle de), sœur du régent; 1676, -]- 1744; pi. 354 

et 355. 
Chartres fduchesse de), XVII^ siècle ; pi. 354. 



— 136 



Chii;i (cardinal;, neveu du pape Alexandre VU, 

XYII' siècle ; pi. 344-34Ô. 
Childebert P', roi des Francs, 405, -f- ^^^ ; pl- l'^O- 
Chilpéric I""^ , roi des Francs, 539, + 584 ; pi. 189. 
Ci-OTAIRE I", roi des Francs, + 561 ; pi. 189. 
Clotilde, épouse de Clovis I*', 475, -j- 545 ; pi. 189. 
Clovis I"', roi des Francs, 465, -f- 511, pi. 189. 
Cologne (duc de), personnage de l'époque de Charles Y; 

pi. 210, 
Conrad, duc de Mazovie, lils de Kasimir II, roi de 

Pologne, + 1237; pi. 449. 
Constantin Porphyrogénète, emperem- d'Orient de 

780 à 797; pi. 183. 
CoNTi (François-Louis de Bourbon, prince de), 16G1,-|- 

1709; pi. 352. 
CoNTi (princesse douairière de), XVII'' siècle; pi. obi- 
CONTi (Marie-Thérèse de Bourbon, princesse de); pi. 

355. 
CouRTENAY (Raoul de), seigneur d'Illiers et de Neuvy^ 

+ 1271 ; pi. 209. 
Créqui (François de), maréchal de France, 1G24, -|- 

1687; pi. 352. 
Crillon, colonel-général de l'infanterie, 1541,4- 1G15; 

pi. 301. 
Cvaton-Shaway (Je faucon noir), chef jowas ; Amé- 
rique; pi. 81. 
Diane de Poitieus, 1499, + lôCS ; pi. 261. 
DiOMÈDE, roi d'Éolie ; pi. 25-2(1. 
Djehander-Shah, empereur mogol, proclamé en 1712 

et décapité peu de mois après ; pi. 113. 
Djehanguir, empereur mogol de 1605 à 1G27; pi. 

113. 
Djihan-Khan, chef radjpoute, XVII'' siècle; pi. 110. 
Dreux (Pierre de), surnommé Mmtckrc, duc de Breta- 
gne, -f en 1250; pi. 210. 
Dumlez (Jérémias), 1667 ; pi. 361. 
Egmont (^comtesse d'), née princesse d'Aremberg. 

XVII" siècle ; pi. 354 et 355. 
Él.ÉONORE DE Castille, reine de France, deuxième 

femme de François I"', 1498, -\- 1558 ; pi. 264. 
Elisabeth d'Angleterre, 1553, -j- 1603 ; pi. 277. 
Elisabeth d'Actriche, reine de France, épouse de 

Charles IX, 1554, + 1592 ; pi. 268. 
Elisabeth de Valois, reine d'Espagne, 1545-1568; 

pi. 265. 
Ernest- Auguste, seizième duc de Brunswich- Lune- 
bourg, premier électeur et duc de Hanovre; 1629, -\- 
1698 ; pi. 360. 
Este (Lionel d'), seigneur de Ferravo de 1441 à 1450 ; 
pi. 226. 



Este (Marie-Béatrix), duchesse de Massa, mariée en 

en 1771 à l'archiduc Ferdinand ; pi. 369. 
Etampes (Annede Pisseleu, duchessed'), 1508, -f- 1576 ; 

pi. 266. 
PJUDES, comte de Chartres, XIII"" siècle; pi. 207. 
Eddoxie Fabia, épouse d'Héraclius, -|- vers 612; 

pi. 183. 
Euriante, femme du comte de Nevers. XV siècle; 

pi. 208. 
Fauouksiar ou Firouksir, empereur mogol de 1713 

à 1720; pi. 114. 
Faustine, épouse d'Antouin. 101 ap. J.-C, -f- 141; 

pi. 41. 
Faustine, épouse de Marc-Aurèle, env. 125 apr. J.-C. 

-f 175; pi. 41. 
Ferdinand-Albert, duc de Brunswick-Bevern en 

1666 ; 1636, -\- 1687 ; pi. 336. 
FerronniÈre (la belle), vers 1540 ; pi. 264. 
Florigny (Jehan, seigneur de), 1415, époque de 

Charles V; pi. 217. 
François I""', duc de Bretagne, 14H, ■\- 1450; 

pi 210 et 222. 
FkédÉgonde, reine des Francs, 545, -\- 596 ; pi. 189. 
FiiÉDÉRic (prince), margrave de Bade et d'Hochberg, 

1694,+ 1659; pi. 361. 
Frédéric III, électeur de Brandebourg, roi de Pru.«se 

en 1701 sous le nom de Frédéric I"'' , 1657,-}- 1713; 

pl. 360. 
Frédéric Ildit le Grand, roi de Prusse. 1712,+ 1786; 

pl. 387. 
Fkédérique-Sophie-Wilhelmine. princesse d'O- 
range et de Nassau, née princesse de Prusse, seconde 

moitié du XVIII" siècle ; pl. 360. 
Gamelin (Jacques), peintre français, 1739,+ 1803, 

et son fils, pl. 401. 
Geneviève (Sainte), 422, + 512 ; pl, 189. 
Gernlerus (Lucas), professeur de théologie et d'his- 
toire ecclésiastique à l'Université de Bàle, XVIP 

siècle; pl. 361. 
Gesvrbs (marquis de), en chevalier du Saint-Esprit 

(1633) ;pl. 328. 
GODOUNOV (Boris), tzar de la Moscovie en 159t<j+ en 

1605 ; pl. 439. 
GOUFFIER (Claude), grand écuyer de France, + 1570, 

pl, 254. 
GRANVAL(Racot de), comédien français, 1710, + 1784; 

pl. 370. 
Grapheus (Abraham), Knape, messager de la corpo- 
ration de Saint-Luc à Anvers (1620) ; pl. 323. 
GuÉnniAST (maréchale de), + 1659 ; pl. 340. 



137 — 



GUESCLIN (Bertrand Du), 1320, + 1380 ; pi. -203 et 

(harnais de guerre) '217. 
Gtjillemer (maître Jehan), docteur, XVI« s'" ; pi. 269. 
Haregonde, reine des Francs, épouse de Clotaire l"', 

VP siècle; pi. 189. 
Hbdvigb d'Anjou, reine de Pologne (1371, + 1309) ; 

pi. 450. 
HÉLÈNE, mère de Constantin, 2-17 ap. J.-C, -|- 327 ; 

pi. 41. 
HÉLOïSE, -f- en 1164; pi. 207. 
Henri IV dit le Juste, duc de Silésie, de la dynastie 

des Piasts, -|- 1290 ; pi. 449, 
Henri III, roi de France, 1551, + 1589 ; pi. 273. 
Henri IV, roi de France, 1553, + 1610 ; pi. 311. 
HÉRAOLius, empereur d'Orient, 575, -j- 041; pi 183. 
Houmaïoun ou OuMATOUM, emperevu' mogol, 1508, -\- 

1556; pi. 114. 
Hugues, vidame de Châlons, + 1279 ; pi. 207. 
ISABEAU DE BAVIÈRE, reine de France, épouse de 

Charles VI, 1371, -f 1435; pi. 208. 
Isabelle (Claire-Eugénie, infante), fille de Philippe II, 

épouse de l'archiduc Albert d'Autriche, 1566, -|- 1633 ; 

pi. 276. 
Isabelle Stuart, deuxième femme de François I'"'', 

duc de Bretagne; pi. 211. 
Ivan IV dit le Ten-ille ,tza,v deMoscovie, 1529, + 1584; 

pi. 439. 
Jacqueline de La G-range, épouse de Jean Mon- 

taigu, XIV siècle ; pi. 208. 
Jagellon (Wladislas), roi de Pologne, 1354, ~\- 1434; 

pi. 450. 
Jean P"', comte de Bretagne, fils de Pierre de Dreux 

dit Mauderc, 1217, + 1286 ; pi. 208. 
Jean II dit le Bon, roi de France, de 1350 à 1304; 

pi. 210 et 216. 
Jean II, duc de Bretagne, 1239, + 1305 ; pi. 203. 
Jean III, duc de Bourgogne, .+ 1341 ; pi. 203. 
Jeanne d'Albret, reine de Navarre, 1528, + 1572, 

pi. 268. 
Jeanne de Bourbon, reine de France, épouse de 

Charles V, XIV" siècle; pi. 211. 
Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort, 

duc de Bretagne, 1341 ; pi. 207. 
Joseph II, empereur d'Allemagne, 1741, + 1790; 

pi. 387. 
Julie, fille d'Auguste, 39 av. J.-C, + 14 de l'ère chré- 
tienne ; pi. 41. 
Julie, fille de Titus, env. 80 apr. J.-C; pi. 41. 
JUSTINIEN II, dit Hhinotmète, empereur d'Orient; 

669, -f 711; pi. 183. 



Kasimir III, dit le Grand, roi de Pologne^ 1309, -f- 

1370 ; pi. 450. 
Lasct (comte de), général autrichien, 1725, + 1801 ; 

pi.' 387. 
Lefèvre, entrepreneur de basse lisse attaché aux 

Gobelins, XVII'^ siècle; pi. 362. 
Le Noble {Monsieur), XVII" siècle; pi. 352. 
LÉON IV le Khazare, empereur d'Orient, 750, -)- 780 ; 

pi. 183. 
Leszek le Noir, roi de Pologne de 1289 à 1306; 

pi. 449. 
L'HOSPITAL (Michel de), chancelier de France, 1504, 

-f 1573 ; pi. 268. 
LiMEUiL (mademoiselle de) , fille d'honneur de Cathe- 
rine de Médicis, XVI'^ siècle ; pi. 267. 
LiONORA DE Altoviti, femme poète, 1550, + 1606, 

pi. 226. 
LiviE, épouse d'Auguste et mère de Tibère, 56 av. 

J.-C, -|- 29 de l'ère chrétienne; pi. 41. 
Livius Drusus, tribun du peuple en 122 av. J.-C; 

pi. 40. 
Loison (rnesdemoiselles), XVII" siècle ; pi. 354. 
LoNGUEViLLE (Henri I'^'" d'Orléans duc de) 1568, -f 

1595; pi. 268. 
LONGWY (Jacqueline de), épouse de Louis II de 

Bourbon, duc de Montpensier ; -\- 1561 ; pi. 268. 
LOUCART (Jakennes), chevalier du roi, XIV" siècle ; 

pi. 207. 
Louis de France, premier fils de Louis IX , 1243, -f 

1260; pi. 209. 
Louis de France, comte d'Evreux, fils puiné de Phi- 
lippe III le Hardi; -{- 1319; pi. 207 et 209. 
Louis P^' de France, roi de Naples, 1339, + 1384; 

pi. 211. 
Louis II d'ANJOU, fils de Louis I"", roi de Naples, 

1377, -f 1417;pL 212. 
Louis XIII, roi de France, en chevalier du Saint-Es- 
prit; 1601, -f 1643; pi. 328. 
Louis XIV, roi de France, 1638, + 1715 ; pi. 340, 344- 

345, 349 et 351. 
Louis de France, dauphin, fils de Louis XIV, 1661, -|- 

1711; pi. 351. 
Louis XV, roi de France, 1710, + 1774; pi. 383. 
Louis de France, dauphin, fils de Louis XV et père 

de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X ; 

1729, + 1765; pi. 384. 
Louise de Lorraine-Vaudemont, reine de France, 

épouse d'Henri III ; 1553, + 1601 ; pi. 267. 
Mailly (comtesse de), dame d'atour de la princesse de 

Savoie, duchesse de Bourgogne ; XVII" siècle, pi. 355 



— 138 



Maine (Louis- Auguste de Bourbon, duc du); prince 
légitimé de France, fils de Louis XIV et de Madame 
deMontespan; 1(570, + 1736; pi. 352. 
Maintenon (Françoise d'Aubigné, marquise de), 

1635, + 1719; pL 354 et 355. 
Marcel (saint), évêque de Paris, -\- 405; pi. 189. 
Marguerite de Beaujeu, épouse de Jacques de 
Savoie, prince d'Achaïe et de Morée, XIV» siècle; 
pi. 207. 
Marguerite de Bourbon, épouse d'Arnaud Ama- 
nieu, sire d'Albret, gi-and chambellan de France, 
époque de Charles V; pi. 212. 
Marguerite de France, troisième fille de Fran- 
çois I", duchesse de Savoie, 1523, -\- 1574; pi. 204. 
Marguerite de France, reine de Navarre, première 

femme d'Henri IV, 1553, + 1615; pi. 311. 
Marguerite de Lorraine-Vaudemo.nt, mariée au 

duc de Joyeuse, en 1581; pi. 267. 
Marie, impératrice d'Orient, épouse de Nicéphore 

Botaniate, Xl" siècle; pi. 183. 
Marie d'ANGLETERRE, reine de France, épouse de 

Louis XII, 1497, + 1534; pi. 2C5. 
Marie d'AyjOU, reine de France, épouse de 

Charles VII, 1404, + 1463; pi. 211. 
Marie de Berri, femme de Jean I*"", duc de Bourbon, 

époque de Charles VII; pi. 211. 
Marie de Médicis, reine de France, seconde femme 

d'Henri IV, 1573, -J- 1642; pi. 277 et 311. 

Marie Stuaut, reine d'Ecosse, 1542, + 1587 ; pi. 267. 

Marie-Louise, impératrice d'Allemagne, fille de 

Charles III, roi d'Espagne, mariée en 1765 à Lco- 

pold, alors grand-duc de Toscane; pi. 369. 

Marie-Thérèse d'AuTRicHE, reine de France, épouse 

de Louis XIV, 1638, -f 1683; pi. 340. 
Marie Touchet, 1549, + 1638; pi. 266. 
Maurin (Antoine), lithographe français, XIX" siècle, 

pi. 401. 
Maximilien I", empereur d'Allemagne, 1459, -|- 

1519; pi. 223. 
Maximilien, archiduc d'Autriche, XVIII'^ siècle; 

pi. 387. 
MONTAiGU (Jean de), surintendant des finances 

env. 1350, + 1409; pi. 212. 
MoNTAiGTJ (Charles II de), fils de Jean de Mon- 

taigu, XIV« -XV siècle ; pi. 212. 
MOXTAIGU (Yolande de), seconde femme d'Erard de 

Trainel, XII° siècle; pi. 207. 
MONTFORT (comtesse de), XVII' siècle; pi. 355. 
Mourad-Backche, fils de Shah-Djehan et frère 
d'Aureng-Zeb, XVIP siècle; pi. 11 2. 



MuHLDORF (André), professeur de théologie et d'his 
toire ecclésiastique à Ratisboune (1636); pi. 361. 

N.\DASTY (comte), général hongrois, XVIII*^ siècle; 
pi. 387. 

Nahgawab (J'Anglaù), chef peau-rouge; pi. 81. 

Narischkixe (boïar Léon), 1647 ; pi. 439. 

Néron, empereur romain, 37, + 68 de l'ère chrétienne ; 
pi. 40. 

Nicéphore Boto.\iate, empereur d'Orient de 1078 à 
1081; pL 181 et 183. 

Nowré-Ari, épouse de Ramsès II, roi égyptien de 
la XIX" dynastie; pi. 4. 

Oafia, femme de Conrad, duc de Mazovie, XIII" siè- 
cle; pi. 449. 

Orléans (Charles, duc d'), 13'Jl, + 1465; pi. 217. 

Orléans (Philippe duc d ), frère de Louis XIV 
1640, + 1701; pi. 351. 

OitsiNi (princesse), XVI" siècle, pi. 278. 

Palatine (princesse). — Voir Charlotte-Elisabeth. 

Paléologue (Andronic II), empereur de Constan- 
tinople, 1258, + 1332; pi. 182. 

Paléologue (Manuel), empereur de 1391 à 1425; 
pi. 182. 

Paléologue (Jean), premier fils de Manuel Paléolo- 
gue, associé au trône en 1419; pi. 182. 

PÉRiCLÈs, homme d'État athénien, 499, -j- 429 av. 
J.-C; pi. 25-26. 

Peutinger (Conrad), célèbre humaniste allemand, 
1465, -f 1547; pi. 361. 

Philippe III dit le Hardi, roi de France, 1245, -j- 
1285; pi. 208. 

Philippe IV dit le Bel, roi de France, 1268, -f 1314; 
pi. 208. 

Philippe VI de Valois, roi de France, 1293, -{- 1350; 
pi. 214. 

Philippe d'Artois, -{• 1298; pi. 207. 

Philippe de France, roi de Navarre, petit-fils de 
Philippe le Hardi, 1301, + 1343; pi. 209. 

PniLiPPiQUE Bardane, empereur de Constantinople, 
de 711 à 713; pi. 183. 

Pierre I"'^ dit le Grand, empereur de Russie, 1672. -f 
1725; pi. 439. 

Plotine, épouse de Trajan, -\- 125; pi. 41. 

Prezmtslas, duc d'Opolé, -\- 1295 ; pi. 449. 

Ptolk.mée Philadelphe, roi d'Egypte, 309, -f 247 
av. J.-C; pi. 4. 

Ramin (Frédéric de), général prussien, XVIII" siè- 
cle ; pi. 387. 

Ramsès II Méiamocn (Sésostris), roi égyptien de 
la XIX' dynastie ; pi. 1 et 2. 



— 139 



Ramsès m, roi égyptien de la XIX" dynastie ; 

pi. 2. 
Renée de Yieux-Chateauneup (1550); pi. 26(5. 
Repnink (prince Pierre), commencement du 

XVIIP siècle; pi. 439. 
Richelieu (marquise de), XVII" siècle ; pi. 355. 
Saint-Balmont (comtesse de), XYII^ s'"; pi. 827. 
Saint-Chamand (Antoine de), seigneur de Méry- 

sur-Oise , commencement du XVII° siècle ; pi. 

311. 
Sakgusko (Roman), maréchal de canip de Lithua- 

nie, fin du seizième siècle; pi. 452. 
Sarah Bartmann (la Yémis hottentote), première 

partie du XIX" siècle; pi. 73. 
Savon AROLE, réformateur italien, 1452, -}• 1498; 

pi, 241-242. 
Savoie (princesse de), mariée au duc de Bourgogne 

en 1697 ; pi. 351. 
Sesostris. — Voh- Ramsès. 
Shah Alem, empereur mogol de 1707 à 1712; 

pi. 111. 
Shah Soliman, chef radjpoute du XVII* siècle; 

pi. 110. 
Sophie Charlotte de Hanovre, reine de Prusse, 

épouse de Frédéric r"-, XVIP XVIII" siècle : pi. 360. 
Stenglinus (Zacharie), conseiller du duc de Wur- 
temberg ; 1604, + 1674; pi. 361. 
Stetten (Hieronymus-Petrus), magistrat civil de la 

ville libre de Francfort, 1609; pi, 361, 
Strauch (Œgidius), docteur en théologie, 1682 ; 

pi. 361. 
SULIJIAN Moasfoin, chef radjpoute du XVII*" siè- 
cle; pi. 110. 
SuTTicos, arcantodon ou chef des cent-têtes des Vé- 

liocasses; Gaulois; pi. 66-57. 
Stroth (Emeran), magistrat civil de Ratisbonne, 

1664; pi. 361, 
Tarakee, chef peau-rouge; pi. 81. 
Théodore Porphyrogénète, prince de Sparte, se- 
cond fils de Manuel Paléologue, empereur d'Orient; 

pi. 182. 



TniLL^ (Jean-Christophe), sénateur de Ratisbonne ; 
1659, 4- 1728; pi, 361. 

Thou (Anne de), épouse d'Hurault de Cheverny, 
chancelier de France ; époque de Henri III ; pi. 269. 

TOKEB {V Églantier); chef peau-rouge ; pi. 81. 

Toulouse (Louis de Bourbon, comte de), fils légi- 
timé de Louis XIV et de M»" de Montespan, 
1678, + 1737; pi. 351. 

Troki (Kieystut, prince de), fils de Ghédymine, 
grand-duc de Lithuanie, XIV siècle, pi. 451. 

Ulriqub-Éléonorb, reine de Suède, sœur de Char- 
les XII, 1688, -f 1741 ; pi, 369. 

Ulysse, roi d'Ithaque, héros grec; pi. 25-26. 

Ursins (dame de la famille des), fiUe de Jean-Juvé- 
nal et de Michelle de Vitry, époque de Charles VI; 
pi. 208. 

Valentine de Milan, femme de Louis, duc d'Or- 
léans et frère de Charles VI, 1370, -f 1408, pi. 203. 

ViTTORiNO de Feltre, instituteur italien, 1379, -f- 
1447 : pi. 226. 

Wakenkoke {h cheval merveilleux), chef des Ottoes 
et des Missouriens; pi, 81. 

Weiss (Léonard), conseiller de Ferdinand III et 
magistrat d'Augsbourg, XVII" siècle; pi. 361. 

WlDBRHOLTius (Conrad), XVII" siècle; pi. 361. 

WiLDius (Jean-Christophe), magistrat de Ratis- 
bonne; 1670, -\- 1743; pi. 361. 

"Wilhelmine-Amélie d'Hanovre, mariée en 1699 à 
Joseph-Léopold, roi des Romains ; pi. 860. 

"WlZNA (Ziemovit), prince polonais, XIV siècle 
pi. 451. 

Wladislas IV le Bref, roi de Pologne, 1260, -{- 1333 
pi- 449. 

Wladislas, duc d'Opolé, palatin de Hongrie; 1378 
pi. 450. 

Xaintrailles (chevalier portant les armes de), 
commencement du XV* siècle; pi. 217. 

Ziegler (Gaspard), conseiller de l'électeur de Saxe. 
XVII" siècle; pi. 361. 

ZoLKlEWSKi (Stanislas), grand hetman (connétable) 
de Pologne, 1547,+ 1620; pi. 452. 



BIBLIOGRAPHIE DU COSTUME. 



TABLE BIBLIOGRAPHIQUE 

DES RECUEILS SPÉCIAUX, ÉTENDUE A UN CERTAIN NOMBRE d'OUVRAGES D'AGES DIVERS, 
LESQUELS, PAR LEUR NATURE, SONT UTILES A l'ÉTUDE DU COSTUME PORTÉ. 



Noia bene. — Cette table, dont les éléments sont empruntés à la Bibliographie métho- 
dique et raisonnée des beaux-arts^ par Ernest Vinet, est plus développée que ne le sont, 
d'ordinaire, les bibliographies particularisées. — L'éminent conservateur-fondateur de la 
bibliothèque de l'Ecole nationale des beaux-arts avait des vues plus hautes que celle du sim- 
ple collecteur d'étiquettes, formant une bibliographie étroitement confinée. Désireux de 
se rendre, avant tout, utile aux artistes, Yinet, dans la pleine maturité de l'expérience, s'é- 
tait proposé de leur mettre en mains un guide sûr, et nul plus que lui n'était capable d'y 
réussir. Cette entreprise, dont la lecture de son programme suffit à faire apprécier les vastes 
proportions, a malheureusement été interrompue par sa mort ; mais nous avons la fortune que, 
dans les deux seuls fascicules parus, ce qui concerne le costume se trouve traité avec l'am- 
pleur que comportait le cadre. 

Toutefois nous avons dû retrancher de cet intéressant travail les appréciations person- 
nelles de l'auteur sur la valeur des publications citées , anciennes ou modernes ; ces annota- 
tions sont assurément d'un grand intérêt, mais, s'il nous était facile d'avoir à répéter les 
éloges, d'autant plus précieux qu'ils sont rares de la part de Vinet, il ne pouvait en être de 
même dans le cas contraire; et, sous le couvert malsain de l'irresponsabilité, nous ne pou- 
vions devenir les détracteurs d'un grand nombre de nos devanciers. 

Vinet, dont la bienveillante estime pour nos travaux nous a valu plus d'un témoignage pu- 
blic, plus d'un encouragement précieux, alors que nous n'avions encore fa^it paraître que les 
trois premières livraisons du Costume historique, comprendrait assurément l'abstention qui 
nous est commandée au sujet de ses appréciations, si nettement exprimées, et que, d'ailleurs, 
on est à même de trouver dans les deux fascicules de la Bibliographie méthodique et raisonnée 
des beaux-arts (1874, 1877. Firmin-Didot, éditeur). 



142 



OUVRAGES D'UN CARACTÈRE PLUS OU MOINS GÉNÉRAL. 



Br.ETON (Richard), éditeur. 

Recueil de la diversité des habits qui sont de présent 
en usaige tant es pays d'Europe, Asie, Afrique et 
illes sauvaiges, le tout fait après le naturel. — Pa- 
ris, 1562, pet. in-8», 121 grav. sur bois. — Ibld., 
1564 ou 1567, petit in-8", fig. 

BliUYN (Abr. de) : 

Omnium pœne ffentitmi imarjines. — Cologne, 1577, in- 
fo!., 50 pi. doubles. — Nouv. édit. : Anvers, 1581, 
in-fol., 500 fig. ; Cologne, 1584_, 2 part, in-fol., 
7é pi. dont l(j doubles; Anvers, 1610, 2 part, in- 
fol., 84 pi. 

Bruvn (Abr.de) : 

Diversariim gentiiim armatura equestris, uhifere Eu- 
ropae , Asiac , atque Africae equkandi ratio jjropri'i 
exjiressa est... — Cologne, 1577, in-4o, 52 pi. — 
Nouv. édit. ; Amsterdam, 1617, in-l", 79 grav. 

Vecellio (Cesare) : 

Habiti anticlii et moderui di iiUto ilmundo; Venise, 
1590, in-8o, avec 420 pi. — Nouv. édit. : Venise, 
1598, in-8", avec 507 fig. ; Venise, 1664, pet. in-8% 
415 fig. ; Paris, Didot, 1859-63, 2 vol. in-8°, 513 fig. 

DUFLOS LE JEUNE : 

Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs 
et les dignités, suivant le costume de toutes les 
nations existantes, etc. — Paris, 1779-80, gr. in- 
fol., 264 pi. 

Maréchal (Sylvain) : 

Costumes civils actuels de tous les peuples connus, 
dessinés d'après nature, gravés et coloriés, accom- 
pagnés d'une notice historique. — Paris, 1788, 4 vol. 
petit in-4", 305 pi. d'après Grasset de Saint-Sau- 
veur, Desrais, etc. 

Levacheu pe Charnois : 

Recherches sur les costumes et sur les théâtres de 
toutes les nations tant anciennes que modernes. 
Ouvrage utile aux peintres, etc. — Paris, 1790, 
2 vol. in-4o, 56 pi. au lavis, dess. par Chéry et grav. 
par Alix ; — 2' éd., ihid., 1802, 2 vol. 111-4", fig. 



Si'ALAUT (Rob. von) : 

Versuch iiber das Kostihn der vorziiglichsten Voiler, etc. 
— Vienne, 1796-1811, 8 vol. gr. in-S", et atlas in- 
fol. de 590 pi. — Trad. en franc, (par L. de Jau- 
bert et M. Breton) : Tableau historique des costu- 
mes, des mœurs et des usages des principaux peu- 
ples de l'antiquité et du moyen âge ; Metz, 1804- 
1809, 7 vol. in-8" et atlas in-4'' (non terminé). 

Anonyme : 

Costumes de tous les peuples connus, avec une no- 
tice succincte de leurs mœurs et de leurs religions, 
etc. — Leipzig, 1802-3, 2 part, in-4'', fig. 

Feruario (Jules) : 

Le Costume ancien et moderne, ou histoire du gou- 
vernemsnt, de la milice, de la religion, des arts 
sciences et usages, de tous les peuples anciens et 
modernes, déduits des monuments, etc. — Milan, 
1815-29, 17 Tol. gr. in-l", 1414 cartes et pi. — 
Edit. avec texte ital. : Il Costume aiitico e mo- 
derno, etc., ihid., 1815-27, 17 gr. in-4''. — Nouv. 
édit. : Florence, 1823-38 ^ 33 vol. gr. in-8''; — 
réimpr. : Livourne, 1830 et suiv., 100 vol. in-16> 
fig., etNaplcs, 1831-42, 21 vol. in-8°. 

Eyriès (J.-B.-Benj.) : 

Costumes, mœurs et usages de tous les peuples. Suite 
nombreuse de gravures coloriées, avec leurs expli- 
cations par E... — Paris (1821-27), 8 part. gr. iu-8", 
237 pi. 

Menin (L.) : 

Il Costume di tutte le nazioni e di tutti i temjn descritto 
ed illustrato, etc. — Padoue, 1833, gr. in-fol., 100 pi. 

Anonyme : 

Cvstiimhuchfiir Kïmstlcr... Costumes pour les artistes. 
Collection des costumes les plus intéressants de 
toutes les époques et de tous les pays, depuis l'ère 
chrétienne, publiée par une société d'artistes. — 
Dusseldorf, 1839, gr. in-4'>, 24 eaux-fortes. 

Seyssel d'Aix (comte V.) : 

Armeria antica e moderna di S. M. Carlo Alberto, 
etc. Turin, 1 840, in-S", fig. 



143 — 



Wahlbn (Aug.) : ' - 

Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du 
monde, d'après les documents authentiques et les 
voyages les plus récents, etc. — Bruxelles, 18-43-44, 

4 vol. gr. in-8°, 200 fig. color. 

Weiss (Herm.) : 

KostûmTcunde. Handbuch der GeschîcJUe der Tracht, des 
J^aues, etc. La science du costume. Manuel de l'his- 
toire du costume, de l'ameublement et des usten- 
siles, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos 
jours; illustr. d'après les dessins de l'auteur. 
— Stuttgart, Ebner et Seubert (185G-) 1860-72, 

5 parties en 3 vol. gr. in-8°. 
Lacombe (P.) : 

Les armes et les armures. Paris, Hachette 1868, 
in-8°, 60 vign. — Trad. en anglais : Arms and 
Ârmour in antiquity and the middle âges..., Lon- 
dres, 1369, gr. in-8'-\ 72 fig. 
Demmin (Aug.) : 
Guide des amateurs d'armes et armures anciennes , 



par ordre chronologique depuis les temps les plus 
reculés jusqu'à nos jours. 1700 reprod. d'armes et 
armures. Paris, Renouard, 1869, in-12". 

KcEHLER (Karl) : 

Die Trachten der Vôlker in Bild und Sclmitt, etc. Le 
costume des peuples , aspect et coupe. Exposé his- 
torique et technique de la manière de se vêtir de- 
puis les temps les plus reculés jusqu'au XIX "^ siè- 
cle. — Dresde (Ilodenzeltiinc/), 1871-73. Tome I 
à III, in-8", fig. planotyp. 

Kretschmer (Alb.). 

Die Tj-acJiten der Volker vom Beginn der Geschichte 
bis zum neunzehnten Jahrundert, etc. Les Costumes 
des peuples depuis l'époque historique jusqu'au 
XIXe siècle. — Leipzig, J. G, Bach's Verlag. 

HOTTENROTH (Fried.) : 

Trachten der Vôlker alter u. neuer Zeit; Verlag v. 
G. Weise ; Stuttgard. 

Zur Geschichte der Costume; Munich, Braun et 
Schneider. 



OUVRAGES PLUS OU MOINS SPÉCIAUX ET RECUEILS 
DE COSTUMES NATIONAUX. 



ANTIQUITE. 



GoLTZius (Hubert) : 
Icônes j vitœ et elogia iînjjeratorum romanorum. — An- 
vers, 1557, in-fol. — Edition avec teste français : 
Les images ou médailles de tous les empereurs 
depuis Jules César jusqu'à l'empereur Ferdinand, 
avec leurs éloges; Anvers, 1561, gr. in-fol., avec 
planches sur bois tirées en couleur. — D'autres 
éditions encore. 

MoKTFAUCON (D. Bernard de) : 

L'Antiquité expliquée (en franc, et en latin) et re- 
présentée en figures. — Paris, 1719, 5 t. en 10 vol. 
in-fol. — Supplément ; ibid. 1724, 5 vol. in-fol., fig. 



— Réimpr, en 1772, et le Supplément en 1757. 

— Trad. en angl. par Humphreys; Londres, 
1721-25. — Réduction publiée sous ce titre : An- 
tiquitates grœcm et romance in compendium redactœ 
a J.-Jak. Schatzio. Notas criticas adjecit J. Sal. 
Semler; Nuremberg, 1757, in-fol. fig.; nouv. éd., 
ibid. 1767, in-fol. fig. ; — le même en allemand; 
Nuremberg, 1807, in-fol. 

Mamachi (T. M.) : 
De' Costuvii de' pi'imitivi christiani libri III. — Rome, 
1753-54, 3 vol. in-S». — Nouv. édit. ; Venise, 1757, 
3 vol. in-8% fig. 



— 144 



Danuué-Bai;don (Michel-François) : 

Costume des anciens penples. — Paria, 1772, 3 vol. 
gr. in-4'>, 364 pi. — Nouv. édit. : Costumes de an- 
ciens peuples à l'usage des artistes, contenant les 
usages religieux, civils, domestiques et militaires 
des Grecs, des Romains, des Israélites et des Hé- 
breux, des Egyptiens, des Perses, des Scythes, des 
Amazones, des Parthes, des Sarmates et autres peu- 
ples; éd. rédigée par M. Cochin ; ibid., 1784-86, 
4 part, en 2 vol. gr. in-4o, 351 pi. — Trad. enal- 
lem., par Becker : Leipzig, 1776-77, !) part. in-4". 
fig. (non terminé). 

Lens (André-Comeille) : 

Le Costume, ou essai sur les habillements et les usa- 
ges de plusieurs peuples de l'antiquité, prouvé 
par les monuments. — Liège, 1770, gr. in-4°, 57 pi. 
— 2« éd. : Le Costume des peuples de l'antiquité 
prouvé par les monuments. Nouv. édit., comgée, 
rectifiée et consid. augm. par G. H. Martini ; 57 pi. ; 
Dresde, 1785, gr. in-4''. — Trad. en allemand : 
ibid., 1784, gr. in-4o, 19 vign. et 57 pi. 
MONGEZ : 

Dictionnaire d'antiquités (encyclopédie méthodi- 
que); 5 vol. in-4o de texte; 2 vol. in-4" de fig.: 
Paris, 1786-1794. 
WiLLEMIN (N.-X.) : 

Choix de costumes civils et militaires des peuples de 
l'antiquité, leurs instruments de musique, leurs 
meubles et les décorations intérieures de leurs 
maisons, d'après les monuments antiques, avec un 
texte tiré des meilleurs auteurs, dessiné, gravé et 
rédigé, par N.-X. Willemin. — Paris, an VI 
(1798)- 1802, 2 vol. gr. in-fol., 180 pi. 
ROCCHEGGIANI (Lorenzo) : 

Raccoha di cento (pour chaque volume) tavole rap- 
présentant! i costumi religiosi, civili e militari degli 
antichi Eyiziani, Etrmclii, Greci e Romani, tratti 
dagli antichi monumenti, etc. — Eome, 1804, 2 vol. 
in-fol. obi., 200 pi.; — nouv. édit. : Raccoha di 
sessante tavole, etc. ; ibid., 1806, in-4° obi. 
Malliot (Jean) : 

Recherches sur les costumes, les mœurs, les usages 
religieux, civils et militaires des anciens peuples, 
d'après les auteurs célèbres et les monuments anti- 
ques, etc. — Paris, imprimerie de P. Didot, 1804, 
3 vol. in-4", 296 pi. — Trad. en allemand; Stras- 
bourg, 1812, in-4'', 296 pi, 
Hoi'E (Thomas) : 

Costume of the ancients, etc. — Londres, ISOil, 2 vol. 



gr. iu-40, 200 pi. — Nouv. édit. : ibid., 1812, 3o0 
pi. ; 1841, 2 vol. in-80, 323 pi. — Édit. franc. : 
Costumes des anciens, Bruxelles, 1826, in-4°, 200 pL 

PiNELLi (Bartolomeo) : 

Raccoha di cento costumi antichi cacati dai monu- 
menti e incisi alVaquaforte. — Rome, 1809, in-fol. 
obi., 52 pi. 

JOMARD ; 

Description de l'Egypte, ou Recueil des observations 
et des recherches qui ont été faites en Egypte 
pendant l'expédition de l'armée française (ouvrage 
publié sous la direction de Jomard). — Paris, 
1809-28, 10vol.in-fol.de texte, et 12 vol. in-fol.. 
de pi. — 2' éd., ibid., 1820-30, 24 t. en 26 vol 
in-8", et 12 vol. in-fol. de pi. 

Baxter (Thomas) : 

An illustrution ofthc yEr/r/jjtian, Grecian and Roman 
Costume, etc. Illustration du costume égyptien, 
grec et romain. — Londres, 1810, in-4° ; 40 ûg. ; 
trad. en allemand par Chr.-Fr. Michaelis ; Leii«ig, 
1815, in-4", 40 fig. 

Meyrick (Samuel-Rush) ET Smith (Ch.-Hamilton) : 
The Costume oj'the original inliabitants of the British 
Tslands, etc. Le costume des habitants primitifs 
des Iles Britanniques depuis les temps les plus 
reculés jusqu'au VI" siècle ; .suivi du costume des 
peuples goths des côtes occidentales de la Balti- 
que, ancêtres des Anglo-Saxons et des Anglo- 
Danois , etc. — Londres (1814)- 1815 (et aussi 
1821), gr. in-4'', 24 pi. 

FoSBROKE (Thomas-Dudley) : 

Synopsis ofancioit costume, egyptian, greek, etc. — 
Le costume ancien, égyptien, grec, romain, breton, 
anglo-s.axon, normand et anglais. Extrait de sa 
Encyclopedia of Antiqnities, etc. — Londres, 1825, 
in-4", 71 fig. 

ChaMPOLLION IjB JEUNE: 

Monuments de l'Egypte et de la Nubie. — Paris, Di- 
dot, 1835-45, 4 vol, gr. in-fol., 400 pi. — Monu- 
ments de l'Egypte et de la Nubie, Notices, des- 
criptives conformes aux notices autographes ré- 
digées sur les lieux par Cliampollion ; ibid., 1844, 
pet. in-fol., avec lith. 

Prisse d'Avesnes (E.) : 

Monuments égyptiens. Pour faire suite aux Monu- 
ments de l'Egypte et de la Nubie de Champollion 
le Jeune. — Paris, Didot, 184 7, gr. in-fol., 52 pi, 
dont 11 color. 



— 145 



Botta (P.-E.) : 

Momiment de Ninive, découvert et décrit par P.-E. 
Botta, mesuré et dessiné par E. Flandin. Paris, 
1849-50,5 vol. gr. in-fol, 400 pi. 

Layard (Austen-Henry) : 

Nineveh and Us remains, etc. Ninive et ce qui en 
reste.— Londres, 1849, 2 vol. in-8<>, 98 pi. — 2» à 
6' édit., ibid., 1850, 51, 52, 53, 2 vol. in-8", fig. 
— Trad. en allemand x^ar N.-N.-W. Meissner ; 
Leipzig, 1850, gr. in-8°, 94 illustr., C plans et 
1 carte ; — nouv . éd. avec un appendice : les 
Antiquités égyptiennes à Nimrond et l'année de 
la destruction de Ninive, par G. SeyfEarth; ibid. 
1864, in-S", fig. — Trad. en italien par le comte 
Tortorelli : Délie Scoperte di Ninive ; Bologne, 
1855, in-8°. — Abrégé de l'ouvrage original : Po- 
■pular account of discoveries at Nineveh; Londres 
1850, in-8°, fig. ; trad. en allemand par Meissner, 
Leipzig, 1852, gr. in-8^, 22 fig. 

Perret (Louis) : 

Catacombes de Eome. — Paris, 1851-55, 6 vol. gr. 
in-fol. 

Krause (Joh.-Heinr.) : 

Plotina oder die Kostiime des HauptJiaares, etc. — 
Plotine, ou la coiffure chez les peuples de l'anti- 
quité, rapprochée de quelques coiffures modernes ; 
200 fig. sur 5 pi. — Leipzig, 1858, gr. in-8°. 

Prisse d'Avesnes : 
Histoire de l'art égyptien d'après les monuments, 
depuis les temps les plus reculés jusqu'à la do- 
mination romaine. — Paris (1858 etsuiv.), 36 livr. 
gr. in-fol. 

Klemm (H.) : 

Versvch einer Urgeschichte des Kvstums , etc. — 



Essai sur l'histoire des costumes dans l'antiquité, 
envisagée au point de vue de la civilisation des 
plus anciens peuples de la terre, — Dresde, 1860, 
in-lô", 6 pi. 

Place (Victor): 

Ninive et l'Assyrie. — Paris, Impr. imp., 1867-70, 
2 vol. gr. in-fol., 87 pi. 

Muller (dr. Alb.) : 

Die Tracliten der Eomer und Romerinnen nach Ovid 
und Martial, etc. Costume des Romains et des 
Romaines d'après Ovide et Martial. — Hanovre, 
1868, gr. in-8<', 1 pi. 

HucHER (Eugène) : 

L'Art gaulois ou les Gaulois d'après leurs médailles. 
— Paris, 1868-74, 2 vol. in-4°, 101 pi. et vign. 

Monte Lius (Oscar) : 

Les Antiquités suédoises. — Stockholm, 1870-75. 



Montelius (Oscar) : 
La Suède préhistorique. 



Stockholm, 1874. 



Ancessi (l'abbé Victor) : 

L'Egypte et Moïse. — Paris, 1875. 

WiT.KiNSON (John) : 

The Mannersand Customs qfthe ancîent Egyptians, 
etc. Mœurs et coutumes des anciens Egyptiens, 
vie privée, gouvernement, lois, art, industrie, 
religion, etc. — Londres, 1837-41, 6 vol. gr. in-8", 
600 pi. —nouv. éd., ibid., 1847, 6 vol. gr. in-8", 
figures. 

Terres cuites de Tanagra et d'Asie-Mineure (Cata- 
logue de la collection de M. Camille Lécuyei-). — 
Paris, 1883. 



COSTUMES RELIGIEUX. 



Bruyn (Abr. de) : 

Imperii ac sacerdotit omahis. Diversarum item gen- 
tium pecidiaris vestitus. — Cologne, 1578, in-fol., 
24 pi. de cost. civils et 26 de cost. religieux; nouv. 
édit., 1592, in-fol. 

Amman (Jost.) : 

Cleri totius Romance, Ecclesiœ suhiecti, seu Pontifieio- 
rum ordinum omnium omnino utriusque sexus, 
habitus, artîficiosissimis figtiris nunc primum a 



Judoco Ammano exjM-essi : neque unqttam antehac 
sbnilîter editi, etc. — Francofurti, 1585, in-4", 102 
fig.; — édit. avec texte allem. par J.-A. Lonicer : 
Stand undOrden der heiligen romischen catholischen 
kirchen; etc. ; ibid., 1585, in-4", 102 fig. ; — nouv. 
édit. avec texte latin et allem.; ibid., 1661, in-4", 
figures. 

Fialetti (Odoardo) : 

Degli abiti délie religioni, con le armi, e brève des- 

7* 



146 — 



crilion di loro, etc. — Venise, 1G26, in-4", 74 pi. ; — 
trad. en franc, par Dufresne : Briefve histoire de 
l'institution des ordres religieux ; Paris, 1G58, in- 
4°, 72 pi. ; — autre édit. franc. ; Histoire de l'insti- 
tution des ordres religieux dispersés par tout le 
monde; ibid., 1680, in-4'', 72 pi. 

SlOLiNET (le père C. Du) : 
Figures des différents habits des chanoines réguliers 
en ce siècle. — Paris, 1G66, in-4", 31 pi. 

ScHOONEBEEK (Adrien) : 

Afbeeldingen der eygene dragten van aile geestelyke 
orders, etc. — Amsterdam, 1G88, in-8°, 73 pi. — 
trad. en franc. : Courte et solide histoire de la 
fondation des ordres religieux ; ibid. 1688, in-8". 

— Afbeeldingen der eygene dragten van aile geeste- 
lyke vrouwen en nonnen orders, etc. ; Amsterdam, 
lG91,in-8°, 90 pi. ; — trad. en franc.: Courte des- 
cription des ordres de femmes et filles religieuses ; 
ibid. (1G9I), in-8", 86 fig. — (Refonte des deux ou- 
vrages précédents : ) Histoire des ordres religieux 
de l'un et de l'autre sexe, édit. augm. de 80 fig.; 
ibid., 1695, 2 vol. petit in-8''. 

HÊLYOT (P.) : 

Histoire des ordres monastiques, religieux et mili- 
taires, et des congrégations séculières de l'un et 
de l'autre sexe (continuée à partir du tome VI 
par le P. BuUot).— Paris, 1714-1719, 8 vol. in-4'>, 
80C. pi. — édit. success. : 1721, 1792 (812 fig.), 
1829 (10 vol. in-8"), 1838 (8 vol. gr. in-8") ; 

— trad. en allem. (par J.-J. Schwabe)^ Leipzig, 
1753-56, 8 vol. in -4», fig. — Abrégés : Histoire 
du clergé régulier, etc., Amsterdam, 1716, 4 vol. 
in-8, fig. ; Histoire des ordres militaires, etc., 
Amsterdam, 1721, 4 vol. in-S"; Histoire abrégée 
et costumes coloriés des ordres monastiques..., 
d'après le P. Hélyot ; Paris (1830), 2 vol. in-4", 
100 pi.; nouv. édit., ibid., 1837, 2 vol. in-l», fig. 

Bar (Jacques-Charles) : 

Recueil de tous les costumes des ordres religieux 
et militaires avec un abrégé historique et chro- 
nologique. — Paris, 1778 (ou 1786-) 98, G vol. 
in-fol., fig. col. 



M.\ILL.ART (Ph.-J.) :" 

Collection de costumes de tous les ordres monasti- 
ques supprimés à différentes époques dans la ci- 
devant Belgique, etc. — Vilvorde, s. d. (1811), 
in-40, 132 pi. 

PiNEi.Li (Bart.) : 

Raccolta di costumi degl' ordini religiosi. Rome, 1828, 
in-4'', 60 pi. sans texte. 
Guicci (G.) : 

Iconografia storîca degli ordini religiosi e cavale- 
reschi, etc. — Rome, 1838-43, 6 vol. in-fol., 287 pi. 
CiBRARiO (Luigi) : 

Descrizione storica degli ordini religiosi, compilata 
sulle opère di Bonani, d'Helyot, di Tiron ed altre 
si édite che inédite, etc. — Turin, 1815, 2 vol. gr. 
in-8", pi., col. 

Pascal (l'abbé J.-B.) : 

Institutions de l'art chrétien. — Paris, 185G. 
Martigst (l'abbé) : 

Dictionnaire des antiquités chrétiennes, contenant 
le résumé de tout ce qu'il est essentiel de con- 
naître sur les origines chrétiennes jusqu'au moyen 
âge exclusivement. — Paris, Hachette, 1865, gr, 
in-8", 270 grav. sur b. — nouv. édit., ibid., 1877, 
gr. in-8", 675 grav. 
Welby Pugin : 

Glossary of ecclesiastical (manient and costume, etc. 
L'ornement et le costume ecclésiastique, d'après 
d'anciennes autorités et des exemples. — Lon- 
dres, 1844, gr. in-4<', 70 pi. — 2 édit. revue par 
le R. B. Smith; ibid. 1846, in-4", fig. — 3- édit., 
ibid. 1868, gr. in-4", 73 pi. 
Bock (Fr.) : 

Geschichtc der liturgischen Gewiinder der Mittelal- 
ters, etc. Histoire des vêtements liturgiques au 
moyen âge, ou origine et développement des 
ornements et parements ecclésiastiques, etc. —^ 
Bonn (185G-) 1859-71, 3 vol. in-8", 117 pi. 
Linas (Ch. de) : 

Anciens Vêtements sacerdotaux et anciens tissus 
conservés en France. — Paris, Didron, 1860-63, gr. 
in-8°, avec pi. 



— 147 



DU MOYEN AGE AU XIX'^ SIÈCLE. 

OUVKAGES SUR LE COSTUME EUROPÉEN, POUR LA PLUPART, ET d'uN CARACTÈRE 
PLUS OU MOINS COLLECTIF. 



Bertelli (Ferd.) : 

Omnium Jere gcntlum nostrœ œtatis habitas nunquam 
anteliac editi. — Vienne, 1563 ou 1569, in-4o, 60 
pi. 
Jkoksperger (Leonh.) : 

Kriegszbiich, etc. Livre de guerre. — Francfort-sur- 
le-Mein, 1573, 3 part, en 1 vol. in-fol , fig. par 
Jost Amman et autres ; — nouv. édit., ibid., 159G, 
in-fol. , fig. 
Amman (Jost) : 

Habitus ijrœcipuorum jjvpulorum... Trachtenbuch. — 
Nuremberg, 1577, pet. in-fol., fig.; — nouv. édit., 
Ulm, 1639, in-fol., fig. 
Bruyk (Abr. de) : 

Tmiierii ac sacerdotii ornatus, Divcrsarum item yen- 
tium peculiaris vestitus. His adiunxit commen- 
tariolos Cœsar, Pontif. ac Sacerdotum Hadr. Dam- 
man Gand. Excudebat Abr. Bruin. (Coloniœ, 
"1578) in-fol, , 24 jdI. de cost. civils, et 26 de 
cost. religieux; '■ — nouv. édit., 1592, in-fol. 
BoiSSARD (Jac.) : 

Ilabitus variarum orbis gentium. Habitz de nations 
estrâges. Trachten manclierley VœJcher des Erds- 
hreysz. S. 1., 1581, in-folio, 60 pL, offrant 179 cos- 
tumes. 
Amman (Jost) : 

Gynceceum, sive Tlieatrum midierum, in quo prœci- 
puarum omnium, per Europam in pirimis, nationum, 
gentium, etc. — Francofurti ad Mœnum, 1586, pet. 
in-4°, 122 fig. — Édit. avec texte allemand : Im 
Frauwenzimmer wird vermeldt von allerleg schœnen 
Kleidungen uund Trachten der Weiber, etc., ibid., 
1586, in-40, 121 fig. 

Bertelli (Petrus) : 

Divcrsarum nationum habitus centiim et quatuor iconi- 
bus in aère incisis diligenter expressi, etc. — Apud 
Alciatum Alcia et P. Bertellium, Patavii, 1589 
1591, 1596, 3 part. in-S". 
Fabri (Alex.) : 

Diversarum nationum ornatus cum suis iconibus, — 



Padoue, 1593, 3 parties in-8", 104, 100 et 100 pi. 
grav. 
Amman (Jost) : 

Recueil contenant la représentation d'un grand nom- 
bre de personnages laïques et ecclésiastiques, Franc- 
fort, 1599. 
G-LEN (Jean de) : 

Des Habits, mœurs, cérémonies, façons de faire an- 
ciennes et modernes du monde. — Liège, 1601, in-S", 
200 pi. grav. 
Anonyme : 

Album amicorum, habitibus mulierum omnium natio- 
num Euro^oœ tum tahulis ac sentis vaculs in œs incisis 
adornatum, etc. — Lovanii, apud Joannem Baptis- 
tam Zangrium, anno 1601, in-4" obi., 32 pi. de 
costumes. 
HoLLAR (Wenceslas) : 

Theatrum mulierum, sive varietas aique dij-ferentia h:i- 
bituum fœminei sexus, diversarum Europw nationum 
hodierno iempore vulgo in usu à W. Hollar... Bo- 
hemo delineatœ et aquaforti ceri sculpitœ, — Londini, 
1G43; pet. in-8", 36 pi, sans texte. — Nouv. édit, 
sous ce titre : Aula veneris, sive varietas fœminini 
sexus, diversarum Europœ nationum, differentiaque 
habituum,ut in quâlibet provincia sunt , apud illas 
nunc ustitati, quas Wencesl. ïïollar, etc. ; Londini, 
1644 ; pet, in-S", 100 pi. 
ScHOONEBEEK (Adrien) : 

Historié van aile ridderlyhe en krigsorders, etc. — 
Amsterdam, 1697, 2 vol. in-8°, 113 pi. — Trad. en 
franc. : Histoire de tous les ordres militaires avec 
les figures de leurs habits, armes et devises ; ibid., 
1699, 2 vol. petit in-8", fig. 

Anonyme : 

Habillemens de plusieurs nations représentez au na- 
turel en cent trente-sept belles figures. — Leyde 
(1710), in-4'> obi. 

Roy DELL, éditeur : 

Recueil des habillements de difiiérentes nations an- 
ciens et modernes d'après les dessins de Hol- 



14.N 



beiu, du Van-Dyck, de HoUar, et de quelques au- 
tres... — Londres 17.07-72, -1 vol. gr. in-4", 480 tig. 
Nouv. édit., ihid., 1773, 4 vol. in-4", et 1790, 3 vol. 
in-1". 
ViERO (Teodoio) : 

Raccolta di stamj^e clie vappresentano fijiire ed ahil'i 
di varie nazioni, seconda gJi originali, e le descrizioni 
di piu celebri reccnti riar/r/iatoriy c dcr/!i fcopritori 
dipaesi mtvri. — Venise, 1783-;t0, ."vol. gr. in-fol., 
300 pi. 

Costumes, heing incturesque représentations of the 
dress and manners, etc. Costumes, ou représen- 
tations pittoresques des vêtements et habitudes de 
la Suisse, de l'Autriche, de la Chine, de la Russie 
de la Turquie et de l'Angleterre, etc. — Londres, 
1814-15, 7 vol. gr. in-8", fig. color. 

La>TÉ (et deLAMÉSAKGÈRE) : 

Costumes des femmes de Hambourg, du Tyrol, de la 
Hollande, de la Suisse, de la Franconie, de l'Espa- 
gne, du royaume de Naples, etc., dessinés, la plu- 
part, par M. Lanté, gravés par Gatine, avec une 
explication pour chaque planche (par de Lamésan- 
gère). Paris, 1827, gr. in-4", 100 pi. color. 
Bo^NARD (Camille) ET MERCUra (Paolo) : 

Costumi ecclesiastici, cirili e militari de' secoli XI If. 
XIV e XV, raccolti da C. B..., ed accojnpngnati da 
un testa istorioo e descrittivo (en ital. et en franc.). 

— Rome 1827-28, 2 vol. in-4'>, 98 et 100 pi. color. 

— Édit. franc. : Costumes des XIII", XIV" et XV 
siècle. Première édit. franc. Paris 1828-36, 2 vol. 
gr. in-40, 200 pi. ; — nouv. édit. : Costumes histo- 
riques italiens, français et allemands des XII", 
XIII", XIV"^ et XVe siècles, dessinés et gravés 
par Mercuri, avec un texte historique et descriptif 
par Camille Bonnard ; introd. par Charles Blanc : 
ibid., 1859-63, 3 vol. gr. in-4°, 200 pi. color. 

Wagner (H.) : 

Trachtenbuch des jMittelaltcrs , etc. Costumes du 
moyen âge. Recueil d'habillements, d'armures, de 
meubles, d'instruments, etc. — Munich, 1830-34, 
livr. in-fol. obi., 48 pi. 

.JUBINAL (A.) : 

La Armeria real, ou Collection des principales pièces 
du musée d'artillerie de Madrid. Dessins de Gas- 
pard Sensi, texte d'Achille Jubinal. — Paris (1837- 
39), 2 vol. in-fol., 40 et 41 pi.— Supplément, ibid.^ 
(1842) in-fol., 40 pi. sans texte. 
HlOKNEU-Al.TENECK (J.-H. von) : 

Trarlilin des rliristlirhen MitteUilters. etc. — Manheim 



(puis Francfort), 1840-04, 3 vol. gr. iu-4", 96, 180 
et 170 pi. — Edit. avec texte franc. : Costume du 
moyen âge chrétien, d'après des monuments con- 
temporains, etc. — Manheim et Francfort, 1840-54, 
3 vol. gr. in-4", fig. 

SiiAW (H.) : 

Dresses and décorations of the middic cges, etc. Cos- 
tumes et décorations du moyen âge, depuis le VII" 
jnsqu'au XVII" siècle, avec descriptions histori- 
qxies, etc. — Londres, 18-l.^, 2 vol. gr. in-8", grav. 

Anonyme : 

I)as liuch der Uitlerorden, AhbUdung und Beschreibung 
der Insignkn aller Ritterorden, militair und civil- 
Ehren-.eichen, 3IedaiUen, etc. Le Livre des ordres 
de chevalerie, ou représentation et description de 
tous les ordres de chevalerie et insignes militaires 
et civils, médailles, etc., avec un choix de costumes, 
remarquables. — Bruxelles, 1846-48, in-8", 82 pi. 

— 2- édit., 1852-56, in-8". 
Anonyme : 

Costume du moyen âge d'après les manuscrits, les 
peintures et les monuments contemporains. — 
Bruxelles, 1847, gr. in-8o, 164 pi. 
Ar.t.OM (Thomas) et Reeve (Emma) : 

Character and Costume of Turl-ey and Jtuhj, etc. 
Mœurs et costumes de la Turquie et de l'Italie. 

— Londres (1850). in-fol., 21 pi. 
Seré (Ferd.) : 

Histoire du costuuie et de l'ameublement eu Europe, 
et des arts et industries qui s'y rattachent, par F. 
S..., avec la collaboration d'Aug. Racinet, et 
celles de Louandre et de ChampoUion-Figeac (pour 
le texte). — Paris, 1852 et suiv., gr. in-4", fig. 

Hewitt (John) : 

Ancient Armour and Weapons in Eur-opc, etc. Ar- 
mures et armes anciennes eu Europe, depuis l'âge 
de fer des nations septentrionales, jusqu'à la fin 
du XVI" siècle, illustrées par les monuments con- 
temporains. — Londres, 1855-69, 3 vol. in-8", fig. 

.Sacken (D. Ed. Freih. von) : 

JJie vorznglichsten Riistungen und Wuffen des K. K, 
Ambraser-Sammlung, etc. Les principales armures 
et armes de la collection impériale et royale d' Am- 
bras. — Vienne, 1859-62, 2 vol. gr. in-4", 128 pi. 
photogr. 

Falke (J.) : 

Ziir CostihngcscMchte des Mittelulters. Histoire du 
costume au moyen-âge. — Vienne, 1861, gr. in-S", 
156 grav. ?. h. 



— 149 — 



Jacqubmin (Raphaël) : 

Iconographie générale et méthodique du costume 
du IV au XIX ^ siècle (315-1815).— Paris (1863- 
69), in-fol., 200 pi. à l'eau-forte. 

Pauqtjet : 

Modes et costumes historiques, dessinées et gravées 
par Pauquet frères, d'après les meilleurs maîtres 
de chaque époque et les documents les plus authen- 
tiques. — Paris, 18G4, in-4", 06 pi. 

Perini (Ant.) : 

Arnierîa reale di Torino, etc. — Venise, 1865, iu-fol. 
55 photogr. 

DuPLESsis (Georges) et Lechevallier-Chevignard 
(E.) : 
Costumes historiques des XVI^', XVII" etXVIII" siè- 
cles, dessinés par Lechevallier-Chevîgnard, gravés 
par Didier, L. Flameng, Fr. Laguillermie, etc. ; 
texte histor. et descript. par G. Duplessis. Ouvrage 



faisant suite aux Costumes des XII'-, XIII'-, XIV° 
et XV» siècles, de Mercuri et Bonnard. — Paris 
(I864-) 1873, 2 vol. ia-4°, 14!) pi. en couleur. 

Pauqtjet : 

Modes et costumes historiques étrangers, anciens et 
modernes, dessinés et gravés par Pauquet frères, 
d'après les meilleurs maîtres de chaque époque et 
les documents les plus authentiques. — Paris 
(1875), in-4», 96 pi. 



Jacquemart : 

Histoire du mobilier. — Paris, 



1876. 



IIeyden (A. von) : 

Blâtter filr Kostiïnikunde. Historische und Volks- 
Tracliten, etc. Costumes historiques et populaires. 
En collaboration avec Brausewetter, Breitbach, 
Burger, Defregger, etc. ; publié par Von Heyden. — 
Berlin, Lipperheide, 1881 ; 144 pi. 



LE COSTUME, 

PAR GROUPES NETTEMENT DISTINCTS, DES DIVERSES PARTIES DU MONDE, 
PRINCIPALEMENT DE l'eUROPE. 



ALLEMAGNE. 

Trlumplncagen. Le char triomphal. Suite de grav. s. 
b., également désignée sous le titre de Triomphe de 
MasiniUien. In-f ol. obi. — Autre titre : le triomphe 
de l'empereur Maximilien, en une suite de cent tren- 
te-cinq planches gravées sur bois, d'après les dessins 
de Hans Burgmair, accompagnée de l'ancienne 
description dictée par V empereur à son secrétaire 
Marc Treitzsaurwein. — Imprimé à Vienne chez 
Math ias- André Schmitt, 1796, gr. in-fol. 

Akonyme : 

Vorstellungen von deutschen Xational Trachten. — 
Augsbourg, 1800. 

DULLER (E.) : 

Das deutsche Volh in seinen Mvndarten, Sitten , Ge- 
braiichen , Festen und Trachten, etc. Le peuple 
allemand, ses idiomes, mœurs, usages, fêtes et cos- 
tumes. — Leipzig, 1847, gr. in-S", 50 pi. color. 



Falkb (Jacob) : 

Bîe deutsche Trachten und Modenwelt, etc. His- 
toire du costume et de la mode en Allemagne. 
1''" partie. L'antiquité et le moyen âge. 2" partie. 
Les temps modernes. — Leipzig, 1858, 2vol.ia-8''. 

Kretschmer (Albert) : 

Deutsche Volkstrachten, etc. Costumes du peuple 
en Allemagne, dessinés d'après nature, avec un 
texte explicatif. — Leipzig, Bach (1865-) 1870, gr. 
in-4'', 88 pi. chromolith. 

Costumes des Provinces. 

LiPOwsKY (Félix-Jos.) : 

Sammlung bayerischer National-Costume , etc. Re- 
cueil des costumes nationaux de la Bavière , avec 
un texte historique. — Munich (1812), in-fol, 48 
pi. color. 



150 — 



Mkuz, éditeur : 

Modes de la ville d'Augsboiirjï. — Angsbonrçf, s. d. 
in-4, 30 fig. color. 
Tn.T.TER (Julius) : 

Deutsche (Niirnberger), TracJiien mis dem sechzehntun 
Jahrundei-t, etc. Coutumes allemiinds à Nurem- 
berg au seizième siècle. — P. 1.. 1827, i'> pi. in-4". 

Yœt-LIKGER (Jos.) : 

drossherzoffJirh Bndisclies Mnita'ir, etc. L'armée 
du grand-duché de Bade. — Carlsruhe, lS-2t, in-fol. 
.W pi. color. 

BAnEU CJ.) : 

Badische Volkssitlen und TrarJiten, etc. Mœurs po- 
pulaires et costumes dans le grand duché de Bade. 
— Carlsruhe, 1843, 4 livr. in-8", fig. sur acier et 
pi. color, 

Valerio (Th.) : 

Costumes du grand-duché de Bade et des bords du 
Rhin.— Paris (1843). in-fol., 3G lith. 

Si-HU (C.) : 

La Regratterie de Hambourg, représentée en l'20 fig, 
color. — Hambourg, 1808, gr. in-8°. — Edit. avec 
texte allemand : Der Aiisrvf in Hamburg, etc. : 
ibîd., 1808, gr. in-8°. 

Sdhr (C.) : 

Costumes de Hambourg. — (Hambourg) 1812, in-fol.; 
45 pi. color. 

BcEK (F.-Georg.) et Béer (C.) : 

Albxim ITamburffischer National-Costume, etc. Album 
des costumes nationaux des Hambourgeois. — 
Hambourg (1843-) 1847, gr. in-8". pi. color. 

Baspreussische Ileer unter Friedrich WilhelmlY, etc. 
L'Armée prussienne sous le règne de Frédéric- 
Guillaume IV. — Berlin, 1843-45, in-fol., 6 livr., 
?>(i pi. color. 

SCHISDLER (C.-F.). 

MUitar-AUmm deslcœmr/lich Preussischen Heeres, etc. 
Album des troupes roj^ales de Prusse. — Berlin. 
1862, gr. in-fol., 50 pi. color., sans texte. 
Kronbiegel (Karl.-Fr.). 

Ueber dit Kleidertracht, Bitten und Gehrailche dtr al- 
tenburtjischen Batiern, etc. Costumes, moeurs et 
usages des paysans d'Altenbourg, etc. — Alten- 
bourg, 1793 (nouv. titre: 1801 ou 180(5), in-S", 13 
pi. grav. — 3' édit. complètement remaniée par 
C.-F. Hempel ; ibid., 1830. gr. in-8'', avec 10 nouv. 
pi. 

Abbifdiinr/ der Chiir/iicrstJlch-SœcIislschen Armée 



U niformen. Représentations des uniformes de l'ar- 
mée de l'électorat de Saxe. — Dresde, 1789 (ou 
1799), in-8", 31 pi. color. — Ahbildnnfj derKnrsœch- 
sischen Armée nniformen,e\c. Dresde, 1805-1807, 
gr. in-fol., grav. color. d'après les dessins du pein- 
tre Hess. — Abbildunij der neuorganisirten scechsi- 
schen Armée, etc. Costume de l'armée saxonne 
depuis sa réorganisation. — Leipzig, 1811, in-4'', 
74 fig. 
Das deutsclie Bundesheer, etc. L'Armée de la Confé- 
dération germanique... dessins d'après plusieurs 
artistes réunis par H. A. Eckert de Munich. Re- 
cueil de cost. milit. ; sans texte. 

AUTRICHE-HONGRIE. 

Bu AND (Ch.) : 

Zeichnungen, etc. Etudes prises dans le bas peuple et 
principalement les cris de Tienne. — (Vienne) 
1775, gr. in-fol., 40 pi., sans texte. 
Adam (J.) : 

Bildungen des gemeinen Volhs xn Wien. Les portraits 
du commun (^sic) peuple à Vienne, — S. 1. n. d. 
(fin du XVIIIe siècle), pet. in-4", 100 pi. grav. 
par Jacques Adam, sans texte. 
Anonyme : 

Schéma aller UniJ'orm der kaiserl-kanigl. Krîegsvol- 
kern. — Uniformes des armées autrichiennes. — 
Vienne, 178G, in-12, 142 pi. color. 

Moi.EVii.r.E (Bertr. de) : 

Costume of the hereditary States of the house qf Ans- 
tria, etc. Costumes des Etats héréditaires de la 
mai.^on d'Autriche ; 50 grav. color. avec descrip- 
tions par B. de Moleville, trad. par R. C. Dallas 
(texte angl. et franc.). — Londres, 1804,gr. in-4". 

Anonyme : 

Kleidertrnchten der Kaiserl. Ki'mig. *S'/afffen. Habille- 
ments de S. M. l'Empereur-Roi (texte allera.). — 
Vienne, s. d. (vers 1808), in-l", 50 pi. color. 
Pettenkofpeu (A.) et Strassgschwasdtner (A.) : 
Die K. K. OsterreicMsche Armée, etc. L'Armée impé- 
riale et roj-ale d'Autriche. — Vienne, s. d. (v. 1852), 
gr. in-fol., 30 pi. color., sans texte. 



Zana : 

Divers Costumes des peuples du Tgrol. 
181.3, in-4", If! grav. color. 



Augsbonrg, 



151 



The C ostîime of IVyria and Dalmatia, Les Costu- 
mes de rillyrie et de laDalmatie. — Londres, 1824, 
2 vol. in-4°, 36 pi. color. 

Heimbucher de Bikessy (J.). 
Pannoniens Beicohner, etc. Costumes des habitants 

de la Hongrie, avec un texte par J. H de B... — 

Vienne, 1820, in-4o, fig. 
Yalerio (Th.). 

Souvenirs de la monarchie autrichienne. Suite de 

dessins d'après nature gravés à l'eau-forte par Th. 

V. — Paris, Goupil, s. d., 2 parties in-fol., 30 et 

8 pi. 
Osterreichisch-itngarîsche nafional-Trachten. — Cos- 
tumes nationaux de l' Autriche-Hongrie, publiés à 

Vienne par E. Lechner. 
Ornements de l'industrie domestique des paysans 

ruthéniens ; publication du Musée industriel de 

Léopol; 1880-1882. 

SUISSE. 

HOLBEIN (J.) : 

Eecueil de douze costumes suisses, civils et militaires, 
hommes et femmes du seizième siècle, gravés d'après 
les dessins originaux du célèbre Jean Holbein qui 
se trouvent à la bibliothèque publique de la ville 
de Basle. Publié par Chrétien de Méchel. — Basle, 
1790, in-fol. front, et 13 pi. grav. à l'acquatinte. 
MÉCHEL (Chr. de) : 

Costumes suisses, contenant 28 figures d'après na- 
ture. — Bâle, Chrétien de Méchel, s. d., in-4''. 

Pfeffel (Jean-André) : 

Le Cabinet de toutes les modes d'habits, lesquels on 
porte dans le louable canton de Suisse qui s'ap- 
pelle Zurich, gravés en taille-douce. — Augsbourg, 
J.-A, Pfeffel, s. d., in-fol., 43 pi. grav. par J. 
Wolf. 

VOLMAR : 

Collection de costumes des cantons de la Suisse, des- 
sinés par Volmar. — Berne, Lamy, s, d., in-4n, IG 
pi. color. 

Kœnig : 
Nouvelle collection de costumes suisses, d'après les 

dessins de F.-N- Kœnig (texte franc, etallem.). — 

Zurich, 1803, in-12, 40 pi. color. 
Collection de costumes suisses, tirés du cabinet de 

M. Mej^er d'Aaran, par Kœnig. — Unterseen, 1804, 

in-8", 24 pi. color. 



Reinhard, 

Costumes suisses, dessinés par Haegy d'après les ta- 
bleaux de Reinhard. — Bâle (1810), in-fol., 44 
pi. color, 

Reinhard : 

Costumes suisses d'après les dessins de R... (texte 
franc, et angl.). — Londres, 1822, gr. in-8°, 30 pi. 
color. 
PiNELLi (Bart.) : 

lîaccoha d! quuidicl costuml U jnù rnteressanti délia 
Suizzera. — Rome, s, d. (v. 182,5), in-4°, 15 pi. 
color. 
PlNGRET (Ed.) : 

Recueil de costumes suisses dessinés d'après nature 
et lithographies par E. P. — Paris, Engelmann, s. 
d. (v, 1826), in-40, 40 pi. color. 



ANGLETERRE, ECOSSE, IRLANDE. 

Hollar (Wenceslas) : 

Ornatus muUebrîs angKcanus, or tlie several habits 
of Englhh luomen, etc. L'ornement anglais fé- 
minin, ou costume des femmes anglaises, tant de 
la noblesse que du peuple, en 1640. • — ■ Londres, 
1640, in-8'', 26 eaux-fortes, sans texte. 

Lauron (M.). 

The cryes of the city of London draicn after the life. 
Les cris de la ville de Londres dessynez après la 
naXmie,. L' Ârtî communi che vanno per Londra.- — ■ 
S. 1. n. d. (Londres, 1711), pet. in-fol., 74 pi. 
grav. par P. Tempest et J. Savage, avec légendes 
en angl., franc, et ital. ; — 2' édit., Londres, Over- 
ton, s. d., petit in-fol., 74 pi. grav. — Copie par Boi- 
tard avec pi. supplém. 

BoYDBLL, éditeur : 
Recueil des habillements de différentes nations, an- 
ciens et modernes, et en particulier des vieux ajus- 
tements anglais, d'après les dessins de Holbein, 
de Vandyke («ic), de Hollar et de quelques autres, 
etc. (texte franc, et angl.). — Londres, J. Bo3^dell, 
1757-72, 4 vol. gr. in-4o^ 480 fig.; — nouv. édit., 
ibid., 1773, 4 vol. in-40, fig.; — ibid., 1799, 3 vol. 
in-4o, avec 3G0 fig. 

Stkutt (Jos.) : 

Tlie Régal and Ecclesiastîcal Antiquities of England, 
etc. Antiquités royales et ecclésiastiques de l'An- 
gleterre, offrant la représentation la plus authenti- 
que de tous les souverains anglais depuis Edouard 



— 152 — 



le confesseur jusqu'à Henri VIII. etc. — Londres, 
1773, in-i", CO pi., et supplément, 1792, 12 pi. — 
nouv. édit., ibid., 1777 ou 1793, in-4°, 72 pi. — 
nouv. édit. , revue et accompagnée de notes criti- 
ques et explicatives, par J.-R. Planché ; ibid., 1842, 
gr. in-io, 72 pi. 

Strutt (Jos.) : 
Horda Angelcynnan, or a comjtlete view of the man- 
ners, customs, arms, habits, etc. — Londres, 1774- 
76, 3 vol. gr. in-4°, 157 pi. — trad. : Angleterre 
ancienne, ou tableau des mœurs, usages, armes, 
habillements, etc., des anciens habitants de l'An- 
gleterre ; c'est-à-dire des anciens Bretons, des An- 
glo-Saxons, des Danois et des Normands. Ouvrage 
trad. de l'anglais de Joseph Strutt, par Boulard, et 
pouvant servir de suite aux recueils de Montfaucon 
et de Cajius ; Paris, 1789, 2 vol. in-4o, 77 pi. grav. 

Strutt (Jos.). 

A ccmpJete View of the Biess and habits ofthe j)eo2)h 
of JEngland, etc. Tableau complet des costumes et 
vêtements des Anglais, depuis l'établissement des 
Saxons dans la Grande-Bretagne jusqu'au temps 
actuel, etc. — Londres, 1796-99, 2 vol. gr. inA", 
143 pi. color. ; — nouv. édit. revue, corrigée et aug- 
mentée âe notes critiques et d'éclaircissements par 
J.-R. Planché; ibid., 1842, 2 vol. in-4", 153 pi. 
col.; — trad. en français : Tableau complet, etc. ; 
Londres, 1797, gr. in-4'', 68 pi. (un seul volume 
paru). 

Atkinson (John-Aug.) : 

A picturesqne Représentation ofthe naval, militan/nnd 
miscellaneous costumes of Great Britain, etc. Re- 
présentation pittoresque des costumes des armées 
de mer et de terre, et autres, de la Grande-Breta- 
gne, etc. (texte angl. et franc.). — Londres, 1807, 
in-fol., 60 pi. color. 

Pyse (W.-H.) : 

The Costume of Great Britain, etc. Le Costume de 
la Grande-Bretagne, dessiné, gravé et décrit par 
W.-H. Pyne (texte angl. et franc.). — Londres, 
1808, pet. in-fol., 60 pi. color. 

Smith (Ch.-Hamilton) : 

Anciejit cottume of Eiir/Iand, etc. Costumes de l'An- 
gleterre (et de l'Irlande depuis le septième jusqu'au 
seizième siècle), etc. — Londres (1811-15), gr. in-4<' 
et aussi in-fol., 60 pi. color. 

Smith (Ch.-Hamilton) : 

Costu/ne of the army ofthe British empire, etc. Cos- 
tumes de l'armée de l'Empire britannique, dessinés 



par un oflBcier d'état-major, décrits par Ch.-H. S... 

— Londres, 1812, gr. in-4», fig. 
Anonymes. 

Costume ofthe Armi/ ofthe British empire, accordiiiy 
to the last régulations, 1812. Uniformes de l'ar- 
mée de l'empire britannique, conformes au dernier 
règlement en 1812. — Londres, 1813, petit in-fol., 
env. 75 pi. color. 

Costume ofthe Army ofthe British empire, according 
to the régulations of 1814. — Londres, 1814, fig. 
Meyrick (Samuel-Rush and Smith (Ch.-Hamilton) : 

The Costume ofthe original inhabitants ofthe British 
Islands, etc. Le Costume des habitants primitifs des 
Iles Britanniques, etc. — Londres, (1814-) 1815, 
gr. in-4° et aussi in-fol., 24 pi. color. 

Wai.ker : 

The Costume of Yorhshire, etc. — Les costumes du 
comté d'Yorkshire ; grav. en fac-similé des dessins 
originaux, etc. (texte angl. et franc, par Walker). 

— Londres, 1814, gr. in-4", 40 pi. color. 

Anonyme : 

Picturesque représentations of the dress and manners 
of the English, etc. Représentations pittoresques 
des costumes et mœurs des Anglais, illustrés par 
64 gr. color. avec leurs descriptions. — Londres 
John Murray, 1814. 

Carter (John) : 

Spécimens of English ecclesiastical Costume, etc. Spé- 
cimens du costume ecclésiastique en Angleterre , 
depuis les temps les plus anciens jusqu'au seizième 
siècle. — Londres, 1817, in-S", fig. 
Hui.L (E.) : 

Costume of the British Army in 1828. — Londres, 
1828, in-4", l'"^ livr., 9 pi. lithog. par M. Ganci,d'a- 
près les dessins d'E. Hull. 

Planché (J.-R.) : 

British Costume. A comp)letehistory of the dress ofthe 
inhahitants of the British Islands, etc. Costume 
britannique : histoire complète du costume des 
habitants des Iles Britanniques. — Londres, 1834, 
in-12, fig. ; — nouv. édit., ibid., 1846, petit in-S" 
fig- 

Martin (Charles et Léopold) : 

The Cicil Costume of England from the conqriest to 
the présent time, etc. Le Costume civil en An- 
gleterre, depuis la conquête jusqu'au temps pré- 
sent, etc. — Londres, 1842, gr. in-4", 61 pi. 
color. 



153 



Mac-Jan (R.-R,) et LOGAN (James) : 

The Clans of the scotish Eighlands, etc. Les Clans 
des montagnes de l'Ecosse,.., leurs vêtements, leurs 
tartans, leurs armes, armoiries et occupations so- 
ciales. — Londres, 1845-47, 2 vol. gr. in-foL, 72 
pi. color. ; — nouv. édit., ibid., 1852, 2 vol. gr. 
in-4°, 72 pi. color. 

Stolberg (John Sobiesky) et Sïuart (Charles-Ed- 
ward) : 

The Céstume ofthe Clans, etc. Les Costumes des clans, 
avec des observations sur la littérature, arts, ma- 
nufactures, etc. — Edimbourg, 1845, gr. in-fol., 
.^6 lithogr. 

Fairholt (F.-W.) : 

Costume in England. A hîstori/ of dress, etc. Le Cos- 
tume en Angleterre. Histoire de l'habillement de- 
puis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du dix- 
huitième siècle ; augmentée d'un glossaire illustré 
des noms de tous les articles d'utilité ou d'orne- 
ment portés sur le corps ; avec plus de 600 figures 
dessinées sur bois par l'auteur. — Londres, 1846, 
in-8, fig. ; — nouv. édit., ibid., 1860, in-8°. 

Day (T. -A.) et Dînes (J.-H.) : 
Illustrations of 3Iediaeval Costume in England, etc. 
Illustrations du costume du moyen-âge en An- 
gleterre, d'après les mss. du Musée Britannique, de 
la Bibliothèque nationale de Paris, etc. Lon- 
dres, s. d. (1851 etsuiv.), in-4°, 19 pi. color. 



BELGIQUE. 

Madou (J.) : 

Costumes belgiques, anciens et modernes, militaires, 
civils et religieux. — Bruxelles, 1830, in-4o, 124 
pi. 

Eeckhout (J.-J.) et Madou (J.) : 

Costumes du peuple de toutes les provinces des Pays- 
Bas. — Bruxelles, 1825-28, gr. in-4'>, 40 pi. color. 

Madou (J.) : 

Collection des costumes de l'armée belge en 1833. 
— S. 1. n. d. (Bruxelles, 1833), in-fol. obi., 22 pi. 
color. 

Vigne (Félix de) : 
Yade-Mecum du peintre, ou Recueil de costumes du 
moyen âge pour servir à l'histoire de la Belgique 
et pays circonvoisins. — Bruxelles et Gand, 1835- 
40, 2 vol gr. ln-4", 195 fig. grav, et color. 



Vigne (Félix de) : 

Recherches historiques sur les costumes civils et 
militaires des Gildes et des corporations de mé- 
tiers, leurs drapeaux, leurs armes, leurs blasons, 
etc., par F. de V..., avec une introduction histo- 
rique par J. Stecher. — Gand (1847), gr. in-S", 35 
pi. lithogr. et color. := Mœurs et usages des cor- 
porations de métiers de la Belgique et du nord de 
la France, pour faire suite aux Recherches, etc. — 
Gand, 1857, in-8", 34 pi. 

Vigne (J. de) et Busscher (E, de) : 

Album du cortège historique des comtes de Flan- 
dre. Personnages et costumes dessinés par de V.,., 
texte historique et descriptif par E. de B... — 
Gand, 1849, gr. in-8°, avec 80 pi. 

Schaepkens (A.) : 

Choix de costumes de l'époque de Charles V à sa 
joyeuse entrée à Maëstricht en 1520. — Bruxelles, 
1851, in-fol., 11 pi. lith. 

HOLLANDE. 

KUYPEK (J.) : 

Afbeeldingen, etc. Tableaux de l'habillement, des 
mœurs et des coutumes dans la république batave 
au commencement du dix-neuvième siècle, etc., 
(texte franc, et hoUand,). — Amsterdam, Maas- 
kamp, s. d. (1803-1805), in-4o, 16 pi. color. — 
nouv. édit. : Tableaux... dans le royaume de Hol- 
lande...; ibid., 1814, gr. in-4°, 20 pi. color. 

Stbmplb (Miss) : 

Costumes of the Netherlands. Costumes des Pays- 
Bas. — Londres, 1817, in-4o, 30 pi. color. d'après 
les dessins de miss S... 

Teupken (J. F.) : 

Beschrijving hoedanig de koninklij'ke nederlandsche 
troepen en aile in militaire betrehhing staande per- 
sonen geldeed, geëquipeerd en geioapend zijn. Des- 
cription des uniformes, équipements et armements 
des troupes royales des Pays-Bas et des personnes 
assimilées à l'état militaire. — La Haye et Ams- 
terdam, 1823, in-fol., 69 pi. color., — nouv. édit. : 
Beschrijving de Kleeding, équipement, etc.; Ams- 
terdam, 1845, gr. iQ-4", 63 pi. 

Gruven (H.) : 

Collection des costumes des provinces septentriona- 
les du royaume des Pays-Bas, dessinés d'après na- 
ture par H. G..., lithogr. par Vallon de Villeneuve. 
• — Amsterdam, 1828, in-4". 20 pi. color. 

7. 



154 



Costumes des femmes de Hollande. Soiivenirs. — 
Amsterdam (1850), in-4", 17 cost. 

Bixfi (V.) et Braet vox TJebeufeldt : 
Costumes des Pays-Bas, dessinés d'après nature 
(texte franc, et holland.). — Amsterdam, 1857, 
pr. in-fol., ÔG pi. chromolith. 

ESPAGNE ET PORTUGAL. 

Cuuz (M. de la) : 

Coleccion de trnjes de E.ymîia. Dibujado por D. Ma- 
nuel de la Cruz, t/ fj rare: do por D. Juan de la Cruz. 
— (Madrid, 1777), petit in-fol., 62 pi. sans texte. 

Anonymes : 

Coleccion gênerai de los trages de F.tpana, segun se 
Tisan actualmente. — Madrid, s. d., petit in-S", 112 
pi. color. 

Los Gritos de Madrid. — Madrid, s. d. (v. 1800), pet. 
in-S", 72 pi. color. 

DeUneations of the most revmrhahle costumes of the 
differentpr(vlncesofSp)aii), etc. Représentation des 
principaux costumes de diverses provinces de l'Es- 
pagne, ainsi que des uniformes militaires, etc. — 
Londres, 1823, in-1", 40 pi. color. 

PiGAL (Edme-Jean) : 

Collection de costumes des diverses provinces de 
l'Espagne, lithographies d'après des dessins origi- 
naux, par P... — Paris, s. d. (v. 1825), in-fol., 100 
pi. color. sans texte. 

ViLLEGAS (D.-J.) : 

Album militar. Coleccion de uniformes del ejercito es- 
pianol ])iiitados por D. J. V..,, y litograjiados por V. 
Adam. — Madrid, 1846, in-4" 25 pi., sans texte. 

XlMEXEZ : 

Los Espanoles pintados por si mismos, etc. — Madrid. 
1852, in-8'', grav. sur bois. 

Carderera y Solano : 

Iconografa espariola, — Madrid, 1854, gr. in-fol. 
Costumes populaires de l'Espagne ; collection de pho- 
tographies publiée par Laurent. 



Bradford (Rev. William) : 

Sketches of the country, character and costume in Por- 
tugal and S2)ain, etc. Esquisses du pays, du ca- 
ractère et du costume en Portugal et en Espagne, 
prises pendant la campagne et sur le parcours de 
l'armée britannique en 1808 et 1809, etc. Gravées 



et coloriées d'après les dessins du Rév. "W. B... 
(texte angl. et franc.). — Londres, 1809, gr. in-fol., 
39 pi. — Supplément : Chronological andhistorical 
retrospect, etc., ibid,, 1813, gr. in-fol., 16 pi. de cost. 
militaires ; — Revue historique et chronologique 
des événements mémorables de la guerre dans la 
Péninsule, etc. (texte français et anglais). — Pa- 
ris et Londres, 1813, gr. in-folio, 54 pi. color. 
(même ouvrage que le précédent). 

Leveque : 

Costume of Portugal. Costumes du Portugal (par 

M. L...), 50 grav. color. avec une description des 

mœurs et usages de ce pays ; texte angl. et franc. 

— (Londres, 1814), in-4'', fig. 
The Costumes of Spain and Portugal. — Costumes 

de l'Espagne et du Portugal. — Londres, 1824, 

in-4", 27 pi. color. 
Costumes civils et religieux ; section portugaise ; 

exposition internationale de Paris, 1878. 

FRANCE. 

Saint-Igny (J. de) : 
Le Théâtre de France contenant la diversitez des ha- 
bits selon les qualitez et conditions des personnes. 
Dédié à messire Charles Perrochel, seigneur de 
Grandchamp, etc. — Paris, Estienne Dauvel, 
1629,in-4°, 21 pi. grav. par Isaac Briot, d'après de 
Saint-Igny. 

Saixt-Igny (J. de) : 

Le Jardin de la noblesse française dans lequel ce (sic) 
peut cueillir leur manierre de vettements. — 
Paris, M. Tavernier, 1629, in-1", 18 pi. grav. par 
Abr. Bosse, d'après de Saint-Igny. 

Recueil de gravures de Bonnard, Mariette, Trouvain, 
Berey, etc.? Personnages de la cour; fin du dix- 
septième siècle. 

MONTFAUCON (D. Bem. de) : 
Les Monuments de la monarchie françoise qui com- 
prennent l'histoire de France, avec les figures de 
chaque règne que l'injure des temps a épargnées... 
par le rév. p. D. B. de M..., religieux bénédictin de 
la congrégation de Saint-Maur (texte franc, et la- 
tin). — Paris, 1720-1733, 5 vol. in fol., fig. 

BorcHAUDOX (Edme) : 

Études prises dans le bas peuple, ou les cris de Pa- 
ris. — Paris, 1737-46. 5 part. gr. in-fol., 60 pi. grav. 
par le comte de Caylus, sans texte. 



155 — 



EsGELBRECHT (collection dite d'). 

DuPiK : 

Costumes des diverses classes de la société française 
an dix-huitième siècle. 

EiSEN (Ch.) : 

Nouveau Recueil des troupes qui forment la garde et 
la maison du Roy... dessiné d'après nature par 
E..., etc. — Paris, 1756, in-fol., 13 pi. gravées par 
Lebas. 
La Rue (P.-B. de) : 
Nouveau Recueil des troupes légères de France, etc. 
Paris (v. 1760), in-fol., 12 pi. 

MONTIGKY (de) : 
Uniformes militaires, où se trouvent gravés en 
taille-douce les uniformes de la maison du Roy, 
de tous les régiments de France, les drapeaux, 
étendards et guidons, avec la datte de leur créa- 
tion, et les différentes figures de l'exercice tant de 
la cavalerie que de l'infanterie. Dessiné et gravé 
par le sieur de M... — Paris, 1772, in-12, 169 pi. 

MOLÉ : 

Histoire des modes fraEçaises, ou Révolution du 
costume en France, depuis l'établissement de la 
monarchie jusqu'à nos jours... etc. — Paris, 1773, 
in-12. 

Poisson : 

Cris de Paris, dessinés d'après nature par M. P. . . etc 
— Paris (1774), in-8», 48 pi., s. texte. 

FaEUDENBERG (S.) et MoREAU le jeune : 

Suite (l''^, 2° et 3") d'estampes pour servir à l'his- 
toire des mœurs et du costume des Français (ou 
des modes du costume en France^ dans le dix- 
huitième siècle. — Paris, Prault, 1775, 1777, 
1783, gr. in-fol., 36 pi.; — nouv. édit. : Monu- 
ments du costume physique et moral de la fin du 
XYIIIi^ siècle, ou Tableaux de la vie, ornés de 
figures dessinées et gravées par M. Moreau le 
jeune et par d'autres célèbres artistes. — Neuwied- 
sur-le-Rhin, 1789, gr. ia-fol., 26 pi. 

Charpentier (Louis) : 

Essais historiques sur les modes et le costume en 
France. Nouvelle édition pour servir de supplé- 
ment aux Essais historiques sur Paris, de Sainte- 
Foix. — Paris, 1776, in-12. 
Desnos, éditeur : 

Recueil général de coifEures de différents goûts, où 
l'on voit la manière dont se coëffaient les fem- 
mes sous dilïérens règnes, à commencer en 1589 



jusqu'en 1778 ; suivi d'une collection de modes 
françaises, contenant les différents habillements 
et coëff'ures des hommes et des femmes, la plus 
complette qui ait paru en ce genre. — Paris, 
Desnos (1778), gr. in-8", fig. 
Anonymes : 

Gallerie des modes et costumes français, dessinés 
d'après nature, gravée par les plus célèbres ar- 
tistes en ce genre, et colorés avec le plus grand 
soin par Madame Le Beau, etc. — (Paris, 1778- 
85), in-fol., environ 318 pi. 

Magasin des modes nouvelles françaises et anglaises. 
— 1778. 

Cabinet des modes, 1785-89. 

Carré (J.-B.-L.), de Clermont-sur-Meuse : 

Panoplie, on réunion de tout ce qui a trait à la guerre, 
depuis l'origine de la nation française jusqu'à nos 
jours. — Châlons-sur-Marne, 1795, inA", fig. 

La Mésakgèrb (P. de) : 

Journal des Dames et des modes. — Paris, 1797-1829, 
33 vol, in-8", pi.; environ 2700 de ces dernières 
ont été réunies sous le titre de : Costumes pari- 
siens de la fin du dix-huitième siècle et da com- 
mencement du dix-neuvième. 

Garneret (Jean -Franc. ) : 

Collection des nouveaux costumes des autorités cons- 
tituées civiles et militaires. — (Paris, 1795), in-*", 
27 pi. dessinées par G-arnerey et gravées par Alix, 
plus 3 ajoutées, 

Grasset de Saint-Sauveur (J.) : 

Costumes des représentants du peuple français, mem- 
bres des deux conseils, du Directoire exécutif, des 
ministres, des tribunaux, etc., dont les dessins ori- 
ginaux ont été confiés par le ministre de l'inté- 
rieur au citoyen Grasset Saint- Sauveur, gravés 
par le cit. Labrousse, etc. — Paris, 1795, 15 pi. 
color. — Trad. en allemand : Trachten von den 
Eepresentanten des Franzœsischen Volks, etc.; s. 1. n. 
d., pet. in-8°, avec copies color. des gravures ori- 
ginales. 

Maillart (Ph.-J.) : 

Costumes des représentants du peujDle français, 
membres des deux Conseils, du Directoire exécu- 
tif, etc., gravés et coloriés par Ph.-J. Maillart et 
Soeur (avec notices historiques). — Bruxelles 
(fin du dix-neuvième siècle), in-4o, 20 pi. color. 

Anonymes : 

Règlement sur l'uniforme des généraux, des oSiciers 
des états-majors des armées et des places, des 



15() — 



officiers du corps du Génie, des Inspecteurs aux 
Revues, des commissaires des guerres, etc. l"'' ven- 
démiaire an XII. — Paris, imprimerie de la Répu- 
blique. 

Modes et manières du jour, à Paris, à la fin du 
XYIII' siècle et au commencement du XIX*. 
Collection de 6-2 grav. color. — Paris (v. 1805), 
iu-S", sans texte. 

Galerie des enfants de Mars. Offrande à S. M. im- 
pératrice et reine. — (Paris, Martinet, v. 180G) 
in-4°, 45 pi. grav., sans texte. 

Wim,emin(N. X.) : 

Monuments français inédits, pour servir à l'histoire 
des arts depuis le VI' siècle jusqu'au commence- 
ment du XYII' ; etc. ; dessinés, gravés et coloriés 
d'après les originaux, par N.-X. Willemin. Classés 
chronologiquement et accompagnés d'un texte 
historique et descriptif, par André Pottier, con- 
servateur de la bibliothèque de Rouen. — Paris, 
]80(;-1839, 2 vol. in-fol., 30-2 pi. color. 

Beatjsier (F.) et Rathier (L.) : 
Recueil des costumes français, ou Collection des 
plus belles statues et figures françaises, des armes, 
des armures, des instruments, des meubles, etc., 
dessinés d'après les monuments, manuscrits, pein- 
tures et vitraux, avec un texte explicatif, suivi 
d'une notice historique et chronologique devant 
servir d'histoire de l'art du dessin en France, de- 
puis Clovis jusqu'à Napoléon premier inclusive- 
ment... rédigé, dessiné et publié par MM. F. B... 
et L. R... — Paris, 1810, 2 vol. in-fol., 204 pi. 
(cet ouvrage s'arrête au règne de Louis XII). 

Taudieu (Ambr.) : 

Galerie des uniformes des gardes nationales de 
France... publiée... par A. T... — Paris, 1817, 
in-S", 27 pi. grav. 

Charlet (N.) : 

La Yieille Armée française. — (Paris, v. 1817), 2 
part, in-fol., 38 pi. lithogr., sans texte. 
Chari.et : 
Costumes militaires français. — (Paris, v. 1818), iu-4", 
24 pi. lith. color., sans texte. 

Lecomte (H.) : 

Costumes civils et militaires de la monarchie française 
depuis 1200 jusqu'à 1820. — (Paris, Delpech, 1821), 
3 vol. in-fol , 380 pi. lith. color., sans texte. 

Veunet et Lam[ : 

Collection des uniformes des armées françaises, de 



1791 à 1814, dessinés par H. (et Carie) Yernet; 
et Eug. Lami. — Paris, 1822 (-1823), in-4", 96 pi. 
color. = Collection raisonnée des uniformes fran- 
çais de 1814 à 1824, 2' partie de la collection 
générale. — Ihid., 1825, in-4'', fig. color. 

PiCQUET : 

Collection des uniformes de l'armée française, etc. 
— Paris, 1823, gr. in fol., avec 29 pi. color. 

Leber (C.) : 

Des Cérémonies du sacre, ou Recherches historiques 
et critiques sur les mœurs, les coutumes, les ins- 
titutions et le droit public des Français dans l'an- 
cienne monarchie. Paris, 1825, in-S", 48 pi. gr. 

La MftsANGÈRE (Pierre de) : 

Galerie française des femmes célèbres par leurs ta- 
lens, leur rang ou leur beauté. Portraits en pied, 
dessinés par M. Lanté, la plupart d'après des ori- 
ginaux inédits, gravés par M. Gatine et coloriés 
avec soin ; avec des notices biographiques et des 
remarques sur les habillements ; ouvrage édité par 
M. de La Mésangère. — Paris, 1827, gr. in-4", 
70 pi. color. — Xouvelle édit., ibkl., 1841. 
Yiel-Castel (le comte Horace de) : 

Collection des costumes, armes et meubles, pour 
servir à l'histoire de France depuis le commen- 
cement du Y" siècle jusqu'à nos jours. — Paris, 
1827-1832, 3 vol. gr. in-l», 300 pi. lith. T. lY 
(Révolution française et Empire), ibid., 1845, gr. 
in-4", 120 pi. 

Adam (Y.) : 

Collection des costumes militaires. Armée française, 
1832. Représentés dans des sujets de genre, lithogr. 
par Y. A... — Paris (1832), in-4» obi., 3G pi. 
color., sans texte. 

Numa : 

Costumes civils et militaires depuis le Y* siècle, ori- 
gine de la monarchie française, jusqu'à nos jours. 
Lithogr. par Numa, d'après les dessins historiques 
de chaque règne. — Paris (1833-35), 96 pi. color., 
sans texte. 

Rafket (Denis-Aug. -Marie) : 

Collection des costumes militaii-es de l'armée et de 
la marine françaises, depuis août Ls30, par R... — 
Paris, 1833, in-fol., 24 lith. color. 

Cr.rGNY (de) et Mifliez (A.) : 

Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, 
extraits des monuments les plus authentiques de 
sculpture et de peinture, avec un texte histoi-ique 



— 157 



et descriptif, etc. — Paris, 1834-S9, 4 vol. in-8>-', 
640 pi. dessin et grav. par L. et Alex. Massard, 
Lafosse, etc. 

Herbe : 

Costumes français civils, militaires et religieux, 
avec les meubles, les armes, les armures, l'archi- 
tecture domestique, les ordres de chevalerie, les 
étendards et les blasons les plus historiques de- 
puis les G-aulois jusqu'en 1834, etc. — Paris (1835), 
pet. in-fol., 95 pi. color. offrant 2500 fig. 

AiiBERT (Joachim) et Aubry (Ch.) : 

Esquisses historiques des différents corps qui com- 
posent l'armée française. — Paris, 1835, gr. in-fol. 
pi. lith. 

COGNIET (Léon) et Raffet : 
Illustration de l'armée française depuis 1789 jus- 
qu'en 1832 d'après MM. Llanta et Ad. Midy- 

— Paris (1837), in-fol., 18 pi., sans texte. 

BellakgÉ (H.) : 
Collection des types de tous les corps et les uniformes 
militaires de la République et de l'Empire. 

— Bruxelles, 1843, in-8«, 44 pi. color. 

AsPELiNEAU (Charles) : 

Armes et armures, meubles et autres objets du 
moyen âge et de la Renaissance, dessinés d'après 
nature, et lith. par Asselineau. — Paris, 1842- 
44, 2 part, in-fol., 186 pi. lith. 

MÉRIMÉE et GÉRARD SÉGUIN : 

Peintures de l'église Saint-Savin, texte de Mérimée ; 
dessins de G-érard Séguin (costumes français du 
XI' siècle) ; 1844. 

Janet-Lange : 

Uniformes de l'aimée française en (1846-) 1848 
Dessinés d'après les ordres du ministre de la 
guerre par J.-L... — (Paris, 1848), gr. in-fol , 
G4 pi. 

Marbot (Alf . de) et Dujsoyer de Noirmont : 
Costumes militaires français depuis l'organisation 
des premières troupes régulières en 1439, jusqu'en 
1789. Dessins et texte par MM. Dunoyer de 
Noirmont et Alf. de Marbot. — Paris, 1850) 
3 vol. in-fol., 450 cost. color. 

Marbot (Alf. de) : 

Tableaux synoptiques de l'infanterie et de la ca- 
valerie françaises et des régiments étrangers au 
service de la France, de 1720 à 1789. — Paris, 
1854, in-fol., 12 pi. 



Marbot (Alf. de) : 

Costumes militaires français depuis 1789 jusqu'en 
1814. — Dessins et texte par M. Alfr. de Marbot; 
(cet ouvrage est le complément des deux précé- 
dents) . 

Lacroix (Paul) : 

Costumes historiques de la France, d'après les mo- 
numents les plus authentiques, statues, bas-reliefs, 
tombeaux, sceaux, monnaies, peintures à fresque, 
tableaux, vitraux, miniatures, dessins, estampes, 
etc., etc., avec un texte descriptif.., par le Biblio- 
phile Jacob (Paul Lacroix). — Paris (1852), 
10 vol. in-S", avec 640 grav. en bistre ou color, 

Compte-Calix (F.) : 

Album-keepsake des costumes de la cour française 
depuis Charles VII jusqu'à Louis XVI. — Paris, 
1854, in-4", 20 pi. color. 

ViOLLET-LE-DCC : 

Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'éjDO- 
que carlovingienne à la Renaissance. — Paris, 
Mo.-el, 1858-74, 6 vol. gr. in-S", fig. sur bois, sur 
acier et chromolith. 

Compte-Calix (F.) : 

Costumes historiques français. Dessins inédits gravés 
par Bracque, etc. — Paris, Philipon, 1864, gr. 
in-S", 15 pi., color. 

Armand Dumaresq : 

Uniformes de la garde impériale en 1857, dessinés 
sous la direction du général de division ïïecquet, 
d'après les ordres de M. le ministre de la guerre 
par A...-D... — Paris, impr. impér. 1858, tr. gr. in- 
fol., 55 pL color. et 5 tableaux. = Uniformes de 
l'armée française en 1861, dessinés par A...-D... — 
Troupes de ligne. — Ihid.^ imprimerie Lemercier, 
1861, tr. gr. in-folio, 54 pi. color. 

Hepner-Alteneoh (J.-H. von) : 

Onginal-Entwiirfe deutscher Meister fur Prachtriis- 
tungen franzôdscher Kônige, etc. Dessins origi- 
naux de maîtres allemands pour armures de luxe 
destinées à des rois de France , photographiés par 
Fr. Bruckmann, d'après les dessins originaux 
trouvés au Cabinet des Estampes de Munich (texte 
allem. et franc.). — Munich, Bruckmann, 1865, 
in-fol., 18 photogr. 

SOSANB (le général) : 
Musée rétrospectif de l'infanterie française. — Paris 
(1866), gr. in-8°, pi. grav. sur bois, sans texte 
(Ces planches ont d'abord paru comme atlas de 



— 158 



l'ouvrage du général Susane : Ilistoiie de l'an- 
cienne infanterie française; Paris, l!<40-1853, 8 
vol. in-8"). 

SORRIEU (Fréd.). 
Galerie des modes et costumes français dessinés d'a- 
près nature par les plus célèbres artistes dans ce 
genre — règne de Louis XVI — et dessinés d'a- 
près les orignaux par F. S... — Paris, Leconte, 
1867, in-4", 24 pi. lith. 

MOLTZHEIM (A. de) : 
Esquisse historique de l'artillerie française depuis 
le moyen âge jusqu'à nos jours. — Strasbourg ; 
Paris, Rothschild, 18G8, pet. in-fol., 64 pi. color. 

QUICHERAT (J.) : 
Histoire du costume en France depuis les temps les 
plus reculés jusqu'à la lin du XYIII" siècle. 481 
grav. sur bois par Chevignard, Pauquet et Sellier. 
— Paris, Hachette, 1875, gr. in-S". 

Costumes de l'empire français, publiés par Martinet 

au commencement du siècle. 
Les Français peints par eux-mêmes, encyclopédie 

morale du dix-neuvième siècle. — Paris, Curmer. 
îlusée ethnographique du Trocadéro : costumes des 

provinces françaises. 



Lanté (et de La Mésaxgère) : 

Costumes des femmes du pays de Caux et de plu- 
sieurs autres parties de l'ancienne province de 
Normandie ; dessinés, la plupart , par M. Lanté, 
gravés par M. Gatine, et coloriés , avec une expli- 
cation pour chaque planche (par de La Mésan- 
gère). — Paris, 1827, in-4°, 105 pi. color. — Nouv. 
édit. : Cent cinq costumes des départements de la 
Seine-Inférieure, du Calvados, de la Manche et de 
l'Orne; Paris et Caen, s. d., in-4<', fig. 

Peurin et Bouet : 

Galerie bretonne, ou mœurs, usages et costumes des 
Bretons de l'Armorique, par feu 0. Perrin, gravé 
sur acier par Réveil, avec texte explicatif par 
MM. Perrin fils et Alex. Bouet. — Paris, 1835-39, 
in-8'', 119 fig. — 2" édit., sous ce titre : Breiz- 
Izel, ou Vie des Bretons de l'Armorique, etc.; iblcL, 
1844, 3 vol. in-8", fig. 

Charpentier : 

Recueil de costumes de la Bretagne et de quelques 
autres départements de la France. — Paris, 1830, 
gr. in-4'', pi. color. 



Lat.AISSE (Hipp.) : 

Galerie armoricaine, costumes et vues pittoresques 
de la Bretagne, dessinés d'après nature et litho- 
graphies, les costumes par Hipp. Lalaisse, les vues 
par Benoist. — Nantes et Paris (1848), in-fol., 
125 pi. de costumes. 
Muséum d'histoire naturelle de Nantes. 

Galaiîd (Gust. de) et Géradd (S.-E.) : 

Recueil des divers costumes des habitants de Bor- 
deaux et des environs. — Bordeaux (1818-10), 
pet. in-fol., .36 pi. grav. et color. 

Johnson (J.) : 

The Costumes of the french Pyrénées, etc. Les Cos- 
tumes des Pyrénées françaises, gravés sur pierre 
par D. Harding, d'après les esquisses originales de 
J. J... — Londres, 1832, 6 part. gr. in-4", 30 pi. 
color. 



ITALIE. 

Carracci (Annibale) : 

Diverse figure al numéro di ottanta , disegnate di 
penna neU'hore di ricreatione daA... C..., intagliate 
in l'ame... da Simone Guilino, Parigino. — Rome, 
1646, in-fol., 80 pi. — Autre édit. : Le Arti di Bolo- 
gna originaîi, etc. Rome, 1646, in-fol., 78 pi. — 
Autre édit., ibid., 1660, in-fol., 41 ff. — Nouv. 
édit. : Le Arti di Bologna disegnate da A. C...^ ed 
. intagliate da S. G.., colV assistema di Alessandro 
Algardi. Aggiunfavi la Vita di Annibale Carac- 
ci, etc.; ibid. 1740, in-fol., 80 pi. 

Greuze (Jean-Bopt.) : 

Divers Habillemens suivant le costume de l'Italie : 
dessinés par Greuze, ornés de fonds par J.-B. Alle- 
mand, et gravés par P.-E. Moitte. — Paris, 1768, 
in-fol., "25 pi. 

Veceij.10 : 

Trages de Italia hasta el siglo XVI, disenados par el 
gran Ticiano y por César su hermano. — Madrid, 
1794, 2 vol. in-1'2, fig. color. 

PiNELEl (Bartol.) : 

Costumi dirersiinventatict incisi daB...!?... — Rome, 
1822, in-fol. obi., 25 pi., sans texte. 

Remond (C.) : 

Costumes des diiïérents peixples de l'Italie, dessinés 
d'après nature par C. R... — Paris (v. 18"J2), in- 
fol., 20 lith. color., sans texte. 



159 — 



PiNELLi (Bartol.) : 

Raccoha di costmni italianî i pîù interessanti, etc. — 
Rome, 1828, in-fol. obi., 50 pi., sans texte. 

BoiLLT (Jules) : 

Collection de costumes italiens , dessinés d'après na- 
ture en 1827 et lithographies. — Paris (1829), 
in-i", 48 pi. 



BOSA (E.) : 

Gridatori ed altri cosUimi jJopolai'i di Trieste, dhegnati 
edincisi alV acqua forte, — Milan, 18.35 , in-8", '2-1 
pi. color. 

Pranco (G-iacorao) : 

ITabiti d' Huomeni et Donne venetiane, ccn la Proces- 
sione délia Ser. Sîgnoria et altri particolari, cioé 
trionfi, f este jCerimonie puhliche délia nohil. città di 
Venetia. — Venetia (v. 1610), petit in-fol., 24 pi. 
grav., sans teste. 

Pranco (Giac.) : 

Habiti délie Donne Venetiane intagliati in rame nuova- 
mente (texte italien et français). — (Venise, v. 
1610), pet. in-fol., 20 pL; — nouv. éiit.;îbid., 1614, 
2 part, in-40. 

ZoMPiNi (Gaetano) : 

Le Arti che vanna per via nella città di Venezia , in- 
ventate et incise da G-. Z. — ■ Yenise, 1785, in-fol., 
60 pi. grav. à l' eau-forte. 

Mdtinelli (F.) : 

Del Costume veneziano sino al secolo XVII", Saggîo, etc. 
— Venise, 1831, in-S", 19 pi. — Nouv. édit. : Del 
Commercio e costume dei Veneziani libri II, etc.; 
ibid., 1835, gr. in-8o, 19 pi. 

PiXELLi (Bartol.) : 

Raccolta di costumî pittoreschi incisi aW acqua forte 
da B... P..., Romano. — Rome, 1809, in-fol. obi., 50 
pi., sans texte ; — noiiv. édit. : Raccolta di cin- 
quanta costumi pittoreschi, etc.; ibid., 1809, in-fol. 
obi. 

PiNELLi (Bartol.) : 

Raccolta di quattordîci motivi di costumi pittoreschi di 
Roma da B. P... — Paris (v. 1814), 14 pi. grav. 
en 1813, sans texte. 

PiNELLi (Bart.) : 

Nuova Raccolta di cinquanta cost^imi pittoreschi incisi 



ail' acqua forte da B. P..., etc. — Rome, 1816, in-8° 
obi., 60 pi., sans texte. 
PiNELLi (Bart.) : 

Nuova Raccolta di costumi de' contorni di Roma. — 
Rome, 1823, in-fol. obi., 50 pi., sans texte. 

Ferraei (J.) : 

Costumi ecclenastici,civili e militari délia cortedi Ro- 
ma, disegnati aW acqua forte, etc. Rome, 1823, gr. 
in-4°, 68 pi. color. 

PiNELLi (Bartol.) : 

Raccolta di cinquanta costumi di Roma e sue vicînanze, 
etc. Rome, 1826, in-8°, obi., 50 pi. grav, par Cot- 
tafari, d'après B... P..., sans texte. 

Perugtni (G.) et Pascal (l'abbé J.-B.-E.) : 

Collection complète des costumes de la cour de 
Rome et des ordres religieux des deux sexes. Col- 

lezione compléta Dessinée d'après nature par 

M. G. P ; texte explicatif par M. l'abbé 

J.-B.-E. P... (texte français et italien). — Paris, 
1852, in-4°, 80 lith. color. 

Pieraccini (Fr.) : 

Collection de costumes de diverses provinces du 
grand-duché de Toscane (du duché de Gênes et du 
Tyrol), lith. d'après des dessins de François Pie- 
. raccini de Florence. — Paris (1826), gr. in-40, 130 
pi. color., dont 50 pour la Toscane, 40 pour le du- 
ché de Gênes et 40 pour le Tyrol. 

Fabris (P.) : 

Raccolta di varii vestimenti ed arti del regno di Na- 
poli, etc. — Naples, 1773, in-fol., 27 pi. grav. à 
l'eau-forte. 

Raccolta di varie vestiture che costumano nelle città, 
terre epaesi in provincie diverse del regno di Napolî. 
— Naples, 1791-92, 2 part, in-fol., de 30 pi. cha- 
cune, grav. par S. Blanchi, Morghen, etc. 

Raccolta délie diverse vestiture délie provincie del regno 
di Napoli. Naples, lith. — Cuciniello et Blanchi; s. 
d.; gr. in-S", env. 100 pi. color. 

PiNELLl (Bartol.) : 

Raccolta di costumi del regno di Napoli, etc. Rome, 
1814, in-fol., 50 pi., sans texte. 

PiNELLi (Bartol.) : 

Raccolta di cinquanta costumi H più interessanti délie 
città, terre, e paesi, in provincie diverse del regno di 
Napoli, disegnati, ed incisi alV acqua forte da B... 
P... — Rome, 1817, in-8° obi., 50 pi., sans texte. 

Sgroppo : 
Royaume des Deux-Siciles. Costumes dessinés sur 



— 1(30 



les lieux par S... — Paris (I82C), gr. in-4'', 130 pi. 
color. dont 100 pour les Deux-Siciles et 30 pour 
les Etats romains. 

BoucARD (F. de) : 

Usî e cosiiimi di yajHiIi, etc. — Naples , 1853, gr, 
in-8°, 50 pi. color. 



POLOGNE. 

NOKIH.IN (J.-P.) : 

y.blor u'zoroioy rozmaitych ^)o/«Z;?c/i vhiorow , etc. 
Collection de costumes polonais dessinés d'après 
nature par N..., et graves par Debucourt. — Paris, 
1817, petit in-fol., titre en polon. et en franc. 
37 pi. color., sans texte. 

Goi.EBiowsKi (Luc) : 

Ub'wry w Polszcze, etc. Costumes polonais, depuis 
les temps les plus reculés jusqu'à l'époque actuelle, 
décrits sous forme de dictionnaire. — Varsovie, 
1830, in-8», 1 pi. grav. — Kouv. édit., Cracovie, 
18C1, in-8°. = Ludpolsli, etc. — Le peuple polo- 
nais, ses coutumes, préjugés, etc. — Ihid., 1830, 
in-8°, 1 pi. grav. offrant 44 cost. d'après Norblin. 

ZiENKOWicz (Léon) : 

Les Costumes du peuple polonais. — Paris, 1841, 
in-4°, 40 pi. 

PlîZEZDZIEÇKI ET RaSTAWIEÇKI : 

^Monuments du mojen âge et de la Renaissance" dans 
l'ancienne Pologne (texte français et polonais). 
— Varsovie, 1853-G7, 3 vol. gr. in-S", avec pi. en 
couleurs. 

Gersox : 

Costumes polonais dessinés d'après nature par G , 

lithographies par E. Desmaisons. — Varsovie 
(v. 1860), in-4'', 15 pi., sans texte. 
Matejko (Jean) : 

Ubiory w PoJsce , etc. Costumes polonais de 1200 à 
1795. —Cracovie, 1860, in-fol., obi. 12 pi. lith. et 
color., sans texte ; — 2" édit., ibid., 1875, in-fol., 
obi., 12 pi. 

LrcHS (Herm.) : 

Schlesische Filrstenbilder des Mittelalters. L'Iconogra- 
phie des ducs de Silésie au moj-en âge Breslau, 

1868-72 ; gr. in-8", avec pL 
Vbiory ludu dawnej Polski. Costumes du peuple 
dans l'ancienne Pologne. — Cracovie, 1862, in-8°, 
12 lith. 



RUSSIE. 

DaHI.stein (Aug.) : 

Russlsche Trachten und Ausvi'tftr in Fit-Pet ersbur g. 
Habillements moscovites et crieurs à St-Peters- 
bourg. Inventés et faits à l'eau-forte par A. D... — 
Cassel, chés W.-C. Maïjr, graveur de la cour 
(v. 1760), titre et 49 pi., sans texte. 

Le Prince (Jean-Bapt.) : 

Divers ajustements et usages de la Russie... dessinés 
en Russie d'après nature et gravés à l'eau-forte 
par J.-B. Le Prince. — (Paris, 17G3-65), in-4'', fig., 
sans texte. 

GeORCxI (J.-G.) : 

Bcschreibung aller Xationeu desrussischen Eeiches, etc. 
— Saint-Pétersbourg, 1776-80,4 part, en 2 vol. 10-4", 
95 pi. grav. — Trad. en français : Description de 
toutes les nations de l'empire de Russie, où l'on 
expose leurs mœurs, religions, usages, habitations, 
liabillements, etc.; ibid., 1776-77, 3 part, en un 
vol. in-4°, fig. color. 

Le Prince (Jean-Bapt.) : 

Œuvres, contenant plus Je 160 planches gravées à 
l'eau-forte, et à l'imitation des dessins lavés au 
bistre, le tout représentant divers costumes et ha- 
billemens de différents peuples du Nord, etc. — 
Paris, 1782, in-fol., fig., sans texte. (Costumes 
russes en majeure partie.) 
Les Costumes des peuples de la Russie. — Berne, 
1791, in-4°, 26 sujets grav. 

Geissler (Ch.-G.-H.), et Gruber (J.-G.) : 

Costumes, mœurs et coutumes des Russes, dessinés à 
Saint-Pétersbourg. Sitten, etc. (texte franc, et 
allem.). — Leipzig (1801-1803), in-l», 60pl. color 

Atkin.son et Walkhr : 

A Picturesqiie Représentation of the manners, customs, 
and amusements vf the Jiussians, etc. Représenta- 
tion pittoresque des mœurs, coutumes et amuse- 
ments des Russes, etc. (texte angl. et franc.). — 
Londres, 1803-1804, 3 part. gr. in-fol., avec 3 por- 
traits et 100 pi. grav. et color. 

Harding : 

The Costume oj" the Russian Empire , etc. Costumes 
de l'empire de Russie. — Londres, 1803, in-fol., 
70 grav. coloi-. — Nouv. édit., ibid., 1810, in-fol., 



161 



Miller : 

The Costume of the Russian Empire, etc. Costumes 
de l'empire de Russie, illustrés par 73 grav. (texte 
angl. et franc.). — Londres, 1803, gr. in-4o, fig. 

Rechberg (Charles, comte de) : 

Les Peuples de la Russie, ou Description des mœurs, 
usages et costumes des diverses nations de l'empire 
de Russie, accompagnée de figures coloriées. — 
Paris, 1812-13, 2 vol. in-fol., 9G pi. color. 

Martiket : 

Recueil de costumes militaires et autres de l'empire 
de Russie. — Paris, 1815, in-8°, G2 fig. color. 

HOUBIGANT (A.-G.) : 

Mœurs et costumes des Russes, représentés en 50 
pi. color. — Paris, 1817 (ou 1821), in-fol., pi. li- 
thogr. 

KOLLMAN : 

Collection de costumes et de monuments... de Saint- 
Pétersboiirg ; — Saint-Pétersbourg, 1822, in-i" 
obi., 12 litbogr. 

Fedoeov et Belouçov : 

Collection des uniformes de l'armée impériale russe. 
— (Saint-Pétersbourgj v. 1835), in-fol., 41 pi. 
color., sans texte. 

SOLNTZEV : 

Antiquités de l'empire de Russie; grand ouvrage 
publié par ordre de l'empereu-r Nicolas, avec un 
texte russe et 523 pi. en couleurs, dessinées par 
Solntzev et lithographiées par Dreger. — Moscou, 
1849-53, texte in-4'', et 7 vol. de planches in-folio. 

Pajol (le lieut.-colonel comte) : 
Armée russe, 1856. — Paris, 1856, 2 part. gr. in-foL, 
78 pi. 

Pault (Théod. de) : 

Description ethnographique des peuples de la Russie. 
Publié à l'occasion du jubilé millénaire de l'empire 
de Russie, etc. — Saint-Pétersbourg, 1862, gr. in- 
fol., 1 carte et G2 chromolith. 



Exposition ethnographique de la Société de G-éo- 
graphie, faite à Paris en 1875 ; section russe. 

Quelques types des peuples de la Russie ; collection 
photographique publiée à Odessa par M. J. X. 
Raoult. 



SUEDE-NORVEGE. 



Une Année en Suède. — Stock- 



FORSSELL (C.) : 
Ett ar i Sverige. 
holm, 183r). 

FORSSEL (C), premier graveur du roi : 

Album pittoresque du Nord. Tableaux des costumes, 
mœurs et usages des paysans de la Suède. — Lon- 
dres et Berlin, 1838, in-fol., 15 pi. color. 

DoBEN (Gustaf von) : 

Om Lappland och Lapparne ;... 



Musée d'ethnographie Scandinave de Stockholm. 
Expositions universelles de Paris en 1867 et 1878 
musée ethnographique : section suédoise. 



PRINCIPAUTÉS DANUBIENNES. 

Valerio (Th.) : 

Les Populations des provinces danubiennes en 1854 
Suite de dessins d'après nature gravés à l'eau- 
forte par Th. V... — Paris, Goupil, v. 1855, in-fol., 
18 pi. 

TURQUIE. 

NiCOLAY (Nie. de) : 

Plusieurs descriptions des accoustrements, tant des 
magistrats et des officiers de la Porte du grand 
seigneur que des peuples assujectis à son empi- 
re, etc. — S. 1. n. d., in-fol., 60 pi. grav. 

LORICHIUS [Lorich] (Melchior) : 

Figure disegnate, e intagliate a piedi, e a cavallo con 
j)arecchi degli Edificj alla maniera Turca, etc. — 
Hambourg, M. Hering, 1626, in-fol., 113 pi. grav. 
— 2" édit., ibid., T. Guiiderman, 1641, in-fol., 
122 fig. — 3" édit., ibid., 1646, in-fol., 122 fig.; 
table explicative en allemand. 

La Chapfelle (G. de) : 

Recuel {sic) de divers portraits de principales 
dames de la Porte du Grand-Turc tirés au na- 
turel sur les lieux et dédiez à madame la corn- 



102 — 



tesse de Fiesque par Georges de la Cbappelle, 
peintre de la ville de Caen. — Paris, 1048, in-fol.. 
12 pi. grav. 

Le Hay : 

Recueil de cent estampes représentantes (sic) dif- 
férentes nations du Levant, gravées sur les ta- 
bleaux peints d'après nature en 1707 et 1708 
par les ordres de M. de Ferriol, ambassadeur du 
roi à la Porte, et mis au jour en 1712 et 1713 
par les soins de Le Hay. — Paris, 1714, in-fol.^ 
100 pi. color. ; — nouv. édit., ibiil., 1715, gr. 
in-fol., 102 pi. 

Anonyme : 

Recueil des différents costumes des principaux of- 
ficiers et magistrats de la Porte ; et de.« peuples 
sujets de l'empire ottoman, tels que les Grecs, 
les Arméniens, les Arabes, les Egj'ptiens, les Ma- 
cédoniens, les Juifs, etc. — Paris, Onfroy (v. 
1780), in-fol., 16 pi. grav. d'explications et 96 pi. 
de costumes. 

MocRADJA d'Ohsson : 

Tableau général de l'empire ottoman. — Paris, Didot, 
1790, in-fol. 

Dai.vimakt : 

The Costume of Turlceij, etc. Costumes de la Tur- 
quie illustrés de GO grav. color. (texte angl. et 
franc.). — Londres, 1802, gr. in-4''. 

Anonyme : 

The MilHary Costume of Turl-ei/, etc. — Les cos- 
tumes militaires de la Turquie (texte angl. et 
franc.). — Londres (1818), gr. in-l", 30 grav. color. 

Lachaise : 

Costumes de l'empire turc, avec des notes explica- 
tives ; vues de Constantinople, des Dardanelles et 
de Smyrne, prises de 1817 à 1820, etc. — Paris, 
1821, in-é", 61 pL 
Erindesi (Jean) : 

Elblcei At'il-a. Musée des anciens costumes turcs de 
Constantinople, etc. — Paris, Lomercier (185ô). 
22 pi. chromolith. 
Arif-Pacha : 

Les Anciens Costumes de l'empire ottoman, depuis 
l'origine de la monarchie jusqu'à la réforme du 
sultan Mahmoud, recueillis par S. Ex. le Muchir 
Arif-Pacha. — Paris, 1804, in-fol., avec lith. noires 
ou color. 

Hami)Y-Bey et Laijnay (Marie de) : 

Les Costumes populaires de la Turquie en 1873. 



Ouvrage publié sous le patronage de la commis- 
• sion impériale ottomane pour l'Exposition imiver- 
selle de Vienne. Texte par S. E. Hamdy-Bey, 
commissaire général, et Marie de Launay, membre 
delà Commission impériale du jury international. 
Phototypie de Sébah. — Constantinople, 1873, 
3 part, in-fol., 74 pi. 

Pkcheux et Manzoni : 

Costumes orientaux inédits, dessinés d'après na- 
ture en 1790, 1797, 1798, 1802 et 1809 ; gravés à 
l'eau forte, terminés à la pointe sèche, et coloriés. 
■ — Paris, 1813, in-l", 25 pi. grav. par Gatine, 
d'après Pécheux et Manzoni. 



GRECE. 

Cartwrkjht : 

Sélections of the Costume of Albania and Greece, etc. 
— Choix de costumes des Albanais et des Grecs, 
avec des légendes explicatives d'après lord Byron, 
etc. — Londres (1822), gr. in-fol., 11 pi. color. 

Stackelberg (Otto-Magnus, baron von) : 

Trachten und Gebraïiche der Neugriechen, etc. Cos- 
tumes et mœurs des Grecs modernes. — Berlin, 
1831, in-fol., 30 pi. grav. 



ASIE, AFRIQUE, AMÉRIQUE ET OCEANIE. 

Muséum de Paris : section anthropologique. 
Musée ethnographique du Louvre ; section de la 

marine. 
Musée des colonies installé au palais de l'Industrie 

par les soins du ministère de la marine : 
Musée ethnographique du Trocadéro. 
Collection des costumes de guerre organisée au 

Musée d'artillerie de Paris, par M. le colonel Le- 

clercq. 



ASIE. 

Anonyme : 

Asiatics Costumes, etc. Co^;tumee asiatiques; suite de 
44 gravures reproduisant les originaixx dessinés 
d'après nature avec une description de chaque 
sujet. — Londres. 1828, in-8". 



16; 



PERSE. 



Op.LOWSKI (A.) : 

The Costume of Pers'ia drmcn from nature, etc. 
Costumes de la Perse dessinés d'après nature par 
A. 0...., et sur pierre par Hulman, Dightou, etc. 
(texte angl. et franc.). — Londres, 18-20, gr. in- 
fol., 25 pi. color. 



AFGHANISTAN. 



Hart (Capt. L. W.) : 

Character and Costumes of Afghanistan, etc. Mœurs 
et costumes de l'Afghanistan. — Londres, 1843, 
in-foL, 26 pi. 



INDE. 



Portraits de souverains mogols descendants de 
Tamerlan ; peintures originales formant une col- 
lection faite à Delhi en 1774 par le colonel Gen- 
til ; bibliothèque de M, Ambr. Firmin-Didot. 

Peintures persanes et mogoles ; même bibliothèque. 

Peintures exécutées par des mains indoues au com- 
mencement du siècle et provenant de Pondichéry 
où elles ont été annotées ; propriété de MM. Didot. 

SoLVTNS (Balth.) : 

A collection of txoo hundred and fifty coloured 
Etchîngs descriptive of the manners, ciistoms and 
dresses of the Hindoos , etc. Collection de 250 
grav. coloriées représentant les mœurs, coutumes 
et costumes des Hindous, etc. — Calcutta, 1799, 
gr. in-fol. 

SOLVYNS (Balth.) : 

The Costume of Hindostan, etc. Costumes de l'In- 
dostan, dessinés dans l'Inde en 1798 et 1799, et 
représentés en 60 planches enluminées, avec 
explications en angl. et en franc, par B. S..., de 
Calcutta. — Londres, 1804, in-fol., fig. 

SOLVTNS (Balth.) : 
Les Hindous, ou Description de leurs mœurs, cou- 
tumes, cérémonies, etc., dessinés d'après nature 
dans le Bengale, et représentés en 292 pi., texte 



angl. et franc. — Paris, 1808-1 2, 4 vol. gr. in-fol., 
fig. color. réduites d'après le grand recueil ci- 
dessus. 

James (Captain) : 

The Military Ccstume of India, etc. Le Costume 
militaire de l'Inde. — Londres, 1813, in-4o, pi. 
color. 

Broughton (Thomas Duer) : 

The Costimie, character, manners, domestic habits and 
religions cérémonies ofthe Mahrattas, etc. — Cos- 
tume, caractère, usages, coutumes privées et cé- 
rémonies religieuses des Mahrattes, 10 grav. 
color. — Londres, 1813, in-4o. 

Jacquemont (Victor) : 

Voyage dans l'Inde, Paris, Firmin-Didot, 1841, 4 
vol. de texte et 2 vol. contenant 295 pi.; ensem- 
ble 6 vol. gr. in-4''. 



CHINE. 



Bouvet (J.) : 
L'Estat présent de la Chine en figures. — Paris, 
1697, in-fol., 43 pi. gravées par P. GifiPart. 

Du Halde (J.-B.) : 

Description géographique, historique, chronologi- 
que, politique et j^hysique de l'empire de la Chine 
et de la Tartarie chinoise. — Paris, 1735, 4 vol. gr. 
in-fol.^ fig., atlas de 42 cartes par d'Anville. — 
Nouv. édit. : La Haye, 1736, 4 vol. in-4". 

Mason : 

The Costume of China, etc. Le Costume des Chi- 
nois, illustré de 60 pi. color., texte angl. et franc. 
— Londres, 1800, gr. in-4"^, fig. 

Pu-QUA : 

Tableaux de Pii-Quà, peintre à Canton ; Cabinet des 
estampes de la Bibliothèque nationale de Paris. 

Grohmanx (.L-God.) : 

Mœurs et coutumes des Chinois et leurs costumes 
en couleur, d'après les tableaux de Pu-Quà, pein- 
tre à Canton, etc. Gebrauche und Kleidung der 
Chinesen, etc. (texte franc, etallem.). — Leipzig 
(1803), gr. in-4<», 60 pi. color. 

Ma SON : 

The Punishments of China, etc. Les Châtiments 



164 



usités chez les Chinois, etc. (texte angl. et franc.). 
— Londres. 1801, gr. ia-4", "22 pi. color. 

Hemi'El (Fréd.) : 

I)ie Slrafen der Chinesen, etc. Châtiments usités chez 
le."? Chinois, représentés dans "22 gravures enlumi- 
née.5, etc. (texte franc, et allem.), — Leipzig, 1804, 
in-4''. (Copies des planches de l'ouvrage précé- 
dent). 

Ai.E.XANDER (William) : 

T/ie Costume of China, etc. Le Costume des Chinois, 
illustré de 48 pi. color. par W. A. (texte angl. et 
franc.). — Londres, 1805, gr. in-i", fig. — Nouv. 
édit. : Piclvresque représentations of the df-ess and 
manners ofthe Chinese, etc. ; ibid., 1814, in-4°, 50 ph 
color. 

M.VLPliïUE (D. Bazin de) : 

La Chine, mœurs, usages, costumes, arts et métiers 

. . . ' 

peines civiles et militaires, cérémonies religieuses^ 

monuments et i^aysages, d'après les dessins origi- 
naux du P. Castiglione, du peintre chinois Pu-Quà, 
de W. Alexander, etc., par MM. Devéria, Régnier, 
Schaal, Schmit, Vidal, etc. ; notices explicatives et 
introduction par D. B... de M... — Paris, Didot, 
18-2.J-27, 2 vol. gr. in-4'', 180 pi. color. 



HcMBERT (Aimé) : 
Le Japon illustré, 
in-l". 



JAPON. 



Paris, Hachette, 1870, 2 vol. 



Beaivoiu (le comte de) : 
Pékin, Yedo, San-Francisco , etc.. — Paris, Pion. 



AFRIQUE. 

Costumes algériens et tunisiens; documents jîhoto- 
graphiques provenant de chez MM. Boutet et 
Boyer, d'Alger; Prod'hom, de Bône ; et Garrigues, 
de Tunis. 

GiUFFOx DU Bi:ll.\y : 

Le Gabon (Tour du monde, année IBôâ). 

Lk.JEAN (Guillaume) : 

La Queue des Niams-Niams (Tour du monde, ISCI), 



Lejean (Guillaume) : 

Voyage en Abyssinie (Tour du monde, 18('iâ). 

LiVINGSTOXE : 

L'Afrique australe (Tour du monde, 18(i6). 

Fleuuiot de Langle (vice-amiral) : 

Croisière h la côte d'Afrique (Tour du monde, 
1872). 

St'HWElNFLUTH (doctCUr) : 

Au cœur de l'Afrique (Tour du monde, années 1874 
et 1875). 

Hartmann : ' 

Les Peuples de l'Afrique. Paris, Germer-Baillère, 1878. 



AMERIQUE. 



Neu-Wied (prince de) : 

lîeîse nach Brasilien in den Jahren 1815-1817. 
Voyage au Brésil dans les années 1815 à 1817. — 
Francfort, 1819-1820, 2 vol. iu-S" et atlas in-folio. 

Neu-Wied (prince de) : 

Reise durch Nordamerika. — Voyage à travers l'A- 
mérique du Nord. Coblentz, 1838-1843, 2 vol, in-4o 

et atlas de planches. 

LiNATi (C.) : 

Costumes civils, militaires et religieux du Mexique, 
dessinés d'après nature par C. L... etc. — Bruxelles, 
Sattanino (1828), in-4", 48 pi. color. 

Charnay (Désiré) : 
Le Mexique (Tour du monde, année 18G.^). 

Chaunay (Désiré) : 
A travers la Pampa et la Cordillère (Tour du mon- 
de, 18(37). 

Simonin (L.) : 

Le Far-west américain (Tour du monde, 18('i7). 

Di.xON (H.) : 

La Conquête blanche (Tour du monde, 1876). 



OCEANIE. 



FiîEYCiNET (L. Cl. Desaulses de) : 
Voyage autour du monde, entrepris par ordre du roi 



165 — 



exécuté sur les corvettes de S. M. l'Uranie et la 
Physicienne pendant les années 1817, 1818, 1819, 
1820; publié par L. de F... — Paris, 1824-1844; 
partie historique, 5 vol. in-4'J et atlas de 112 pi. 
par J. Arago, Pellion, etc. 

DUMONT D'UUVILLE : 

Voyage de la corvette l'Astrolabe, exécuté par ordre 
du roi pendant les années 1826, 1827, 1828 et 
1829. Histoire du voyage. Paris, 1832, 10 vol. 
in-8'' et atlas. 

DUMONT d'Ueville : 

Voyage au pôle sud et dansl'Océanie sur les corvet- 



tes l'Astrolabe et la Zélée pendant les années 1837 
à 1840. Publié sous la direction de M. Jacquinot, 
capitaine de' vaisseau. — Paris, 1841-1854. 

Temmisck : 

Coup d'œil général sur les populations néei'landaises 
de l'Inde archipélagique. — Leyde, 1846-1849, 3 
vol. in-8°. 

Chaunat (Désiré) : 

Six mois en Australie (Tour du monde, année 1880). 

Chaunat (Désiré) : 

Six semaines à Java (Tour du monde, 1880). 



OBSERVATIONS SUR LE GLOSSAIRE. 



Les diverses tables qui précèdent se complètent par un Glossaire des termes employés dans l'ou- 
vrage, où le lecteur trouvera, à leur ordre alphabétique, les noms tant français qu'étrangers , soit des 
costumes, fragments ou pièces de costumes représentés, soit des accessoires du costume (coifiEures, bi- 
joux, armes, moyens de transport, etc.) ainsi que des dispositions d'intérieur ou des objets mobiliers 
qui lui servent de cadre, avec l'indication des qualités, professions, usages caractéristiques de ceux 
qui le portent. 

Il est supei-flu de faire remarquer de quelle utilité sera pour la consultation et l'usage du recueil 
ce répertoire alphabétique permettant de trouver rapidement , par le renvoi des termes aux planches 
et notices qui en traitent , le renseignement désiré. 

Les chifEres qui suivent chaque mot et sa définition indiquent le numéro d'ordre (d'après le tableau de 
concordance des signes et des numéros) des diverses planches et notices où ce mot trouve son emploi, 
chacune séparée par une virgule. Dans le cas où dexix planches n'ont qu'une notice commune , cela est 
indiqué par le mot et placé entre les deux chiffres. Ex. : 65 et 66, 207 et 208, etc. — Quant aux plan- 
ches doubles, elles sont indiquées par un trait d'union. Ex. : 56-57, 63-64, etc. 

Ce glossaire a lui-même pour appendice un Index Géographique, indiquant les diverses races et na- 
tionalités, considérées au point de vue du Costume, et les principales contrées qu'elles ont occupées ou 
occupent encore. 



■ GLOSSAIRE. 



Aalim. — Ulémas qui se livrent à reuseignemeut ; Turquie, 

464. 
Aanspreker. — « Prieur d'enterrement » ; il fait part des 

décès aux habitants et assiste aux cérémonies funèbres ; 

Hollande, 421 et 422. 

Aba. — Étoffe de feutre; Turquie, 169, 177, 179, 464. 

Abaïa. — Veste brodée ; Maures tunisiens, 159. 

Abarcas. — Espèce de guêtres; G-aliciens; Espagne, 476. 

Abattus (cheveux). — Coiffure féminine ; France, règne de 
Louis XIII, 328. 

Abbé, c'est-à-dire 'ph-e. -^Nom d'abord réservé aux titulaires 
d'abbayes, aux chefs d'ordres religieux, puis donné aux su- 
périeurs de communautés et aux simples ecclésiastiques. 
Les abbés étaient ou mitres ou crosses, ou bien encore possé- 
daient les deux prérogatives à la fois. Il y avait aussi les 
abbés réguliers et les abbés commendataires; les premiers 
devaient être des religieux , les autres des membres du clergé 
séculier ou même des laïques, 181, 284. 

Abbé perruque/. — L'abbé de cour, des hautes sociétés, coiffé 
de la perruque particulière aux ecclésiastiques pendant la 
seconde partie du règne de Louis XIV, 352, 354. 

Abbé (petif). — L'abbé mondain du dix-huitième siècle, 
372, 398. Voir Collet (Pi-7iTr). 

Abdari. — Porteur d'eau persan, 141. 

Abnet. — Ceinture des prêtres Israélites, 13. 

Aboukal. — Pot à eau; Kabylie, 155. 

Aboyeurs. — Individus qui appelaient les porteurs de 
chaises à la sortie des assemblées. France; dix-huitième 
siècle, 374. 

Abracadabra. — Mot magique, considéré comme un pré- 
servatif par les Komains ; 42. 

Abraxa. — Pierre gravée ; amulette, talisman ; Romains, 42. 

Acatia. — Voir Mappa. 

Acbeh. — Fichu de soie des femmes fellahs ; Egypte, 160 et 161 . 

Acémètes ou Studites (moines chrétiens dits). — Ordre 
religieux fondé au commencement du cinquième siècle; Sy- 
rie, 147. 

Acercomes. — Littéralement, qui porte des cheveux longs, 
flottants; femmes gauloises, 56-57. 



Acerra. — Boite contenant l'encens des sacrifices chez les 
Romains, 38, 39. 

Acham Namazy. — Prière dite lorsque le soleil se couche ; 
religion musulmane, 145-146. 

Achmoukl. — Cruche à eau ; Kabylie, 155. 

Achouaou thabenikt. — Coiffure de la femme mariée; 
Kabylie, 155. 

Acieres ou Secures. —Haches de cuivre ; sacrifices romains, 
39. 

Acroama. — Nom donné par les Grecs et les Romains à un 
divertissement qui avait lieu pendant le repas, au moment 
du troisième service ; 23. 

Adoubement ou harnois. — Mot désignant les harnais 
de mailles ou les harnais mixtes composés de mailles et des 
plates adoptées pendant le cours du quatorzième siècle; 
France, moyen âge, 219. 

Aferrah. — ■ Casserole pour la cuisson des galettes ; Kaby- 
lie, 155. 

Affabeh. — Aiguière et son plateau; Perse, 138. 

Affique. — Bijou que l'on plaçait sur le chapel; France, 
moyen âge, 210, 224. 

Agha. — Chef des janissaires ; Turquie, 169. Agha-Babassi. 
Voi/- Baba. 

Agitator equorum (i]vioyoç,.^ — Cocher ou conducteur 
do char; Grèce, 16. 

Agnus Dei. — Médaille d'argent; parure féminine; Suisse, 
434, 435. 

Agrafe. — Bijou orné d'un crochet et d'un anneau, servant 
à maintenir le manteau ou la robe, 31, 52, 53, 54, 55, 58, 
140, 154, 224, 417, 423, 460, 483, 497. Voir Broche, Fek- 
MAiL, Fibule, Ibesimen, Tchapbass. 

Aigle (aquila). — Enseigne principale de la légion ro- 
maine, 34, 35, 36-37. Voir Aquilipee. 

Aigrette. — Faisceau de plumes effilées et droites; orne- 
ment du casque ou de toute autre coiffure militaire. — 
L'homme d'armes de l'époque carolingienne porte une 
aigrette de cuir; celui du treizième siècle a son grand 
heaume surmonté de l'aigrette des batailles, plumail en forme 
d'éventail. — Les radjahs indous enrichissent cette parure 
de perles ou de pierres précieuses. — 25-26, 36-37, 48-49, 
60-61, 63-64, 65, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 119, 122, 
202, 204, 453, 454. Voir les mots Ckête, Ceista, Panache, 
Phalot, Plumail, Plume, Plumet. 



— 170 — 



ÂOirette ou L'sj'iit. — Coi(ïiiic féminine; France, Consulat, 
40ti. 

Aiguière (abjuier). — Vase tle métal, à ause et à bec, repo- 
sant sur un plateau ou cuvette, et destiné à contenir de 
l'eau. Au moyeu âge, l'or, l'argent, les émaux contribuaieut 
à la décoration de l'aiguiére, affectée au service de la table 
ou à plusieurs autres usages, 232, 309. 

Aiguillette. Costume militaire. — Tresse ou lacet formé 
d'un tissu d'or, d'argent, de soie ou de laine, dont les bouts 
sont en pointe de métal. Dans le moyen âge, et depuis 
l'usage des armures complètes , on donna le nom (Vaiijnil- 
lettes ou cordons à ferrets aux lacets qui en liaient les dif- 
férentes parties. Dans la suite, on eu fit une espèce d'orne- 
ment qui servit à distinguer les différentes armes et les 
différents grades ; 53, 54, 386, 387. 

Costume civil. — Cordon terminé par un ferret ou une pointe 
(le métal, afin de faciliter le passage de ce lien à travers un 
ou plusieurs œillets. On voit les aiguillettes adoptées pour 
attacher entre elles les diverses pièces des vêtements dès le 
treizième siècle; 268, 285, 327, 328, 336, 340. 

Aile. — Partie de l'atrium romain. Voir Ala. 

Touffes de côté; perruques du dix-huitième siècle, 367. 

Aile de papillon (vêtement en). — Robe diaphane portée par 
les dames françaises de l'époque du Directoh-e, 404. 

Aileron ou mancheron. — Espèces d'ailes en étoffe tombant 
des épaules, en usage dans le costume des dames comme 
dans celui des hommes, pendant la seconde moitié du sei- 
zième siècle; 254, 264, 274, 275, 276 et 277, 278, 280. 

Ailette. — Pièce d'armure qui, vers la seconde moitié du trei- 
zième siècle, fut posée sur les épaules de l'iiomme d'armes , 
afin de garantir cette partie du corps contre les coups de 
masse que le camail et la cotte de mailles ne protégeaient 
pas suffisamment; 202, 217. 

Aïvas. — Cuisinier turc, 175. 

Ajote. — Sandale de peau; chaussure des Araucaus; Chili, 
78. 

Akal. — Corde eu poil de chameau que les Bedeioi ou Bé- 
douins du Liban enroulent autour de lem-s tmbans, 179. 

Akindy Namazy. — Prière de l'après-midi; religion musul- 
mane, 145-146. 

Akkja. — « Bateau de neige »; nom particulier du jinllc, 
traîneau d'hiver des Lapons; 411, 412. 

Aklouka Kébéci. — Vêtement de dessus des Aniaoni ou 
Albanais; Turquie, 464. 

Ala (aile). — Vaste pièce de la maison romaine destinée à 
recevoir les visiteurs. Il y avait généralement deux ulœ, 
une de chaque côté de 1' Atrium (voir ce mot) ; 33, 46. 

Alabastra, Alabastron (àXâêaarxpa, à).âoa(7Tpov). — 
Vase dans lequel les Grecs reufenuaient des onguents ou des 
parfums; il avait parfois la forme d'une poire, d'un pen- 
dant de perle ou d'un bouton de rose {alabastri) ; 18, 25- 
26. 

Alarakia. — Bonnet en calicot qui se met sous la CHEchia 
(voir ce mot) ; Maures tunisiens, 169. 

Alaouzi. — Xoix donnant une couleur noire dont les indigè- 
nes de l'île Viti (Océanie) font usage pourse peindre le corps, 
62, 

Albarcas. — Chaussure eu peau de bœuf; Aragon, Espagne 
475. 



Albornoz. — Le burnous des Maures d'Kspagne, 156. 

Alcandora. — Haut bonnet de toile en forme de mitre ; 
Mauresques d'Espagne, 20U. 

Alcôve. — Réduit pratiqué dans une chambre à coucher 
pour y placer un lit ; les riches alcôves des chambres de 
parade du dix-septième siècle formaient plutôt comme une 
seconde pièce, 190-191, 347. 

Alderman. — Magistrat municipal; Angleterre, 4oU. 

Al-dyônan. — Divan, conseil de chefs ; Maures d'Espagne 
156. 

Alenas. — Epée fine et tranchante en usage pour combattre 
de près dans la mêlée ; on la portait par devant, au milieu 
de la ceinture ; France, fin du douzième siècle, 203. 

Alfange. — L'épée des Maures d'Espagne, 156. 

Algensis. — Pourjire fournie par un coquillage que les an- 
ciens péchaient au milieu des algues marines, 25-26. 

Alguacile. — Agent de l'autorité participant de l'officier de 
police et de l'huissier; Espagne, 470 et 471. 

Alipilus. — Epileur, esclave attaché aux bains romains, 45. 

Aliptes (àXsÎTtTru;). — Chez les Grecs, celui qui avait 
double emploi d'wHcto/' et de maître de gymnastique. — Chez 
les Romains, l'esclave chargé de frotter ceux qui sortaient 
du bain, 45. 

Almaire. — Voir Aumoirk. 

Almofar. — Capuchon ; Maures d'Espagne, 156. 

Almoliadas. — Coussins; mobilier mauresque, 156. 

Alpargatas, Espardenas. ^ Chaussure de chanvre tressé 
que l'on attache au moyeu de rubans ; Espagne, 472, 474, 
475, 476, 477-478. 

Aluta. — Cuir pour chaussure que les anciens préparaient 
avec de l'alun {aluminala) pour le rendre doux et souple. 

Aluta laxior. — Chaussure large ne prenant pas exactement la 

forme du pied, 47. 

Amaboutou. — Porteur zoulou ; Aû-ique, 67-68, 

Amadis. — Du nom d'un opéra de LulU : garniture galon- 
née ou brodée décorant le revers de la manche à bottes; 
France, dix-septième siècle, 354. 

Amadis (manches). — Celles de l'anglaise, redingote des da- 
mes de l'époque Louis XVI, 389. 

Amadis (caraco à 1'). — Modes féminines de l'année 1791; 
France, 398. 

Amandille. — Coiffure plate des paysannes du Cassinum ; 
Italie, 468. 

Amapagatis. — Vétéran zoulou; Afrique, 67-68. 

Amazones. — Race fabuleuse de femmes guerrières de l'Asie, 
M, 29. 

Amsntum. — Courroie attachée au bois d'une lance ou 
d'une javeline, vers le centre de gravité, et dans laquelle le 
guerrier, au moment de lancer l'arme , engage les deux 
doigts de la main droite, de manière à augmenter la force 
d'impulsion, 25-26, 60-61. 

— Courroie plate de la crépide, 25-26. 

Amict. — Linge bénit que le prêtre catholique met sur ses 
épaules avant de monter à l'autel, 181, 182, 189, 193, 194. 



ITl 



Amictus. — Terme général employé par les auciens pour dé- 
signer tous les vêtements de dessus dans lesquels on s^ enve- 
loppait (de amicire), par opposition aux vêtements de dessous 
que l'on mettait (de induere), 20. 

Amin. — Celui qui exerce l'autorité dans le déliera ou vil- 
lage kabyle, 152, 153. 

Amkas. — • Grande cour réservée aux audiences dans les rési- 
bidences des souverains mogols, 115, 117-118. 

Amrneister. — Eohevins de l'ancienne Alsace, 488. 

Amolimenta. — Préservatif, talisman en usage chez les 
Romains, 42. 

Amorçoir. — Voir Flasque. 

Amphiphalos (àu9iça),oç), — Casque orné de deux crê- 
tes ; antiquité grecque, 25-26. 

Amphore (à[J.çop£Û;). — Vase de terre cuite à deux anses. — 
Amphoi'e non sessile. L'amphore terminée en pointe, celle 
qui ne pouvait s'asseoir d'elle-même et qu'où était obligé de 
poser sur un trépied ou d'enterrer à moitié dans le sable des 
caves ; Egypte, 7, 

Ampoule. — Burette ou fiole dans laquelle les anciens con- 
sei-vaient les huiles de toilette et les parfums ; Egypte, 7. 

Ampo. — Sorte d'argile que la Jayanaise emploie comme 
aliment pour arriver à la maigreur ; Ooéanie, 63-64, 

Amsohir. — Encensoir de bronze ; Egypte, 8. 

Amycléides ou Laconiques. — Chaussures des Spartiates. 
Les amycléides tiraient leur nom d'une ancienne ville de 
Laconie, Amyclœ , 47. 

Anabole (àvaêôXatov). — Manteau court. Manière parti- 
culière, chez les Grecs et les Romains, de porter tout vête- 
ment de dessus, qu'il appartienne aux hommes ou aux fem- 
mes. — Anabole dipldïdion, c'est-à-dire replié sur lui-môme, 
devenu double. — Hemidiploïdion, l'auabole simple non re- 
plié, 19. 

Anadêma (àvà5Yî(j,a), Anadêmata, Anadêsmé. — 

Bandelettes, liens servant à contenir la chevelure des dames 
grecques, 21, 56-57. — Anaimsckhalistefes, Masckhalisthres. 
— Bandelettes ou colliers qui passaient sur les épaules, 18. 

Anaxyrides. — Pantalons larges , longs et plissés que, sur 
les monuments grecs et romains, on voit aux Phrygiens, aux 
Perses et et aux autres peuples de l'Orient, 14. 

Anaya. — Sauf-conduit du voyageur ; Kabylie, 150, 

Andabata. — Gladiateur romain combattant à cheval et les 
yeux bandés, 36-37. 

Andron (àvSpwv), — L'une des deux divisions principales 
de la maison grecque, celle réservée aux hommes, 27-28, 
Voir Gynécée. 

Ângarkah. — Chemise courte; Inde, 130. 

Anglaise. — Robe en redingote ouverte ; modes féminines ; 
France, règne de Louis XVI, 380. 

Angon. — L'arme des Francs ; lance ayant beaucoup de 
rapports avec le i527(«w romain, 48-49, 56-57. 

Angustlclave {clavus angustus). — Tunique des chevaliers 
romains, ornée de deux bandes de pourpre, marque distinc- 
tive de l'ordre équestre. — Angusticlavus, celui qui avait le 
droit de porter l' angustlclave, 40. Voir Cl.vve, Laticlave. 



Anilik. — Ruban d'or élastique, espèce de couronne ; parme 
féminine; Turquie, 179. 

Anneau (annulus). — Bague. 

Anneau de fer, insigne des citoyens romains et plus tard des 

plébéiens, seuls. — Anneau d'or, insigne des patriciens et 

des chevaliers. — Anneau celtico-scandinave , 31, 53, 55. — 

Anneau épiscopal, gage de l'alliance spirituelle que les évê- 

ques contractent avec l'Eglise, 182, 193. 
Anneaux hranlants, à perles, tmis. ■ — Pendants d'oreilles ; 

France, règne de Louis XVI, 391-392. 
Anneaux du nez (moncanty). — Parure des femmes indoues, 

123, 124, 125, 126,127, 128, 129. 
Anneaux de jambes. — Océanie, Afrique, Asie, 60-61, 63-64, 

67-68, 71, 72, 73, 123, 125, 126, 127, 129, 150, 154, 165, 463. 

Voir Khatkhal, Peeiscelides. 
Anneaux de cheville. — Voir Compedes, Peeipezidks, 

Ansa. — Le trou ou l'œil par lequel on passait la courroie 
ou le lacet de la crépide (voir ce mot), 47, 

Antarawasaka. — L'une des robes de couleur jaune, la 
couleur sacrée, des prêtres kandiens; île de Ceylan, 132, 

Antithalamus. — Chambre de la maison grecque, 27-28, 

Aou ou Alikirs. — Chefs kanaques; Océanie, 60-61. 

A'oualem ou Ghaouâzy. — Danseuses arabes qui vont 
dans les harems et qui parcourent les places publiques ; 
Algérie, 164. 

Apanage. — Nom donné à un certain genre de breloques ; 
bijouterie-joaillerie du dix-huitième siècle ; France, 380. 

Aphaloi ou Alophoi. — Casques sans visière, ni cimier; 
Grèce, 25-26. 

Apodesme (àTtôosajXoi;), — Lien du sein, que dans la suite 
on nomma stéthodesme,tœnia etstrophium; costume féminin ; 
Grèce, 19. 

Apparat (coiffure d') dite aussi Loge d'opéra. — Modes 
fénùnines, règne de Louis XVI, 389. 

Appui-lance. — Voir Faucee. 

Appelant (1'). — Le seigneur qui envoyait le défi; tournois 
du moyen âge, 221. 

Aquila. — Voir Aigle. 

Aquilifer. — Officier romain porteur de l'aigle, 34. Voir Si- 

GNIFEK. 

Ara. — Foi/' Autel. 
Arabaji. — Cocher turc, 177. 

Arbalète. — Arme de jet dérivée de l'arc (arc-baliste), 
composée d'un arc fait de nerf, de corne ou de métal, d'un 
arbrier ou corps de bois destiné à fixer l'arc et à, recevoir 
le projectile, et d'une noix avec la détente. 

Arbalète à cry. — Celle dont l'arc d'acier, était bandé à l'aide 
d'un cric à manivelle ; à pié, celle dont l'arbre était pourvu 
d'un étrier ( Foi> Ckanequin); à tour ou à moufle, celle 
munie d'un treuil à poulies appelé aussi moulinet; Europe, 
moyen âge, 218, 219, 220, 

Arbalétrier. — Homme de guerre de l'infanterie soldée ou 
des milices communales, armé de l'arbalète ; Europe, moyen 
âge, 218, 219, 220. Voir Cranequinieb. 

Arc. — Arme de jet datant de l'antiquité la i^us reculée; 
toutes les races humaines en ont fait usage ; en Europe, elle 



172 



110 fut àbaiiiluiiii'je Uaiis les armùes, que luiigteiups ai)rte 
l'iuveiitiou des armes à feu; 1, 2, 14, 15, 25-26, 48-49, 50, 
UU-61, 67-68, 73, 94-95, 96-97, 122, 218, 220. Voir AbCHEI!. 

Arc-en-ciel (rubans à V). — Modes féminines ; France, dix- 
bultièiiie sU'cle, règne de Louis XVI, 391-392. 

Arca. • - Le eoffr»fort romain, 44. 

Arcantodon. — Titre porté ])ar le chef des ceni-ictes, cliez 
le» Véliocasses, peuple gaulois, 56-57. 

Arcelets. — Petits cercles de fer servant à relever les che- 
veux au-dessus des temiies; modes féminines; Europe, sei- 
zième siècle, 277. 

Arche. — Grand coffre rustique, meuble bas, portatif ; Franco, 
231, 498, 499-500. Voir Sexxdouk. 

Archer (ToIî^TTÔ;, s(i<jift(\?iii.i), — Combattant armi'' de l'arc 
ir., 25-26, 94-95, 96-97. 

Archers (Frnnoi). — Milice française ci'é''e en 1448 par Char- 
les VII; ce corps était formé par les différentes paroisses du 
royaume ; chacune fournissait un homme armé qui était 
affranchi de tout subside, de là leur nom ; 218-220. 

Arch'lou. — Nom donné en Bretagne à Varchf ou bahut rus- 
tique; France, 498, 499-500. 

Arçon. — La partie de la selle élevée eu arc devant et 
derrière sous les bâtes du troussequin, 202. 

Arcuatus currus. — Char antique à deux roues, avec une 
tente demi-circulaire au-dessus; 216. 

ArestoeL — Le fer court de la lance de combat ; France, 
treizième siècle, 204. 

Argo peilloux. — Voir Coubeutie. 

Arisaid. - ■ Le grand plaid des Ecossais, 427. 

Arkalitch. — Veste de cuir du sakkit (porteur d"eau) turc. 

175. 
Arma (àpiJ.a). — Cliar de guerre à deux roues ; Grèce, 16. 

Armarium. — Voir Ahmoike. 

Armel. — Armoire ; mobilier rustique breton ; France, 499-500. 

Armet. — CoiTuption du vieux mot français hiaumet, petit 
lianme. Ancien casque des milices adopté par les hommes 
d'armes du XV siècle. Il se composait du iijvibre, avec ou 
sans crête, de la rue, du nasal et du veiitail, pièces mobiles 
dont l'ensemble est souvent désigné par les noms de mézail 
et (le gorfjerin. — France, moyen âge et seizième siècle, 
202, 217, 218, 253, 254, 260, 261, 262. 

Armilla ('l'sWiov). — Bracelet d'hommes composé de trois 
ou quatre toiu-s massifs d'or ou de bronze qui couvraient 
luie grande partie du bras; antiquité, 31. 

Armoire {almaire, amaire, armarium, aumaire, aumoire). — 
Cliez les Romains, Varmarium sert d'armoire, de cabinet ou 
de buffet. Au moyen âge, les mots almaire, amaire, sont 
employés pour désigner un meuble fermé, peu profond, haut 
et large, à uu ou plusieurs vantaux, destiné à renfermer 
les objets précieux comme ceux d'un usage journalier; 33, 
44, 46, 229, 230, 375. 

Armoire arlis/ique; seizième siècle. — Voir Kusstschraxk. 

Armoudié. — Ornement d'or de fonne allongée, qui nnie 
parfois ïc piisiul des Turcs; 176. 

Armoyés (vêtements). — Invention du treizième siècle qui 
Iieruiit aux gentilshommes de faire figurer sur leurs habits les 
emblèmes héraldiques de leur maison. 11 y avait des robes 
larties et écartiléf.i, c'e-;t-à-dlrc dont chaeiuc face représentait 



l'accouplement ilc deux ou quatre blasons ; Europe, moyeu 
âge. 211, 212. 

Aropstara ( balie agissante ). — La boule creusa en bronze 
remplie de pièces de métal, attachée à l'extrémité de Vase/li, 
arme de jet des Pietés ; 425 et 426. 

Ar'ouati. — Marchand d'huiles ; Algérie, 163. 

Arpides (àpittSe;). — Crépide à semelle fortement cloutée 
portée par le soldat grec; 47. 

Arquebuse. — Arme à feu de la longueur d'un fu.sil : com- 
mença à être en usage dans les armées françaises vers l'épo- 
que de Louis XII. 

Ar(/uehiise à croc. — La plus longue de ces armes, au canon d'une 
longueur de 1"'20 à l'"71, et que l'on plaçait, au moment de 
tirer, sur un chevalet où elle était retenue par uu croc. On 
enflammait la poudre à l'aiile du boute-feu, 

AnjiiebKse à mèche. — Celle munie d'une platine portant à sou 
extrémité inférieure un chien nommé serpentin, lequel était 
garni d'une mèche allumée qui s'abaissait sur le bassinet et 
mettait le feu à l'amorce. 

Arquebuse à rouet. — Arme dont le chien était muni d'une 
pierre ; lorsqu'on appuyait sur la détente, cette pierre fi'ottait 
sur un rouet d'acier cannelé et produisait des étincelles qui 
mettaient le feu à l'amorce. Cette invention eut lieu dans la 
seconde moitié du seizième siècle et précéda de peu de temps 
celle des mousquets (voir ce mot). 

Art/uebusiers. — Soldats d'infanterie armés de l'arquebuse, 
256, 2.57, 283, 301. 

Arrêt ferme. — Voir Fali i'.k. 

Arrière-bras, garde-bras. — Pièce séparée de l'armure 
garantissant l'arrière-bras contre les grands coups d'épée et 
le choc des masses d'armes; Eurojie, moyeu âge, 202, 217, 
218. 

Arriero. — Muletier espagnol, 477-478. 

Arson. — L'archet des instruments à cordes du moyen âge, 
210. 

Arsoulètes. — Les i/amaches du paysan français du seizième 
.-iècle, 331. 

Artémise (toilette à 1'). — Modes féminines, époque de 
Louis XIII, 328. 

Artichaut (barbe en feuille d'). — Dix-septième siècle, 361. 

Artillier. — En France, au quinzième siècle, on appelait ainsi 
ceux qui fabriquaient les emjins ou machines et les armes 
de guerre ; 220. 

Asaba. — Voile de tête des femmes licdeiii ou Bédouines; 
Turquie, 180. 

Asagoum. — Cruche à eau ; Kabylie, 155. 

Aseth. — Lance à main ; arme de jet des Pietés, 425 et 426. 

Aspersoir. — Objet employé jiar les anciens pour distribuer 
l'eau lustrale dans les cérémonies publiques, 39. 

Aspès (cllpeus). — Grand bouclier grec, 25-26. 

Assa. — Longue canne en bois de merisier; Turquie, 178. 

Asseïra. — Natte d'alfa ou de diss sur laciuelle dorment les 
Arabes, 155. 

Assiè de hu. — Le seuil de la maison bretonne; France, 

499-500. 

Atohat. — Ucmi-noble mariaunais ; Ocninic, 6;:!-64. 
Ateuchus. — Bague étrusque, 31. 



— 173 



Atew. — Hante mitre ; Egypte, 4. 

Atrium. — Partie principale de la maison romaine, pièce 
rectangulaire recouverte d'un toit, avec une ouverture au 
centre {compluvium) ; un bassin {impluvium') y corres- 
pondait. 

Atrium corinthium. — Celui composé de portiques en colon- 
nades d'ordre corinthien ; c'était le plus riche de tous. 

Atrium displunalum. — Atrium avec un toit dont la pente, 
allant dans une direction opposée au compluvium, chassait 
l'eau dans les gouttières du dehors. 

Atrium testudinatum. — L'atrium couvert sans compluvium. 

Atrium tetrastijlum. — Celui dont le toit était supporté par 
quatre colonnes, une à chaque angle de Vim.pluvium. 

Atrium tnscanicum. — • L'atrium d'ordre toscan. 

Atriensis. — Esclave des grandes maisons romaines à qui le 
soin de l'atrinm était spécialement confié ; 33, 46. 

Attila. — Redingote des magnats; Hongrie, 458 et 459, 

Aube. — Tunique blanche à manches, portée, dans les pre- 
miers siècles du moyen âge, par les laïques et par les clercs, 
mais qui, dès le treizième siècle, ne fut plus considérée que 
comme vêtement sacerdotal, 181, 182, 193, 194, 198. 

Auctorate (auctoratns). — Gladiateur libre ; Romains, 3C-37. 

Augurale. — Place à droite de la tente du général, dans un 
camp romain, où l'on prenait les auspices , 38. 

Augustines ( ordre des ). — Ordre de religieuses Institu?, 
dit-on, àHippone, par saint Augustin , 332. 

Aula (aO),-rj) . — Cour intérieure de la maison grecque, 2 7-28. 

Auléios thura (aOXeto; 6ûpa). — Porte, entrée principale 
sur la rue; maison grecque, 27-28. 

Aultier. — Foir Autel. 

Aumaire. — Voir Armoire. 

Aumônière (aumosiiièiv, aumoisnière, aloiëre). — Bourse que 
les dames du moyen âge attachaient à leur ceinture, et qui 
contenait la menue monnaie destinée aux aumônes. 

Aumônières sarrazinoises. — Empruntées à l'Orient, elles s'in- 
troduisirent eu France à l'époque des croisades, 189, 200, 
218. 

Aumusse {aumuce, almuche). — Mantelet garni d'un ca- 
puchon ; ancien vêtement propre aux deux sexes, mais qui, dès 
le onzième siècle, fut spécialement affecté aux chanoines 
réguliers, 188, 200, 210, 215. 

Auriga (^v(oj(Oç). — Conducteur de char; Grèce, 16. 
Auriphrygiata. — Mitre de soie et d'or ; moyen âge, 193. 
Austrasienne (vêtement à 1'). — Modes féminines; France, 
règne de Louis XVI, 389. 

Autel (Antiquité : ara, ôuxôptov, PwfJloç). — Construction 
élevée en terre, en gazon, eu pierre, en briques, en marbre 
sculpté, sur laquelle on plaçait ou on brûlait les offrandes 
faites aux dieux. — • Ara ihuricrema, celui sur lequel on 
brûlait et on répandait de l'encens, 38. 
(Moyen âge : aultier, aiiter). — Outre les autels fixes qui, 
depuis que la religion chrétienne avait ses temples, étaient 
toujours en forme de tombeaux, on se servait, pendant le 
moysn âge, d'autels portatifs. Ces autels étaient transportés 
pendant les voyages, et, une fois consacrés, permettaient de 
célébrer la messe en tous lieux, 231. 

Avant-brassards. — Pièce de l'armure des bras ; Europe, 
moyen âge, 202, 217, 218, 222. 



Avantail. — Voir Vextail. 

Avena. — La flûte de Pan ; antiquité, 43. 

Awenydd. — Élève barde inspiré par Awen, esprit delà 
poésie; Grande-Bretagne, époque romaine, 425. 

Ayah. — Gouvernante indoue, 124. 

Ayn-el-hor. — La gemme appelée « œil de chat » ; préservatif 
que les Arabes croient devoir emploj'er contre les mauvais 
coups du sort, 162. 

Aziar. — Cruche à eau; Kabylie , 155. 

Azizié (fez de forme dite;. — C. à. d. légèrement conique ; 
Turquie, 178. 



Baba. — Huissiers du sérail ou capoudjis postés à l'entrée du 
harem impérial; leur capitaine porte le titre de agha la- 
bassi; Turquie, 169. 

Babouche (paioudj). — Pantoufle orientale, 112, 113, 150, 
160, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 182. 

Babra. — Souliers minces, à semelles souples ; Maures tuni- 
siens, 159. 

Bab-us-Selam. — « Porte des salutations » ; seconde porte 
du sérail impérial; Constantinople, 172-173. 

Bacoarin. — Parfum en usage dans les bains romains, 45. 

Bachelier (bas-chevalier). — Le chevalier pauvre n'ayant 
pour enseigne que le pennon, ou, aussi, le jeune chevalier 
qui n'avait pas encore le droit de bannière. France, moyen 
âge, 202. Voir Bannière. 

Bach-eurtussu. — Vêtement de dessus ; dames turques, 
179. 

Bachlik. — Plaque d'orfèvrerie ornant le sommet de la 
coiffure; parure féminine; Turquie, 177. — Coiffure consis- 
tant en une pièce d'étoffe retombant sur les épaules ; 
femmes grecques, bulgares, 461, 462. 

Bachiuaglig. — « Argent des pantoufles », l'équivalent des 
« épingles » en français; somme que reçoit une odalisque, 
lorsqu'elle donne un enfant au Grand Seigneur, ce qui lui 
fait obtenir le titre de Khassegui; Turquie, 172-173. 

Bacinet (bassinet). — Casque dont l'origine remonte au com- 
mencement du quatorzième siècle. — Bacinet à museau, à bec 
d'oLseatt; Europe, moyen âge, 202, 217, 219. 

Baculus pastoralis. — Nom donné à la crosse par les an- 
ciens, 193. 

Badé-badé. — Couteau d'usage courant aux Célèbes, 65. 

Badelaire (batelaii'e) . — Poignard suspendu au pourpoint ; 
costume civil; France, quatorzième siècle, 206. 

Badjae-lalie. — Cuirasse de peau de buffle, ou tressée de fila- 
ments végétaux; Célèbes, 65. 

Bagali. — Vêtement croisé sur la poitrine et se boutonnant 
d'un côté jusqu'à la hanche; Perse, 141. 

Bagnolette. — Coiffure d'hiver : capeline couvrant légère- 
ment les épaules ; modes féminines ; France, première moitié 
du dix-huitième siècle, 368. 

Bague {annulus), — Anneau de métal, avec ou sans pierre 
enchâssée, que l'on met au doigt. Les bagues orientales por- 



— 174 



tcnt le nom <lo Ihatims, ilo dihhh, 31, 51, 53, 67-G8, lu8, 
110, 113, 114, 123, 127, 128, 129, 154, 105, 177, 180, 380, 
411, 417. — Sous Charles VIII et Louis XI. hagiie ou dia- 
nmnl signifiait aussi un joyau à pciulrc au cou ou à coudre 
sur le retroussis du cliapeau ; France, moyen âge, 24G. 
Voir Dactvliox, Exskig.ne, Pestacol. 

Bagiiier. — Écrin pour les bagues, 231. 

Bahut (bahii, bahiir). — Meuble domestique le plus usuel du 
moyen âge, servant à la fois de coffre (ce qu'il était pri- 
mitivement), de huche, de banc, de lit, et même parfois d'ar- 
moire ou de trésor, 190-191, 230, 294, 295. — Jiahulier, 
nom de l'ouvrier dont le métier était de faire dos bahuts, 
des coffres, des valises, etc., 295. 

Baigneurs (maîtres). — Nom donné aux barbicrs-étuvis- 
tis; Franco, dix-hnitiéme siècle, 397. 

Baigneuse (coiffure en). — Modes féminines ; France, épo- 
que de Louis XVI, 389, 391-392. 

Baignoire à la Dauphine. — Type de baignoire dont l'idée 
a été donnée jiar Jlarie-Antolnette, lorsqu'elle était dauphine ; 
France, dix-huitième siècle, 397. 

Baila. — Nom que les Galiciens donnent à leur danse ; E?- 
))a,2ne, 476. 

Baïonnette ou couteau bayonnais. — Anne inventée à 
Bayonne eu 1G71 ; ce n'est que vers 1703 que toute l'armée 
française en fut armée, 343, 385. 

Bakkal. — Épicier turc, 178. 

Bakkum. — Demi-pique; arme offensive des Hottentots, 73. 

Baklappen. — Mouchoir servant d'enveloppe de livre ; 
f<aede. 412. 

Balagnie (manteau à la). — Cape que les gentilshommes de 
l'éjjoque de Louis XIII portaient drapée sur le bras ou autour 
du bu^te; France, dix-septième siècle, 327, 328. 

Balalaïka. — Guitare à deux cordes ; Russie, 444. 

Balandrau ou Balandras. — Manteau de campagnard ; 
France, seizième siècle, 274. 

Balantine. — L'escarcelle des dames du Directoire ; France, 
tin du dix-huitième siècle, 404. Toii' Réticule. 

Balastre. — Corbeille plate en usage chez les marcliandes 
bordelaises; France, commencement du dix-neuvième siè- 
cle, 485. 

Balatte. — Pierre employée dans les constructions do 
l'Egypte antique, 9. 

Bsddaquin. — Dais d'étoffe élevé au-dessus d'un lit ou d'un 
trône, 314, 322, 344-345, 397. 

Balsa. — Radeau fait avec des bottes de roseau ; Indiens de 
la Californie, 82. 

Balta. — Hache à lame d'acier en forme de large croissant ; 
Drases du Lilian, 179. 

Balteus ou Balteum (T£).a(J.â)v). — Baudrier du soldat 
romain, 34, 36-37. — Le pli de la toge qui va de dessous le 
bras droit jusque sur l'épaule gauche, en décrivant la même 
courbe qu'un baudrier ; costume civil ; Romains, 40. 

Balzo. — Espèce de bourrelet, coiffure féminine; Italie, 
quinzième et seizième siècle, 243, 244, 252. 

Bambarra. — Chapeau cylindrique à haute forme et à lar- 
ges bords; Sénégal, 67-08, 72. 

Banarach. — Ijiitière écossaise, 427. 



Banc (/orme, fourme). — Dans les premiers siècles de la mo- 
narchie française, le banc était autant mie table qu'un siège. 
Le mot /o/'«ieou/oM/-nie s'emploie quelquefois comme chaire, 
mais plus généralement comme banc divisé en stalles avec 
appuis, dossier et dais. — Ii((nc de chœur, de confrérie, à 
dais, fti mil ial; Europe, moyen âge, 190-191, 216, 227, 233. 

banquier. — Pièce d'étoffe tendue sur le dossier et le siège 
d'un linnc ou d'une chaire ; au seizième siècle, on donne éga- 
lement ce nom aux coussins placés sur les escabeaux, 227 , 
298. 

Bandes. — Troupes de l'armée française soldées par les rois, 
et primitivement composées de gens venus de toutes les par- 
ties de l'Ein'ope. Depuis Philippe- Auguste jusqu'à Cliarles V, 
on donna à ces réunions de mercenaires les noms de routiers, 
cotlereau.r, brtiboiiçons, grandes compagnies, etc. Sous Louis XI 
et ses successeurs, elles rei^'urent une organisation et consti- 
tuèrent l'infanterie française. 

liinides (vieilles). — ■ Nom donné, sous Henri II, à celles dont 
l'organisation remontait aux rois Louis XII et François I"'. 

Ikindes (nouielles). — Baniles levées au fur et à mesure des 
besoins et congédiées à la fin de chaque guerre, tandis qu'on 
conservait ordinairement les anciennes. 

/landes de IHcardie ou bandes de dira les monts. — Vieilles 
bandes qui furent la souche de l'infanterie française; milices 
reconstituées des francs archers. 

Bandes du Piémont ou bandes de delà les monts. — Fondées par 
Louis XII en 1507; 254, 256. 

Bandelette. — Toilette féminine; Grèce. Voir Anad^ma 
Aposdèmk, Sthethodesme et SniorHios. 

Banderillas. — • Petits bâtons enjolivés de papier frisé et 
terminés par des hameçons que l'on enfonce dans la peau du 
taxiveaa ; fiestas de taras, Espagne. — ISanderillos, ceux cjui 
excitent le taureau à l'aide des banderillas, 471. 

Bandoulière. — Large baudrier de cuir auquel les mousque- 
taires suspendaient leurs étuis de charge (voir Coffis) ; lors- 
que la cartouche fut inventée, en 1683, la bandoulière ne ser- 
vit plus qu'à soutenir la giberne. Armées françaises ; seizième, 
dix-septième et dix-huitième siècles, 257, 301, 342, 343, 381, 
383, 384, 380. 

Bandyn ou Bendyn. — Grand tamliour de basque ; Perse, 
139. 

Bangle. — Bateau indou servant aux transports du riz, 131. 
Banneret (Chevalier). — Voir Bannière. 

Bannière. — Petit drapeau carré. Il y avait en France, au 

moyen âge, la bannière royale, les bannières féodales et celles 
des communes. Au seizième siècle, la bannière prend le nom 
de cornette, et au dix-huitième celui d'étendard. 

Ilanneret (chevalier). — Celui qui portait bannière et qui 
avait à sa solde une troupe d'an moins cinquante hommes ; 
202, 222. Voir Bacheliek. 

Banerolle ou Banderole. — Pièce d'étoffe carrée, ornée d'ar- 
moiries ou de devises, liée par un côté à la trompette des 
hérauts il'armes ; France, moyen âge, 218. 

Banquier. — Tôt/- Banc. 

Baptisterium. — Bassin placé au milieu à\\ frigidarium : 
bains romains. 45. 

Barbe. — Collerette droite et fermée; dames, costume de 
deuil ; France, seizième siècle, 273. 

— Nœud de la ceinture en écharpe; modes fémniines ; France, 
fin du règne de Louis XVI, 398. 

— Brides du bonnet féminin ; dix-huitième et ilix-nenviènie 
siècle; France. 367. 4flii. 



175 — 



Barbette. — Sorte de mentonnière qui apparaît sous la guimpe 
des dames du treizième au quinzième siècle ; Europe, moyen 
âge, 251. 

— La barbe et la perruque, dix-septième et dix-huitième siècle, 
381. 

Barbitos ou Barbiton (papêiToç, pàpêixov). — Instru- 
ment à cordes du genre de la lyre, mais un peu plus grand ; 
Grèce, 22. 

Barbote. — Voir Botoque. 

Barbuquejo. — Large ruban passant sous le menton et at- 
taché aux côtés de la tiare des dames espagnoles du treizième 
siècle, 200. 

Bardach. — Vase de terre spongieuse ; Egypte, 7. 

Bardes. — Pièces d'arnmre en lames de fer couvrant le poi- 
trail, la croupe et les flancs du cheval. On commence à voir 
les chevaux bardés de fer, avec les hommes d'armes de l'é- 
poque de Charles VII ; cette carapace chevaleresque entre 
dans sa période de décadence vers le règne d'Henri IL Eu- 
rope, quinzième et seizième siècles; 220, 258, 260, 261. 

Barde. — Chantre guerrier; Ecosse et Irlande, 425 et 426. 

BardocucuUe. — Manteau avec capuchon (cucullus) ; G-au- 
lois, 56-57. 

Barillets. — Boîtes rondes en ivoire dans lesquelles on 
mettait des parfums ; Europe, seizième et dix-septième siè- 
cles, 282. 

Baris (Pàpiç). — Bateau à fond plat; Egypte, 8. 

Barnus. — Le burnous des Maures tunisiens, 159. 

Barrad. — Capuchon conique ; coiffure des Ollamhs irlandais, 
425. 

Barrés (les). — Nom que Ton donnait aux anciens Carmes, 
à cause de leur kappa (manteau) largement rayé ; 147. 

Barrette. — Originairement, un bonnet de toile mince ajusté 
sur la tête ; transformée en une coiffure rigide, la barrette 
était, au moyen âge, l'insigne des lettrés ; France, quator- 
zième et quinzième siècles, 214. 

— Bonnet plat en laine tricotée; coiffure des bergers landais; 
France, 486. 

Barrettino. — Bonnet des paysans de la province d'Ancône ; 

Italie, 467 et 468. 
Barretto. — Coiffure féminine; Italie, seizième siècle, 244. 

Barrow-woman. — ■ Marchande à la brouette; Londres, 
commencement du dix-neuvième siècle, 429. 

Bas. — On ne connaissait en France, au quinzième siècle, 
que les bas d'étoffe de soie ou de laine ; on les appelait 
chausses. Henri II est le premier roi de France qui ait porté 
des bas de soie tricotés. — Quant à la fabrication des bas 
au métier, elle date de 1656. 
Bas d'attache. — Ceux maintenus au moyen d'aiguillettes et 
jarretés au-dessus du genou; Europe, seizième siècle, 268, 
274. 

Bas de Barbarie. — Bas de coton, probablement originai- 
res des Etats barbaresques, que l'on commença à fabriquer 
en France vers 1684; 351. 

Bas de bottes ou bas à bottes. — Garniture de genouillères 
accompagnée d'un rang de dentelle retombant sur le revers 
abaissé de la botte ; France, époque de Louis XIII, 326, 
327, 329. 

Bas d'estante. — Bas de laine tricotés avec des aiguilles ; 
Europe, seizième siècle, 280. 

Bas de chausses. — Voir Chausses. 



Bas de jupe. — La jupe de dessous des dames de l'époque 
de Louis XIII; France, dix-septième siècle, 328. Voir Corps 

DE JUPE. 

Bas de saie. — Jupon d'étoffe à gros plis ronds couvrant 
le tonnelet, partie de l'armure qui succéda aux tasseftes ; Eu- 
rope, seizième siècle, 261. 

Bashiû-Kiaeschie. — Place occupée par le mari et la 
femme dans l'intérieur de la tente laponne ; Suède, Norvège, 
411. Voir IvATA. 

Basilic. — Espèce de canon ou de bombarde ; artillerie, 
quinzième et seizième siècles, 220, 255. 

Basquine ou Vasquine. — Corset de fil de laiton ou de 
forte toile, garni sur le devant d'un buse de baleine. La 
basquine avait la forme d'un entonnoir renversé. Modes fé- 
minines; France, seizième siècle, 264, 266. Foi/- Vekïugade. 

— Nom donné au volant d'étoffe accompagnant la ceinture du 
corsage ; toilette féminine ; règne de Louis XIV, 353, 355. 

Bassibier. — Gardeiu: de brebis ; paysans français ; Moyen- 
âge, 209. 

Bastarde. — Pièce de canon dont le calibre changea selon 
les époques ; artillerie française, quinzième et seizième siècles. 
— Bastardetirs; nom donné, sous Charles VIII, à tous les 
canonniers de profession, 255, 257. 

Bastardeau. — Petit couteau juxtaposé sur la gaine d'une 
dague; Europe, seizième siècle, 262. 

Batave (à la). — Les dames romaines se teignaient les che- 
veux en jaune, à la batave; cette lessive des cheveux est 
encore en usage chez les Schoklandaises et les Markenaises qui 
ont conservé l'antique tradition de leur pays. Hollande, 420. 

Bâtes. — Parties élevées de la selle servant à emboîter les 
cuisses du cavalier et l'empêcher de glisser ; 200, 202. Voir 
Arçon, Troussequin. 

Bateau renversé (chapeau en). — Modes féminines ; France 
règne de Louis XVI, 390. 



Soutane du clergé catholique, au Portu- 



Batina e capa. 

gai ; 482. 

Battant-l'œil. — Coiffure plate et négligée ; costume de 
déshabillé des dames de l'époque de Louis XIV, 354. 

Baudré ou Baudréer. — Crochet que l'arbalétrier portait 
à sa ceinture pour bander son arme. Dans la suite, on rem- 
plaça le baudré par le pied-de-biche. France, moyen âge, 
220. 

Baudrier. — Courroie servant à attacher l'épée. Au moyen 
âge, le baudrier ne se portait point en sautoir, mais autour 
de la taille comme un ceinturon ; c'était un insigne de che- 
valerie. Pendant les treizième, quatorzième et quinzième 
siècles, on les fabriquait en peau de cerf et on les brodait 
d'or et de soie. 201, 202, 217, 254, 327, 328, 340, 342, 343. 
Voir Balteus. 

Bavière. — Pièce d'armure adaptée au casque pour préser- 
ver le bas du visage et le cou. La bavière apparaît vers le 
niiheu du quatorzième siècle, lorsque les plates commencent 
à être adoptées dans l'adoubement de l'homme d'armes. Eu- 
rope, moyeu âge, 202, 217, 218, 219. 

Bavolet. — Voile accompagnant le derrière du chapeau ou 
du bonnet ; France, 490. 

Bavolette. — Espèce de petit drapeau qui pendait derrière 
la coiffe des servantes, sous Louis XIII ; c'était le signe dis- 
tinctif de leur condition. France, dix-septième siècle; 822. 



176 



Baxea. — Chaussure légère ; simples semelles attachées avec 
des bandelettes. Romains, 47. 

Bayadéres. — Du portugais bailnUira, danseuse. Le mot 
bai/adère désigne certaines femmes de l'Inde qui s'adonnent 
au cliant et h la pantomime. On distingue parmi elles, celles 
qui sont consacrées au culte, les deiadâsex; celles qui accom- 
])agnent les processions, nartachix, vexchalH, rarangana . sua- 
lini; celles qui font partie de toutes les fêtes, les cancenU, les 
>miilch-(/irls, 124, 125, 128, 129. 

Baylets. — Gens de service; le menu peuple des domestiques 
paysans du moyen âge, France, 209. 

Bazelaire. — Voir Badelaiue. 

Beatach. — C'est-à-dire noble; premiers temps de la royauté 
en l'kosse, 425 et 426. 

Beo de cane (chaussure en). — Modes françaises de la fin 
du quinzième siècle et du commencement du seizième, 247 
et 248, 253. 

Bec de corbin (gentilshommes à). — Compagnie de la 
grand' garde du roi, Instituée en 1474 par Louis XI; les 
gentilshommes qui la composaient étaient armés d'une hal- 
lebarde au fer transversal en forme de bec de faucon ou de 
corbin ; France, du quinzième au seizième siècle, 255, 372. 

Bechieka. — Vêtement de dessu.s d'origine hongroise ; Po- 
logne, 452. 

Begouni. — Nom donné aux princesses indoues, 117-118. 

Bechmet. — Gilet boutonné haut ; Bulgares du gouverne- 
ment de Kherson ; Rvossie, 445. 

— Espèce de justaucorps agrafé depuis le menton jusqu'à la 
ceinture ; Kalmouks, 446. 

Béguin. — Coiffe de toile munie de brides, 413, 496. Voii- 
Cabelloi'. 

Behourt. — Variante du tournoi : simulacre d'attaque d'un 
fort ou tout au moins d'un ouvrage palissade ; France, 
moyen âge, 219. 

Bektachi. — Ordre de derviches; Turquie, 175. 

Belgha. — Savates jaunes en cuir du Maroc (filiiU), chaus- 
sure aralie ; Afrique, 159. 

Belhourdeis, Belhourdis. — Tournois qui jiouvaient être 
tenus à toute occasion et sans être annoncés. Il suffisait que 
des chevaliers fussent rassemblés et eussent quelques loisirs 
pour organiser un de ces exercices guerriers; France, moyen 
âge, 219. 

Belle (la) [7.0i).7i]. — La rolie de pourjire proiirement dite; 
antiquité, 25-26. 

Belle-Poule (coiflfure à la). — Modes féminines; règne de 
I.imis XVI ; France, dix-liuitième siècle, 389. 

Belleville (la). — Danse française de l'époque de Louis XIII ; 

France, dix-septième siècle. 328. 

« 
Bendel. — Espèce de tiare; coiffure alsaciennne du dix-sep- 
tième siècle, 488. 

Bénédictins. — Ordre fondé au sixième siècle par saint 
Benoit de Nursia, qui eu établit le siège principal à l'abbaye 
du Mont-Cassin, 482. 

lléntdictines. — Les religieuses qui suivirent la règle de 
saint Benoît, 332. 

Benna. — Mot gaulois désignant un char d'osier à quatre 
roues, 216. 



Berceau. — Voir Bkus. 

Bères. — Ordre religieux d'ancienne institution et d'origine 
inconnue ; Géorgie et Mingrélie, 147. 

Béret. — Cuiflure basque; Espagne, 475. 

Berrettino. — Petit bonnet rondà l'usage des liommes ; Italie, 
moyeu âge, 199, 238, 239. 

Bers. — Nom donné au berceau, en France, au moyeu âge, 
aux seizième et dix-septième siècles, 231. 

Besague. — Voir Fauchard. 

Beskir. — Tissu léger encadrant le visage; femmes Kabyles, 
160 et 161. 

Besllk. — Voile dont les Mauresques se couvrent le visage 
pour sortir; Afrique, IGO, 161. 

Besmak. — Savates sans talons; chaussure îles Maures tuni- 
siens, 159. 

Besogneurs. — Les ouvriers du moyen âge; France, 281. 

Bétos. — Nom donné aux coolies des grandes villes japonai- 
ses, 96-97. 

Beuraktar-Gourouji. — Porte-enseigne des janissaires de 
la giirde des rois de Pologne, 454. 

Beurundjuk. — Chemise de soie bouillie; modes féminine-; : 
Turquie, 170,175, 176, 177,178, 179, 180. 

Biagga-gallas. — Bonnet lapon ; Suède, 411. 

Biaude. — L'ancien bliaut; blouse des Auvergnats île la Li- 
magne, 484. 

Bibil. — Voir Oya. 

Bicoquet. — Calotte à l'usage des hommes ; France, quinziè- 
me-seizième siècle, 221, 246, 249 et 250. 

Bidag. — Dague écossaise, 425 et 426, 427. 

Bidens (&t'/.E),),a). — Houe forte et pesante, armée de deux 
fourchons, et qui servait à différents usages delà culture 
des champs; antiquité, 29. 

Biele pohlavie. — « Sexe blanc » ; nom donné aux femmes 
slovaques à cause de leur costume complètement blanc, 
458. 

Biforis. — Les sons des tibiœ eonjiinctiv; antiquité, 43. 

Bifrons (otJJ.STOJTlOç). — Figures disposées dos à dos; dé- 
coration antique, 7. 

Bige. — Cliartiré par deux animaux attelés de front; Kgypte, 

Bigonia. — L'arc du Botocudo ; Amérique du Sud ; 76. 

Bigotère. — Petit instrument à l'aide duquel la moustache 
jjrenait le pli qu'on voulait lui donner ; commencement du 
règne de Louis XIV; France, dix-septième siècle, 340. 

Bigouden. — Coiffure des femmes du Pont-l'Abbé; Breta- 
gne, 4 96. 

Bijoux rustiques. — Nom donné aux liijoux d'acier eu 
usage sous le ri'gne de Louis XVI; Franco, dix-huitième 
siècle. 380. 

Bijoutiers faussetiers. — Ceux qui exerçaient l'industrie 
du ximilor en vogue au temps de Louis XIV ; France, dix- 
huitième siècle, 380. 

Bille de chape. — Agrafe de la chape sacerdotale ; Europe 
quinzième, seizième siècle, 197. 



— r 



Billicpassi. — Capitaine commandant les mousquetaires de 
la garde des rois de Pologne ; dix-septième-dix-huitième siè- 
cle, 454. 

Bintings. — Retranchements, fortifications des villages dayas ; 
Bornéo; Océanie, 63-64. 

Binich. — Manteau; Tnrquie, 178, 462, 464. 

Birre. — Etoffe en usage dans la confection des coutumes 
ecclésiastiques; Europe, moyen âge, 194. 

Biruni. — Ample vêtement aux larges manches ; Perse, 141 . 

Bisellium . — Fauteuil sans dossier ni bras ; antiquité et 
moyen âge, 32, 181. 

Bisette. — Galon, passementerie mêlée de fils d'or ; Europe, 
moyen âge. — Dentelle au fuseau ; Europe, seizième siècle, 
276-277. 

Bischack. — Couteau turc, 179. 

Biva ou Kokiou. — Instrument de musique japonais, 103. 

Blanc agate, fond jaune, de lait. — Nuances de perru- 
ques; France, dix-septième siècle ; époque de Louis XIV, 351. 

— d'Espagne. Fard employé par les dames du temps de 
de Louis XIII, 328. 

Blanket. — Manteau de laine ; Peaux-Rouges, Amérique. 
80, 81. 

Blaoutai, Blautse (^Xaùrai). — Semelles de liège em- 
ployées soit pour se préserver de l'humidité, soit pour se 
grandir ; antiquité, 47. 

Bleu-de-roi, Turquin. — Nuances de bleu en usage dans 
les armées françaises du dix-septième et du dix-huitième 
siècle, 343, 344, 381, 382, 383, 384, 385, 386. 

Bliaut. — BliuU, hlial. — Robe de dessus, longue, tenant à 
un justaucorps ou corset. Ce nom s'applique aux robes de 
dessus des hommes et des femmes pendant les onzième, dou- 
zième et treizième siècles. Bliaud ou Bliad devenu bliaude 
a donné naissance au mot blouse; Europe^ moyen âge, 188, 
189, 200, 428. Voir Loba. 

Bloeld-Koraal ( « corail de sang » ). — Collier de corail ; 
parure féminine ; Hollande, 419, 420, 421 et 422, 423. 

Bohis. — Porteurs de palanquins; Inde, 124. 

Bchorder. — Jouter à la lance; France, moyen âge, 219. 

Bokolokolo. — Peau de buffle dont les Bassoutos font leur 
boucliers; Afrique, 67-68. 

Boïar. — Seigneur russe (du mot hoï, bataille) ; Russie, 438 
et 439. 

Boite à canon. — Celle dont on chargeait les bombardes, 
les serpentines, les basilics, les courtauds, de la fin du moyen 
âge. On l'introduisait dans la pièce par la culasse, 220. 

Bolas. — Boules réunies par les cordes du lazzo et servant à 
enlacer les jambes des animaux ; Gauchos ; Amérique du Sud, 
77, 78. 

Boleras. — Danseuses galiciennes; Espagne, 476. 

Bombarde. — Canon de fer à bossages ou cercles disposés 
de distance en distance. Les premières bouches à feu, qu'on 
appela bomba?'des, parurent vers l'an 1330, sous Philippe de 
Valois ; elles cessèrent d'être en usage vers la fin du quin- 
zième siècle; France, moyen âge, 220. 

— Instrument de musique ; espèce de chalumeau. En perfec- 
tionnant ce dernier avec la bombarde, on en a fait la 
clarinette; Europe, moyen âge, 192. 



— (manches à la). Les longues manches déchiquetées du 
surcot qui flottaient jvisqu'à terre ; France, quinzième siècle, 
210. 

Bombardelle. — La coulevrine à main; Europe, moyen 
âge, 220. 

Bonaid-gorm. — Bonnet rond ; costume écossais, 425 et 426. 

Bonnet (hommes). — Coiffure d'étoffe, de tricot, de feutre, 
de fourrure. Pendant le moyen âge, le bonnet était la 
coiffure du peuple, des gradués et du clergé. Les petits 
lionnets de toile à l'usage des hommes portaient le nom de 
coiffes. Bonnets 7'onds, carrés, à quatre brayettes, d'intérieur. 
11, 18, 21, 29, 48-49, 56-57, 60-61, 63-64, 66, 67-G8, 70, 72, 
81, 85, 88, 94-95, 96-97, 108, 135, 188, 199, 200, 213, 221, 
238,239,247 et 248, 249 et 250, 269, 284, 352, 413, 422, 438, 
445, 446, 447, 448. Voir BARRETTE, Bexdel, Bonaid- 
GORM, Caciola, Causia, Cobno, Glengarey, Goheo, Kal- 

PAK , KONFEDERATKA , KRAKOTJSKA , KUCSMA , Ml'lRE, 

Montera, Mortier, Pileus, Sarmah, Seite, Také, Takie, 

USKIEF, YELKEM, ZARCOLA. 

Bonnets biens, rouges. — Surnoms donnés aux paysans bre- 
tons de Kerlouan et de Plougastel; France, 497. 

Bonnets d'ourson ou à poils. Coiffure militaire dont l'inven- 
tion est due à Frédéric Giiillaume de Prusse, père du grand 
Frédéric. En France, les premiers bonnets d'ourson furent 
portés par les grenadiers à cheval ; chez les grenadiers des 
troupes de ligne, ils ne parurent que vers 1756 ; 384, 385, 
400. 

Bonneto. — Turban légèrement ovoïde ; coiffure des sa- 
vants tui'cs, 178. 

Bonnette. — Drap de laine dont on faisait les bonnets 
d'hommes au moyen âge, 213. 

Bonnet. — Coiffure féminine faite de toile, de gaze, de tulle, 
de dentelle, de broderie, d'étoffe, de fourrure, etc. 124, 125, 
128, 274, 322, 353, 354, 355, 403, 408-409, 412, 413, 414, 415, 
419 et 420, 421 et 422, 432, 436, 458 et 459, 484, 485,.486, 487, 
4S8, 489, 490, 491, 492, 494, 496, 499-500. 

Bonnet attristé, au bandeau, à la captif , aux cerises, de 
l'esclavage brisé, à lafanfan, à la Figaro, à la fusée, à la Ger- 
trude, à la Heriri IV, à la laitière, aux navets, à la pares- 
seuse, des sentiments repliés. Modes féminines de l'époque 
Louis XVI; France; fin du dix-huitième siècle, 389,390, 
391-392^ 405. Voir Béguin, Bigouden, Cabellou, Galipette, 
Chaperon, Coiffe, Cornette, Dormeuse (la). Fichu en 

MARMOTTE, FONTAXGE, KOKOSCHNIK, PAPILLON, PELZKAPPE, 
POUP, TSCHBPATZ, VOLOSNLK. 

Bonnet-calotte. — Dames de l'époque du Consulat ; France, 
commencement du dix-neuvième siècle, 406. 

Bonnette à l'angloinane. — Dames de l'époque de Louis XVI ; 
France dix-huitième siècle, 390. Foi?- Chapeau-bonnette. 

Bonze. — Nom générique donné par les Européens aux 
prêtres de la Chine, de la Cochinchine et du Japon, sans 
distinction des sectes nombreuses dans lesquelles ils se par- 
tagent, 92-93, 102. 

Borceguies. — Bottines de cuir teint ; Maures d'Espagne, 
156. 

Bordrok. — Gilet sans manches du paysan hollandais. 
Borstrokken, gilet à manches, 421 et 422. 

Borquo. — Longue bande de crêpe noir couvrant la figure 
à l'exception des yeux, et retombant assez bas ; fellahines 
d'Egypte, 160 et 161. 

Botier. — C. -à-d. bouvier; France, moyen âge, 209. 

Botoque, batoque, barbote. — Ornement de la lèvre chez les 
Botocudos ; Amérique du sud, 76. 

8. 



178 



Botou-coad. — « Souliei-s de boi^ ; galoches du paj^uu bre- 
ton. Jiotnu-lezr, souliers des jours de fête, 495. 

Botte. — Haute chaussure de cuir enfermant le pied et la 

jambe, 83-84,88, 108, 169, 176, 177, 179, 180, 445, 458 et 459. 

JJotte à entonnoir, botte mignonne; France, époques Louis XIII 

et Louis XIV, 326, 327,328, 329,340. VoirBxs DE iîottks 

ou Bas a Borriis. 

Botte forte, chaussure de la cavalerie française pendant 
les dix-septième et dix-huitième siècles, 343, 349, 381, 383, 

384. rot';- BOITINE DK DRAGON. 

Botte à rerers; chaussure civile et militaire; France, 
fin du di.K-huitième siècle et commencement du dix-neuvième, 

400,408-409. 

Boite à la Musse, à la Souvuroïc ; costume civil ; France, 
époque du Consulat, 408-409. 

Botteàlatartare, Russie, 438, 439. Voir TEULlKetVLVïEU- 
.sKon. — La botte des jours de fête des femmes houzoules, 
458 et 459. 

Bottes {manches à) ; habit masculin ; France, dix-septième 
siècle, 351. 

Botters. — Petites barques des pêcheurs de l'île Markeu; 
Hollande, 419 et 420. Voir BuiDEX, Doggereau. 

Bottine. — Petite botte de cuir mince, 11 et 12, 29, 48-49, 56- 
57, 87, 181, 414. Voir Boiiceguies, Laptchi.v, Tchedik. 

Bottine de dragon. — Chaussure spéciale des dragons, de- 
venue, vers 1745, celle d'une partie de la cavalerie ; France, 
dix-huitième siècle, 384. 

Boubou. — Espèce de dalmatique; Sénégal, 67-68, 72. 

Boucle. — Anneau de métal muni d'un ardillon et qui sert à 
tendre à volonté une cemture, une courroie, etc. Boucle de 
ceinture, 31, 52,53, 55, 68,224. 

Boucles d'oreilles , anneau orné ou non de pendants; parui-e 
féminine, 31, 91, 140, 417, 423, 463, 483, 497. Voir Elbxchi, 

KOUXEÏ, ÏKIGLÈXE, TllIOPIS, TRIOTTI.S, TL'TULATÏ, ZEROUIAH. 

Boucles de souliers. — Paruxe masculine ; France, dix- 
huitième siècle et Hollande, 391-392,419. 

Bouclette. — Petite mèche de cheveux que les dames por- 
tant le hennin laissaient apercevoir au front ou à la tempe ; 
France, quatorzième et quinzième siècles, 211. 

Bouclier. — La plus ancienne de toutes les armes servant 
à. s'abriter des coups et des traits de l'ennemi. On les faisait, 
soit de cuir, de bois ou de métal ; leur f onue a présenté de 
nombreuses variétés, 1, 10, 11 et 12, 15, 48-49, 50, 56-67, 59, 
60-61, 63-64, 65, 67-68, 61», 70, 71, 79, 110, 111, 122, 201. 

Bouclier béotien, argien; Grèce, 16, 25-26. 

Bouclier de poing ; France, quatorzième siècle, 202. Voir 
ÉCU, ENAR.ME, GUIGE, PaRMA, PAVOIi?, Pelta, Roxdache, 
KONDELLK A PREUVE, SCUTUM, TjMBO. 

Boudin. — Coiffure féminine : boucle placée derrière l'oreille ; 
l'rance, dix-huitième siècle, 397. Voir Favoris de boucles. 

Bouffons. — Cheveux massés eu petites frisures réparties sur 
les tempes et les oreilles; modes féminines. France, épo(iue 
Louis XIII, 328. 

Bougette. — Xoni donné ii la sacoche penilant le moyen àgo. 
.')6-57. 

Boujon. — Flèche dont le fer donnait une section triangu- 
laire ou Cîirrée ; cette désignation .s'appliquait le plus souvent 
aux carreaux d'arbalètes ainsi ferrés ; France, quinzième 
siècle, 219. 

Bouraerang. - Arme de chasse des Australiens. 60-61. 



Bouracan. — Étoffe, sorte de gros camelot eu usage dans 
la classe bourgeoise; France, dix-huitième siècle, 367. 

Bourdalou. — Le cordon du chapeau ; France, dix-huitième 
et dix-neuvième siècles, 398, 405. 

Bourdon. — Bâton de pèlerinage ; France, treizième et quator- 
zième siècles, 202. 

Bourdonasse. — Lance de tournoi ; France, quinzième 
et seizième siècles, 254. 

Bourgogne (bordures à la). — Espèce de galon large dont 
on ornait l'habit militaire ; France, époque Louis XVI, 
386. 

Bourguignotte. — Armure de tête composée d'une calotte, 
d'un cou\Te-nuque et de deux oreillères ; France, seizième 
siècle, 254, 255, 257, 261, 262, 283. 

Bouriagre. — Maître valet ; paysans français du moyen 

âge, 209. 
Bourrelet. — Coiffure masculine et féminine. Cette coiffure, 

chez les dames du quinzième siècle, remplaçait le hennin ; 

Europe, moyen âge, 212, 223,247 et 248, 252. Voir Balzo. 

Bourse (bouràite, boursette à cul de vilain). — Petit sac destiné 
à contenir des pièces de monnaie ; Europe, moyen âge, 226, 
246. 

Bourse. — Le petit sac de taffetas contenant les cheveux 
de la tête, nommés derrière de bourse; coiffure mascnUne; 
France, dix-huitième siècle, 366. 

Bourserons. — Petits sacs contenant des reliques ; on les 
portait sur la poitrine ; France, dix-septième siècle, 352. 

Bout-de-rat. — Natte tombant dans le dos ; perruques du 
dix-huitième siècle; France, 366. 

Boute-en- train. — Nœud de brillants suspendu au collier; 
on l'appelait encore le Tâtez-y; toilette des femmes de la fin 
du dix-septième siècle, 354. 

Boute-feux. — Soldats ayant pour fonction de mettre le 
feu aux pièces d'artillerie ; France, seizième siècle, 265. 

BouteroUe. — Garniture placée au bout d'un fourreau 
d'epL-e, 64, 202. 

Boutschouk. — Étendard à queue de cheval; Pologne, 455. 

Bouton. — C'est dans les dernières années du règne de 
Louis XIV, que les boutons détrônèrent les attaches 
d'aiguillettes et de rubans; France, dix-septième siècle, 351 

Bracca, Braccata (gens). — Voir Braies. 

Bracelet. — Ornement du bras, parure civile et mihtaire; 
3, 4, 10, 11 et 12, 20, 25-26, 31, 48-49, 51, 53, 55, 56-57, 68, 
60-61, 63-64, 67-68, 71, 73, 85, 91, 110, 112, 124, 125, 126, 
127, 129, 140, 154, 158, 160 et 161, 165, 177, 330, 463. 
Voir Armilla, Buaciiiale, Brachioxes, Dah, De.xtrale, 
Halhal, Pkuic'Ari'ies, Spin'i'her, Torques brachl^lis. 

Brachiale (TtEptêpa/tôvtov). — Nom que les Latins don- 
naient au bracelet, ai. 

Braconniëre. — Pièce de l'armure attachée à la pansière, 
et à laquelle on suspendait les tassettes. La braconnière rece- 
vait aussi le nom de/aiilde ou Jlancar. Europe, moyen âge et 
seizième siècle, 202, 217, 219, 258. 

Bractéate. — Pièce faite avec des feuilles de métal en creux 
d'un Cote ei en relief de l'autre ; orfèvrerie antique, 65. 

Bragard. — Sobriquet appliqué aux jeunes gens qui laissaient 
.sortir leur chemise entre le pourpoint et le haut-de-chausses ; 
France, quinzième siècle, 238, 246. 



— 179 — 



Bragou-braz. — La culotte bouffante des paysans bretons, 
494, 495. 

Braguesques (culottes). — Chausses h. l'nsage des dames ; 
Europe, seizième siècle, 289. 

Braguette ou Brayette. — L'ouverture placée sur le 
devant des braies. Vers le milieu du quinzième siècle, elle 
était attacliée par deux boutons ou deux ai^nllettes. La bra- 
guette a plus de saillie dès le commencement du seizième 
siècle, époque où le liaut-de-chausses prend un grand déve- 
loppement. Dans l'armée, les gens de pied avaient la bra- 
guette (le fer, Europe, moyen <1ge et seizième siècle, 238, 
254, 285. 

Brahmanes. — Prêtres et docteurs de la religion de 
Brahma; ils forment la première caste parmi les Indous. 
122, 123, 126. 

Brahmina-Wansé. — Caste brahmine de l'île de Ceylan, 
132. 

Braie (hracœ ou hraccœ, àva|upîSeç). — Culotte, caleçon ; 
vêtement des peuples de l'Oi'ient adopté par les Gaulois, ce 
qui valut à ces derniers, de la part des Latins, le surnom 
de gens hfacmla. Dans le costimie militaire des Romains, les 
hi-accœ étaient des culottes étroites descendant jusqu'aux 
genoux. Pendant les neuvième, dixième et onzième siècles, 
les braies étaient encore, en Prance, une partie du vête- 
ment de toutes les classes ; on les retrouve, de nos joui's, 
chez certains paysans, en Bretagne et eu Auvergne notam- 
ment. 34, 36-37, 56-57, 181, 188, 201, 484, 491, 492, 493, 
494, 495. Voir Anaxykides, Bragard, Bragou-braz, Bra- 
guette, Breeches, Chausse, Femixalia ou Pemoralia, 
Haut-de-chausses, Sarabella, Trews. 

Brandebourg. — Ornement en broderie, en tresse ou en 
galon, qui entoure les boutonnières de certains habits ; cos- 
tume hongrois, 3S7, 458 et 459. 

Branle. — Danse française ; époque de Louis XIII, 328. 

Bras (garde). — Pièce d'armure. Voir Oubitière. 

Brasero. — Grande bassine de cuivre posée sur un trépied et 
remplie de braise ; en Espagne, le brasero remplace les che- 
minées pour chauffer les appartements, 104, 477-478. 

Brassard (brachiale). — Pièce d'armure préservant le bras ; 
on la voit figurer chez les Grecs, chez les gladiateurs romains. 
Pendant la seconde moitié du treizième siècle, en France, la 
manche du haubert de mailles est parfois recouverte d'un 
brassard. Mais ce nom n'est vraiment appliqué qu'à l'armui-e 
du bras articulée de l'épaule au poignet, c'est-à-dire vers la 
fin du quatorzième siècle, époque où. les armures complètes 
sont entièrement faites de lames d'acier, 25-26, 36-37, 202, 
217, 219. 

Brassière (6/'aciè7e). — Au quatorzième siècle, le mot bracière 
s'applique aux manches de peau ou de velours portées sous 
la maille avant l'adoption des brassards. — Sorte de camisole 
que les hommes, pendant les seizième et dix-septième siè- 
cles, revêtaient la nuit. — Epithète donnée au pourpoint 
raccourci des premières années du règne de Louis XIV. — La 
brassière appartient au costume des paysannes de l'Auver- 
gne, du Bordelais, de la Bresse, du Maçonnais, etc. — Dans 
l'Hindoustan, elle fait aussi partie de la toilette des 
femmes, et particulièrement de celle des bayadères. — 123, 
124, 125, 126, 127, 129, 340, 352, 484, 485, 487. Voir Cami- 
SIA. 

Breacan. — Dessin du tartan spécial à chaque clan écos- 
sais. — Breacan dearg na Stinbartich; le plaid couleur rouge 



des Stuarts. — Breacan fheile; le plaid porté en sautoir, 
425 et 426, 427. 

Breeches, Breaks. — Noms anglais et écossais du mot 
braie, 34. 

Bréchet. — Le fer particulier de la lance de j(5ute ; Europe , 
moyen âge, 253. 

Bricolier. — Nom donné aux porteurs de chaises; France, 
dix-huitième siècle, 374. 

Brigandine, Brigantine. — Vêtement de guerre dérivé de 
la broigue et du gambison, et fait de peau renforcée de 
lames d'acier. Portée par les gens de pied, la brigandine 
prend sou nom de ces sortes de troupes mercenaires dési- 
gnées, dès le quatorzième siècle , sous le nom de hriganâs ou 
brigants. Europe, moyen âge, 202, 218, 219, 220. 

Broche. — Bijou servant d'agrafe, 52, 91, 224, 380, 417, 
423, 483, 497. Voir Fermail, Fibule. 

Brodequin. — Chaussure couvrant le pied et une partie de 
la jambe. — Brodequin de théâtre; soulier chinois haut et 
court ayant pour but de procurer au pied de grandeur natu- 
relle la physionomie du pied qui a subi la réduction, 36-37, 
89, 199. Voir Oalceus, Mulleus. 

Broigne (brogne, broine, bronie, brunie). — Espèce de cui- 
rasse de peau garnie d'anneaux de for très rapprochés les 
uns des autres. — Il est question de la broigne dès le dou- 
zième siècle. — Europe, moyen âge, 201, 202, 204, 217. 

Bros-gueleden. — Jupe de dessous des paysannes breton- 
nes. — Bros-uhelen, jupe de dessus, 497. 

Brud. — Nom de la fiancée laponne. Brudgom, celui du 
fiancé. — Suède, Norvège, 411. 

Bruighnib. — Noble des premiers temps de la royauté 
écossaise, 425 et 426. 

Brutsfleck. — Gilet croisé ; Tyrol, 433. 

Buocin. — Coquillage plus petit que la, poui-pre pélagienne et 
qui fournissait une couleur d'un rouge plus clair ; Anti- 
quité, 25-26. 

Bucculae. — Jugulaires du casque romain, 36-37, Voir 
Cassis. 

Buccine (6«c!rea ou buccina, ^uicav/]). — Trompette militaire ; 
Romains, 217. — Bucinator, le joueur de trompette. Voir 

BUSINB. 

Buck en, Kleuren. — Le plastron de dentelle des Zélan- 
daises; Hollande, 421 et 422. 

Buffet. — Au moyen âge, ce mot désigne la chambre où l'on 
renfermait la vaisselle et les objets précieux. Aux quator- 
zième et quinzième siècles, on donne le nom de buffet au 
meuble placé, pendant les repas de cérémonie, au milieu de 
l'espace réservé au milieu des tables en fer à cheval ; on y 
rangeait les pièces d'orfèvrerie, ainsi que les épices et les 
confitures. La destination de ce meuble n'a pas changé 
dans les usages domestiques des temps modernes. 227, 230, 
231, 294, 304, 346, 375. Voir DRESSOIR, CrÉDENCE. 

— Vieux mot désignant l'ustensile qui sert à activer le feu et 
appelé aujourd'hui soufflet. Europe, moyen âge, 245, 292. 

Buffle, Buffletin. — Peau chamoisée qui remplaçait le 
corselet d'acier ; costume militaire ; France, dix-septième 
siècle, 301, 321, 323, 328, 336, 342. 

Buffleterie. — Partie de l'équipement du soldat : harnais, 
ceinturon, faits en buffle; Europe, dix-septième et dix-hui- 
tième siècles, 342, 343, 381,383, 384, 385, 386. 



isO 



Buiden. — Lii grande barque des pêcbeurs du l'ile Marken. 
Hollande. 419 c-t 420. Voir Bottkrs, DocoEnEAU. 

Buink oda aghassy. — Surveillant de la grande chambre 
des femmes; liarem impérial; Turquie, 172-173. 

Buire {buie, buyé). — Vase en manière d'amphore, avec ou 
sans pied, propre à contenir des liquides ; Europe, moyen 
âge et seizième siècle, 231. 

Buku ou Bucku. — Parfum en usage chez les Hottentots, 



Bulga. — Petite sacoche; dames gauloises, 56-57. 

Bulle (bulla). — Ornement en or que les jeunes Eomains de 
famille patricienne portaient suspendu au cou jusqu'à ce 
qu'ils prissent la robe virile, 31. 

— Clou de métal attaché comme ornement à un ceinturon ou 
à un baudrier ; Romains, 36-37. 

Bungalow. — Maison indoue n'a3'ant qu'un rez-de-chaussée. 
— Trdvelli'i-'s bittigiiloïc, sorte de villa pour les voyageurs, 
131. 

Buni. — Harpe égyptienne, 6. 

Bure (bureau, buriau, bure!). — Étoffe de laine grossière lais- 
sée au bas-peuiile, à dater du treizième siècle; 331, 484. 

Burgerweeshuis. — Orphelinat de la Kalver-Straat, à 
Amsterdam, destiné aux enfants des oude-poorterx, vieux 
bourgeois de la ville ; Hollande, 421 et 422. 

Burnous. — ifanteau arabe ayant la forme d'un cercle, au 
milieu duquel est un capuchon qu'on peut mettre par-dessus 
le turban. Le burnous sans le capuchon peut être comparé 
au pallium, et avec capuchon, au bardocuciitle. — Afrique 
septentrionale, 150, 151, 155, 156, 157, 158, 159, 160, 161, 
162, 163. Voir Alborxoz. 

Buse apparent. — Buse adapté sur le devant du corsage ; 
modes féminines du seizième siècles, 273. 

Busine, Buisine. — Grande trompe légèrement recourbée ; 
on les fabriquait en bois, en cuir bouilli, et le plus sou- 
vent en laiton. — Bii.iineor, joueur de trompe ; armées fran- 
çaises, quatorzième et quinzième siècle, 217. 

Bustuaire (bustuarius). — Gladiateur qui combattait autour 
du liùclier, biistum, dans les funérailles; Romains, 36-37. 

Byssus. — Matière que les Romains prenaient pour une 
vai-iété du lin et qui était notre coton blanc, 25-26. 



Caba. — Vêtement persan se serrant .sur les reins et qui 
se boutonne d'un .seul côté, 141. 

Cabaïe. — Veston des femmes malaises des Célèbes et de 
•lava, 63-64. 

Caban, Gaban. — Jtanteau à manches; France, époque 
Louis XIII, 327. 

Cabasset. — Casque sans visière ni gorgerin et qui n'est 
guère usité qu'à dater du seizième siècle, 253. 

Cabellou. — Xom donné, en Bretagne, aux bonnets d'en- 
fants: 496. 

Cabinet. — Buffet à plusieurs layettes ou tiroirs; meuble 
d'apparat ; Europe, seizième et dix-septième siècles, 298, .S46. 
Voir Kux.^T.sfHR.WK. 



— Chambre des petits appartements servant aux réceptions 
journalières ; maisons seigneuriales ; France , dix-septième 
siècle. — ((irriè)-e), pièce où se trouvaient le bureau, les livres ; 
— des baiîu; — (grand), pièce précédant la chambre à cou- 
cher ; — pure, où étaient rassemblés les tableaux et les col- 
lections; 348, 357. 

Cabriole ou coiffe frisée. — Bonnet des femmes sablaises ; 
Bretagne, 496. 

Cache-folie. -- Perruque féminine; France, époques du Di- 
rectoire et du Consulat, 408-409. 

Caciola. — Bonnet de jieau d'agneau ; coiffure des Rou- 
mains, 448. 

Cadeby. • — Habit d'hiver long et pourvu de manches ; 
Perse, 147. Voir CorjîDY. 

Cadenet (gants à la). — France, époque Louis XIII, 329. 
Oïdeiiet/e. — Mèche de cheveux pendant sur le côté de la 
tête et nouée à son extrémité avec un ruban de couleur : le 
rjalant. Cette coiffure, due au seigneur de Caclenet , était à 
l'usage des deux sexes; France, époque Louis XIII, 326, 
327, 328, 329. Voir Chevelure a la comète, Moustache. 

— Les deux touffes de côté ; peiTuques du dix-huitième 
siècle, 366. 

— Coiffure militaire donnée à l'infanterie française vers 
1767 : tresse partant du milieu du crâne et se retroussant 
sous le chapeau, 400. 

Cadi. — Ministre de la justice; cour du grand mogol; Inde, 
115. . 

— Juge civil turc. 

Cadinn. — Xom donné aux épouses du sultan choisies dans 
le harem, 172-173. 

Cadrys (secte des). — L'une des douze sectes nées de l'is- 
lamisme; Turquie, 169. 

Caducée (caduceus, vtripûxsiov). — La baguette attribuée 
par les anciens à Mercure, comme héraut ou messager des 
dieux ; 29. 

Csesarien (cwsin-iiinus). — Gladiateur romain entretenuaux 
frais du trésor public, 36-37. Voir Auctoeate. 



Gantelet pour le pugilat ; 



Caestus (IjAavTe;, (xûpfjiri^)- 
antiquité, 25-26. 

Caftan. — Pelisse ; vêtement d'origine orientale ayant fait 
partie de l'ancien costume des Russes et des Polonais, 438 
et 439. Voir Khalat. 

Cage pullaire. — Cage dans laquelle les Romains gardaient 
les poulets sacrés pour les porter à l'endroit où l'on prenait 
les auspices, 39. 

Cagliostro (Épingles de cheveux à la). — Modes f ''minines ; 

règne de Louis XVI, 391-392. 
Cagou. — Jlarteau d'armes en forme de pic; Néo-Cal"do- 

niens, 60-61. 

Caïkdji. — Batelier turc, 175. 

Cairn. — SépiUture recouverte de pierres et de cailloux ; âge 
du bronze, 50. 

Calantica (calauticu, calnifica. y.pr)ôî(j.vov). — Espèce de 
coiffe ; modes féminines ; Italie , commencement du sei- 
zième siècle, 244. 

Calasiris. — Vêtement militaire ; Egypte, 2, 6, 8. 

Calcar (iyxîvTpi;). — Éperons; antiquité. 25-26, 36-37. 



— 181 — 



Calceus (cava). — Soulier fermé ; clianssure des hautes clas- 
ses ; Romains, 36-37. 

— auratus. — Chaussure dorée, 47. 

— fenestratus. — • Chaussure à bandelettes croisées sur les 
jambes, et dont on comparait à des fenêtres les intervalles 
carrés ou en losanges qu'elles laissaient entre elles, 47. 

— patrichis. — Chaussure des patriciens, 40, 47. 

— répandus. — ■ Soulier à pointe recourbée, 47. 

— talaris, subkilaris. — Chaussure ne renfermant pas le pied, 
n'ayant qu'un quartier élevé pour le talon, et, vers le mi- 
lieu, une simple courroie attachée des deux côtés pour main- 
tenir le pied ; 47. 

Calcearium. — Petite somme donnée au soldat romain 
pour l'entretien de ses caligœ; — Culceolarius, le cordonnier 
romain; — Calceolus, diminutif de calceus, petit soulier ou 
brodequin ; — Calceos mutare, expression latine : « changer 
de calceus, » pour changer de condition, 47. Voir Discal- 

CEATUS. 

Calculensis. — Pourpre marine dont on trouvait le co- 
quillage dans des fonds de mer caillouteux; antiquité, '25- 
26. 

Caldarium. — Salle où l'on prenait des bains de vapeur; 
Romains, 45. 

Cale. — Calotte ou serre-tête en usage chez les dames du 
seizième siècle, 252. 

Caleçon. — Nom donné à un haut-de-chausses ajusté selon 
l'usage masculin et porté par les dames sous leurs vertu- 
gades; Europe, seizième siècle, 273, 289. Voir Janghib, Li- 
BAS et Seroual dakélaxi. 



Calesera. 



Veste andalouse ; Espagne, 470. 



Calèche. — Haute coiffure de gaze ; modes féminines ; 
France, époque Louis XVI, 389. 

Caliendrum. — Perruque des dames romaines, 41. 

Caliga. — Chaussure à l'usage des soldats romains, y com- 
pris les centurions, mais non les officiers supérieurs ; — Ca- 
liga speculatoria, chaussure moins épaisse portée par les spé- 
culât ores , soldats d'infanterie légère chargés d'éclairer la 
marche de l'ennemi; — Caliga {milites), fantassin du dernier 
ordre, 34, 36-37, 47. Voir Clavarium, Clavata et Clavi 
caligaues. 

Calipette. — Coiffure des Caennaises ; Normandie, 490. 

Callè (xaV/)). — Robe de pourpre, la « belle » par excel- 
lence ; antiquité, 25-26. 

Calotte. — ■ Espèce de petit bonnet de cuir, de laine, de satin 
ou d'autre étoffe ; coiffure à l'usage des ecclésiastiques. Eu 
France, sous Charles VIII et Louis XII, la calotte, façonnée 
à la mode italienne, prit l'importance d'une coiffure à part. 
Sous Louis XIV, le poids des perruques généralement en 
crin occasionnant de la transpiration, on mettait dessous des 
calottes de toile ou de serge. 48-49, 68-64, 91, 124, 127, 135, 
150, 169, 194, 247 et 248. Foù- Chachia , Fez , Ichaoun, 

LiBDEH, PASCHALY-CARVOUK, PERRUQUE A CALOTTE, SUR- 

MAH, Tarbouch, Toque. 
— Casque à timbre plat; Europe, moyen âge, 202. 

Caltchoun. — Chausses; Arnautes, Turquie, 464. 

Calyptra (xaXuTtTpa). — Vêtement de la famille du pé- 
pias : pièce d'étoffe fine et transparente enveloppant la tête 
et le corps; dames grecques, 24. 

Calzar. — Les gumaches du paysan; France, dix-septième 
siècle, 331. 



Calzoneras. — Caleçons ; Chili et Mexique, 78, 79. 

Canaail. — Manteau court, ne dépassant pas la ceinture, et 
garni d'un capuchon. Le camail , pendant le moyen âge, 
était à l'usage des laïques et des ecclésiastiques, 213, 223, 
284. Voir Aumusse, Bardocuculle, Caeafoue. 

— Partie de l'armure recouvrant la tête et les épaules, et faite 
de toile double ou de peau renforcée de plaques de fer rivés, 
ou d'anneaux cousus, puis composée de mailles. A dater de 
1440, le camail ne paraît plus que rarement dans l'armure. 
Eiu-ope, moyen âge, 119, 135, 201, 203, 206, 217. 

— (ordre du). — Institution de Charles d'Orlrans; France, 
qmnzième siècle, 217. 

Caraasia. — Longue chemise de lin aux larges manches; 
femmes valaques, 458 et 459. Voir Camisia. 

Camauo. — Peau de brebis dont les Landais se garantissent 
les jambes ; France, 486. 

Cambuta. — Nom que les anciens donnaient , à la crosse, 

193. 
Camelot. — Gros drap en usage dans la classe bourgeoise 

du dix-lmitième siècle ; France, 367. 

Camillus. — Assistant du grand prêtre, chez les Romains ; 
38. 

Camisia. — Espèce de camisole que les Grecs portaient la 
nuit (de cami, chambre). — Tunique à manches des femmes 
de la province romaine; Italie, dix-neuvième siècle, 468. 

Campagus {campagium) . — Demi-brodequin laissant, comme 
la caliga, les doigts à découvert ; sa semelle avait une em- 
peigne qui couvrait le cou de pied et le talon. Le campagus 
des empereurs était de pourpre et parfois brodé d'or ou en- 
richi de pierres fines et de perles. Dans le bas empire, cette 
chaussure devint celle des sénateurs romains, 36-37, 47. 

Campestre. — Sorte de jupon attaché autour des reins et 
descendant environ jusqii'aux deux tiers des cuisses ; sol- 
dats romains, 34, 36-37. 

Campyla. — Soulier crochu; chaussure grecque, 47. Voir 
Uncinatus. 

Cancenis. — Troisième classe des danseuses indoues ; ce 
sont celles qui parcourent librement le pays. 125. Voir 
Nautch-G-irls. 

Candale (mode à la). — France, dix-septième siècle, 340. 

Candeur (la). — Coiffure de grande parure ; dames de l'é- 
poque Louis XVI ; France, dix-huitième siècle, 390. 

Candidatus. — Le Romain portant la toge blanche, pour 
se présenter à l'élection du peuple ; 40. 

Candidus color. — Le blanc des étoffes lustrées, ou de 
celles dont on avait augmenté la blancheur ou l'éclat par 
quelque préparation. 

Candys ()((xvSuç). — Robe médo-persique, 11 et 12, 14. 

Canezou. — Corps de robe sans manches; femmes de l'île 
de Ceylan; dames du Directoire et du Consulat; France, 
dix -huitième et dix-neuvième siècles, 132, 133, 407, 408-409. 

Gange. — Embarcation légère; Egypte, 8. 

Cango. — Palanquin en forme de panier et n'exigeant pas 
plus de deux porteurs; Japon, 106. 

Canac, Cannac. — Collier, parure des paysannes de la pro- 
vince romaine ; Italie, dix-neuvième siècle, 468. 

Canne. En Egypte, la canne était un insigne de comman- 
dement ou de distinction. En France, l'usage de la canne 



182 



commenva i se u-panilre veit la fin ilu dix-septième siècle, 
époque où elle acquit une extrême importance dans l'attirail 
des gens qui suivaient le goût du jour. 2, 4, 178, 351, 355, 
364, 3G8, 3G9, 391-392, 404, 405, 408-409, 410. Voir Oboukii, 

POUVOU: KXÉCUTIF. 

Cannetille. — Agréments d'or et d'argent. Costumes civils et 
militaires; France, seizième et dix-septième siècles, 326, 343. 

Canon. Quennon. — Xom donné aux premières bouches à 
feu; Europe, quinzième siècle, 220, 255, 257, 384. Voir Ba- 
silic, BASTAltDK, BO.MBARDK, COURTAUD, CUAPAUDEAU, 

CouLEVUiXK, Faucon , Fauconneau, Hacquebute a croc, 
Passevolant , Pierre A canon, Plommée, Serpentine, 
Spirole, Trait a poudre. 

— h main. — Le fusil primitif : arme à canon très court, em- 
manclié au bout d'un morceau de bois ou d'une tige de fer; 
Europe, quinzième siècle, 220. 

— Nom donné aux brassards d'acier complets; France, 
quatorzième siècle, 206, 217. 

— Ornement de dentelle attaché au-dessus du genou ; hommes 
de cour de l'époque de Louis XIV ; France, dix-septième 
siècle, 340. 

Cap d'escouade. — Caporal , infanterie française du 
seizième siècle; 256. 

Capan. — L'ombilic du targuid ; Ecosse, 427. 

Cape (chape, plmiète, pliiiial). — Vêtement de dessus destiné 
à garantir de la pluie; la pœnula des anciens, manteau à 
capuchon, cape de voyage; — tracée sur les bords; — à 
collet rabattu; — à collet droit; — à capuchon ou cape lie 
Béarn, manteau de l'époque de Henri IV, emprunté aux 
montagnards pyrénéens ; — écourtée, conservée sous le nom 
de collet. — France, moyen âge, seizième et dix -septième siè- 
cles, 247, 268, 269, 270, 271, 272, 273, 274, 275, 280, 285, 
311. Voir Balagni (manteau a la), Capitium, Manteau. 

— L'écliarpe des dames du dix-septième siècle ; France, règne 
de Louis XIV, 354, 355. 

— Manteau des Bourbonnichonnes ; France, 484. 

— ■ La coiffure des Màconnaises, des Bressanes, 487. 
Vapa. — Manteau portugais, 482. 

Capa de Muestra. — Manteau du Valencien ; Espagne, 474, 
477-478. 

Capedur. — Le bourrelet qui garantit la tête chez les por- 
teuses de fardeaux du Bordelais ; France, dix-neuvième siècle, 
485. 

Capel de fer ou chapeau de Montauban. — Vvir 
Chapeau. 

Capeline. — Le chaperon des femmes du moyen âge : coiffe 
replite, avançant sur le front et retombant à hauteur de 
l'épaule ; France, quinzième siècle, 213, 215. 

— Nom donné au hacitiet, 219. 

Cupellinu. — Chapeau de paille des femmes de l'ancien 
comté de Nice, 487. 

Capette. — Capuchon des femmes de la Haute-Auvergne ; 
France, 484. 

Capis. — Burette à vin; antiquité, 23. 

Capitao. — Expression portugaise désignant le chef d'une 
tribu; Indiens de l'Amérique du Sud, 76. 

Capitium. — La cape féminine, chez les Latins, 244. 

Caporal. — Voir Cap d'Escouade, Onrachi. 

Capot. — • Espèce de pelisse aussi nommée manteau de Char- 
temafme ; bergers landais ; France. 486. Voir Kapout. 



Capote. — Chapeau fémudn ; France, époque du Consulat, 
406, 408-409. 

Capcudji. — Huissier du sérail; harem impérial; Turquie. 
— C'(jioudji-baschi\ premier capitaine des huissiers et maré- 
chal de la cour, 169. 

Captif (bonnet à la). — Modes féminines ; France, époque 
Louis XVI, 391-392. 

Capuce. — Voir Capuchon. 

Capuchon, Capuce (cucullus). — Vêtement de tête h l'u- 
sage des laïques et des ecclési.a.stiques ; Europe, moyen âge, 
198, 201, 202, 212. Voir Almofar, Aumusse, Bardoci'ctli.e, 

CAMAIL, CAUAI'OUE. 

Capulatiis. — Capuchon surmonté d'une houppe ou d'an 
gland ; Romains, 244. 

OipuUt. — Capuclion des Pyrénéennes ; France, 486. 

Capucines. — Ordre de femmes placé sous la direction des 
capucins; ces derniers devaient leur nom à la forme parti- 
culière du capuce ou capuchon qu'ils portaient, 147. 

Carabiniers, — Corps de grosse cavalerie dont l'institution 
remonte à l'époque de Louis XIV ; France, dix-septième 

siècle, 381. 

Caracalla. — Manteau gaulois muni d'un capuchon; in- 
troduit à Home par l'empereur Antonin Bassianus, d'où son 
nom de C'araculla; Strabon l'appelle yw //a gallica. 56-57. 

— (cheveux à la). — Coiflm-e des hommes ; France, époque du 
Consulat, 408-409. 

Caraco. — L'un des noms que porta, au dix-huitième siècle, 
la veste de femme à grandes basques. Caraco à la Arlaise , à 
l'innocence reconnue ou à la Cauchoise, à la Pierrot, à la Sué- 
doise. France, règne de Louis XVI, 389, 390, 391-392, 398. 

Caracol ou Limaçon. — Manœuvre des reîtres allemands ; 
Europe, seizième siècle, 271. 

Carapoue. — Capuchon des paysans français du moyen 
âge, l'ancien bcirdocuculle des Gaulois; 209, 210. 

Caratou. — Hache de pierre des Botoeuilos; Amérique du 
Sud, 76. 

Carbatine (xapêâTtvYj)- — Chaussure de peau fraîche; 
antiquité, 47. 

Carcan. — Le collet de la robe serré et montant. Dames du 
seizième siècle; France, 267,276 et 277. — (Collier, dit), 266. 

Carcas. — Carquois en peau de taisson ou blaireau, à l'usage 
(le l'arbalétrier; Fi'ance, quinzième siècle, 220. 

Caraines. — Les gonds de la pone; maison romaine, 33. 

Carlins. — Anneaux de pied ; modes féminines ; France, 
époque du Directoil'e, 406. 

Carmagnole (de Carmagnola, nom d'une ville italienne de 
la province de Turin). — Veste courte ; costume des Transté- 
verins et des ouvriers français pendant la Révolution, 466. 

Carmes. — Ordre religieux qui prit naissance sur le mont 
CaiTuel (Palestine), vers 1105, Les Carmes portaient par- 
dessus leur robe brune une chape de couleur tannée rayée 
de blanc, ce qui les fit appeler barrés, 147, 482. 

Carmélites. — Religieuses assujetties à la même règle que 
les Carmes ; introduites en France vers 1452 ; 334. 

Carnarium. — Dépendance de la cuisine où se trouvaient 
des crocs de suspension pour la viande ; maison gréco-ro- 
maine, 33. 



— 183 



Carnyx. — La trompette de guerre des Gaulois, 56-57. 

Carpentum. — Voiture à deux roues pourvue de rideaux; 
Komains, 216. 

Carpetta. — Nom que les Vénitiennes du seizième siècle 
donnaient à la cotte ou cotillon, 280. 

Carquois. — Étui à flèches. Chez les archers français, le 
carquois disi^araît au quatorzième siècle ; on le remplace par 
un sac de cuir fermé dont, au moment de combattre, on ex- 
tvajMi, un certain nombre de flèches qu'on passait dans la 
ceinture. 1, 2, 10, 11 et 12, 14, 25-26, 48-49, 50, 63-64, 67-68, 
119, 218, 219, 220. Voir Carcas. 

Carreau (6om;o«^ quarriau, quarret). — Flèche très courte; 
trait de l'arbalète à main ou de la grande arbalète à tour ; 
Europe, moyen âge, 218,219, 220. — Siège bas. Foi?- Coussix. 

Carrosse (de l'italien carroccio, char). — Voiture à quatre 
roues, suspendue; 310, 320, 349. Voir Chae branlaxt. 

Carruca ou carrucha. — Voiture introduite à Borne sous 
les empereurs, 216. 

Cartouche. — La charge des armes à feu portatives. C'est 
en 1683 qu'on fit usage des premières cartouches, mais pour 
la charge seulement; ce ne fut que pendant la guerre de 
1744 que l'on commença à faire servir la cartouche à la 
charge et à l'amorce. 343. Voir Coffin. 

Cartouche. — Nom de la petite giberne introduite dans 
l'infanterie française vers le milieu du dix-huitième siècle, 
383. Voir Giberne. 

Casa<ica. — Jaquette, casaque ; paysannes des provinces ro- 
maines; Italie, dix-neuvième siècle, 467, 468. 

Casaque. — Costume militaire ; vêtement de dessus, à pans 
prolongés, et à manches longues et fermées. Les mousque- 
taires du roi, créés en 1622, eurent la casaque bleue ornée 
de croix d'argent ; France, seizième, dix-septième et dix-hui- 
tième siècles ; 381, 382, 384. Voir Hongreline, Hoqueïox, 
Maîjdille, Soubeevestb, Surtout, Tàbaed. 

— La veste des paysans de l'Auvergne ; France, 484. 

Casaquin, pet-en-l'air. — Veste à basques se mettant par- 
dessus le corsage ; toilette de ville ; France, dames du dix- 
septième siècle et du dix-huitième, 355,367,369. FoirCARACO. 

Casas de pupilles ou de huespedes. — Pensions bour- 
geoises; Espagne, 477-478. 

Cascarottes. — Porteuses de poissons entre Bayonne et 
Saint-Jean-de-Luz ; France, dix-neuvième siècle, 486. 

Casque. — Arme défensive faite de cuir, de bois ou de métal. 
1, 2, 4, 14, 15, 16, 17, 25-26, 29, 34, 36-37, 48-49, 50, 56-57, 60- 
61, 63-64, 66, 96-97, 119, 121, 135, 201, 202, 204, 205, 206, 
207, 208, 216, 217, 218, 219, 220, 253, 254, 256, 257, 258, 259, 
260, 261, 262, 263, 271, 283, 301, 342,382,383, 387, 400. Voir 
Abmet, Avantail ou Venïail, Baciket, Bavière, Bour- 
GUiaxoTTE, Cabassbt, Calotte, Capeline, Cassis, Cer- 

VELIBRB, CHAPEL DE FER OU CHAPEAU DE jVIOXTAUBAN, 
CiMIBE, COLLBTIN, COUVRE-NUQUB , CRÊTE, HANEPIEE , 

Heaume, Mentonnière, Mézail, Morion, Nasal, Salade, 
Secrette, Timbre, Viairh, Visière, Vue . 

— dit de Berru, dit de Falaise; Gaulois, 56-57. 

— à chenille. — Infanterie française; fin du dix-huitième 
siècle, 400. 

— à grille. — Casque de joute ; France, quinzième siècle, 219. 

— Coiffure féminine : casque à la Bellone, h la Romaine; 
France, époque Louis XVI, 391-392, 405. 

— {voor-hoofden) . — Coiffure des femmes hollandaises, 419, 
421 et 422, 423. 



Casquet. — Petit casque à l'usage des officiers; France, 
seizième siècle, 275. 

Cassis. — Casque de métal; arme défensive des Romains, 
34, 36-37. 

Castanuelas. — Castagnettes espagnoles, 476. Voir Cro- 
tale. 

Castellani. — Gondoliers vénitiens, 239. 

Castisa. — Le descendant d'un Espagnol et d'une femme 
métisse]; Mexique, 79. 

Castor à la cordelière. — Chapeau masculin; France, 
époque Louis XIII, 327, 328. 

Castula. — Espèce de jupon; dames grecques, 19, 20. 

Catastictos ou Zodiote. — Robe mouchetée ; dames grec- 
ques, 17, 19. 

Catervares (catervani). — Gladiateurs combattant par 
troupes; Romains, 36-37. 

Cathedra (xaôéSpa). — Chaise à dos, mais sans bras; — 
cathedra stata ; chaise couverte d'un coussin ; Greco-Romain, 
32. — Chaire épiscopale, 227. 

Catogan (coiffure en). — Chevelure dont la touffe de der- 
rière est serrée par un ruban ; à l'usage des deux sexes ; 
France, dix-huitième siècle, 391-392, 398, 405. 

Catrintia. — Tablier à longues franges ; femmes valaques, 
458 et 459. 

Cattuma. — L'une des deux semelles de la crexAda , l'autre 
était Vemblema; chaussure antique, 47. 

Caunace. — Surtout à franges, appelé aussi la persane; 
Assyrie, 11 et 12. 

Cauris. — Coquillages servant de parure et de monnaie; 
Afrique, 67-68, 71, 154. 

Causeuse à la Turque. — Lit de repos; mobiher Louis XVI; 
France, dix-huitième siècle, 391-392. 

Causia (xautjîa). — La coiiïuredes Macédoniens; du temps 
de Caligula, le peuple romain portait la causia, surtout au 
théâtre; antiquité, 25-26, 41. 

Voir HIPPEUS. 



Modes masculines ; 



Cavalier grec. 

Cavalier romain. — Voir Eques. 

Cavalière ou carrée (perruque). 
France, époque Louis XIV, 351. 

Cavœdium. — Cour découverte autour de laquelle sont 
disposées les chambres ; la partie creuse de la maison ro- 
maine, 33. 

Cearnaich. — Archer écossais du seizième siècle, 425 et 426. 

Cecryphale. — Réseau ou filet dont les dames grecques en- 
veloppaient leur chevelure ; les Athéniens l'appelaient cec7'y- 
phante, 21 . 

Ceinture. — Voir Abnet, Anamakhalistee , Apodesme , 
ClNCTOUIUM, Cingulum, Commerbund, Dbebal, Fundoshé, 
Kembr, Obi, Qvinso-balte, Samla, Sembong, Silahlik, 
Stêthodesme, Strophion, Sueceinte, Tirador, Zona. 

Ceinture à la gahienne (dnctus gabinus). La toge disposée 
de manière à former voile et ceinture. 

Çainture, saincture; moyen âge. Le port de la ceinture 
était alors pour les femmes une marque honorable; elles 
l'ornaient d'or, d'argent , de perles, de pierres précieuses. 
Pendant les quatorzième et quinzième siècles, plusieurs 



— 184 



L'dits royaux iléfeiulirent aifx femmes île mauvaise vie d'en 
porter, mais celles-ci n'en nsuri^èreut ])as moins la a ceinture 
«lorée ». — Demi-ceint. La ceinture des bourgeoises du sei- 
zi^me siècle ; elles y susiwndaient leur bourse et leur miroir. 

CrinlHie orfécrie. — Costume masculin, commencement 
du quatorzième siècle. Espèce de boudin rembourré placé au- 
dessous des hanches, et sur la face extérieure duquel étaient 
cousues des plaques d'or ciselées, souvent avec accompagne- 
ment d'émaux et de pierreries. On y jiendait la bourse et un 
poignard nommé badtlaire. La ceinture orfévrie se portait 
aussi sur la cotte d'armes. 

Cnntiire de cheruhne. — Ceinture militaire que les cheva- 
liers seuls avaient le droit de ])orter, et qui ne fut adoptée 
que vers 1340. 

Cfinture à la tunisienne. — Costume oriental : pièce de 
soie ceignant les hanches et nouée sur le côté. C'est une pa- 
rure que l'on rencontre également en Kabylie, où elle entre 
dans les atours fjminins , 40, 157, 17G, 177, 178, 180, 189, 
211, 215, 217, 273, 328. 

Ceinturon porte-giberne. — Infanterie française ; dix-hui- 
ti:>me siècle ; règne de Louis XV, 342. 

Cella, Cellae. — Les chambres composant les bains romains. 
Cella frigidaria. — Première salle de bain, 45. 
Cella ostiani. — Loge du portier; maison romaine, 33. 
Cellœ vinariœ. — Magasins pour le vin, 33. 

Celt. — Espèce de hache, 48-4'J, 50. 

Celtibérienne ou Espagnole (Épée). — Voir Épée. 

Cendal. — Étoffe de taffetas de couleurs unies et parfois 
rayées de deux ou trois nuances. — Cendal tiercelin, le plus 
épais ; on peignait dessus des armoiries. — Cendal à or battu, 
celui recouvert de feuille? d'or découpées et collées sur l'é- 
toffe au moyeu d'un mordant ; Europe, moyen âge, 200. 

Cent-Suisses. — Compagnie d'infanterie d'élite faisant au- 
trefois partie de la maison militaire des rois de France; ins- 
titué par Charles VIII en 1496 ; 256. 

Centurion (centurio). — Officier de l'armée romaine d'un 
rang inférieur à celui du tribun par qui il était nommé , 
36-37. 

Cervelière. — Coiffure de mailles ou de plaques de fer en. 
veloppant exactement la partie supérieure du crâne, comme 
une calotte; Europe, moyen âge, 202, 217, 219. 

Cestas. — Les paniers du Brésil, 77. 

Chabinto. — Service de thé complet ; Japon, 106. 

Chabraque. — Ornement de selle importé en France par 
les hussards hongrois que Loois XIV enrégimenta vers 
1692 ; 400. 

Ghacbia ou Cbecbia. — Calotte de feutre de fabrication 
tunisienne, autour de laquelle on enroule un turban ; coif- 
fure en asage chez les peuples de l'Orient et du nord de l'A- 
frique, 70, 157, 158, 159, 160, 161, 163, Voir Fkz, Tarbouch. 

Chaconne. — Air de danse qui servait de final à un ballet 
ou à un opéra ; née en Italie, la chaconne était fort en vogue, 
en France, sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV. 
Kn 1693, ou appela chaconne un long ruban qui fut ajouté 
au col de la chemise ; ce ruban tombait plus bas que la cra- 
vate et flottait hors de l'habit, 351, 362. 

Chaîne. — Insigne de chevalerie ; marque d'honneur. — 
Parure à l'usage des deux sexes, sous les règnes de Louis 
XI et de Charles VIII ; les riches seigneurs portaient de 
grosses chaînes aux lourds anneaux ; ce luxo existait égale- 



ment chez les hommes d'armes. Chaîne d'honneur, de grâce. 
Europe, quinzième et seizième siècles, 221, 245, 247 et 248, 
249 et 250, 251. Voir Collier, Patenôtrk. 
Ctaainse. — Tunique de dessous, à manches, faite de toile 
de lin ou de chanvre, et même de soie. Vers la fin du 
quatorzième siècle, le nom de chainse est remplacé par celui 
de robe- linge ; France, moyeu âge, 188. 

Chaire (chaikre, chaise, forme, fonrme). — Siège fixe garni 
de bras et d'un haut dossier, exclusivement réservé au 
maître de la maison ou à l'étranger de distinction que l'on 
recevait. Chaise ciiriale, Chaire épiscopale. Chaire seigneui-iale. 
Euroije, moyen âge et seizième siècle, 190-191, 215, 227, 
294, 298, 306. 
Chaise. — Au dix-septième siècle, la chaire ou la chaise à 
haut dossier fut remplacée par le fauteuil, lequel devint la 
place d'honneur du chef de la famille. Ce que l'on appelle 
alors plus particulièrement la chaise, avait encore un dossier, 
mais était dépourvu de bras. Dans la hiérarchie des sièges, 
ce meuble occupait le rang immédiatement après le fauteuil ; 
le pliant, le placet ou tabouret, et l'escabeau venaient en- 
suite. Europe, dix-septiùme et dix-liuitième siècles, 305, 313, 
315, 374. 

C/uiise curiile {sella carulis , ôî'fpo? àYxyXoTïCiy;) ; le 
siège des rois, puis celui des consuls, des iiréteure, des édiles 
curules de la république, de tous les grands magistrats, y 
compris les sénateurs romains, 44, 181. 

Chaise à porteurs (sella gestatoria , ûiçpo; XaTàffTiyoç) ; 
celui qui l'occupait était assis et non couché, comme cela se 
faisait dans la litière (lectica) ; elle servait surtout aux femmes, 
ce qui lui fait donner aussi le nom de sella mulieb)-is. 

— Siège fermé et couvert dans lequel on se faisait porter par 
deu.x hommes ayant sur les épaules des bricoles qui soute- 
naient deux longs leviers placés sur les côtés de la chaise. 
Chaises bleues, chaises de la maison du roi de France au ser- 
vice de la cour, et qui, en 1667, furent mises en régie pour 
être en même temps à la dispoùtion du public ; leurs porteurs 
avaient la livrée bleue. Chaises dorées, celles exclusivement 
affectées aux membres de la famille royale. Europe, dLx- 
septième et dix-huitième siècles, 374, 396. 

Chaises de poste; Angleterre, commencement du dix-neu- 
vième siècle, 431. 
Chakal. — Petit sac de peau enveloi^pant les parties sexuelles; 

Cafres; Afrique, 71. 
Châle, Sohall. — Longue pièce d'étoffe du Levant dont les 
Orientaux s'enveloppent la tête et qui entre aassi, de di- 
verses manières, dans leurs vêtements, soit comme écharpe , 
soit comme ceinture; les châles les plus renommés sont 
ceux de l'Inde. Eu Europe, et plus particulièrement en France 
depuis la fin du dix-huitième siècle, le châle est devenu une 
pièce importante du costume féminin ; il consiste en une 
pièce d'étoffe longue ou carrée, ornée dans le genre des tissus 
orientaux, que les femmes portent sur les épaules, 122, 123, 
137, 169, 170, 175, 176, 177, 180, 406, 407, 408-409. 
Chaleco. — Le gilet brodé des toreros espagnols, 470 et 471. 
Chàli. — Tissu confectionné avec le poil de la chèvre ; Tur- 
quie, 1 76. 
Châlong. — Tissu suédois, espèce de tapis rayé; 412. 
Chalumeau (chalemie, chalemelle, chalemiau). — Instrument 
k vent de haute antiquité, primitivement composé d'un 
roseau ou d'une écorce de branche d'arbre dont le bois a été 
extrait. Le chalumeau du moyeu âge est garni d'une anche 
et percé de trous permettant d'obtenii- plusieurs notes; 192. 
Voir SYltiNX, FiSTin.A. 



185 



Chalwar. — Pantalon large, flottant; Turquie, 169, 170, 
175, 176. 177, 178, 179, 180, 462, 464, Voir POTOUK. 

Chamarre. — Veste très ample, formée de bandes d'étoffes 
réunies par des galons ; costume masculin ; France , 
seizième siècle, 274. Voir Maxhille. 

Chambre d'honneur, du lit , de parade , des pare- 
ments. — Pièce du cliàteau ou de la maison seigneuriale 
ofl se faisaient les grandes réceptions ; France, moyen âge, 
seizième et dix-septième siècles, 293, 344-345, 347. 

Chambre à coucher. — ■ Europe, dix-septième siècle, 313 
et 314, 318-319, 322. 

Chancelière ( boucles de cbeveux à la). — Toilette fémi- 
nine ; France 1786 ; 391-392. 

Chandelier. — Porte -lumière. Ce mot signifiait aussi can- 
délabre, porte-bougie ou porte-chandelle, porte-lampe, etc. 
Les termes qui servent à désigner cet objet sont nombreux : 
toiiis, torche, chandélahre, flanibiau, cierge, etc. 

Chandelier à platine. — Celui composé d'un plateau cir- 
culaire surmonté d'une longue pointe sur laquelle on fichait 
le cierge de cire; ce n'est guère qu'au quatorzième siècle 
que la pointe est remplacée par une douille. 200, 322, 376. 

Chanfrein. — Harnais du cheval, pièce de fer qui ga- 
rantit le front, l'entre- deux des yeux "et les narines de la 
bête. Il ne paraît pas que les chevaux fussent armés avant 
la fin du treizième siècle; Europe, moyen âge et seizième 
siècle; Japon; 96-97, 220, 221, 261. 

Chanoine. — Membre du chapitre d'une église catliédrale ou 
collégiale. Chanoine i-égnliei; celui qui faisait des vœux et 
vivait en communauté, 147, 198, 284. 

Chaparreros. — Espèces de houseaux allant en s' élargissant 
sur la chaussure qu'ils couvrent complètement ; Mexique, 
79. 

Chape. — Synonyme de cape, vêtement sacerdotal; manteau 
muni, à l'origine, d'un capuchon. On en usait surtout pour 
les processions lointaines, afin de pouvoir se garantir de la 
pluie; de là le nom de pluvial qui lui est aussi donné; — 
{bille de), grosse broche qui maintenait la cliape; Europe, 
moyen âge et seizième siècle, 197, 198, 200, 284. 

Chapeau {capel, chapel, chapelet, chapriau, couvre-chef). — 
Le mot chapel, au moyen âge, a d'abord désigné les cou- 
ronnes de métal ou de fleurs considérées comme couvre- 
chefs. Des fabricants de chapels de fleurs est venu le nom 
de chapieliers, donné aux faiseurs de chapeaux d'iiommes. En 
France, c'est sous le règne de Charles VI que l'on voit les 
chapeaux succéder aux chaperons. Ils commencèrent à être 
en usage à la campagne, puis à la ville, mais seulement les 
jours de pluie. La mode d'alors leur donne des formes poin- 
tues, rondes, cylindriques ; quelques-uns n'ont presque pas 
de bords. Une infinité d'agréments y prennent place : plumes, 
houppes, branlants, affiques, cercles d'orfèvrerie, etc. Chapel h 
bec, conique, hémisphérique, orfévri ; Europe, moyen âge, 209, 
210, 211, 212, 214, 216, 221, 222, 253. 

Chapel de fer (chapeline, hanepier, chapel de Montauban). 
— Coiffure militaire. Espèce de cervelièro avec bord plus 
ou moins saillant autour du crâne. Au commencement du 
quinzième siècle, la visière du chapel est percée de deux trous, 
pour permettre de voir en abaissant cette coiffure sur le 
visage; ce chapel prend alors le nom de chapel de Mon- 
tauban. — Chapel de heaume, coiffure posée sur le heaume de 
tournoi et ayant pour objet de préserver ce casque des 
rayons du soleil ; Europe, moyen âge et seizième siècle, 202, 
217, 219,230, 301. 



Chapeau d l'Albanaise. — Coiffure des Estradiots ou Al- 
banais incorporés dans l'armée française, puis celle des « ca- 
tholiques zélés » du temps de la Ligue. — Chapeau français 
ou à la Henri IV, castor de forme basse et à larges bords ; 
— chapeau à la Huguenote, coiffure de feutre aux bords apla- 
tis. —Europe, seizième siècle, 255, 283, 285. Foi?- Sombrero. 

Chapeau à l'espagnole, en cuvette renversée. — Modes fémi- 
nines du seizième siècle, 266, 280. 

Feutre à la Bassompierre, Castor à la cordetih-e. — Cha- 
peaux à larges ailes et empanachés, portés par les élégants 
du temps de Louis XIII; Europe, dix-septième siècle, 321, 
326, 327, 336. 

Chapeau empanaché ou à plumes, à trois gouttières, c'est-à- 
dire à bords triangulaires; époque de Louis XIV, 340, 342, 
343, 344-345, 349, 351, 352, 360, 364. Voir TnicoiiXK. 

Chapeau à l'anglaise, à la duchesse, d'un nouveau-goût, du 
héron, à la Malborough, à la Maltaise, au Palais-Royal, à la 
Tarare, à la Théodore, au transparent, Chapeaux-bonnettes; 
modes féminines de l'époque Louis XVI ; France, fin du dix- 
huitième siècle, 390, 391-392, 398. 

Chapeau à l'Androsmane, à l'Anglaise, en jockey, à la Suisse. 
Chapeaux-claques à la Russe, à Vintimille. Coiffures mascu- 
lines du règne de Louis XVI et de l'époque du Consulat ; 
France, fin du dix-huitième siècle et commencement du 
dix-neuvième, 391-392, 405, 408-409. 

Chapelet. — Biadème ou ruban servant à maintenir les 
cheveux ; parure masculine ; treizième et quatorzième siècles, 

209. — Chapelet de bois pour la prière; Kabylie, 154. 

Chapeo de sol. — Parasol ; Portugal, 482. 

Chaperon (cappron). — A l'origine, une petite cape, une 
aumusse qui, par suite des transformations de la mode de- 
vint un bonnet. C'est au commencement du quatorzième 
siècle que la mode des chaperons est générale chez les nobles 
et les bourgeois ; pendant les guerres civiles de cette époque, 
leur couleur eut une signification politique. Cette coiffure fit 
place au bonnet et au chapeau vers 1449. 

Chaperon à cornette, à patte. — Longue bande d'étoffe 
roulée autour de la tête et retombant sur l'épaule ; le bout 
de la partie roulée que l'on retroussait sur la tête, était ap- 
pelée patte; la partie retombante se nommait cornette. Le 
chaperon à cornette était une des marques de la dignité de 
docteur, et, au quinzième siècle, régnait encore concurrem- 
ment avec la barrette et le bonnet. 

Chaperon à bonnet, celui qui formait turban et n'avait 
pas de partie pendante. 

Chaperon embranché, cottume de deuil ; capuchon dont la 
coiffe s'avançait de manière à cacher le visage, 202, 20G, 

210, 211, 212, 214, 215, 221, 223, 241-242, 269, 286. 
Chaperon féminin. — Les dames portaient cette coiffure en 

manière d'aumusse, ou comme la capeline actuelle. — Cha- 
peron à templette, celui garni d'un tour de visage qui est la 
temptlette proprement dite ; la coiffe était l'espèce de béguin 
que l'on mettait dessous. — Chaperon à la française, réduc- 
tion de l'antique chaperon. — Europe, moyen âge, seizième 
et dix-septième siècles, 213, 245, 246, 247 et 248, 249 et 
250, 251, 264, 265, 266, 268, 269, 273, 274, 278, 283, 328 
329. 
Chapô. — Espèce de chape, Arméniennes; Turquie, 180. 

Char, Chariot. — Mot qui, dans l'antiquité, sert à désigner 
diverses sortes de voitures employées soit pour combattre, 
soit pour participer à des courses de vitesse, soit encore 
pour figurer dans des cérémonies religieuses et profanes; 
1, 2, 11 et 12, 16, 29. Voir AliMA, Bl«E, QrADRiGE, Teige. 
Chariot à faux et à éperon; Gaulois, 56-57. 



— 18G 



fhar ou charhu hianluni : moyen île transpoit ihi moyen 
âge, 21C, 310. 
Charlakana-mossa. — Bonnet féminin ; Saùde, 413. 

Charmes de la Liberté (coiffure aux). — Moiles fcmi- 

jiincs ; Franci', éiioque Loui^ XVI, 388. 
Charo ou Scharo. — Coiffure des jours de fête ; chefs 

t'amacaiis ; Aui-rique du Sud, 7G. 

Charpenterie. - - Assemblage de madriers, espèces d'affûts 
iliiMs Ies(iuels on encastrait les bombarde.s ; artillerie fran- 
çaise du moyen âge, 220. 

Chai-pentiers de la pe/i/e cognée; nom que l'on donne aux 
hachlers du moyen âge, 316. 

Chasseurs à cheval, à pied. — (Armée française) Insti- 
tution qui date de 1776 : un escadron de chasseurs à che- 
val fut aû'ectéà chaque régiment de dragons; des chasseurs 
à pied furent introduits dans les bataillons d'infanterie. 
Ces derniers donnèrent lieu ;1 la création de régiments d'in- 
fanterie légère, 400. 

Charros salaraanquinos. — Fermière delà province de 
Salanianque ; Espagne, 472. 

Chartres (garniture à la). — Les volants de la robe « la 
circussUnne; modes féminines de l'époque Louis XVI; 
France, 389. 

Chasuble (de casula, petite case ou demeure). — Vêtement 
SL'cerdotal consistant, au moyen âge, en une longue robe 
sans manches et sans autre ouvertore que celle par où le 
prêtre passait la tête. — A dater du treizième siècle, la 
forme de la chasuble commença à se modifier, pour en 
arriver insensiblement à celle qui la caractérise de nos 
jours, 181, 182, 193, 194. Voir Phexoliu.m. 

Châtelaine. — Bijou de ceinture servant à la suspension 
de la montre ; Europe, dix-huitième siècle, 380. 

Chauffe-doux. — Espèce de poêle, appareil de la famille 
des brasero.t espagnols. — Chauffe-pieds, chaufferette en 
bois. — Europe, moyen âge, seizième et dùc-septième siè- 
cles, 236, 318-319. 

Chaupal. — Palanquin des mariages, des processions, et 
en général des grandes cérémonies ; Inde, 125. 

Chausses. — C'est à la fin du quinzième siècle que les 
braies furent remplacées par les chausses, pantalon collant 
auquel, au moyen d'aiguillettes, était attaché le pourpoint. 
— C/uiusses semelées, celles qui dispensaient de mettre des 
souliers. — 205, 2ÛG, 210, 211, 212, 213, 214, 215, 222, 238 
239. 

C/iinisses ou bndes de mailles; vêtement adopté pendant la 
première moitié du quatorzième siècle. — L'armure des 
jambes ne se compose encore, à cette époque, que des grè- 
ves ; mais, dès qu'elle se complète de la molletière et des cuis- 
sots, les cliausses de mailles disparaissent et sont remplacées 
par des chausses de peau avec partie de mailles au défaut 
des jarrets, 202, 203, 204, 2M7 et 208, 209. 

Chausses {Hant-de-). — A la fin du quinzième siècle, le 
haut-de-chausses est un caleçon court garni d'une brayette ; 
il prend de l'ampleur sous Frani^'ois I'"' et devient, à la fin 
du seizième siècle, une espèce de bourrelet tailladé qui, 
dans lasuite, s'affaisse et s'allonge jusqu'au-dessus du genou : 
ce sont alors les canons du milieu du dix-septième siècle. A 
la brayette, se substitue la pHite-oie de rubans. Les canons 
disparaissent dans la seconde moitié du règne de Louis XIV 
et la culotte les remplace. — I/aict-de-chausses en bourse, celui 
qui allait en s'élargissant vers le bas; France, seizième siè- 



cle ; — (I chiquetades, haut-de-chausses tailladé (il y avait la 
grande et la pe/iie chiqueiade), France, seizième et dix-septième 
siècles. 

Bas-de-chaiisses, partie des chausses enveloppant la jambe 
et le pied ; ce que l'on appelle, en termes abrégés, les bas, 
254, 255, 256, 257, 266, 267, 268, 269, 270, 271, 272, 273 
274, 275, 278, 280, 283, 285, 289, 301, 311. Voir Caxox, 

CULOTTK, GnÈGUE, PANTALON, RHINGRAVE, TROUSSB. 

Chebka. — Nom que porte l'ensemble de la parure chez les 
femmes du Sahara algérien; Afrique, 16.5. 

Chéchia. — Voir Chachià. 

Chef-d'argent. — Ruban entrant dans l'arrangement do 
la coiffure à l'antique ; modes féminines ; France, Consu- 
lat, 408-409. 

Chelana. — Pantalon: ;Malais; Oe.anie, 63-64. Voir 
Sahuong. 

Chelauk. — Le Berrani qui exerce le métier de cliarhonnier 
ou celui de manœuvre ; Algérie, 163. 

Cheloulha. — Chemise de laine ; femmes Kabyles, 160 et 161 . 

Cheminée. — Architecture intérieure. La construction des 
véritables cheminées ne date guère que de la fin du trei- 
zième siècle; elles étaient larges et hautes, afin qu'une 
famille pût s'y tenir. Le blason peint et sculpté, la sta- 
tuaire, décoraient le devant de ces cheminées à l'ornemen- 
tation desquelles contribua toute la ricliesse de l'archi- 
tecture du moyen âge. Les grandes proportions des cheminées 
se perdirent au dix-septième siècle, époque où la fabrica- 
tion des glaces d'appartement commença à se développer, 
190-191, 232, 235, 236, 245, 290 et 291, 292,299, 302-303, 
312, 322, 348, 356-357, 377, 378, 393. 

Chemise. — Voir Chaix.se. 

{Robe en). — Chemise à la grecque. — Rôles de déshabillé ; 
modes féminines; France, époque Louis XVI, 391-392, 
398. Voir angaiikah, Beukundjuk, Cheloulha, Courtah, 
Deiieal, Djaboli, Gandoura. 

Chemsé. — Pièce de coton pliée carrément sur la tète ; coif- 
fure des musulmanes des environs do la Mecque, 180. 

Chenets {cldennetz). — Ustensiles de cheminée presque tou- 
jours en fer ; ceux du seizième siècle étaient parfois de véri- 
tables chefs-d'œuvre de sculpture, 292. 

Cheval ("grand). — Cheval de tournoi; Europe, moyen 
âge, 222. 

Chevaleresque (armure dite). — L"armure complète du 
(|iiinziènic siècle, 254. 

Chevalier. — Nom donné, au moyen âge, au nol)le 
qui avait reçu l'ordre de chevalerie. Dès le temps de saint 
Louis, on distingua les cheialiers de noblesse et les eheen- 
liers de robe ou 'es lois. Au seizième siècle, où le titre de che- 
valier fut conféré même à ceux qui étaient simplement re- 
vêtus d'emplois civils, il devint sj'nonyme de noble, et fut 
le signe d'une distinction quelconque, 201, 202, 203, 204, 
205, 206, 207, 208, 2U9, 210, 216, 217, 219, 221, 222,253, 
254, 258, 260, 261, 324, 325, 328, 364, Voir Bacueliei!, Bax- 

XEUET (CHEVALIER), PAGE. 

Chevaliers de la noce, les jeunes gens qui accomiiagnent 
et protègent le cortège nuptial ; Norvège, 413. 

Chevaulégers. — Ce mot désigna d'abord toute espèce do 
cavalerie légère, puis fut appliqué, sous Louis XII, à des 
compagnies spéciales montées sur des courtauds et armés 
à la légère. Henri IV forma les che van-légers du roi: 



187 — 



Louis XIII les enrégimenta en cavalerie de ligne, et leur 
enleva le nom de chevau-légers qui ne lut conservé que dans 
la maison du roi pour une compagnie de 150 hommes en- 
viron, tous nobles; France, dix-septième et dix-huitième 
siècles, 383. 

Chevelure à la comète. — Les cheveux séparés vers l'oc- 
ciput et ramenés en mèches inégales sur l'une et l'autre 
épaule : coiffure des hommes ; France, époque de Louis XIII, 
327, 328. Voir Cadenette, Moustache. 

Cheveux en cuidei'aulx. — Cheveux tombant droit sur le 
front et coupés horizontalement au-dessus du sourcil; 
France, quinzième et seizième siècles, 247 et 248. 

Cheveux à la provençale, c'est-à-dire ras sur le dessus de 
la tête, touffus derrière et sur les côtés ; France, onzième 
siècle, 188. 

Cheveux tii'ês. — G-arniture de cheveux ajoutée à certaines 
toques de la fin du quinzième siècle pour donner une cheve- 
lure fournie aux hommes qui s'en coiffaient ; Europe, quin- 
zième-seizième siècle, 238. 

Cheveux blanc agate, blanc de lait, blanc fond-jaune, quait 
blanc, châtain, châtain clair, châtain brun, gris de Maure, 
noir, petit noir, noir jais. Nuances de perruques à l'usage 
des hommes; France, règne de Louis XIV, 351. 



La pipe ordinaire ; Orient, 142, 



Chibouk, Tchibouk. 

144, 176, 177, 179. 

Chieftain, Laird. — Seigneur écossais, chef de clan; 425 
et 42G. 

Chien-manchon. — Le petit chien favori que les femmes 
tenaient dans leur manchon ; Europe, dix-septième siècle, 
339. 

Chi-Fou. — Concubines impériales du troisième rang ; Chine, 
86. Voir FOCJ-GIN, Pin, Yu-tsi, 

Chignon. — Nom donné à la perruque féminine ; France, 
dix-huitième siècle. — Chignon plein, celui monté comme la 
perruque à oreilles des hommes, 397. — Chignon en dessous, 
en poire; coiffures en cheveux; dames de l'époque de 
Louis XVL 391-392, 398, 405. 

Chintyan. — Eobe d'indienne des fellahines ; Egypte, 160 et 
161. 

Chipot. — Siège qvie l'on introduit sous le manteau de la 
cheminée ; mobilier rustique de la Bretagne, 499-500. 

Chiquetade. — Voir Taillade. 

Chiravaris. — Pantalon large ; Russie, 445. 

Chiripa. — Pièce d'étoffe tenant lieu de pantalon ; Gauchos ; 
Amérique du Sud, 77. 

Chiton (x'TtiJv). — Tunique de laine ou de lin. — Chitonique 
(yiTwvÎCTXOç) ou Cypassis, tunique courte et étroite, réduc- 
tion du chiton; Grec, 19, 20, 24. Voir Podèke, Tunica ta- 

LARIS. 

Chlsene (j^Xaîva). — Manteau parfois doublé pour garantir 
du froid ; son ampleur le rendait propre à servir aussi de cou- 
verture pour la nuit. — Ohlanidion, chlaidscos, chlanis; man- 
teaux de femmes, chlœnes courtes et légères ; Grec, 15, 17, 20. 

— Modes féminines ; France, Consulat, 406. 

Chlamyde, chlamyda, chlamys (y_Xa[Jluç) ou Ephestride. — 
Manteau léger et court, vêtement de clieval des jeunes gens 
d'Athènes. — Vêtement militaire des Grecs adopté par les 
Romains ; il était quadrangulaire et s'attachait sur l'épaule 
droite. — Chlumydion, cMamijdula; chlamydes réduites, 15, 
17, 20, 25-26, 40, 183, 199, 209- 



Chochocol. — Cruche de fortes dimensions que Vagiiarlor 
mexicain porte à dos, 79. 

Choli. — La petite jaquette à manches courtes des femmes 
indoues, 123, 124, 126, 129, 130. 

Chcuba (szuba). — Pardessus d'origine turque ; Pologne 
451, 452. 

Choures. — Éventails en plumes de paon; Inde, 110. 

Chulos ou Capeadores. — Toreros espagnols, 470 et 471. 

Chupen. — Veste de dessus, sans manches ; Bretagne, 497. 

Cidaris. — Coiffure persane en feutre et de forme conique 

La cidaiis était aussi une coiffure arménienne, 244. 
Ciel. — Le haut d'un lit, d'un carrosse, 216, 227, 230, 232, 

293. Voir Dais. 

Cimier. — La partie supérieure du casque, ornée d'ai- 
grettes, de plumes, de crins, etc. — En terme de blason, 
le cimier est tout objet posé sur le timbre du casque qui 
surmonte les armoiries, 16, 17, 25-26, 36-37, 48-49, 56-57 
202, 205, 206, 217, 219. 

Cinctorium. — Ceinturon des officiers romains; 34, 36- 
37. 

Cinctus gaUnus — Foi;' Ceinture A la Gabienne. 

Cingutoiia. — Ceinture de laine des femmes valaques, 
458 et 459. 

Cingulum (xatvia). — Ceinturon de soldat fait de mé- 
tal ou de cuir plaqué de métal; Grecs et Romains, 25-26, 
34, 36-37. 

Cinnamominum. — Parfum en usage dans les bains ro- 
mains, 45. 

Ciogni. — Noms que les anciens Araucaniens donnaient au 
poncho; Amérique du Sud, 78. 

Circassienne (robe à la). -— Modes féminines ; France, rè- 
gne de Louis XVI, 389. 

Ciseaux (cisiax, chisel, cisailles, cisel, escherpie, force, forcesces, 
forcettes,forghes,forselles,fisel, tézoires). — Les ciseaux à deux 
branches tranchantes réunies par un axe et terminées par 
deux anneaux dans lesquels ou passe les doigts, étaient déjà 
en usage, au dixième siècle ; Europe, 399. 

Cisme ou Ciobote. — Chaussure valaque, 458 et 459. 

Cisterciennes (religieuses). — Celles appartenant à l'ordre 
de Citeaux ou des Cisterciens, fondé en France, vers 1098 
par saint Robert, abbé de Molesmes. Pologne, treizième et 
quatorzième siècles, 449 . 

Cistre. — Instrument à cordes pincées, et de forme triangu- 
laire ; on le posait sur la poitrine ; Europe, du douzième au 
treizième siècle, 192. 

Citole on cuitole. — Réduction ducisti-e. 

Cithare (cithara, xtôàpa, xtOapiç). — Instrument k 
cordes ; au moyen âge, la cithare semble se confondre avec 
la rote ou rothe, instrument à cordes frappées ou pincées 
aj'ant primitivement la forme du A grec. — Cithara anglica, 
nom donné à la harpe du neuvième siècle ; antiquité et 
m03'en âge, 22, 43, 192. 

Citole. — Voir Cisïre. 

Civis inquilinus. — Loueur en garni; Romains, 33. 

Claft. — Voir Klapt. 

Claidheamb. — Epée écossaise, 425. Voir Clay.moiib. 

Clairon {clarion, clara, claraïus, clareta). — Trompette k 
tube étroit et dont le son est aigu et perçant ; Europe, moyen 
âge, 192. 



188 — 



Clan. — De l'écossais Khinn. race, fiimillo. Nom donné aux 
trib\LS lies montagnes île rÊco.«e, ilont les membres croyaient 
descendre du même ancêtre que leur chef, 425 et 426, 427. 
Voir CnreFTAiN' ou Laikd. 

Clarine. — Joueur de clarinette ; Espagne, 4C9. 

Clavain. — Fflerine de mailles ; France, quinzième siècle, 
219. 

Clave {clavu.i). — Bandes d'étoffes de couleurs différentes du 
fond, appliquées sur les vêtements soit comme ornements, 
soit comme marque de distinction ; Romains. — Insigne 
des empereurs l)yzantins, 40, 181, 182, 18.3. Voir Angis- 

TICLAVK, LATICLA^':E. 

— Clavi caligares, clous très fort dont la semelle de la ca/i<ja 
était garnie. — Clavarinm; distribution gratuite de clous 
que les empereurs faisaient aux soldats pour la garniture de 
leur ailif/œ. — Clavatii ; nom donné à la caliga munie de 
clavi. — Romains, 47. 

Clavecin (clavicemhaltim). — L'invention du clavecin et ses 
premiers essai; remontent au quinzième siècle: c'était alors 
un petit ins'rument ayant trois octaves et une tierce, 192. 
Voir Clavicoude. 

Clavicorde. — Instrument à cordes de laiton frappées par 
lies petites lames de métal ; sa forme était celle d'une caisse 
oblongue et rectangle ; on le posait sur une table. Euroi)o, 
moyen âge, 192. 

Clavier. — Longue cliaîne d'argent à laquelle les portanièrcs 
de Bordeaux, suspendaient leurs ciseaux, leurs clés, leurs 
pelotes, etc.; France, coTnmencement du dix-neuvième 
siècle, 485. 



Claymore. 
Cléopàtre. 



Épie écossaise, 425 et 42(i, 427. Voir Cuxmi. 



Grosse pierre bleuâtre ornant les pendants 
d'oreilles; parure féminine ; France, époque Louis XVI, 391- 
392, 398. Foj> MmzA. 

Cliabh. — La garde en forme de panier de la claymore; 
Ecosse 425 et 42G. 

Clipeus. — Bouclier grec. Voir A.spÈ.s. 

— Bouclier de petites dimensions et orné du portrait d'une 
divinité ou d'un personnage important ; les enseignes de 
l'armée romaine étaient surmontées de plusieurs clipei. 35, 
30-37. 

— Appareil emijloyé pour régler la température du lacotiicuni 
ou buia de vapeur ; il consistait en un disque de métal placé 
dan5 une ouverture du plafond, et qu'on levait ou qu'on 
.ibalssait !i volonté; Romains, 45. 

Cliquet. — Porte-cuillers suspendu, comme un lustre, au mi- 
lieu de la chambre; maisons rustiques de la Bretagne, 499- 
.'"((lO. 

Clismos. — Siège à dossier; antiquité, 32. 

Clistèrique (petit manteau à la). — Manteau court coupé 
il l'espagnole; on le nommait aussi /risque main/elin. France, 
seizième et dix-septième siècles, 328. 

Cloche. — Long manteau dont l'ouverture était par devant ; 
Europe, quatorzième .siècle, 206. Voir Tixtixnabulum. 

Clogaid. — Casque écossais, 425 et 426, 

Closier. — Vendangeur ; paysans français du moyen âge, 
ioit. 

Clôtet. — Sorte d'alcôve ou de cabinet clos par des tapisseries ; 
Europe, moyen âge, 185. 



Clunaculum. — Poignard placé dans la ceinture d\i légion- 
naire romain, 34. Voir Parazoxium. 

Cnémide (y.VYjjxî;). — Pièce d'armure couvrant le tibia jus- 
(pi'un peu au-dessous du genou; Grecs et Romains, 15, 16, 
25-26, 36-37. Voir OciîKA. 

Cocarde. — Insigne militaire porté au chapeau. La cocarde 
fut longtemps un nœud de ruban de couleurs indéterminées. 
Cocarde tricolore. France, dix-septième et dix-huitième siè- 
cles, 342, 343, 381, 382, 383, 384, 385, 386, 387, 4U0. 
Cocarde de Sainte Anne d'Auray. — Bretagne, 497. 

Coccos. — Voir PouiipiiK. 

Cochai. — Long manteau à capuchon ; Ollamhs irlandais, 
425 et 426. 

Cocie. — Morceau de peau rattaché avec des bandelettes, 
espèce de carbatine formaut la chaussure des montagnards 
des provinces romaines ; Italie. — Coeiare, nom donné aux 
montagnards chaussés de cocie, 467. Voir Scarpes. 

Cofûn. — Kom désignant la cartouche en bois ou en cuir 
contenant un coup de poudre, que les mousquetaires suspen- 
daient à leurs bandoulières. Armée française, dix-septième 
siècle, 343. 

— à roupies; le masque des dames du seizième siècle, 273. 

Voir TODRET DE NEZ. 

Coffre. — Nom donné dans la suite au bahut iirimitif, celui 
qui, renfermant les hardes, était transporté à la suite du 
seigneur, en voyage ou dans quelque expédition lointaine. 
Le nom de huhut fut conservé au coffre jusqu'à la fin du 
quinzième siècle. Europe, moyen âge, 190-191. Voir Bahlt, 
Huche. 

Coffre de nmiiatje. — Meuble destiné à contenir tous les me- 
nus objets de ia toilette des dames ; il faisait quelquefois 
partie de l'apport de la mariée, Europe, moyen âge et sei- 
zième siècle, 233, 295. Voir Arca. 

Coffret. — Petit coffre parfois en ivoire, en argent ou même en 
or. On y renfermait des bijoux de prix, des titres. En voyage, 
ils étaient confiés à la garde des écuyers, 230, 231, 233. 

Cohanim. — Prêtre israélite, 13. 

Cohorte (cohors). — Dixième partie de la légion romaine, 
35. 

Coiffe. — Bonnet de toile, de laine ou de soie, juste à lit tète, 
que les nobles, les bourgeois, les gtns de métier du moyen 
âge portaient sous le chaperon, et les hommes d'armes sous 
le lieaume; 219, 223. 

— Les femmes portaient des coiffes sous les liantes coiffures 
du quatorzième et du quinzième siècle ; à la fin de cette der- 
nière époque, la coiffe consiste en un petit béguin ou calot. 
Au dix-septième siècle, les femmes du jieuple et les servan- 
tes portent la coiffe garnie du bavolet, 213, 240, 247 et 248, 
322, 336, 338 et 339, 484, 4S5. Voir BlGOUDEX, CORXETTK, 
Dormeuse. 

Coiffe de réseau. — Celle dont le devant est relevé en 
diadème, les côtés formant templetlex ; Europe, seizième et 
dix-septième siècles, 280. 

Coiffe f liste ou cabriole. — Coift'ure des Sablaises ; Breta- 
gne, 496. 

Coins. — Portions de perruques que l'on introduisait dans la 
chevelure naturelle pour la fournir ; hommes de l'époqnc 
Louis XIII. France, dix-septième siècle, 327. 

— (bas à) ; Europe ; dix-septième et dix-huitième siècles^ 362. 

Col en rotonde. — roi de g.ize empesée et à armature il'ar- 



189 



chai; France, époques Henri IV et Louis XIII, 311, 3-27, 
328. 

Col vidé. — Col rabattu à l'usage des hommes ; France 
seizième et dix-septième siècles, 326. 

Collerette en éventail. — Celle qui s'élevait de l'encolure de 
la robe; elle était à un seul rang et soutenue par un appa- 
reil en fil d'archal. Dames du seizième siècle; Europe, 275, 
276 et 277, 289, 311. 

Collerette en raiat. — Hommes ; seizième et dix-sep- 
tième siècle, 311. 

Collerettes à twjanx. — Dames du seizième siècle, 276 et 277. 
Voir Fraise, Rabat. 

Coleta. — Petite tresse de cheveux ; coiffure des toreros. Es- 
pagne, 470 et 471. 

Coletos. — Le pourpoint galicien; Espagne, 470. 

Colinette {camisole en). — Modes féminines ; France, règne 
de Louis XVI, 389, 391-392. 

Colisêe (coiffure au). — Dames de l'époque de Louis XVI, 
390. 

Collerette. — Voir Col. 

Collet. — Partie du vêtement qui entoure le cou. Voir Yaka. 

— Nom donné, sous Henri IV, à la cape écourtée. Voir Man- 
teau . 

— {petit) , surnom désignant les abbés mondains du dix-sep- 
tième siècle, porteurs du manteau à petit collet ; France, 
époque Louis XIV, 352, 354. 

CoUetin. — Pièce de l'armure de plates qui couvre le cou et 
à laquelle s'attache souvent la bavière ; France, moyen âge, 
216, 219, 253. 

Collier {monile, (J.àvvo;). — Objet de parure ou marque de 
distinction. 1, 3, 4, 20, 21, 25-26, 31, 36-37, 48-49, 51, 53, 
55, 66-57, 60-61, 63-64, 65, 66, 67-68, 70, 71, 72, 73, 91, 110, 
111, 112, 113, 114, 115, 116, 117-118, 122, 123, 124, 125, 126, 
127, 128, 129, 132, 140, 154, 155, 165, 170, 176, 177, 179, 
180, 210, 211, 212, 243, 264, 265, 266, 267, 268, 273, 274, 276 
et 277, 278, 279, 287, 288, 328, 330, 340, 341, 353, 354, 355, 
369, 388, 417, 421, 423,441,442, 445, 462, 463, 468,472, 483, 
487, 489. Voir Blœd-koeaal, Carcan, Cannac, Deraia, 
Esclavage de perles. Egide, Guerdanlik, Hokmos, hy- 
PODAIUDES, Isthmia, Malla, Maschalistèrbs, Monile, 
Orge, Peridbraia, Pbriteachelia, Taïtoun, Thazath, 
Torques. 

Collier de chevalerie. — 222, 223, 224, 253, 254, 301, 387, 
425. 

Collier orfévri. — France, moj'en âge, 210. 

Colobium. — Tunique à manches courtes et l'un des vête- 
ments les plus usités dans les villes romaines , 40. 

Colonel {coulonnel, couronnel). — L'officier supérieur qui 
commande un régiment; les rois instituèrent aussi les 
titres de colonel général de l'infanterie, de la. caraleiie, des 
Suisses et Grisons, des dragons, des hussards, etc. France, 
seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, 301, 381, 
385. 

Colonel-général (régiment). — Le premier de la cavalerie 
française ; fondé en 1635, il était le seul qui eût douze 
compagnies formant trois escadrons. France, dix-septième 
et dix-huitième siècles, 381, 382. 

Colonelle {compagnie). — La première compagnie d'un ré- 
giment ; elle n'avait pas d'autre capitaine que le colonel. 
381. 

Combats à la foule. — Voir Tournoi." 



Comboye. — Pièce d'étoiïe enroulée autour des hanches et 
qui, en tombant, affecte la forme d'un jupou ; Cinghalais , 
132, 133. 



Comète. 



Voir Chea'elure a la Comète. 



Commerbund. — La ceinture des hohis, porteurs de palan- 
quins; Inde, 124. 

Commissaire à la conduite. — Celui chargé de recevoir 
le serment de fidélité à la personne du souverain des oflfi- 
ciers et des soldats appartenant à la gendarmerie du roi ; 
France, dix- huitième siècle, 383. 

Commode. — Mot désignant l'édifice entier de la coiffure, 
à la Fontange ; modes féminines ; France, dix-septième siècle, 
353. 

Commodité (robe à la). — Toilette féminine; France 
époque Louis XIII, 328, 329. 

Compagnie. — Division du bataillon ou de l'escadron ; au- 
trefois, ce mot s'appliquait aussi aux corps de troupes dont 
le chef avait le titre de capitaine, quel que fût le nombre 
d'hommes. 

Compagnie-colonelle. — Voir Colonel. 

Compagnies d'oi'donmince. — Corps de cavalerie organisés 
par Cliarles VII; France, quinzième siècle, 218. 

Compafjnies des princes, du roi. — Gendarmerie de France ; 
dix-huitième siècle, 383. 

Compedes. — Anneaux de cheville; antiquité, 31. Voir 
Peripezides. 

Compluvium. — Large ouverture carrée, pratiquée au 
centre du toit de l'atrium de la maison romaine, qui reje- 
tait dans Vimpluvium l'eau du comble en appentis couvrant 
le cavœdium; 33. 

Concordia. — Enseigne militaire surmontée d'une main ; 
Romains, 35, 36-37. 

Condottiere. — Nom donné à des aventuriers italiens du 
quinzième siècle ; ils louaient leurs services à qui les payait le 
mieux, 238. 

Coniopodes (xoviÔTrooeç). — Chaussures d'intérieur; Grecs, 
47. 

Connètablie. — Ancienne juridiction dont le connétable du 
royaume était le chef , et qui subsista après la suppression 
de la charge de connétable; France, 381. 

Conseillère (cheveux pendant derrière, à la). — îlodes fé- 
minines ; France, époque Louis XVI, 391-392. 

Considérations. — Les petits paniers que l'on portait le 
matin ; dames de l'époque de Louis XV. France, dix-huitième 
siècle, 367. 

Consul. — L'un des deux magistrats qui détenaient le pou- 
voir civil et militaire pendant la république romaine. Sous 
l'empire, le rôle des consuls se borna aux affaires d'admi- 
nistration intérieure; il devint purement honorifique, à l'é- 
poque du bas empire, 181. 

Contadini. — Paysans italiens, 467. 

Contenance. — Les miroirs, les flacons à parfums, les ca- 
chets, les clés, les éventails, etc., suspendus à la ceinture et 
que les dames tenaient à la main pour se donner une con- 
tenance; France, seizième siècle, 264, 266, 267, 269, 276 et 
277. Voir Ceint (demi-), Patenôïee, Postes. 

Contus (y.ovxôç). — Pique de cavalerie longue et pesante; 
Grecs, 25-26. 



luu — 



Coolie. — rortcur japonais. Coolie ou couli aérive do Koli, 
habitants du Gnzeratc mOridioual, gens de travail, dont le 
nom a été attribué à tous les émigrauts indous et chinois 
transportés dans les diverees parties du monde, 106. 

Copon. — Tampon do bois à l'aide duquel on refoulait l;i 
poudre dans la chambre des premiers canons; artillerie 
française du moj-en âge, 220. 

Coqueluchon. — Espèce de caije munie d'un capuchon ; 
lUiuus Ijourgeoises du dix-huitième siècle; France, 373. 

Coquille ou Cale. — Coiffure ronde enveloppant étroite- 
ment la tête; modes féminines. France, seizième siècle, 252. 

— {Moustache à). — îloustachcs à pointes retroussées et bou- 
clées ; Europe, dix-soptième siècle, 340, 361. Voir Bigotèp.e, 

Cor (cornu). — Instrument à veut de forme circulaire. 

Cor de pin ou des Alpes (Alp-honi). — Le porte- voix des 
pâtres suisses. 

Cor sarrazinois. — Nom que l'on donnait à l'olipliaut du 
moj'en âge. 

C'oine, coi-net (cor d'inire, oli/niit, trompe de chass"). — 
Les premiers cornets du moyen âge étaient faits avec des 
cornes d'animaux; ou les portait eu bandoulière, 43, 192, 
201. Voir Olifant. 

Cornemuse (tibia uMculnris). — Instrument à vent propre 
à la musique champêtre, composé d'une outre gonflée et d'un 
ou plusieurs tuyaux; 43, 192, 425 et 426, 468, 476, 499-500. 
Voir Gaiïero gallego, Kerxiad, Piffeuai!0, Piper. 

Corner l'eau. — Au moyen âge, le moment du repas s'an- 
nonçait au sou du cor ou de la corne, ce qui s'appelait 
corner l'eau, parce qu'avant de s'asseoir, les convives se la- 
vaient les mains dans le bassin que leur présentaient les 
valets ; 216. 

Cornicen. — Le joueur de cor, chez les Romains, 43. 

Cornes. — Frisons formant des pointes en cornes; coiffure fé- 
minine ; Italie, seizième siècle, 289. 

Cornette. — Étendard militaire consistant en une bande 
do taffetas portée au bout de la lance ; c'était l'enseigne de 
tout corps de cavalerie, surtout de cavalerie légère ; l'offi- 
cier à qui elle était confiée s'appelait cornette; Europe, 
moyen âge, seizième et dix-septième siècles, 324-325. 

Cornette posée sur le chapel de fer : enseigne des Fran- 
vais pendant la guerre de cent ans ; commencement du 
quinzième siècle, 217. 

Cornette hlanche. — Étendard du régiment Colonel-Gé- 
néral , arraée française, 381. 

— La partie non pendante du chaperon ; l'extrémité eu évi- 
dence sur le haut de la coiffure. La cornette était dite à la 
coquarde, lorsque le bord en était dentelé ou à crcte de coq. 
Europe," moyen âge, 210, 211, 212, 221. 

— Les pattes pendantes du bonnet « la Foniange; modes fé- 
minines; France, dix-septième siècle, 354, 355. 

— Nom donné aux bonnets de négUgé ; sous Louis XIY, la 
cornette consistait en un petit bonnet de dentelle dont les 
barbes en pointe retombaient par île vaut jusqu'à la cein- 
ture. France, dix-septième et dix-huitième siècles, 367, 371, 
373. 

Cornicen. — Voir Cou. 

Corno. — Le bonnet des doges et des dogaresses de Venise, 
199, 359. 

Cornu. — Voir Coi!. 

Coroplastes. — « Modeleurs de poupées »; Grèce, 24. 

Corplno. — Le spencer des Aragonaises ; Espagne, 474. 



Corps. — Corsage de robe taillé sur une armature empiison- 
nant la taille ; c'est au seizième siècle que le corjis est subs- 
titué au corsage souple. Corps piqué; seizième siècle. Corps de 
jupe; le corsage à armature de la robe, dix-septième siècle. 
Au dix-huitième siècle, le corps formant gaine est en bou- 
gran baleiné, 273, 276 et 277, 322, 328, 339, 370, 371, 388. 

Corquen. — "Veste des paysans bretons ; France, 494, 495, 
496. 

Corsage. — Partie du vêtement féminin qui embrasse la 
taille. Souple qu'il était pendant le moyen âge, le corsage, 
au seizième siècle, devient une sorte de cuirasse ; il est alors 
décolleté à l'italienne ou en carré, mode qui subsista pour 
les robes de cérémonie ou d'assemblée. Puis, le corsage se 
rapproche, par sa forme, du pourpoint des hommes; on le 
voit garni du plastron en saillie : le panseron. Sous le règne 
d'Henri III et dans les commencements de celui d'Henri IV, 
le corsage est en entonnoir, ou en cornet, ou en pointe allonyée. 
Aux dix-septième et dix-huitième siècles, il est garni de 
basques et donne naissance au casaqnin. Pendant ces épo- 
ques successives, il arrive parfois que le corsage à arma- 
ture, lacé par devant ou par derrière, et indépendant de la 
robe, remplit en même temps les fonctions de corset ; c'est 
alors que le nom de corps lui est souvent appliqué. 189, 243, 
253, 265, 268, 269, 273, 276 et 277, 279, 287, 289, 311, 331, 
335, 339, 348, 353, 354, 355, 362, 367, 369. Foir BucK ex 
KLEl'UKN, Bl'SC apparent, CORSALETTO, COIU'S, DEVANTS, 

Devaxtieh, Échelles, Gouugaxdine, Ji'stix, Manieltje, 
Parfait contentement, Pièce, Plastron, Surcot pauk. 
Corsage à l'Ètrurie. — Dames de l'époque du Consulat; 
France, 1802 ; 408-409. 

Corsaletto. — Corset des paysannes italiennes, 468. 

Corselet (justaucorps). — Armure défensive composée de 
Iliaques de métal assujetties à des pourpoints de peau ; Eu- 
rope, moyen âge, 217, 218. 

Corsèque. — Anne des fantassins corses : hallebarde mutie 
d'un dard et de deux oreillons; Europe, moyen âge, 219. 

Corset. — Vêtement garni de baleines placé sous la robe 
pour maintenir les seins et envelopper étroitement la taille. 
Les corsets du seizième siècle avaient des éclisses de bois ou 
de métal. 211. 246, 264, 265, 266, 280, 353, 354, 355, 398. 
Voir BASyuixE, Corps, Corsage, Cotte. 
Corset sanijle, corset court. — Voir SURCOT. 

Corymbus (y.ôpy[xêoç). — Coiffure qui, réunissant les che- 
veux en touffes sur le haut de la tête, rappelait- les co- 
rymbes du lierre ; les Athéniens donnaient le nom de cro- 
byle à cette disposition de la chevelure féminine, 56-57. 

Coskei. — Domestique japonais, 99. 

Cotelle. — Pourpoint collant lacé par derrière ; France, qua- 
torzième siècle, époque de Charles Y, 211. 

Cothurne (xoOopvoç). — Haut brodecpiin d'origine grecque, 
devenu la chaussure des acteurs tragiques dans l'antiquité; 
le cothurne était aussi porté comme marque d'autorité ou 
de rang. Coihuriio versatilior, « plus changeant qu'un co- 
tluuno », épithète donnée à l'homme versatile par rappro- 
chement avec le cothurne dont on pouvait indifféremment 
chausser l'un ou l'autre pied, 47. 



Cotillon. 



Voir CoTTK. 



Cotte (cotte, colelle, teulisèle, hérUjaul, cotte hardie, cotillon).— 
La robe de dessous couverte parle surcot ; vêtement à l'usage 
des deux sexes pendant le moyen âge. La cotte cesse d'être 



191 



portée par les hommes à l'époque où se produit la mode des 
vêtements étriqués, c'est-à-dire vers le quatorzième siècle ; la 
cotelle, le gipon ou le pourpoint la remplacent. Dans le cos- 
tume féminin, la cotte, longtemps dissimulée par le vête- 
ment de dessus, ne laisse d'abord apparaître que ses manches, 
plus tard ses côtés, au moyen du surcot à ouvertures laté- 
rales, celles que les ecclésiastiques de l'époque ont appelé les 
fenêtres d'enfer. La cotte complètement affranchie du surcot 
est la cotte hardie; innovée au quatorzième siècle, elle consiste 
en une robe ajustée sur lu poitrine et portée sans ceinture. 
La cotte reprend son rôle de vêtement de dessous au seizième 
siècle, et au dix-septième , elle reçoit l'appellation de jwpe, 
tandis que le vêtement supérieur devient la robe proprement 
dite, 206, 207 et 208, 210, 211, 212, 213, 214, 223, 246, 247 et 
248, 249 et 250, 251, 264, 265, 266, 267, 269, 273, 274, 276 
et 277, 279, 280, 289, 311, 328. Voir Cotelle, JurE, Man- 

TEI, POUKPOINT, EOBE, SurX'OT, SURCOTTE. 

Cotte d'armes ou surcot d'armes. — Espèce de casaque que 
les chevaliers mettaient par dessus leur armure ; Europe , 
moyen âge, 201, 202, 203, 206, 207 et 208, 209, 210, 217, 253. 

Voir HOQUEïON, JOURNADB, SOUBKEVESTB, ÏABARD. 

Cotte à chevaucher. — Justaucorps très étroit, sorte de 
cotte hardie propre aux gentilshommes ; Europe, moyeu 
âge, 204, 213, 222. 

Cotte de fer. — L'ensemble de l'armure de guerre du 
quinzième siècle, 219. 

Cotte de mailles. — Vêtement de guerre fait de peau garnie 
extérieurement d'un tricot de mailles de fer ; Europe, dou- 
zième, treizième et quatorzième siècles, 201, 202, 203, 207, 
208, 209, 210, 218, 254. Voir Haubert. 

Coubertie. — Manteau des Auvergnats, l'ancien sagum. 
Lorsqu'il est vieux et rapiécé, on l'appelle argo peilloux, 484. 
Coudes (petits). — Voir Paniers. 

Coudière. — Demi-manche indépendante de la cotte hardie 

chez les femmes, et du pourpoint chez les hommes ; Europe, 

quatorzième siècle, 206. Voir Cubitière. 
Couette. — Voir Coussix. 

Coula. — Bonnet persan, 135 et 136, 141. Foi?- Kulah. 
Coule {cncuUa). — Bobe monacale à l'usage des Bernardins 

et des Bénédictins, 198. 
Coulevrine, Couleuvrine. — Ancienne bouche à feu à 

tir direct ; ainsi nommée par la couleur du métal et sa 

forme allongée qui lui donnaient quelque ressemblance avec 

une couleuvre. 

Couleuvrine à main. — ■ Celle qu'un homme pouvait porter 

et tirer ; elle a été la première en usage. Voir Trait a 

POUDRE. 

Couleuvrine à crochet. — Pièce plus forte, qu'un crochet ou 
une saillie de métal arrêtait, dans son recul, à un obstacle 
fixe. En augmentant les proportions des couleuvrines à cret 
chet, on arriva à produire des bouches à feu qui firent l'of- 
fice des canons modernes. 

Cmdeuviinier. — • Le fantassin porteur de la couleuvrine à 
main. 
Europe, quinzième siècle ; 220, 253. 

Countohoun-cocann. — Le porte-voix des Botocudos; 
Amérique du sud, 76. 

Coupoles. — Voir Paxiees. 

Courante. — Danse française ; seizième et dix-septième 
siècles, 328, 362. 

Courdy. — Habit d'été à l'usage des deux sexes en Perse, 
147. Voir Cadeby. 



Coureur. — Nom donné aux valets d'autrefois qui couraient 
devant les voitures des seigneurs pour que le passage leur 
fût libre ; Europe, seizième, dix-septième et dix-huitième siè- 
cles, 274, 360. 

Couronne (corona, xopwviç ; stephanos, (JTSçavéç). — La 
couronne, emblème de la royauté, a pour origine la bande- 
lette ou diadème. Les empereurs romains eurent la couronne 
de laurier, celle ornée de perles ou de pierres, et la couronne 
dite 7-adiale. Les empereurs byzantins adoptèrent une cou- 
ronne couverte. Celle des rois de France eut des formes 
variées ; la plus moderne rappelait celle de Charlemagne et 
consistait en une couronne fermée. Cliez les Grecs et les Eo- 
mains, il y avait des couronnes triomphales, militaires, de 
sacrifices, de festins, de jeux publics. Les femmes de rang 
élevé avaient parmi leurs coiiïures, une couronne de 
feuillage en or, 21, 38, 40, ISl, 182, 183, 184, 186, 189, 2.00, 
208, 210, 211, 214, 277, 285, 286. Voir Diadème, Mitre, 
Tiare. 

Couronne à la ducale. — Italie, seizième siècle, 287. 

Couronnes de fleurs, de launer. — En usage dans les fes- 
tins de l'antiquité, 23. 

Couronne funéraire. — Antiquité, 31. 

Couronnes nobiliaires. — 187, 205, 206, 207, 210, 211, 212, 
216, 219, 246, 247 et 248, 251, 263, 286. 

Couronnes nuptiales. — Norvège, 413, 414, 415, 417. 

Couronne de lumih'es ou roue. — Lustre d'église d'un 
grand diamètre et à plusieurs godets ; Europe, moyen âge, 
197. 

Courtah. — Chemise indoue, 130. 

Courte-pointe (coustepointe, l-eutespointe). — Grande cou- 
verture doublée et piquée que l'on posait sur les bancs et 
tous les meubles pouvant servir de sièges ou de lits de 
repos ; 293. Voir Couvertoie. 

Courtine. — Rideau de lit. Au moyeu âge, le lit placé ha- 
bituellement dans un angle était entouré d'épaisses courtines ; 
bien abrité, il formait une espèce de clôlef, cabinet clos. 185, 
190-191, 223, 227, 232. 

Coussin (carreau,, cheuche, couette). — Sac rembourré de laine 
ou de plume ; s'entend aussi, au moyen âge, comme oreiller. 
227, 232. 

Coustel, Coustillier. — Voir Couteau. 

Couteau {coulteaux, cotel, coustel, cuteal, cutel, knivet). — Dé- 
signation générale de plusieurs armes de main et d'hast. 

Coustel (gros). — Trousse contenant un grand couteau, un 
ou plusieurs petits, une fourchette, un poinçon, une lime, 
des forsetes ou ciseaux, un briquet et un tire-bouchon ; Eu- 
rope, moyen âge, 399. 

Coustel à plates, — • Arme fine et tranchante en usage dès 
le treizième siècle ; elle accompagnait la grande épée dans 
l'armement des chevaliers. On la portait dans le miUeu de 
la ceinture ; France, moyen âge, 203, 220, 253. 

Coustillier, guisannier, satellite, vougier. — Soldat à la suite 
des gens d'armes armé de la vouge, espèce de long couteau 
emmanché au bout d'un bâton ; France, quatorzième et quin- 
zième siècles, 218, 220. 

Couteau bayonnais. — Nom primitivement donné à la 
baïonnette, 343. 

Couteau de bi'èche. — La hache à long manche du fan- 
tassin ; France, quinzième siècle, 220. 

Couteau (grand). — Voir Miséricorde. 

Couteau à scie. — Arme dont faisaient usage les coustil- 
liers pour achever les hommes d'armes lorsqu'ils étaient à 
terre, 218. 



192 



Couteau île tnhle. — Il y avait diverses sortes do couteaux 
ilcstiiiés ù la table peiulaiit le moyen âge : ceux à trancher 
les viaiiiles, ceux pour le maigre, pour le gras, les couteaux 
pareiHiiiis (pour le paiu), les couteaux de queux (pour les 
cuisines), les kiiivcts (d'où l'on a fait le mot canif), petits 
couteaux de poche avec étuis, etc., etc., 399. 

Coutelet. — Nom donné aux cure-dents jiendant le moyen 
âge. 

CoiiJeliiie. — Gaine du cou.itel à plates, 220. — Nom que 
les paysans du Vclay donnent à leurs couteaux, 2S4. 

Voir BinsciiAK, K-i^-MA. 

Couvert (sei-vir le). — Exin-cssion qui provient de l'usage 

iiMcion de servir les aliments en les présentant couverts d'un 

napperon; Europe, moyen âge, ]85. 
Couvertoir. — • Nom donné pendant le moyen âge à la 

(Ouverture du lit, 227, 232, 
Couvre-chef. — Long voile fixé à la partie culminante du 

cimier. Voir Lambrequin. 

— Coiffure eu fa^on de guimpe; dames de la fin du cininziéme 
siècle, 251. 

Couvre-nuque. — Partie du casque qui protège la nuque. 

116-97, 2M2, 218, 219. 
Coz-bekdjibaschi. — Porte-aiguiérc ; officier de la maison 

(lu sultan. Tuniuie, ICn. 

Crakoves, Cracoviennes. — Nom que les Anglais don- 
naient aux joitUdins du moyen âge, 2U6. 

Cranequin, Crènequin. — Le pied de biche dont se ser- 
vaient les arbalétriers à cheval pour bander leur arme. Cré- 
nequiniers: les arbalétriers à cheval portant à la ceinture le 
crunequin. La maison militaire des rois de France comprit 
des créncquiniers jusqu'au règne de François I"', 220. 

Crapaud. — Petite boui-se circulaire de soie ou de laine, 
dans laquelle les militaires de tous grades enfermaient leurs 
cheveux. Le crapaud succéda à la cadenette. France, dix- 
huitième siècle, 400. 

— {Heaume à tite de). — Habillement de tournoi ; France, 
quinzième siècle, 219. 

Crapeaudeaa. — Petit canon se chargeant par la culasse et 
tirant de plem fouet; artillerie française, quinzième siècle, 
220. 

Cratère (xpaT/jp). — Grande coupe dans laquelle on mé- 
langeait le vin et l'eau, et d'où on puisait ensuite pour rem- 
plir les coupes des convives; Grèce, 23. 

Cravates ou Croates. — Hommes de cavalerie légère em- 
ployés depuis Louis XIII dans les armées fran(jaises. 
Louis XIV en fit un régiment qu'il appela Royal-Cru rates. 
383. 

— La cravate doit son origine aux Cravates ou Croates qui 
servaient dans les armées du roi. C'est en 1656 que la cra- 
vate remplaça les cordons garnis de gros glands qui atta- 
chaient le collet rabattu ou rabat. Cravate écrouélique ; 
hommes de l'époque du Directoire. France, dix-septième 
etdix-huitièmesiècles, 351,352,353, 355,404. roîVCHAcoxNK, 
Sted«-keiujue. 

Crëdemnon (xf.YiôeiJLVOv). — Voile ceignant la tête; pa- 
rure des femmes grecques, 18. Voir Calaxtica. 

Crédence. — Buffet, cabinet, où l'on renfermait les objets 
destinés au service de la table. Dans les églises, le support 
placé à l'un des côtés de l'autel et sur lequel on place les 
burettes. Europe, moyen âge, 190-191, 229 230, 231. 



Crénequinier. -- Voir Ciiane(juix. 

Crépide {crepida , crépis, XfYlTlîç). — Semelle épaisse garnie 
sur ses bords d'une pièce de cuir étroite ne couvrant que les 
côtés du pied et ayant un certain nombre d'œillets (ansœ); 
on y passait une courroie plate, Yameutujn, (jui l'attachait 
au pied. Antiquité, 25-26, 36-37, 47. Voir AiiriDES, Cat- 
TU.MA, Emble.ma, Obstragula, Phellos, Paxtophellos. 

Crépines. — Filets de soie que les dames portaient au 
moyen âge, accompagnés d'nnf rouleau, ou d'un cercle d'or- 
fèvrerie, ou bien encore du moUequin nommé aussi coutre- 
chef. Les crépines avaient l'avantage de dissimuler le pohit 
de jonction des nattes et des torsades d'emprunt. Europe, 
quatorzième siècle, 211. 

Crète (crista, phaloi). — L'aigrette, la parure de plume ou 
de crin fixée au cimier du casque; Antiquité, 25-26, 36-37, 
48-49. Voir Amphu-halos, TiiiPHALUfA. 

— Pièce de métal en forme de crête surmontant le timbre du 
casque ; Europe, seizième siècle, 253, 254, 259, 26li, 261, 262, 
263. 

Cretati {(pjpsati). — Esclaves dont les pieds étaient mar- 
qués de craie lorsqu'on les mettait en vente; antiquité, 47. 

Crevés. — Petites ouvertures pratiquées dans les vêtements 
des seizième et dLx-septième siècles; 238, 266, 268, 276 et 
277, 287, 311. Voir T.ULLADK. 

Criarde. — Tournure en toile gommée que les dames pla- 
çaient sous leur manteau jjour le faire bouffer davantage ; 
elle faisait du bruit au moindre frôlement, de là son nom. 
France, dix-septième siècle, 353, 354, 355, 367. Voir Paniei;. 

Crinière. — La touffe de crin tombante qui garnit le ci- 
mier du casque ; 15, 16, 17, 25-26, 36-37, 56-57. 

Crinière de lion (j)erruque en) ou perruque iu-folio. — 
Hommes de l'époque de Louis XIV ; Europe, di.x-septième 
siècle, 344-345, 351, 359, 361, 362. 

Crista. — Voir Crête. 

Crobyle {crohylus, xpa)êû),o;). — Cheveux relevés et noués 
eu masses sur le derrière de la tête ; manière d'arranger les 
clieveux particulière aux femmes d'Athènes. Grèce, 24. 

Croc de cornac. — L'instrument dont le cornac fait usage 
pour conduire l'éléphant; Inde, 121. 

Crochets. — Boucles de cheveux ; dames ; France, dix-sep- 
tième siècle, 369. 

Croissant (cheveux en). — C'est-à-dire avec des frisons for- 
mant des pointes en cornes. Italie ; modes féminines du sei- 
zième siècle, 289. 

— Toupet de devant ayant la forme du croissant ; coiffure fé- 
minine ; France, dix-huitième siècle, 397. 

Croix. — Insigne ; décoration ; ornement. 

Croix b!anc/ii: — Celle que les Français portaient sur 
leurs surcots d'armes pendant la guerre de cent ans ; 
France, quatorzième et quinzième siècles, 217, 220. 

Double croix de Lorraine. — Croix blanche portée par les 
Ligueurs; fin du seizième siècle, 283. 

Croix branlante. — Bijou féminin ; France, dix-huitième 
si(''cle, 380. 

Croix dite immissa. — La croix latine proprement dite ; 
Byzantins, 181. 

Croix à main. -■ Celle que les patriarches d'Orient por- 
tent toujours avec eux, 182. 

Croi.c de Malte (croix jniltét'), — 364. 

Croix pajmle. — 285. 



— 193 — 



Croix fectovale. — Insigne des évêques, 182. 

Croix processionnelle. — 195. 

Croix ronge. — Celle que les Français des croisades por- 
taient sur leurs cottes d'armes ; moyen âge, 202. 

Croix du Saint-Esprit. — France, seizième, dix-septième 
et dix-huitième siècles, 268, 273, 311, 328, 351, 352. — Les 
paysannes de l'Auvergne donnent le nom de Saint-Esprit 
à leurs croix de suspension, 484. 

Croix de Saint-Louis {croix pattée). — France, dix-sep- 
tième et dix-huitième siècles, 364. 

Croix de suspension. Croix à la Jeannette. — France, Hol- 
lande, Norvège et Portugal, 417, 423, 483, 484, 486, 489, 
490, 491, 492, 494, 496, 497. 



Chambre sépuk raie ; âge de la pierre ; Scan- 



Instrument à vent; Europe. 



Cromlech. 

diuavie, 50. 

Cromorne (Irum/iom). 
moyen âge, 192. 

Crosse. — Bâton recourbé, insigne de la dignité épiscopale et 
abbatiale. — Crosses latines, 182, 193, 194, 195 et 200. — 
Crosses hy-.antlnes, 182. 

Crotales (crolalum, •/pOTa).ov). — Instrument de percus- 
sion ; pièces creuses de bois ou de métal réunies par une 
poignée ; antiquité, 43. 

Crouth. — Instrument à cordes et à archet. Excepté en 
Angleterre où le crouth était national, il ne subsista pas 
au-delà du onzième siècle et fut remplacé par la rote ; Eu- 
rope, moyeu âge. Voir Rote. 

Croyables. — Xom donné aux tripoteurs qui se tenaient 
au perron du Palais-Eoyal , à Paris ; époque du Directoire, 
404. 

Cruchade. — Farine de maïs cuite dans l'eau; un des ali- 
ments des bergers landais ; France, 486. 

Cruches. — Petites boucles de cheveux ijlacées sur le front ; 
coifEure féminine; France, dix-septième siècle, 353. 

Cuadrilla. — Quadrille; la réunion des picadores, des ban- 
derilleros, des cliulos et des espadas ; courses de taureaux; 
Espagne, 470 et 471. 

Cuarans. — Brodequins en peau de daim ; Ecosse, 425 et426. 

Cuari. — La hutte de verdure desPuris; Amérique du sud, 
76. 

Cubiculuin. — Petite chambre munie d'un sofa ou d'un lit ; 
maison romaine, 33. 

Cufaitière ou Coudière. — Partie de l'armure qui couvre 
le coiide. Les premièies cubitières apparaissent vers le mi- 
lieu du treizième siècle; Europe, moyen âge, 202, 217, 218, 
219, 222, 253. 

Cucharon (del). — Le « jeu de la cuiller »; Espagne, 469. 

Cuchillos. — Couteaux fabriqués à Albacète; Espagne, 475. 
Voir Nataja, Puxale. 

Cucullus. — Le capuchon gaulois, 56-57. 

Cuerdas. — Ganses retenant le paile ou pallium sur les 
épaules ; Espagne, treizième siècle, 200. 

Cuiller {cochlear, xo/).iâpiov). — Ustensile de la plus haute 
antiquité. Au moyen âge, il y avait des cuillers destinées à 
plusieurs usages : les cuilleis propres à servir les mets li- 
quides, les cuillers-passoires, les cuillers à manger, etc., 
54, 66, 83-84, 121, 399, 418. Voir Kokpe ap BjnriK, Skr- 

DATÎS. 



Cuir de roussy. — a Cuir de Russie » ; celui avec lequel 
on faisait les bottes longues de la fin du règne de Henri IV ; 
France, dix-septième siècle, 311. 

Cuirasse (lorica, Gwpa?). — Arme défensive qui fut d'abord 
de cuir (d'où son nom), puis de lin, de bronze, etc. Les Grecs 
et les Romains se servaient de cuirasses de métal ou de peau, 
ou bien encore de tissus croisés, doublés et feutrés. Chez les 
hommes du moyen âge, la cuirasse ne reparut définitive- 
ment que vers 1400 ; elle était faite de deux pièces : le plas- 
tron et la dossièm. A dater du seizième siècle, on ne voit plus 
cette armure défensive que chez les piquiers et les officiers de 
toutes armes , 15, 16, 25-26, 34, 36-37, 48-49, 56-57, 217, 218, 
219, 220, 253, 254, 257, 258, 259, 260, 261, 262, 301, 342, 343,' 
381, 383, 384. Voir Buaconn'ière, Brigaxdine, BroiG-VE, 
Buffle, Bdpfletin-, Colletix, Cobselet, Faldes ou 
Fauldes, Haubergeon, Jacques, Lorica, Pansière, Pec- 
toral, TASSETTEvS. 

Cuirie {quirie). — On désignait par ce mot, du douzième au 
quinzième siècle, les courroies, les doublures, les gambisons 
et toutes les parties de l'armure faite de cuir; Europe, 
moj'en âge, 200, 202, 217. 

Cuissots (cuissards, cuiseaux). — Harnais des cuisses seule- 
ment adopté vers le milieu du quatorzième siècle ; Europe, 
moyen âge. 119, 202, 217, 219, 220, 222. Voir Genouillère' 
Grève. 

Cul postiche. — La tournure des dames de l'époque 
Louis XVI; France, fin du dix-huitième siècle, 398. 

Culbute. — Nœud de ruban posé dans le chignon ; coiffure 
féminine de l'époque de Louis XIII. France, dix-huitième ; 
siècle, 328. 

— Fond du bonnet à la Fontawje; règne de Louis XIV, 351. 

Culotte. — Nom donné aux anciennes chausses. 

Culotte à la sivillane. — Europe, du dix-septième au dix- 
huitième siècle, 280. 

Culotte à fond de cuve. — Gentilshommes de l'époque de 
Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 327, 328. 

— Mot désignant les grègues des pages devenues d'une grande 
exiguïté ; première partie du règne de Louis XIV, 340. 

Culotte in-folio. — Celle des petits-maîtres de l'époque de 
Louis XIV, 351. 

Culotte de daim se/'i-ée à l'écui/ère. — Costume militaire de 
la fin du dix-huitième siècle, 400. 

Culottes marinesques, provençales, gréguesques, iraguesques. 

— Chausses prolongées jusqu'aux genoux ; à l'usage des cour- 
tisanes vénitiennes ; Europe, seizième siècle, 289. 

Cultrarius. — L'assistant du prêtre romain qui officie; 
il immolait la victime en lui coupant la gorge avec le culter. 
38? 

Cuman. — Vase pour le lait ; Ecosse, 427, 

Curie (curia). — Salle d'assemblée où les citoyens romains 
se réunissaient, 33. 

Custode. — Le petit pavillon mis sur le saint ciboire où 
l'on garde les hosties consacrées. Reliquaire en forme de 
custode; Europe, moyen âge, 231. 

Cuvette renversée (chapeau en forme de). — Modes fémi- 
nines ; Europe, seizième et dix-septième siècles, 280, 321. 

Cyclade (ajclas). — Cotte d'origine visigothe ; costume fé- 
minin ; Espague, treizième siècle, 200. 

Cymbalum (xûpiêa)>ov). — Instrument de percussion ; 
antiquité, 43. 

9 



11)4 



Cyprinum. — r.irfnra Hquiilo onmiios('> avec lo troène: 

bains romains, 45. 
Cyrbasie (cijrbnsia). — CoifTaro persane ilan-; le genre de 

la liihdis et de la liaie, U et 12. 
Cyzicènes. — Salle il manger d'apparat : maL'Jon orreciiiie, 

27-28. 
Czarda. — Danse hongroise, 4.5S et 4r)9. 

* 

D 



Dabieh. — Bateau à grande vergue ; Egypte, 8. 

Dactylion, Dactylidion. — Oruement des doigts; nom 
génirii|iie que les Grecs donnaient aux bagues, 31. 

Dague l^hKjnHte [dague courte], cope-gorgtase, (janivele). — 
Anne cle main, courte, que l'on portait, k dater du quator- 
zième siècle, k la ceinture, dn côté droit, la poignée en 
avant ; Europe, moyen âge et seizième siècle, 2ul, 210, 211, 
212,217, 219, 238, 239,249 et 250, 253, 254, 256,257, 2G0, 261. 
l'ot/'BASTAriDEAU, LaXOUH DE BŒT-F, MATX (iAUCITE, MlSÉ- 
llICOliDE. 

Dah. — Bracelet en argent; bijouterie kabyle, 154. 

Daïmio. — « Prince » ; Japon, 96-97, 99. 

Dais. — Châssis recouvert d'étoffe et quelquefois accompagné 
de courtines, que l'on plaçait au-dessus d'un siège d'honneur 
ou d'un lit; beaucoup de chaires avaient un dais en boLs 
sculpté, 186, 213, 214, 215, 223, 227. Voir ClEL. 

Dalmatique (dahnalica). — La longue blouse des Dahnatcs ; 
costume militaire romain, 36-37. 

— Costume ecclésiastique ; vêtement que portent sur leur aube 
les diacres et les sous-diacres, quand ils assistent lo prêtre 
officiant. Les évêques ont le privilège de porter la dalmatique 
sous la chasuble, 181, 182, 193, 194, 284. 

— Costume civil; Europe, moyen âge, 209, 211. 

Damas (ouvrages de), d'Inde, sarrasinois. — Étoffes, 
bijoux, meubles de provenance orientale; France, du dou- 
zième au treizième siècle, 189. 

Dangat. — Le masque de guerre du Néo-Calédonien ; Océa- 
nic, 6(1-61. 

Danseurs, Danseuses. — Voir A'oualem ou Ghaouazy, 
Bayauéhe, Caxcenis, Devada.se, Naetachis, Nautcii- 

GUtL, TSCHEXCiUY, VESCHATIII. 

Danneman. — « Paysan libre » ; Suède, 412. 

Danumer malekani. — Étoffe des marchés fundjés ; Séné- 
gal, 72. 

Darâboukkéh. — Tambour de basque ; Algérie, 164. 

Dard (dardi; dur/, aUjier). — Arme de main, et, pendant l'é- 
imque carolingienne jusqu'au douzième siècle, une sorte de 
javelot empenné. A dater du douzième siècle, le dard est 
une sorte de vouge à manche court, munie d'un fer effilé et 
tranchant ; c'est alors une arme de piéton, du genre de la 
baïonnette, 202. 

Dari. — Présents de noces ; Russie, 444. 

Dari seadet aghassy. — « Chef de la maison de félicité » ; 
l'un des litres <lu clief deseunuques noirs, lo Kiziar Arffiiissij, 
172-1 7. ^ 



Défendant (le). — Celui auquel on adressait un d"fi ; tour- 
noi-; Europe, moyen âge, 221. 

Dehera. —Village kabyle, 152-153. 

Deïnos ou Delnos. — Petit bassin pour la toilette de^ pieds ; 
(Jréon-Homain. 32. 

Délia. — Vêtement d'origine turque; habit d'apparat de b 

nol)lesse polonaise, 451. 452. 
— l)élii(tl(t 011 ])Hiitr(t , variété de la d('lia , 451, 453, 454. 

Demi-ceint. — Ceinture de dessous des dames du moyen âge, 
226. 246, 251,273. 

Dengue. — Fichu OH mautelet des Galiciennes et des Astu- 
lionnes; Espagne, 473, 476. 

Deraia. — Parure féminine; colliers ornant la partie supé- 
rieure de la poitrine ; Grèce, 25-26. 

Derbal. — Chemise de laine; Kabyles, 150. 

Derviches. — C.-à-d. « pauvres » ; moines musulmams. La 
Turquie, F Kgypte, Tripoli, le Maroc, la Perse, la Boukharie, 
l'Inde, ont plusieurs sectes de derviches imligènes, 135 et 
136, 141, 169, 175. Voir Bektachi, Caduy. 

Déshabillé. — Expression générique appliquée à plusieurs 
variétés de la mode féminine offrant toutes le type adopté 
en France à dater de 1783, c'est-à-dire celui de la « simpli- 
cité » qui succéda aux fantaisies exagérées du commencement 
du règne de Louis XVI, 390, 398. Voir Caraco, Fourreau, 
NÉtiLiGÉ, Robe ex chemise. Robe négligexte, demi- 

XÉGLUiEXTE. 

Despote (5£(77t6Tr,?). — Titre qui remplaça celui de César 
chez les empereurs du Bas-Empire, 183. 

Devadâses. — Classe de danseuses consacrées au culte: 
Inde, 125. 

Devants. — Bouillons de gaze ornant l'encolure de la robe 
du décolleté; modes féminines; France, époque Louis XIII. 
328. 

Devant à la Fontange, — Le toupet élevé de la peiTuque 
des hommes du temps de Louis XIV ; mode imaginée ])ar le 
niiir(|uis de Fontange, 351. 

Devantier. — Pièce de corsage des femmes des jirovinces 
romaines et de l'ancien comté de Nice, 467, 496. 

Dextrale. — Bracelet porté sur la partie chai-nue <lu bras 
droit; antiquité, 31. 

Dhaman. — Le représentant de chaque famille k.abyle dans 
les assemblées municipales, 152-153. 

Dhoti. — Longue bande d'étoffe formant caleçon ; Indou^;, 
122, 123, 126, 127, 129, 130. 

Diacre. — Dignitaire ecclésiastique, dont le nom vient du grec 
oiâxovoç, serviteur ; sa principale fonction est de servir 
le prêtre ou l'évêque à l'autel. Diacres latins, 189, 194. 
Diacres orthodoxes, 182. 

Diadème {diadema, 5i(xor,[jLa). — Bandelette dont on secei 
gnait la tête comme du crédenwoii, et qui devint le signe 
distinctif de la royauté ou du rang suprême. Les rois de 
Perse et d'Arménie joignaient cet ornement à leurs ajdaris 
et à leurs tiares. Le diadème des empereurs romains était 
de laurier naturel ou de feuilles d'or imitant le laurier. Dans 
la suite des temps, on chargea le diadème de broderies, de 
perles, de diamants ; puis il devint une parure de métal. 
Les souverains des époques modernes ont adopté de préférence 
la couronne, dont la base représente le diadème primitif. Le 



195 



diatlème était aussi mie parure civile : les dames grecques 
et romaines en ornaient leurs fronts ; et, de nos jours, on le 
voit encore figurer parmi les bijoux particuliers à quelques 
nations. Cliez les chefs de certaines tribus indigènes de l'Amé- 
rique et de rOcéanie, le diadème est formé de plumes, de 
graines, etc., 14, 24, 25-26, 41, 51, 53, 60-61, 79, 85, 86, 183, 
423. Voir Chapelet, Thacebt, Trbssoir. 

Diane (mis à la). — Toilette féminine; France, règne de 
Louis XIII, 328. 

Diapasma (oiaTiaaji.a). — Poudre fine dont on se frottait 
le corps ; antiquité, 18. 

Dibleh. — Bague dépourvue de pierre ; bijouterie orientale, 
463. Voir Khatiii. 

Dicorde, Diacorde. — Espèce de guitare à deux cordes ; an- 
tiquité. Long instrument monté de deux cordes. Pour en 
jouer, l'exécutant appuyait sur les cordes vers le bas et fai- 
sait agir l'archet vers la partie supérieure ; moyen âge, 43, 
210. 

Diffa. — Plat de viande de mouton; Kabyles, 152-153. 

Dilsiz. — Muet du harem impérial ; Turquie, 169. 

Dimachère (dimachœrus). — Gladiateur romain qui com- 
battait avec une épée dans chaque main, 36-37. 

Dinanderie. — Les ouvrages de chaudronnerie historiée qui 
se fabriquaient à Dinant, en Belgique, et à Lyon. La corpo- 
ration des diiuins existait dès le douzième siècle ; Europe, 
moyen âge, 232. 

dota (SiWTY]). — Oreilles de l'amphore ; Egypte, 7. 

Diphros (oîcppoç). — Pliant; antiquité, 32. 

Diploïdion. — Voir Anabole. 

Diptyque. — Chez les anciens Eomains, tablettes à écrire 
composée de deux feuilles ; on y inscrivait les noms des 
consuls, des magistrats. L'Église fit également usage de 
diptyques pour y inscrire des noms d'évêques, de bienfaiteurs. 
Les diptyques donnèrent naissance aux triptyques et aux 
retables, qui, d'une forme plus architectui'ale, servirent aussi 
à la décoration des autels ; antiquité, moyen âge, 181, 228. 
Voir Image a volets. 

Discalceatus. — « Déchaussé » ; les Eomains considéraient 
comme tel celui qui était chaussé de la solea, 47. Voir Solka, 

SOLEATUS. 

Dispensator. — Secrétaire intendant d'une maison romaine, 

33. 
Divan. — Voir Al-dyonan. 
Dizlik. — Guêtres brodées ; Epirotes ou Albanais, 464. 

Djaboli. — Chemise de soie ; femmes mauresques de l'Algérie, 
160 et 161. 

Djamadan. — Gilet croisé ; Turquie, 170, 177, 178. 

Djemala. — Turban des Maures tunisiens, 159. 

Djilbend. — Le sac de cuir des derviches Bektachi ; Turquie, 
175. 

Djinn-baori. — Manteau flottant que les cliefs japonais por- 
tent sur la cuirasse, 96-97. 

Djiuriksha, Jiurikiska. — Espèce de cabriolet suspendu et 
traîné à bras ; Japon, 98, 102. 

Djubbé. — Long manteau à manches qu'on laisse ordinaire- 
ment flotter, à l'usage des deux sexes; Turquie, 175, 176, 
177, 178, 179, 180, 182. 



Dogaline. — Manteau court; Italie, seizième siècle, 199. 
Doge iclu.r). — Nom donné aux chefs des républiques de 
Venise et de Gênes, 199. 

Doggereau. — Grande barque des pêcheurs de l'île Marken; 
Hollande, 419 et 420. Foir Bottées, Buidex. 

Dolabra. — La petite lame affilée de la scena; sacrifices 
romains, 38. 

Dolama. — Manteau long, parfois sans manches; costume 
masculin ; Turquie, 462. 

— La veste des janissaires des rois de Pologne, 454. 

Dolman. — Nom donné par les Hongrois k la dolama tur- 
que, qu'ils transformèrent en un court paletot aux manches 
flottantes. Le dolman, en subissant de nombreuses modifi- 
cations, est devenu le vêtement des hussards français et 
étrangers, 387, 458 et 459. 

Dôli. — Palanquin des femmes riches; Inde, 124. Voir 

BOHIS. 

Dolkknif. — Le couteau des paysans suédois et norvégiens, 
414. 

Dolman. — Voir Dolama. 

Dolmen. — « Table de pierre » ; monument druidique com- 
posé de pierres plantées eu terre verticalement et supportant 
une autre pierre en forme de table, 50. 



Vêtements d'intérieur ; Romains, 



Domestica vestis. 

40. 

Dominicains. — Ordre religieux fondé en 1215, par saint 
Dominique, 241-242, 482. 

Domus. — Maison, habitation particulière des Romains ; celle 
occupée par un seul propriétaire et sa famille, 33. Voir In- 

SULA. 

Dormeuse. — Nom donné à une coiffe en usage chez les 
femmes du peuple; France, dix-huitième siècle, 369, 371. 

Dossière. — Partie de l'armure de plates protégeant le dos, 
et qui, réunie au plastron et à la pansière, composait l'ha- 
billement désigné depuis sous le nom de cuirasse; Europe, 
moyen âge, 204. 

Dosso. — Pelleterie de couleur cendrée ; Venise, seizième 
siècle, 288. 

Douar. — Réunion de tentes arabes, 155. 

Doublier. — Nappe de table; France, moyen âge, 231. 

Douchegreïka. — Mantelet en forme de casaquin ; dames 
russes, 438 et 439, 440. 

Doulx-filet. — Dentelle, tissu transparent de fil ou de soie 
dont on confectionnait la gorgerettedes dames du quinzième 
siècle; Europe, 246, 249 et 250, 251. 

Doumaci. — Étoiïe de lin ; Afrique, 165. 

Dragon (draco). — Enseigne d'une cohorte, emprimtée aux 
Parthes et introduite dans l'armée romaine vers le temps de 
Trajan, 35. 

Dragons. — Corps de cavalerie créé, en 1558, par le maré- 
chal de Brissac sous le nom àUirqtiehusiers à cheval; ils com- 
battaient aussi à pied ; France, 381, 382. 

Sragotme. — ■ Boucle de cheveux ; dames ; France, dix- 
huitième siècle, 369. 

Drapeau. — Mot qui, depuis le seizième siècle, désigne 
l'enseigne des fantassins ; celle des cavaliers est Véfendard. 
France, seizième et dix-septième siècles, 275, 342. — Dra- 
peau, tricolore, 400. 



106 



Dra'wing-room. — Pioce de réception : Augloterrp. 2no. 

Drayman. — Clian-etier anglais, 428. 

Dressoir (dressouer, dreçouer). — Meuble en foi-me d'étagère, 
garni île nappes, et sur lequel ou rangeait de la vaisselle ilo 
prix, des pièces d'orfèvrerie, etc.; Kiirope, moyen âge, IDu- 
191, 227. 365. 

Drinkhoorn. — llanap: Hollande, dix-septième siècle, 323, 

Droguet. — Gros drap en usage dans la classe bourgeoise; 
France, dix-liuitièiue siècle, 367. 

Drougeki. — Assistants qui soutiennent les couronnes au- 
dessus des fiancés dans les rérémonies du mariage russe, 
444. 

Droujka. — Paranyuiplic ; mariage russe, 444. 

Drover. — Conducteur de bétail; Angleterre, 428. 

Druine-usual. — Gentilshommes des premiers temps de la 
royauté écossaise, 425 et 426. 

Dubliten, — Jupe des femmes bulgares, 462. 

Ducale (costume à la) — Celui des dogaresses. 
— (manches à la). — Venise, 199. 

Ducales. — Peaux de martre et d'hermine, formant la 

doublure des vêtements de cérémonie ; noblesse véniticmio , 

seizième siècle, 288. 

Duchesse (chapeau à la) — Modes féminines ; France, épo- 
que de Louis XVI, 39u. 

Duduk. — La paire de flûtes des bergers bulgares, 462. 

Dulbend. — Mousseline employée dans la confection t\ee 
t\irlians; Orient, 135 et 136. 

Dura. — Cabane des Australiens; Océanie, 60-61. 

Durbakka. — Grande mandoline arabe, 160 et 161. 

Durbar. — Salle d'audience des souverains iudous, 114. 

Dustmaii. — « Homme de la poussière » ; Angleterre, 430. 



Eau d'ange ou de Chypre. — Eau de senteur; toilette 
féminine ; France, règne de Louis XIII, 328. 

KuH de chiiir. — Dames du dix-huitième siècle ; France. 
370. 

Ébène. — Nom générique appliqué à tous les bois fermes em- 
ployés dans la fabrication des meubles du dix-septième siè- 
cle ; France, 358. — Ébénistes, ceux qui travaillent ces bois ; 
les anciens huchieis du moyen âge. 

Ecarlate. — Drap pour les chausses ; France, quatorzième 
siècle, 206. 

Ëcharpe (esc/uirpe, escliei-pe, escrepe, escerpe, esche/pet te, eskerpe). 
— Bande d'étoffe portée en sautoir. Les pèlerins portaient 
l'écliarpeet le bourdon; Europe, moyen âge, 200. Voir'FKlx. 

— En France, sous Louis XIV, les ilames faisaient usage de 
l'écliarpe dans leurs toilettes de ville ; dans les dernières 
années du dix-huitième siècle, les premiers châles furent 
de longues écharpes de cachemire ou de taffetas, 354, 355, 
404. Voir Cai'k, Chale, Mante. 

— Dans l'Inde, les deux sexes s'enveloppent le buste dans une 
écharije de gaze ou de soie ; les femmes en ramènent une 
des pointes sur la tète, 122, 123, 125, 127, 128. 130. 



— L'écharpe militaire est un insisne de eonimandement. une 
marque de distinction et un signe de ralliement ; on la 
porte en bamloulière ou en ceinture ; Inde, Europe, seizième, 
dix-septième et dix-huitième siècles, 110, 111, 112, 257,261, 
2«iC, 2(;.S, 275, 301, 311, 342, 349, 364,387. 

Échelles. — Xceuds étages des deux côtés du buse, sur le 
ilcvant du corsage ; modes féminines ; France , règne de 
Louis XIV, 353. 

Eckd. — Collier arabe ; parure des classes pauvres, 463. 

Écossaise (compagnie). — Corjis d'élite institué par Char- 
les VII, en 1445, en reconnaissance îles services que quelques 
troupes écossaises lui avaient rendus pendant la guerre con- 
tre l'Angleterre. Jusqu'au dix-septième siècle, cette compa- 
gnie de la maison militaire des rois de France fut toujours 
commandée par des gentilshommes écossais, 256, 383. 

Écu {sciitum). — Nom que preud le bouclier à partir du dou- 
zième siècle. Le noble faisait peindre sur son écu ses armoi- 
ries ou sa devise; Europe, moyen âge, 202, 203, 204, 205,206, 
207 et 208, 210, 217. 

Écuelle (escuclle). — Plat profond avec rebords ou oreilles 
dans lequel, avant le quinzième siècle, mangeaient habituel- 
lement deux personnes. L' écuelle a précédé l'assiette; elle 
était faite de terre cuite vernissée, d'étain, de cuivre ou d'ar- 
gent. Dans nos campagnes, on se sert encore d'écuelles, 227 
499-500. 

Écuyer (scuti/er). — Officier de livrée chargé de la direction 
des écuries. C'était, au moyen âge, un degré de noblesse 
infiTieur à celui de chevalier. Il se prenait comme synonyme 
de bachelier, damoiseau, etc. C'était seulement à l'âge de 
quatorze ans, et après être sorti des pages, que l'enfant noble 
pouvait être admis au nombre des écuyers. — Grand écuyer; 
charge de la cour des rois de France. — Écuijcr d'écurie; 
celui chargé de dresser les chevaux, 218. 

Effrontée (T). — Variété de la coiffure à la Foii/am/e; ainsi 
noumiée parce que, rejetée en arrière, elle dégageait l'oreille. 
— On nommait aussi Veffronlée la mouche placée sur le 
nez; modes féminines; dix-septième siècle, 354. 

Egée. — Peau de chèvre que les Lybiennes portaient par- 
dessus leurs vêtements; antiquité, 25-26. Foi> Euide. 

Égide, .Sgis (alyî:). — Vêtement de peau aj-ant \igie 
poHr origine. En représentant Minerve, on a fait de l'égide 
tantôt une peau éeailleuse couvrant les épaules, la poitriuc 
et le bras ga\iche ; tantôt une cuirasse en deux parties réu- 
nies par la tête de Méduse ; antiquité grecque, 25-26. 

— Grand collier féminin ; Grèce, 25-26. 

Egossier. — Paysan qui gardait les juments; France, moyen 
âge, 209. 

Eider. — Oiseau des régions polaires dont le duvet est em- 
ployé par les Esquimaudes à confectionner des chaussettes 
des tapis, etc., 83-84. 

Ekandas. — Villages fortifiés, chez les Zoulous; Afrique, èr- 
es. 

Élégants hors de pair. — Époque de Louis XIII ; France 
dix-septieme siècle, 327-328. 

Elenchi, Tutulati. — Perles longues qui avaient la forme 
des vases nommés alabastra: Grèce, 25-26. 

Elmâs. — Nom du diamant considéré, chez les Arabes, comme 
un spécifique contre certaines maladies; Afrique, 162. 

Elseothesium. — Salle des parfums ; pièce des bains romains 
où les baigneurs recevaient des ouctions d'huile-î et d'essen- 
ces parfumées ; antiquité, 45. 



— 197 — 



Émail. — Insigne fleurdelisé que les hérauts d'armes de 
France portaient sur leur poitrine, 218. 
Mmail de Transylvanie. — Joaillerie hongroise, 4G0. 

Emareth-Berathy. — Diplôme que le sultan envoie, en 
même temps que le manteau d'investiture, au schérif de la 
Mecque ; Turquie, 169. 

Embira. — Ecorce filamenteuse dont les Paris fout leurs ha- 
macs ; Amérique du Sud, 76. 

Emblema. — L'une des deux épaisseurs de la semelle de \?„ 

crépide; chaussure antique, 47. Voir Caituiu.. 
Émouchoir. — Voir Flabellum. 

Enam Kécesst. — La boite de dépêches que portent avec 
eux les Zeibek; Turquie, 177. 

Enarmes. — Jeu de courroies qui maintenait le bouclier sur 
l'avant-bras et la main ; antiquité et moyen âge, 15, 25-26, 
2U1. Voir GrUiGE. 

Encensoir {tarihulum, /hu?ibuhim). — Cassolette suspendue 
à des chaînes, 13, 196. Voii' Amschir. 

Endéroum. — Habitation réservée aux femmes ; Perse, 138, 
143. 

Endromis (év5po[;,(?). — Brodequins; chaussure grecque, 
36-37. 

Enfant d'honneur. — Nom donné aux pages du roi ; France, 
quinzième siècle, 218. 

Enfant {coiffure à V). — Dames de l'époque Louis XVI; 
France, fin du dix-huitième siècle, 389. 

Enfantement {bague à V). — France, règne de Louis XVI, 
S91-392, 398. 

Engageantes. — Larges manchettes de lingerie à un seul 
rang, modes féminines ; France, dix-septième siècle, 354, 355, 
371. 

Engano. — Leurre d'étoffe rouge destiné à effrayer le taureau ; 
fiestus de toros; Espagne, 470 et 471. 

Enmorache, Morache. — Nom donné, pendant le moyen 
âge, à la guitare moresque, 192. 

Enseigne. — Signe militaire sous lequel se rangent les 
soldats selon les corps ou les partis auxquels ils appartien- 
nent. Son usage remonte aux premiers temps historiques. 
Les Egyptiens avaient pour enseignes les images de leurs 
dieux ; chez les G-recs des temps héroïques, c'était un bou- 
clier, un casque , une cuirasse portée au bout d'une lance. 
Les Romains eurent plusieurs enseignes dont l'aigle fut la 
principale. Au mo3'eu âge, le mot était appliqué non seule- 
ment aux différentes espèces de drapeaux, mais aussi au cri 
d'annes, à la bande, à la croix, au bijou fixé sur le chapel, à 
toute marque distinctive. — Titre autrefois donné à tout 
oÊHcier portant une enseigne, drapeau ou cornette, 1, 4, 15, 
34, 35, 36-37, 56-57, 202, 275, 342, 455. Voir AiGLB, Aqui- 
LiFEE, Bannière, Boutschouk, Concoedia, Cornette, 
Deagox, Drapeau, Étendard, Flammula. Gonfaxox, 
Guidon, Imaginarius, Labarum, Manipule, Pennox, San- 
glier, SiGNIFER, SiGNUM, VEXILLUM, VBXILLARIUS. 

Enseigne du mal de dents. — Mouche grande comme un 
emplâtre que les dames de l'époque de Louis XIV s'appli- 
quaient à la tempe ; France, dix-septième siècle, 354. 

Entari . — Robe de dessus à l'usage des deux sexes ; Turquie. 
— Entari de Ivutnou. — Celui fait d'une solide étoffe de soie, 
175, 176, 177, 178, 179, 180, 182, 462. 

Entoilage simple. — Réseau de dentelle dont on faisait le 
voile des dames veuves ; France, seizième siècle, 273. 



Entresolées (pièces). — Architecture intérieure du dix- 
septième siècle ; France, 348. 

Entrichon. — Cheveux postiches que l'on plaçait dans les 
parties de la tête qui en étaient dépourvues ; dames grec- 
ques, 21. 

Eoud. — Instrument à cordes pincées, transporté en Espa- 
gne, au huitième siècle, par les Maïu'es et que les croisés 
répandirent en Europe pendant le douzième siècle ; l'eoud 
est devenu le lutlt, 192. 

Epaulette. — Costume civil ; couture, galon, partie saillante 
placée sur l'épaule. Pourpoint, surcotte à épaulettes; hommes 
et femmes des seizième et dix-septième siècles ; France, 268, 
273, 276 et 277, 278, 280, 287, 289, 311, 327, 328. Voir Aile- 
ron, Mancheron. 

— Costume militaire ; ornement et marque distinctive du 
grade. C'est eu 1762 qu'on la donna aux officiers ; ceux-ci, 
qui l'accueillirent mal, lui donnèrent le nom de « guenille 
à la Choiseul ». Les épaulettes n'étaient alors qrie des pattes ; 
elles devinrent à fi'anges sous le règne de Louis XVI ; 
France, dix-huitième siècle, 383, 385, 386, 400. 

Epaulière. — Pièce d'armes qui relie les brassards à la cui- 
rasse, couvre l'épaule et complète la défense du corps. Dans 
la seconde moitié du quinzième siècle, l'épaulière de droite 
chez les hommes d'armes, est raccourcie pour leur permettre, 
de coucher plus facilement le bois de la lance sur Varrét- 
fernie de la cuirasse. — Chez les chevau-légers , ainsi que 
chez les hommes de pied du moyen âge, la défense des 
épaules est assurée par de petites épaulières, par des ron- 
delles ou des pièces de mailles ou goussets. Antiquité ; Eu- 
rope, moyen âge, seizième et dix-septième siècles, 25-26, 36-37, 
94-95, 96-97, 217, 219, 253, 254, 256^ 257, 258, 259, 260, 262. 
Voir Passe-gardes ou Garde-Collet. 

Épée {gladius, ^icpoç). — Arme offensive et défensive. Chez 
les anciens , l'épée était généralement courte ; les G-reos la 
portaient du côté gauche et les Romains du côté droit. 
Les épées des chevaliers du moyen âge étaient fortes et lon- 
gues, et, la plupart du temps, se maniaient à deux mains. — 
Au seizième siècle, elles affectent des formes diverses, sur- 
tout dans la poignée, qui devient très compliquée avec ses 
gardes, ses contre-gardes,'ses pas-d' ânes, etc. — C'est à partir 
du règne de Louis XIII qu'on adopte l'épée d'escrime ; on 
eut alors des épées en pistolet, à coquille, à garde-en croix, en 
panier, en grille, en miséricorde, en spatule, à l'espagnole, à la 
suisse. C'est aussi au dix-septième siècle que vint l'habitude 
de porter l'épée en tout temps et en tous lieux, usage qui 
subsista jusqu'au commencement du dix-neuvième siècle, épo- 
que où l'épée de parade faisait encore partie du costume d'é- 
tiquette, 15, 16, 25-26, 34, 36-57, 48-49, 50, 54, 56-57, 59, 
69, 156, 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207 et 208, 209, 210, 
211, 217, 218, 219, 220, 222, 238, 253, 254, 255, 256, 257, 
258, 260, 261, 262, 268, 270, 271, 272, 273, 275, 278, 280, 
283, 285, 286, 301, 311, 320, 321, 327, 328, 336, 340, 342, 
343, 351, 352,354, 359, 360, 364, 368, 370, 372, 380, 381, 
382, 383, 384, 385, 386, 387, 391-392, 400, 425 et 426, 449, 
450, 451. Foi?' Alpanqb, Claidheamb, Clatmore,Coustel 
A plates, Espadon, Flamberge, Gladius, Rapière, Sa- 
bre, SCAMASAXB. 

Épée d'arçon ou de grand estoc. — EUe se suspendait à l'ar- 
çon, du côté droit ; l'homme d'armes avait eu même temps 
son épée de ceinturon qu'il portait du côté gauche. Europe, 
quinzième et seizième siècle, 262. 

Éjiée de connétable. — Épée de cérémonie ; France, moyen 
âge, 218. 



— 19b 



Ejiée ibérique, éjite à l'esjxajitok. — Épée (rorigine celtibé- 
rieune, à lame courte, droite et plate. Romains, 34, 3G-37, 

Éjiéii à deux mains ou grande épée, — France, moyeu «âge, 
217. 

Joueurs d' épée. — Nom donné à l'infanterie suisse et aux lans- 
quenets armés de la lourde épée à deux maius. France, sei- 
zième siècle, 256, 257. 

Pendant d'épée. — Europe, dix-septième siècle, 301, 311. 

Epée rabattue. — Celle au tranchant émoussè, arme de 
tournoi ; France, moyen âge, 219. 

Epée en verrouil. — L'épée portée horizontalement ; France, 
dix-septième siècle, 301, 311, 320. 

Deux- Epées {ordre des). — Ordre militaire spécialement des- 
tiné aux vétérans. France, dix-septième et dix-huitième siè- 
cles, 364. 

Éperon (e.tpouron , esporon, esperon). — Pièce de l'équi- 
pement du cavalier. Les Grecs et les Romains n'en portaient 
qu'au pied droit. Au moyen âge, les éperons étaient à pointe 
conique ou à molette ; ceux cambrés furent sm-tout en usage 
au dix-septième siècle, 25-26, 36-37, 56-57, 201, 202, 205, 
2UC, 2U9, 211, 217, 218, 219, 220, 222, 253, 254, 255, 260, 
261, 271, 272, 311, 321, 327, 340, 343, 383, 384, 387, 449, 450, 
451,454. 

Épervier. — Emblème du pouvoir souverain ; antiquité 
égyptienne, 1, 2. 

Éphod. — Corselet muni de bretelles ; costume du grand 
l)rêtrc. Hébraïque, 13. 

Épi de front. — Joaillerie ; parure des femmes de la Hol- 
lande, 423. 

Epi antique. — Coiffure féminine ; France, Consulat et 
Empire, 410. 

Ëpinette. — Petit clavecin ; Europe, dix-septième siècle, 
326. 

Épingle crochet. — Kabylie. Voir Ibesime.v. 

Epinglette. — Parure des paysans bretons ; France, 497. 

Épinglier. — Pelote suspendue au demi-ceint des dames du 
moyen âge, 226, 246. 

Ëpitoge. — Espèce de manteau que les Romains portaient 
sur la toge. — Souvenir du chaperon pendant sur les épaules 
qui consiste, chez les magistrats et les gens de robe en gé- 
iKial, en une bande d'étoffe garnie de fourrure, 212, 268. 

Epitrachelium. — Voir Étole. 

Eques. — Cavalier romain, 36-37. 

Ergastulum. — Logement des esclaves maison romaine. 
33. 

Ergots du diable. — Nom donné aux souhcrs à la iiuu- 
luinc ; France, moyen âge, 217. 

Erkaling. — Vêtement de dessous; Perse, 141. 

Escabeau {escame). — Petit banc sans dossier, bas et étroit. 
L'escabeau est plus bas que le I)ancetla chaise ; l'inférieur, 
auiiuel on permettait de s'asseoir, prenait un escabeau, 298. 
Esciibenu à trois quilles. — Mobilier rustique de la Breta- 
gne; France, 499-500. 

Escablon, Guëne. - Piédestal de menuiserie eu forme de 
gaine; Enroi)e, di.x-septième siècle, 358. 

Escadrons rouges. — Nom donné aux escadrons de la 
maison royale; France, dix-septième et dix-huitième siè- 
• clés, 383. 



Escame. — Voir E.scaheau. 

Escarcelle (escar, escluircelle, escacel). — Le sac suspendu 
la ceinture; dans le vieux langage, escar voulait dire avare. 
L'escarcelle, plus particulièrement réservée aux messagers et 
aux pèlerins, était, d'ordinaire, accompagnée de la miséri- 
corde; France, moyen âge, 207, 213, 226. Voir AumoxiÈuk. 

Escarpins. — Genre de chaussures consistant en souliers de 
satin ou de velours, très couverts et crevés; France, sei- 
zième siècle, 268. 

— Soulier léger, à simple semelle ; France , fin du dix-hui- 
tième siècle et commencement du dix -neuvième, 404. 

Escasses ou Tchanques. — Les échasses des bergers lan- 
dais ; France, 486. 

Esclavage de perles (V). — Le collier de perles des dames 
de l'époque do Louis XIII et de Louis XIV; France, di.x- 
septième siècle, 328, 354, 35o. 

Esclavine {esclure). — Vêtement de chevauchée, sorte de 
casaque_^empruntée aux Orioitaux (Sarrazinois), et que les 
pèlerins paraissent avoir adoptée dès le douzième siècle ; 
Emope, moyen âge, 200. 

Esclavons (ordres des). — Ordre de moines institué parWla- 
dislas V. roi de Pologne, vers 1390; 198. 

Escofûon. — Coiffure féminine qui naquit vers la fin du 
quatorzième siècle; c'était un bourrelet couvert d'une résille 
enrichie de passementeries et de perles. — Grand escoffion, 
EscoJHon à cornes, 208, 213, 214, 243, 246, 247 et 248, 251. 

Escoffle. — Vêtement de peau que l'on endossait pour aller 
à la chasse ; espèce de courte blouse ; Europe, moyeu âge et 
seizième siècle, 270 et 271. 

Esophorium. — Tunique intime; Grèce antique, 19. 

Espada. — Celui des toreros qui donne le dernier coup au 
taureau, au moyen de l'épée ; Espagne, 470 et 471. 

Espadon. — Epée à deux trancliants ; Europe, moyeu âge 
et seizième siècle, 258. 

Espagnole (chapeau à 1'). — Modes féminines; France, sei- 
zième siècle, 267. 

Esjxujnol vermillon. — L'un des « fardements » des dames 
sous Louis XllI ; France, dix-septième siècle, 328. 

Espatjnole {perruque à l'). — Hommes de l'époque de 
Louis XIV, 351. 

Espardilles, Espardenas, Espardines. — Chaussure 

tressée; Espagne, 472, 473, 474, 475, 476, 477-478. Voir 

Ai,PAi;(.;.\TAS. 
Espartos. — Spartes d'Albacète et de Murcie employjs pour 

la fabrication des sandales, des nattes, des paniers, etc. 

Espagne, 475. 
Esponton. — La tlemi-iiique des officiers; France, dix-scp- 

tiùnie et dix-huitième siècles, 342, 343, 385. 
Esprit. — Voir Aigrette. 
Essèdaire {E.isédurius). — Gladiateur romain combattant 

sur des chariots, 36-37. 
Estame. — Voir Bas d'estame. 
Estivaux. — Bottes collantes de cuir souple, parfois garnies 

do fourrure. On mettait des estivaux dans les appartements 

France, moyen âge. Voir Gamauhe, Helsk, HoL'seal'X. 
Estoc (grand). — Voir Épée d'akçox. 

Estoc {/nipper d'). — Pointer ou pou-sser l'épée pour la faire 

entrer par la pointe : frapper de taille, donner des coups 

avec le tranchant de l'arme ; Europe, moyeu âge, 204. 



— 199 — 



Estoffade (chevelure en). — C'est-à-dire tlottaute; femmes 
baléariotes ; Espagne, 481. 

Estradiots. — Cavaliers grecs et albanais, appelés, pour 
cette raison, chevau-légers albanais. Louis XII les employa 
dans son expédition d'Italie ; France, seizième siècle, 255. 

Estudiantes de la Tuna. — Espagne, 477-478. 

Étendard. — ■ Enseigne formée d'une grande pièce d'étoffe 
fendue au milieu et terminée par deux longues pointes. Au 
commencement du seizième siècle, l'étendard ne fut plus 
en usage que dans la cavalerie ; sa forme changea : après 
avoir été une enseigne de la plus grande étendue, l'éten- 
dard devint un drapeau carré de médiocre grandeur ; Europe, 
moyen âge, 202, 218. Voir Corxettk. 

— Étendards japonais, indous, de l'archipel asiatique, 9G-0". 
119, 134. 

Étoile (ordre de). — Ordre de chevalerie institué en 1352, 
par Jean le Bon, roi de France, 364. 

Ëtole. — Ornement ecclésiastique qui tire son origine de 
l'antique stola ; il consiste en une longue hande d'étoffe ter- 
minée par deux extrémités plus larges ornées de croix. Pen- 
dant les huit premiers siècles, l'étole porta le nom d'orarium. 

Epit?acheliiwi. — Vétole du clergé orthodoxe, 181, 182, 193, 1.14. 

— L'étole, privilège de noblesse chez les Vénitiens ; Italie, 
seizième siècle, 289. 

Étrler (estrief, estref, estiier, estreu). — L'étrier primitif, 
nommé sautoir, fut simplement formé d'une corde pliée en 
deux ; plus tard, il fut de fer massif. Les Gaulois, les Grecs, 
les Romains, les Francs, les Germains, ne semblent pas 
avoir connu l'étrier ; mais les nations modernes en ont toutes 
fait usage. Au moyen âge, la forme la plus simple de l'étrier 
consiste en un triangle suspendu à une courroie ; puis, à l'a- 
vènement de l'armure en fer, les étriers prirent mille formes, 
furent travaillés avec recherche et devinrent de véritables 
objets d'art, surtout au seizième siècle, 54, 96-97, 149, 219, 
222, 255, 258, 260, 261. 

Eunapius. — Nom que Xénophon donne à la tiare, 182. 

Eunluk. — Tablier; Turquie, 176, 179, 180. 

Eunuques. — Voir Itsch-Aghassys, Kizlab-Agha. 

Euskara. — Langue des Basques ; les Espagnols l'appellent 
vascuence « langue obscure et confuse » ; Espagne, 475. 

Éventail {flàbellum, esventour, éventoir à plumes). — • L'usage 
de l'éventail, si répandu chez les anciens, ne l'a pas moins 
été dans l'Europe du quatorzième, du quinzième et du sei- 
zième siècle, où trois genres se partagèrent la vogue pendant 
cette longue période : les éventails de phimes, ceux en 
forme de drapeau, et les éventails plissés. Ces derniers étaient 
aussi dans les mains de toutes les dames du dix -septième siè- 
cle ; ils étaient d'une peau très mince, dite ocaignée, c'est- 
à-dire parfumée, ou de papier, de taffetas ou d'autre étoffe 
légère. Le dix-huitième siècle, en France, vit des éventails 
empruntant leurs noms aux événements de l'époque; il y 
eu eut du combat naval; d'autres furent à la Montmédy. 
En Chine et au Japon, l'éventail est une partie indispen- 
sable de la toilette, 65, 87, 88, 89 et 90, 99, 102, 108, 121, 
126, 132, 162, 163, 244, 264, 265, 280, 287, 289, 311, 329, 337, 
338 et 339, 340, 354, 355, 388, 389, 398. Voir Flabellum. 
Eventail. — Insigne de chefs ; Amérique, Océanie, 60-61, 81. 
Eventails de guerre. — Japon, 96-97. 

Évêque Çepiscopvs). — Chef et premier pasteur d'un diocèse 
dans l'Église chrétienne. Ses insignes sont la mitre, la 
crosse, la croix pectorale et l'anneau, 135, 181, 182, 189, 194, 
200. 



Expeditus. — Le soldat romain légèrement armé et débar- 
rassé de sou bagage pour effectuer une marche rapide, 36- 
37. 



Fafloles, Fanfioles. — Expression du dix-huitième siècle : 
petits bijoux de suspension portés en breloques ; par exten- 
sion, les menus ornements de la toilette féminine. France, 
380, 388. 

Faja. — Écharpe, ceinture; Espagne, 200, 471, 475, 477-478. 

Falbalas. — Volants , garnitures plissées de la robe ; les 
écharpes avaient aussi des falbalas. Ce ne fut que vers 1787 
que l'on abandonna les falbalas et les bouillons ; ils furent 
remplacés par les fronces. Modes féminines ; Europe, dix- 
septième et dix-huitième siècles, 352, 353, 354, 355, 371, 388, 
389, 391-392. Voir Pu éïint ailles. 

Faldes, Fauldes, Flancars. — Court jupon de mailles 
recouvert de lames articulées; France, quinzième siècle, 219. 
Voir Bracoîs'Sibre. 

Faldistorium. — Siège en forme de phant. Europe, moyen- 
âge, 231. 

Fanchon. — Sorte de petite cape ; toilette féminine ; France, 
dix-huitième siècle, 373. 



Fanfioles. 



Voir FAFIOLE.S. 



Fanfreluches, Freluches. — Houppes de soie garnissant 
la robe ; dames de l'époque de Louis XIV ; France, dix- 
septième siècle, 355. 

Fanons. — Les pendants de la mitre épiscopale, 193. 

Fard {fucus). — Chez les anciens, le nxot fucus est un terme 
générique désignant les fards blancs et rouges. Les dames 
grecques, romaines, celles du Bas-Empire, se fardaient, et, de 
plus, se noircissaient les j'eux, usage qu'elles tenaient de 
l'Orient. Dans les temps modernes, le fard fait sa réappa- 
rition en Europe au seizième siècle ; Catherine de Médicis, 
arrivant en Franco, en propage l'usage de telle sorte qu'il 
devient inséparable de la toilette féminine et même mascu- 
line. Chez les dames du dix-septième et du dix-huitième 
siècle, il devient un véritable habillement du visage. En 
Chine, les femmes ont fait, de tout temps, un usage immo- 
déré du fard, 18, 24, 88, 89 et 90, 273, 354, 398. Foir Henné, 
Kohol. 

Fardements. — Mot du dix-septième siècle désignant à la 
fois les fards, les eaux de senteur, et les morceaux de taffetas 
gommé appelés mouches, dont les dames de l'époque de 
Louis XIV étaient dans l'usage de se couvrir le visage, 354. 

Farmla. — Veste de dessous ; Maures tunisiens, 159, 160, 

161. 
Fascelete. — Fichu de tête ou mouchoir de cou ; paysannes 
de Loreto , province d'Ancône. Italie ; 468. 

Fascelettone. — Châle des paysannes de la province de 
Rome; Italie, 468. 
Fascia. — Dans un sens général, toute bande d'étoffe longue 
et étroite. 

Fascia cruralis. — Bande d'étoffe roulée autour de la jambo 
depuis le genou jusqu'à la cheville; antiquité, 16, 40. 

Fascia mamillaris. — Ceinture placée_sous le sein; dames 
grecques et romaines. 
Fasciolœ. — Petites ceintures. 



— :-'U0 



Fatihah. — Premier clmpitrc du Coran duut le uiu.sulman 
récite toujours an moins trois versets ou a;o/ dans ses 
prières, 145 et 146. 

Fauces. — Couloirs de lu maison romaine, 33, 46. 

Fauchart (,r'a)issart. fausaii. faucil). — Arme d'hast : grand 
coutelas emmanché au bout d'un bâton. 11 est question de 
fauchart dés le connucncenient du treizième siècle; France, 
moyen âge. 202. 

l'ata/mn. — Voir GllSAUMK. 

Faucon, Fauconneau. — Pièces d'artillerie en usage de- 
l)Uis Charles VIII jusqu'au dix-huitième siècle ; ou les nom- 
mait aussi faiiconnti, fulconnet, bombarde nHongêe; France. 
2.57. 

Faucre ou Arrêt-ferme. — Arrêt fixé au plastron de fi r 
jiour recevoir le bois de la lance quand on chargeait à cheval; 
Europe, moyen âge et seizième siècle, 204, 217, 2-59. 

Faudesteuil. — Voir F.vuteuil. 

Fauldes. — Voir Fai.des. 

Faussart. — L'épéc de la fin du douzième siècle ; Europe, 
moyeu âge, 203 . 

Fausse robe. — Voir Roue. 

Fauteuil {fndesieuil, faudesteil, faudestuef. /atidestuel). — 
Pliant de bois ou de métal qui, recouvert d'un coussin ou 
d'une tapisserie, ser\'ait de siège aux souverains, aux évêques, 
aux seigneurs; Europe, moyen âge, 18G, 231, 241-242, 24-5. 
Fauteuils du dix-septième, du dix-huitième siècle (chaise-; à 
bras), 30"), 313, 315, 348, 394, 395. 

Faveurs ou Galants.— Nœuds de rubans ; toilette féminine ; 
France, dix-septième siècle, 340. 

Favoris ou Favoris de boucles. — Boucles disposées de 
fa(,'on à dessiner sur le front un croissant renversé ; dames 
ilu dix-huitième siècle, 372, 397. 

Fazzuolo. — Robe des épousées ; Italie, seizième siècle, 
213. 

Felidj, Feldja. — Bandes tis.sées de laine et de poils de 
chameau dont la réunion forme la couverture de la tente 
arabe ; Afrique, 1.55. 

Female shrimper. — Vendeuse de crevettes ; Londres, 
<-oinmencenient du dix-neuvième siècle, 429. 

Feminalia, Femoralia. — Culottes courtes ou caleçons qui 
couvraient les cuisses (fritior») ; elles tombaient un peu au- 
dessous du genou. Les feitioralia furent particulièrement 
adoptés par les troupes romaines qui combattaient dans le 
nord de l'Europe, 34, 36-37, 40. Voir Anaxykides, Braies. 

Fenêtres d'enfer. — Voir Conn haudie. 

Fers. — Pièce d'orfèvrerie; parure de tôte des Hollandaises. 
Les fers sont oblongs ou plats, en spirales ou en forme de 
drapeau,. selon les provinces, 419 et 420, 421 et 422, 423. Fo;/- 
}l<ioi'j)XAr,D, HooP-nYZEu, Vook-hoopden. 

Fer-à cheval. — Le haut toupet des perruques du dix- 
huitième siècle ; France, 367. 

Ferdah. — Le manteau des Bedjas et des Fundjés ; Sénégal. 
72. 

Feredjé. — Uobe de dessous; Maures d'Espagne, 156. 
— Manteau; Turquie, 170, 175, 177. 

l'i-rezya, manteau de la noblesse polonaise jusqu'au dix- 
.scptième siècle, 4-51. 
Ferez, vêtement de dessus; Russie, 438 et 439, 



YGtm.a.i\ (friin'til). — Broche de grandes dinieniàous ; l'un 
des bijoux les plus fréquemment adoptés pendant le moyen 
âge. On avait des fermaux pour attacher les manteaux, les 
chapes, les robes; pour suspendre les aumJnières, les casso- 
lettes, etc. En France, sous Cliarles V, C3 bijou re/oit parfois 
le nom iValtachf, 189, 224. 

Fermoir. — Ornement de chapeau des gentilshommes de 
l'époque de Charles VII; Francs, quinzième siècle, 212. Voir 
Akfivl'k. 

Ferméné. — Veste courte ; Turquie, 180, 

Ferronnière. — Ornement de tète consistant en une étroite 
bandelette se fermant au milieu du front par une pierre pré- 
cieuse ; i)arure féminine ; France, seizième siècle, 243, 252. 

Ferula, Nartex. — Sceptre des empereur d'Orient, 183. 

- Xoiii que Us anciens donnaient à la crosse des évoques, 
194. 



Ordre de religieuses fondé en France eu 



F£uillantine3. 

1590; 335. 

Fez. — Coiffure orientale consistant en une calotte de laine 
foulée, terminée par un piiskul, flot do soie plus ou moin* 
fourni. Le/eî est plus élevé et plus cylindrique que Icjar- 
houch: Turquie, 135 et 136, 1G9, 175, 176. 17 7, 178, 179, 180. 

Fheile-beag. — Voir Kilt. 

Fibule (Jibula, TTSpôvr)). — Agrafe ou broche en usage pour 
maintenir le manteau sur les épaules; antiquité, 31, 48-49, 
51, 52, 53, 54, 55, 58, 497. 

Fichu. — Réduction de la manlUk-: làècc d'étoffe qui se pli« 
en deux par les angles et dont les dames s'enveloppent le cou. 
L'apparition du fichu en France, date de la seconde partie 
du règne de Louis XV, 371, 390, 391-392. 

Fichu-peleiine, toilette féminine de l'époque Louis XIII ; 
France, dix-septième siècle, 328. 

Fichu en chemise, ample fichu couvrant la poitrine et garni 
d'un col tuyauté; 1786-1792. Fichu {demi-); 1791. Fichait 
jiihot ; 1787, Fichu en marmotte. Fichu menteur, vaste fichu 
amplifiant la poitrine. Modes féminines ilu règne de Louis XVI 
et de l'époque de la Révolution; France, fin du dix-huitic'me 
siècle, 389, 391-392, 398, 403, 405. 

Fiestas de toros. — Divertissement pojiulaire de l'Espagne, 
470 et 471. 

Figaro (bonnet de gaze à la). — Coiffure féminine de l'éiioque 
Louis XVI; France, 1785; 391-392. 

Figurées (les). — Pas français ; dix-septième siècle, 328. 

Filo d'oro. — Nuance de cheveux à la mode chez les Véni- 
tiennes du seizième siècle, 243, 288. 

Financière (perruque à la). — Voir Perruque. 

Firmaments. — Épingles à têtes de diamant de la coiffure 
('( la Fonffinije: modes féminines du règne de Louis XIV. 
France, dix-septième siècle, 354, 355. 

Finnnnient (bague à). — Époque Louis XVI, 898. 

Fiscales. — Gladùiteurs romains entretenus aux frais du 
trésor public, 36-37. 

Fistan. — Longue blouse ; Turquie, 189. 
— La jupe blanche à tuyaux raides et évasés des Grecs itio- 
dernes, 464. 

Fistula. — Vi'ir Fli rii;. 

Flabellifère. — Voir l'LATiEU.iM. 



201 



Flabellum (piTriç;. — Éventail de feuille de lotus, de plu- 
mes de paou, garni d'un long manche ; antiquité 8, 18, 24, 
32. 

Flahellifères. — Esclaves dont l'emploi était d'éventer 
leurs maîtres au moyen Un flabellum, 8, 32. 

Flagellum ([JtâffTil). — Fouet à une ou plusieurs lanières. 
Chez les Égyptiens, le flagellum ou nekkelch était un insigne 
de souveraineté et de protection placé dans la main d'Osiris 
et des rois; antiquité, 4. 

Flambeau (flamhiau). — Jusqu'à la fin du seizième siècle, le 
mot flambeau, dont l'étymologie se trouve dans flamma, 
flamme, désignait la chandelle de cire elle-même. Ces chan- 
delles étant venues à diminuer assez de grosseur pour être 
portées à la maiu, on fabriqua alors des chandeliers à flam- 
beaux qui, par abréviation, ne furent bientôt plus désignes 
que sous le nom de flambeaux, 376. 

Flamberge. — Epée d'escrime à poignée sans branche ; Eu- 
rope, seizième siècle, 263. 

Flamine (flamen). — Titre donné à tout prêtre romain atta- 
ché au service d'une divinité, 38. 

Flammula. — Bannière militaire ; variante du vexiUum ; Ro- 
mains, 35. 

Flancards. — Tassettes articulées ; armures du moyen âge, 
222. Voir Bracoxnièue. 

Flançois. — Pièce d'armure protégeant les flancs du cheval ; 
Europe, seizième siècle, 200. 

Flasque. — De l'italien fiasco, flacon. Nom donné, pendant 
le seizième siècle, à la boîte de bois, d'ivoire, de corne ou 
de métal, destinée à contenir la poudre dont on chargeait 
les armes à feu portatives ; 254, 263. Voir Amokçoik, Poire 

A rOUDRB, PL'LVÉRIX. 

— Partie de l'affût : le dessous des madriers de côté ; artille- 
rie française du quinzième siècle, 220. 

Fléau. — Insigne de la divinité chez les Egyptiens, 4. 

— Arme des gens de pied, composée d'une masse de fer rete- 
nue à l'extrémité d'un bâton par un bout de chaîne ou 
une bande de cuir; France, moj'enàge, 218. 

Flèche (sagiiia, x61ev[>.oi. ou iô^q^). — Chez les Grecs et les 
Romains, la flèche était ordinairement armée d'un fer ovale, 
sans crochets ; la flèche à fer crochu, sagita hamata ou adunca, 
était en usage chez les peuples du nord et les Asiatiques. Au 
moyen âge, la flèche prenait son nom du fer qui y était at- 
taché. Voir Barbillox, Boujox, Carreau, Dard, Raillox, 
Sagk'ltf,, Viretox, 1, 2, 11 et 12, 25-26, 48-49, 50, 54, 67- 
68, 7G, 94-95, 96-97, 119. 

Flibots. — Petits bâtiments des pêcheurs de Sclieveningen ; 
Hollande, 419 et 420. 

Flissi. — Sabres kabyles ; Afrique, 150. 

Floqué. — Espèce de collerette rappelant les anciennes 
fraises ; femmes baléariotes ; Espagne, 481. 

Flûte (tibia, au),6;). — La flûte a eu pour premier type le 
chalumeau champêtre, simple tige de blé ou de roseau per- 
cée de quelques trous. Plus tard, on en fit de formes et de 
matières très différentes. 

Variétés de la flûte antique : 

Fistula. — Flûte en tige de roseau ou de canne. 

Tibice conjunctm. — Paire de flûtes à embouchure unii^uc. 



TiUœ curixe, — Celles aux bouts recourbés en forme de 
corne. 

Tibice gingrina. — Petite flûte aux sons aigus, comme dans 
le fifre moderne. 

Tibiœ impares. — Flûtes de longueur inégale. 

Tibice longa. — La longue flûte employée dans les temples 
pendant les sacrifices. 

Tibia obliqua. — Flûte fourchée assez semblable sm basson. 

Tibiœ pares. — Paire de flûtes de même longueur et de 
même diamètre. 

Tibia utricularis. — La musette. 
— ■ Au moyen âge on connaissait la, fiiïte simple; la, fliVe double, 
composée de deux tiges dont la gauche, plus courte, et nom- 
mée /e'niMJirae, donnait des sons aigus, tandis que la droite, 
ou masculine, rendait des sons graves; la, traversihre: la. fiûte 
d'Allemand, garnie de neuf trous; la flûte brehaigne ou bohé- 
mienne; le claronceau ; la, pipe ou pipeau; le flajos on flageolet; 
le fl'ûtet ou galoubet, encore si usité dans nos campagnes du 
midi de la France ; et le frestel ou frétiau, qui n'était autre 
que la syrinx antique, 22, 23, 29, 38, 43, 192, 209. 

Focale. — Cravate portée par les soldats des armées de Tra- 
jan, de Marc-Aurèle et de Septime-Sévère ; Romains, 34, 36- 
37. 

Follette. — Touffes de plumes blanches ornant le chapeau ; 
modes féminines du règne de Louis XVI ; France, 1785 ; 
391-392. 



Fond de cuve. 



Voir Culotte. 



Fonda. — Auberge espagnole, 477-478. 

Fong. — Animal fabuleux que l'on a donné comme insigne 
aux impératrices de Chine, 86. 

Fong-hoan. — Ornement de tête en forme d'oiseau ; coif- 
fure des dames chinoises, 87, 89 et 90. 

Fontange. — Bonnet garni d'une haute passe façonnée en 
rayons ; du nom de Madame de Fontange. Modes féminines 
du règne de Louis XIV ; France, fin du dix-septième siècle. — 
Altihre fontange {V) , 352, 353, 354, 355, 360. Foù- Com- 
mode, Cornette, Culbute, Effrontée (1'), Mont-é-la- 
iiAUT, Palissade. 

Fontange (devant à la). — Toupet élevé et partagé; per- 
ruques des hommes du règne de Louis XIV, 351. 

Forces, Forceps, Forsetes. — Nom donné aux ciseaux 

pendant le moyen âge, 399. 
Fores. — Les battants de Ja porte; maison romaine, 33. 
Forme, Fourme. — Voir Banc. 

Forminga ou Phorminga, — Grande lyre ; Grèce, 22. 
Forskinn. — Le ta'olier du mineur dalécarlieu; Suède, 414. 
Fou -Gin. — Femmes de l'empereur, épouses du second ordre ; 

Chine, 86. Voir Chi-eou, Pis, Yutsi. 

Foudre (fulmen). — Faisceau de petits dards disposés en 
zigzag. Le foudre était le symbole particulier des légions 
fulminante {fulminatnj.') etjovienne; Romains, 35. 

Fouet. — Voir Flagelluji. 

Fourche à croc. — Arme à branches quadrangulaires très 
longues et à double crochet ; grenadiers du régiment Dau- 
phin et sous-officiers du régiment du Perche ; France, dix- 
huitième siècle. 

Fourche fière. — Arme de la fin du quinzième siècle, 381; 

Fourchette (furchetté). — On avait, dès le treizième siècle, 
des fourchettes pour quelques mets exceptionnels ; on n'en 

9. 






avait pas pour la règle coiuinune. Ubjit île luxe, la four- 
chette, emmanchée Je cristal, ivoire ou pierre dure, n'avait 
parfois que deux dents. Cet iustrumeut ne devint commun 
qu'à partir du seizième siècle, 399. 
Fouixhelle (bas à coim, dits à). — Bretagne, 496. 

Fournier. — Homme de service chargé do la confection 
(lu paia ; paysans français du moyen âge, 209. 

Fourquine. — La fourche d'appui du mousquet ; Europe, 
sciziLiuc et dix-septième siècles, 257, 266, 275, 301, 342. 

Fourreau. — Fausses ;oie.«, c'est-à-dire n'ayant pas de queue. 
— Fvu/rcau en col de canard, — fourreau à la lécile. — Da- 
mes du dix-huitième siècle, 371, 389, 391-392. 

Fourrure. — Les fourrares étaient d'un usage général chez 
la noblesse française du moyen âge, surtout pendant les 
quatorzième et quinzième siècles. L'hermine, la martre zibe- 
line, le gris (petit gris), le menu vair et le gros vair étaient 
réservés aux jirinces et aux seigneurs de haute naissance. 
Les fourrures les plus ordinaires portées i)ar la petite no- 
blesse et la bourgeoisie étaient l'écureuil, le lièvre, la geuette, 
l'agneau noir et le renard. Les gens du peuple portaient des 
fourrures d'agne;iu, de chat, de loup, de chèvre, de chien, 
etc., 203, 208, 210, 211, 212. 

Foutah. — Kom du tablier en Tiu-quie, 175. 

Frac. — Mot polonais introduit dans la langue pour dési- 
gner une sorte d'habit plus dégagé que l'habit de cour ; 
France, fin du dix-huitième siècle, 391-392, 400, 405, 408- 
409. 

Fraise (fréze). — Col en linge fin plissé à tuyaux, formant 
plusieurs rangs; mode importée d'Italie en France et en 
Espagne au seizième siècle. Elle a été en usage chez les 
deux sexes depuis Henri II jusqu'à Louis XIII. — Fraise 
h la confusion, — Fraise tjodronnée. — Europe, seizième et dix- 
septième siècles, 266, 268, 272,274, 275, 276 et 277, 279, 280, 
285, 311, 320, 321, 323, 328, 329. Voir Col, Collerbvtk. 

Framée. — Lance ajant une hauteur d'homme; arme des 
liermaius, également eu usage pendant l'époque mérovin- 
gienne, 48-49, 56-57. 

Francs-Taupins. — Xom donné jadis dans les armées, aux 
ouvriers mineurs qui fouiUaieut la terre à la façon des 
taupes, et sapaient la base des murs et des tours avec des 
machines de fer appelées talpœ. Le nom de taupiii fut aussi 
une injure adressée par la noblesse aux milices des campa- 
gnes ; France, moyen âge, 220. 

Franciscains. — Membres de l'ordre religieux fondé en 
1208 par saint François d'Assise, 198. 

Francisque. — Hache à un ou deux tranchants dont le fer 
était épais et acéré, et le manche très court ; on la lançait 
de loin contre l'ennemi. Arme des Francs, 48-49, 56-57. 

Freluches. — Voir Fanfuki.ucues, 

Freluquets, Fresques, Fringants. — Noms donnés aux 
rois de la mode, eu France, vers la fin du quinzième siècle, 
246. 

Frigidarium. — Première salle des bains romains, 45. 

Fripon. — Le tablier des Bordelaises ; France, commencement 
du dix-neuvième siècle. 485. 

Friponne. — Nom donné, dans le langage précieux, à la 
jupe de dessous placée entre la secrhtc et la modeste; toilette 
féminine de l'époque Louis XIII ; France, dix-septième siè- 
cle, 328. 



Frisons d'èbène. — Coiffure fuminlue de lépoiiue du Di- 
rectoire; France, dix-huitième siècle, 406. 

Frisure à l'nn(jle, frisure sur rien. — Perrucjues du dix- 
septième siècle, 351. 

Frisure à la Chartres, à la physionomie. — Dames du 
règne Louis XVI, 388, 390. 

Frixure à ondes lowjues. — Espèce de coiffure eu oreilles 
de chien; Perse, 135 et 136. 

Fronde. — Arme consistant en une double lanière de crin 
avec laquelle on lance des pierres ou des balles de plomb 
63-64. 

Fronde {mode à la). — France, minorité de Louis XIV 
340. 

Frontal . — Espèce de diadème eu usage parmi la haute no- 
blesse; France, moyen âge, 210. 

— Parare des Asiatiques, des Africains et des Océaniens ; 
60-61, 129, 165. Voir Thiisezi.mkn. 

Front eau. — Bandeau des Altembourgeoises ; Allemagne, 
432. Voir Hor.iiBT. 

— Partie de la têtière qui couvre le front et les yeux ; har- 
nais du cheval de guerre ; Europe, seizième siècle, 26 1 . 

Fulminante (légion) ou fulminât rix. — Surnom donné, vers 
174 de notre ère, à une légion romaine; cette légion, com- 
posée de chrétiens, avait obtenu en Germanie, par ses prières, 
une pluie abondante qui sauva l'armée près de périr de soif ; 
ce miracle, accompli au »oj'en d'un violent orage, valut à 
la légion le surnom da fulminante, 35. 

Fundoshé. — Echarpe roulée en ceinture ; bitos japonais 

'JC-'J7. i 

Funzioni. — Offices religieux; Italie, 467. 

Fuscina. — Grande fourche à trois branches ; arme des rc- 
tiarii, gladiateurs romains, 36-37. Voir TlilDEXS. 

Fusil, — De l'italien fucile, pierre à feu; les premiers fusils 
eurent effectivement une platine à silex. La premièi'c arme 
analogue au fusil fut l'arquebuse, dont l'usage parmi les 
troupes françaises ne date que du règne de Louis XII. A 
l'arquebuse succéda, vers la fin du seizième siècle, le mous- 
quet. Au mousquet, on commença, dès 1671, à substituer 
le fusil ; cependant, il ne le remplaça tout à fait dans nos 
armées, non plus que dans celle des autres Etats de l'Europe 
que de 1701 à 1704 ; 342, 343, 384, 385, 386, 400. 

— Asie, Afrique; 67-68, 72, 120, 177. 

Futaine (fustaine). — Étoffe de coton croisée ; on en faisait 
autrefois des couvertures de carreaux et aussi des pour- 
points; France, 209, 210. 

Fyl-t-chiarra k tète d'éléphant » . — Bateau île plaisan.c des 
gens riches ; la proue de ce bateau jiorte l'image d'une tète 
d'éléphant, d'où le nom de f'jl-t-chiarra ; Inde, 131. 



Gaard. — lléuniou de demeures rustiques; Norvège. 418. 

Voir Sakteu. 

Gaban. — ^'oir Cauax. 

Gabienne (ceinture à la). — Voir Ceistuhk. 
Gabrielle de "Vergy (coiffure à la). — Modes féminines 
du régne de Louis XVI ; Fiiincc, dix-huitième siècle, 390. 



— 203 — 



Gaça. — Grand plat en bois de hêtre dans lequel les Kabyles 
apjjrêtent leur mets national, le coiiscoussou ; Algérie, 154. 

G-ai. — Danse française en vogue sous Louis XIII; France, 
dix-septième siècle, 328. 

ais. — Bâton gaulois, 56-57. 

aita. — La cornemuse des Galiciens ; Espagne. Gaitevo gal- 
lego; joueur de cornemuse galicien, 476. 

alants, Galands. — Coques de rubans qui servaient, chez 
les deux sexes, à nouer les bouffons, les cadeneltes, les mousta- 
ches ou les serpenteaux. Pendant le règne de Louis XIV, on 
attachait des galants à l'épaule , aux poignets, à la ceinture 
du haut-de-cha«sses ; France, dix-septième siècle, 328,340, 
354. 

Gallegada. — La danse des Galiciens; Espagne, 476. 

Gallica. — Voir Galoche. 

Galoche {gallicax. — Chaussure à semelle de bois que les 
Gaulois portaient en temps de pluie. Les Romains adoptè- 
rent la gallica pour la campagne, ainsi que la pœnula, 47, 
56-57. 

Galoubet. — Flûte provençale à trois trous. — (joueurs de) ; 
France, moyen âge, 209. Voir Plutb , Flutet. 

Gamaches. — Fourreaux de jambes. Paysans français du 
moyen âge, du seizième et du dix-septième siècles, 209, 222, 
274, 331. 

Gatubeto. — Le pardessus des Catalans ; Espagne, 474. 

Gambison (gambais, gamboison, ganibeson, wambison, ioam- 
hoison). — Vêtement que les hommes d'armes portaient le 
plus souvent sous le haubert de mailles pendant les dou- 
zième, treizième et quatorzième siècles. Le gambison était 
fait de peau ou d'étoiïe piquée et rembourrée ; certains 
d'entre eux pouvaient être considérés comme des justau- 
corps ; d'autres descendaient jusqu'au genou. On donnait 
aussi à ce vêtement le nom de cotte gamboisée. Europe, 
moyen âge. — Gambois; La bourre dont était garni le gam- 
bison, 201, 202, 203, 204, 253. 

Ganaderias. — Les troupes de taureaux qui participent à 
un combat; Espagne, 470 et 471. 

Gandoura. — Chemise de laine ou de cotonnade ; vêtement 
ordinaire du Kabyle; Afrique, 151, 157, 160 et 161, 163, 
165. Voir Dekbal. 

Gants. — Les gants firent leur apparition chez les Gallo- 
Romains ; ils étaient d'un usage général pendant la période 
carlovingienne et on en portait en toutes saisons ; ceux d'hi- 
ver, n'ayant pas de doigts, s'appelaient mouffles. Pendant le 
moyen âge, le gant fut considéré comme symbole : jeter son 
gant, c'était provocation; le présenter, c'était soumission. 
Au quinzième siècle, commence la vogue des gants d'Es- 
pagne ; elle se maintient pendant les seizième et dix-septième 
siècles; ils étaient alors frangés, chiquetés , coupés. Leur 
réputation fut détrônée par celle des gants français, au 
dix-huitième siècle. Gants à la Caclenet, à la frangipane, à la 
nécessité, à l'occasion, à laPhyllis; France, époque Louis XIII, 
273, 274, 280, 329, 338 et 339, 340, 353, 354, 355, 391-392. 

Gants de chasse. ■ — Moyen âge et dix-septième siècle, 200, 
211, 328. 

Gants liturgiques , 193. 

Gantiers-parfumeurs. — La communauté des maîtres-gan- 
tiers de Paris, 397. 

Ga?itelet, gants de plates. — Pièce d'armure ordinairement 
cousue sur un gant de peau. Le gantelet change de formes à 



différentes époques : au treizième siècle, c'est le prolonge- 
ment du haubert qui le fournit sous forme de sac, le pouce 
est séparé ; au quatorzième, les doigts sont isolés et cou- 
verts d'écaillés d'acier,- au siècle suivant, une nouvelle espèce 
de gantelet, le miton, ne présente plus de doigts séparés et 
se .trouve seulement formé de lames disposées dans le sens 
des grandes divisions de la main ; au milieu du seizième 
siècle, le pistolet fait sou apparition , ce qui exige le retour 
du gantelet à doigts séparés. C'est la dernière forme de cette 
pièce de l'armure, 1, 3, 12, 36-37, 94-95, 06-97, 201, 202, 206, 
2U7, 208, 217,218, 219, 220, 253, 254, 258, 260, 261. 

Garcettes. — Rang de cheveux coupés courts et couchés à 
plat ; modes féminines de l'époque Louis XIII ; France, dix- 
septième siècle , 328. 

Garde. — Nom donné aux plaques articulées formant le 
prolongement des diverses parties de l'armure ; hommes 
d'armes du quinzième siècle; Europe, 222. 

Garde-aisselle. — Armure du seizième siècle, 261. 

Garde-bras. — Armure spéciale de l'avant-bras et du 
coude, destinée, à droite, au combat à la lance, et à gauche, 
à tenir lieu d'écu ou de «farge ; Europe , quinzième siècle, 
203. 

Garde-nuque. — La partie du casque qui se prolonge der- 
rière le cou, 217. 

Garde {passe-) ou Garde- collet , 253, 260. 

Garde-reins. — Voir Haguixe. 

Gardes du corps. — Garde de la personne des rois de 
France ; moyen âge, seizième, dix-septième et dix-huitième 
siècles, 255, 256, 382, 383. Voir Abchers, Chevau-légeks 
Cbénequiniei!S, Écossaise (compagnie). 

Garde « en dehors du Louvre ». — Dans la maison mi- 
litaire des rois de France , on comprenait dans la garde « en 
dehors du Louvre », parmi la cavalerie, les compagnies de 
gendarmes, de chevau-légers, de mousquetaires et de gen- 
tilshommes à bec de corbin ; parmi l'infanterie, les régiments 
de gardes françaises et de gardes suisses. — Garde «. du de- 
dans du Lou vre » ; les quatre compagnies des gardes du corps, 
les Cent-Suisses, les gardes de la porte et la compagnie de la 
prévôté de l'hôtel, 383. 

Gardes françaises. — Régiment d'infanterie de la maison 
du roi, créé par Charles IX en 1563 ; France, seizième, dix- 
septième et dix-huitième siècles , 342, 385. 

Gardes de la marine. — Compagnies de jeunes nobles parmi 
lesquels se recrutaient les officiers de la marine royale, éta- 
blies en 1670 parColbert; France, 386. 

Gardes du pavillon amiral. — Institution de Louis XIV ; 
les gardes du pavillon amiral et les gardes de la marine for- 
maient la première classe des élevés de marine: ils reçurent 
dans la suite le nom d'aspirants. France, dix-septième et dix- 
huitième siècles, 386. 

Gardes de la porte. — Corps de la maison militaire des 
rois de France, créé en 1261 par Louis IX, 384. 

Gardes-suisses. — Corps d'infanterie créé en 1573 par 
Charles IX, pour remplacer les gardes françaises qu'on ve- 
nait de licencier. L'organisation des gardes-suisses en régi- 
ment date de 1616 ; chaque compagnie était recrutée dans un 
canton suisse particulier, 385. 

Garravaches. — Les hautes guêtres du paysan français; 
dix-septième siècle, 331. Voir Gamaches. 

Garotte. — Le gourdin des Galiciens ; Espagne, 473. 

Gatyen. — Pantalon de toile ; Croates, 458 et 459. 

Gaunacum, — Tunique féminine ; Brilunni, 5d. 



204 



Gausape (Ya-JuâTi:/,;). — Sorte ûc pœiiula à franges, faite 
U'une étoffe chau'lc et légère, le gossypium ou byssus; anti- 
fiuitt', 45. 

Gavardina. — Veste comte; Ititlie, moyen âge, 199, 238. 

Gavotte. — Danse française ; di.x-septième et dix-huitième 
.-siC-cIcs, SCJ. 

Gefara. — Burnous d'été ; Maures tunisiens, 159, 

Gellâbys. — Marcluinds qui traversent le Saluira par cara- 
vanes ; Afrique, 149. 

Gendarmerie. — Nom par lequel on désignait, au seizième 
siècle, la cavalerie d'élite que CliarlesYII avait formée sous 
le nom de comjxnjnivs d'ordonnance: la gendarmerie de France 
subsista jusqu'en 1788. — Gendarmerie de lu garde: compa- 
gnie de la maison du roi organisée par Henri IV en 16U9 ; 
elle fut supprimée en 1787. — Depuis 1791, on nomma gen- 
darmerie le corps militaire appelé autrefois maréclui tissée. — 
381, 382, 383. 

Genipaba. — Arbre dont les fruits procurent au Botocudo 
une teintiu-e noire pour le corps ; Amérique du Sud, 76. 

Génoise (costume à la). — Dames de la fin du quinzième 
siLCle; Europe, 247 et 248. 

Genouillères (genouilles). — Pièces d'armure protégeant le 
genou. On voit apparaître les premières genouillères vers le 
milieu du treizième siècle ; elles étaient placées sur des 
chausses de mailles ou de peau, lesquelles ne préservaient 
pes suffisamment les articulations. Europe, moyen âge, 202, 
204, 217,219, 220, 222. 

Gentildonne. — Les dames italiennes des seizième et dix- 

septieme siècles , 288, 359. 
Gewin-a-bragaivd. — Boisson galloise, 425 et 426. 
Ghamma. — Nom d'un manteau porté par les femmes du 

Sahara algérien; Afrique, 165. 
Ghaouâzy. — Danseuses publiques ; Algérie, 104. 
Ghekos. — !\[usiciens japonais , 104. 
Ghseuzluk. — Sorte de bavette qui couvre entièrement la 

poitrine, costume féminin; Turquie, 180. 
Ghort. — • Purification; immersion totale du corps dans 

l'eau; religion musulmane, 145 et 146. 
Gigue Ojigle). — Instrument à cordes et à archet ; un de 

ceux que préféraient les ménestrels. Avec la gigue, la rubèbe 

et le monocorde, on avait un dessus, un alto et une basse. 

Kuroije, moyeu âge, 192. 

Gilet. — Terme créé en même temps que celui de veston, pour 
désigner les vestes à mettre sous les redingotes. En 1779, le 
gilet fut donné à tonte l'armée française, l'artillerie et les 
chasseurs exceptés. En 1786, la mode des hommes s'étant 
introduite dans le costume féminùi, les dames joignirent à 
la redingote le gilet, la cravate et le jabot. Vers la fin du 
dix-huitième siècle (règne de Louis XVI), le gilet était le 
plus souvent orné de broderies en soie de couleur, 385, 386, 
391-392. 

Gippon. — Voir Jl'I'i:;,. 

Gitanos. — Bohémiens espagnols, 477-478. 

Giucann. — Gaine protégant les parties sexuelles du Boto- 
cudo ; Amérique du Sud, 76. 

Gladiateur. — Voir Gladius;. 

Gladius (?îf oç). — L'épée du soldat romain, 36-37. 

aiadialor (l'homme du gladim). — Gladiateur, combat- 
tant du cirque; antiquité, 36-37. Voir Axd.vb.vtk, Auctu- 



IIATE. BUSTL'AlllE, DlMACHÉUE, Es.StlDAIUE, Fl.SCAL, HOl'LO- 
MAQUE, MUIMILLOX, RÉTIAlnE, SAMXITE, THRACE. 

Glaive. — Nom de la lance chevaleresque pendant les dou- 
zième et treizième siècles, devenu celui de l'épie vers la fin 
du quatorzième. — Glaivelof, petite lance. — Europe, moyen 
âge, 202, 217. 

Glengarry. — Bonnet écossais qui ne remonte pas au delà 
des premières années du siècle, 425 et 426, 

Gleucin. — Parfum eu ufage dans les bains romains, 45. 

G'ilaumè. — Morceau de bois articulé faisant l'oftice d'un 
bras, dans lequel on fiche la chandelle de rosine (r jsine) , 
maison bretonne, 499-500. 

Gnimato. — Ornement de la lèvre; nations indigènes du 
Brésil et du Paraguay ; Amérique du Sud, 76. 

Godendart (godendag, godendaz). — Nom de la pique fla- 
mande ; sorte de vouge ou de fauchart avec pointe latérale 
pen^endiculaire au fer ; Europe, moyen âge, 202. 

Gombo. — L'outre qui contient l'hydromel ; équipement du 
soldat abyssin ; Afrique, 67-68. 

Gonelle. — Voir Gonnr. 

Gonfalon ou Gonfanon. — Bannière quadrangulaire à 
plusieurs queues et assujettie au bout de la lance ; Europe, 
moyen âge, 2U2, 203, 222. 

Goiifalonii-r. — « Porte-étendard de la justice )) ; magis- 
trature populaire créée à Florence en 1292; Italie, 365. 

Gonfanon. — Voir Goxfalox. 

Gonga. — Bateau iudou en usage pour la piche au filet, 
131. 

Gonggrifter. — Sépulture à galerie; Scandinavie, âge de la 
pieiTe, 50. 

Gonne. — Robe de dessous ; Europe, treizième et quatorzième 
siècles, 209. 

Gonnt'l. — Petit sayon des paysans du moyen âge, 209, 
222. 

GonneUe (gonelle, gonnèle). — Manteau de chevauchée 
garni d'un capuchon ; vêtement du moyen âge à l'usage des 
deux sexes, 200. 

Gopijantar. — Cimbales en usage dans l'Inde, 123. 

Gorge anglaise. — Nom donné à la collerette à plusieurs 
rangs de la chemise bouffant sur la poitrine ; modes fémi- 
nines. France, fin du règne de Louis XVI, 398, 405. 

Gorgerette (gorgihe'). — Fichu d'étoffe fine et transparente 
en iLsage dans le costume féminin dès le quatorzième siècle. 
Gorgerette de doulf filet : Europe, quinzième-seiEième siècle 
246, 249 et 250, 251. 

Gorgerin {gorgery, gourgent, yorgei-ile). — Petit camail de 
mailles attaché au bacinet ; il couvrait le cou et atteignait â 
peine les épaules. Europe, moyen âge, 202, 203, 209, 217, 218, 
220, 253, 254. 

Gorgière. — Voir GouiiERKTïE. 

Gorriers. — Nom donné, en France, aux rois de la mode 
vers la fin du quinzième siècle. Voir Buavauds, Fiiei r- 
QUETS, Fresques, Fringant-s. 

Gorro. — Bonnet de laine des Catalans. Espagne, 474. 

Goseyens. — Nom générique sous lequel les Indous dési- 
gnent ceux qui appartiennent aux ordres monastiques, 127. 

Gottestischrock (der). — « Redingote delà sainte Table i>; 
redingote aux pans descendant jusqu'aux pieds et que les 
jiaysans silésiens revêtent surtout les jours oii ils se rendent 
a l'église. Allemagne, 433. 



— 205 — 



Gottô. — Grande harpe; Japon, 103. 

Gougou. — Le long couteau à gaine des Auvergnats, 484. 

Goujat. — Valet d'armée ; France, seizième siècle, 275. 

Gcuadoura ou Koundoura. — Souliers communément 
noirs; Turquie, 17G, 182. 

Gourbi. — L'habitation kabyle ; Afrique, 152-153. 

Gourgandine. — Corsage allongé, entr'ouvert par devant 
et lacé ; dames de l'époque Louis XIV, France, dix-septième 
siècle, 352, 355, 367. 

Gourgoury-houkka. — Pipe à eau de la famille du laléan : 
Inde, 109, IM. 

Gouriz. — Ceinture avec plaques ajourées et ciselées; 
paysans bretons, 492, 494, 495, 497. 

Gouttière. — Bande d'étoffe entourant le pocli^ du lit ; Eu- 
rope, moyeu âge, 227. 

Graab ou Paal. — Navire à trois mâts avec une jroue en 
pointe; Inde, 131. 

Graine d'épinard. — Poudre pour les cheveux ; France, 
dix-huitième siècle, 366. 

Grand'garre (manches à la). — Les larges manches des 

dames de la fin du quinzième siècle, 249 et 250, 251. 
Grand'mère (coiffure à la). — Modes féminines du règne 

de Louis XVI ; France, dix-huitième siècle, 389, 
Grappe de billettes, — Eangs de billettes de fer en 
pointe de diamant, placés en arrière de la rondelle d'acier 
pour empêcher le bois de la lance de glisser sur lefaucre au 
moment du choc; hommes d'armes du quinzième siècle, 
217. 
Grecque (costume â la). — Modes féminines du règne de 

Louis XII ; France, quinzième-seizième siècle, 247 et 248. 
Grègues. — Haut-de-chausses bouffants descendant jusqu'à 
mi-cuisse ; Europe, seizième et dix-septième siècles, 274, 280, 
311, 340. Foi?- Trousses. 
Grenadiers. — Nom donné en 1667 aux anciens Enfants 
pet-dus qui, pendant les sièges, jetaient des grenades à mains. 
Les grenadiers conservèrent cette spécialité jusqu'en 1678, 
année où ils reçurent des fusils. Toujours disséminés dans 
les régiments, ce n'est qu'en 1745 qu'ils formèrent un corps 
spécial auquel on donna le nom de Grenadiers royavx, puis 
celui de Grenadiers de France. A dater de 1791, chaque batail- 
lon d'infanterie eut sa compagnie de grenadiers ; pendant l'é- 
poque impériale, la garde en réunit plusieurs régiments qui 
servaient de réserve. — Grenadiers achevai; troupe d'élite at- 
tachée à la maison militaire du roi ; créée par Louis XIV en 
1676, elle fut supprimée en 1775. Il y eut des grenadiers à 
cheval dans la garde des consuls , ainsi que dans la garde 
impériale de Napoléon I'^''. — France, dix-septième, dix-hui- 
tième et dix-neuvième siècles, 343, 384, 385, 400. 

Grenadiere. — La gibecière remplie de grenades portée 
par les grenadiers du dis-septième siècle, 343. 
Grèves. — Pièces d'armes destinées à la défense des jambes. 
Europe, moyen âge et seizième siècle, 202, 217, 219, 220, 222, 
253, 254, 260. 
Grinoliou. — Coffre pour serrer les grains; mobilier rus- 
tique de la Bretagne, 499-500. 
Griots. — Bouffons africains, 72. 

Grivoises. — Nom donné aux râpes à tabac du dix-septième 
siècle, en raison des sujets habituellement traites dans leur 
décoration; France, 358i 



Guarde-pits. — Le gilet des Baléariotes ; Espagne, 481. 

Guedeklis. — Femmes attachées au service particulier du 
sultan ; Turquie, 172-173. 

Guéguesques ou Grèguesques (culottes). — Chausses à 
l'usage des dames du seizième siècle; Europe, 289. 

Guènes. — Voir Escabloxs. 

Guenille à la Choiseul. — Voir Êpaulette. 

Guenina. — La tasse dont se servent les Arabes pour traire 
leurs vaches ; Afrique, 156. 

Guêpes. — Épingles à tête de diamant de la coiff'ure à la 
Fontange; dames du règne de Louis XIV; France, dix-sep- 
tième siècle, 354. 

Guerdanlik. — Collier oriental, 140, 170, 176, 180, 463. 

Guéridon (panier à). — Voir Panier. 

Guessaa. — - Le plat de bois des Arabes ; Afrique, 155. 

Guêtre. — Habillement de la jambe couvrant eu même temps 
le dessus du soulier ; la guêtre se ferme ordinairement avec 
des boutons d'étoffe ou de métal. Europe, costume civil et 
militaire, dix-huitième et dix-neuvième siècles, 385, 400, 
4S4, 486, 487, 491, 493, 495. 

Guetta. — Patins de bois; Japon, 101, 102, 105. 

GueuchlUk. — Corsage collant ; Turquie, 462. 

Gueuse Qjecjgars lace}.^ Dentelle grossière du seizième siècle, 
276 et 277, 340. 

Guhzla. — Instrument à archet d'origine arabe, 160 et 161. 

Guidon. — Petit étendard devenu, vers le milieu du quin- 
zième siècle, l'enseigne de la gendarmerie et plus tard celle 
des dragons; un officier le portait, et, par extension, était 
aussi appelé guidon; France, 201, 202. 

Guige {guiche). — La courroie du bouclier qui sert à le sus- 
pendre au cou de l'homme d'armes. Antiquité et temps mo- 
dernes, 15, 25-26, 36-37, 56-57, 111, 201, 202, 217, 254. 

Guimbarde (rabat à la) . — Toilette féminine ; règne de 
Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 328. 

Guimpe. — Sorte de voile en toile ou en mousseline, en 
usage chez les dames des treizième et quatorzième siècles ; 
on le conserva plus tard dans la toilette des religieuses , 
des veuves ou des dames qui menaient une vie retirée, 147 , 
208, 243, 252, 332, 333, 334, 335. 

Guinée. — Toile de coton bleue dont sont faits les vête- 
ments au Sénégal ; Afrique, 67-68, 72. 

Guipure. — Dentelle de fil; Europe, seizième siècle, 276 
et 277. 

Guisarme {giserme). — Arme d'hast composée d'un tran- 
chant long, recourbé, et d'une pomte droite, d'estoc. Eu- 
rope, moyen âge, 202, 218. 

Guisarmier. — Voir Cousïillier. 

Guitare (guiterne,quiterne). — Instrument à cordes pincées, 
dérivé de la cithare et de la i-ote, et particulièrement employé 
pour accompagner la voix ; Europe, moyen âge, 192. 

Gunia. — Le manteau de poils de chèvre du gorule (monta- 
gnard) hongrois, 458 et 459, 

Gwilé. — Lit rustique de la Bretagne. — GiciU cloz; lit clos 
dit à hussiaux, c'est-à-dire fermé par des portes ou panneaux 
glissant l'un sur l'autre, — G uiléou-steng ; lit à colonnes, 
499-500. 



:iuo — 



Gymnosophistes. — « Pliilosophus uus w; nom ilounij par 
les anciens Grecs à une secte de philosopbes indous, 117- 
IIH. 

Gynécée {i/intconi/U, yuvaixwvÎTtç). — Partie delà maison 
grecque réservée aux femmes, 27-28. 

Gypsati. — Individus aux pieds nianiucs de craie, procédé 
employé par les anciens pour signaler dans les marchés les 
esclaves qui étaient à vendre, 47. 



H 



Habit. — Vêtement de dessus, d'abord en usage dans le cos- 
tume militaire de l'époque de Louis XIV ; il s'introduit dans 
le costume civil vers 1C70. Le justaucoi-ps ou habit, la veste 
ou gilet, ainsi que la culotte, foiTueut les bases du costume 
moderne. 

Habits militaires : /itibi/s bleu de roi. bleu turquiii, <jris 
blanc, r/ris blru, rouge, habit dit à la fraiiçiise. 

Habits civils : habit à pans louillonnés o\\ à. panier, com- 
plet euroj^éen, habit carré, 342, 343, 351, 354, 360, 362, 367, 
368, 369, 372, 373, 383, 384, 385, 386, 387, 391-392, 4U4, 
4 lu. Voir FiiAC, Redingote, Surtout. 

Hache. — Instrument tranchant à large fer et à manche. 
— Hache d'armes, hache de guerre, Hache à un seul tran- 
chant, avec marteau à l'opposite, 2, 12, 14, 25-26, 48-49, 8U, 
81, 119, 187, 201, 202. Voir Celt, Frascisqde, JIauteau 

D'ABME.S. 

Jlache (pipe-) ; Peaux-Eouges, 80. 

Hache de Créijui. — Hache d'armes munie d'une ])ointc 
élevée qui lui donnait l'aspect d'une liallebarde ; France, 
quinzième siècle, 220. 

Hache danoise. — Arme à tranchant convexe, avec ou 
sans pointe au talon, importée eu France au commencement 
du quatorzième siècle par les mercenaires, cavaliers et fan- 
tassins émancipés sous le nom de sergents, 202. 

Haches de sacrijices; antiquiU'. Voir Acieres, Dolmiua, 

SfKN'A, SECURES. 

Haches de travail; h'iches-7na rleaa.v ; 48-49, 50, 56-57. 
Voir Herminette. 

Haclte (ordre de la). ~ Ordre espagnol particulièrement 
institué pour les femmes vers le treizième siècle, 364. 

Hackerry. — Petite voiture traînée par des bœufs ; Inde, 
131. 

Hacquebute. — Nom donué à une pièce d'artillerie du sei- 
zième siècle; France, 257. 

Hadida. — Pâte dont se servent les Kabyles pour noircir 
les cheveux; Afrique, 155. 

Hadjar-ed dam. — « Pierre du sang »; cornaUne ou sar- 
doine réputée, chez les Arabes, comme excellente contre 
les flux de sang et les hémorragies; Afrique, 162. 

Hadjieh. — Le serpent figuré dans les coiffures de l'Egypte 
antiiiue, 3. 

Haguine. — Pièce de l'armure préservant les reins ; France, 
seizième siècle, 256. 

Haham-bachi. — Docteur juif ès-sciences religieuses ; Tur- 
quie, 178, 464. 

Haïk. — Grand vêtement de laine, ou pièce de mousseline, 
dont les Arabes s'enveloppent la tête et le corps ; Afrique, 
157, 158, 150, 160 et 161. Voir BuuNous. 



Halhal. — Bracelet oriental, 140. 

Hallebarde. — Arme d'hast introduite en France par les 
Suisses et les Allemands an commencement du quin- 
zième siècle ; la hallebarde ne parait toutefois avoir été 
adoptée d'une manière régulière, pour les troupes à pied, 
que sous Louis XI. Par la forme de son fer, façonné d'un 
côté en hache et de l'autre en dard, cette arme frappait à la 
fois d'estoc et de taiUe , 202, 21S, 219, 255, 256, 257, 260. 
Voir CousÈQUE, Esponton, Faussa i!D, Guisarme, Pkrtui- 

RANE, EOXCONB, VOUGE. 

Hallecret. — Léger corselet couvert de lames en fer battu ; 
France, quinzième siècle, 222. 

Hallristningar. — Grandes sculptures en creux faites dans 
le roc. Age de bronze ; Scandinavie, 50. 

Haltia. — Sei/e ou bonnet lapon en forme de vase, 411. 

Hammal, — Portefaix turc, 175. 

Hanap (henap). — Vase à boire souvent d'une capacité 
assez vaste pour permettre à plusieurs personnes de boire à 
la même rasade. Europe, moyen âge, seizième et dix-sep- 
tième siècles, 308, 323. 

Hanchaol. — Chemisette qui se boutonne sur le côté; dames 
chinoises, 87, 89 et 90. 

Hanepier. — Couvre-chef de fer; France, commencement du 
quinzième siècle, 217. 

Hanum, Hanoum. — Nom de la dame, chez les Turcs, 
171, 175. 

Haol, — Eobe de dessous ; Cliine, 85, 86, 89 et 90. Voir Ma- 

CUUAL. 

Harbi. — Les baguettes de pistolet que le Zeibek met à 
même dans sa ceintm-e ou silahlik; Turquie, 177. 

Harem. — L'appartement des femmes; Orient, 171, 172- 
173. 

Harnais. — Pendant le cours du moyen âge, on désignait 
par ce mot non seulement l'habillement du cheval, mais 
l'équipement de l'homme de guerre, et même le mobilier 
transjxjrtable dans les camps. 

Harnais blanc. —Celui de fer ou d'acier poli; on le pré- 
férait pour combattre, 206, 217. 
Hamas. — L'armure des jambes, 218. 

Harpe (de apuri). — Instrument à cordes dont la forme an- 
tique présentait un dos recourbé comme une faucille. La 
harpe anglaise (cithara aiiglica) du neuvième siècle diffère 
à peine de la harpe moderne. L'usage en fut très grand au 
moyen âge; mais au seizième siècle, elle tomba en déca- 
dence, on lui préféra le luth, 6, 22, 43, 192. Voir Bu.M, 
Samiuta, Trigone. 

Harper. — Le joueur de hai'pe écossais, 425 et 426, 
Harpe. — L'épée à crochet des anciens Grecs, 15. 

Harzkappe. — « Chape du Ha'rz », manteau à manches 
pondantes,- Allemagne, seizième siècle, 270 et 271. 

Hasta (syX'^')' — Lance du légionnaire romain. 

Hastali. — Soldats romains armés de la lance, la pre- 
mière des trois classes de l'ancienne légion romaine, 34, 
36-37. Voir Pilum. 

Hast (armes d'). — Nom donné à toute arme composée 
d'imfer tranchant ou aigu et emmanchée au bout d'un bâton 
plus ou moins long, comme la pique, la lance, le javelot, le 
fauchard, la guisarme, la hallebarde, etc. 

Haubert. — TuHiciue de mailles à capuchon et à manches. 
— Grand haubert, haubert blatte; l'armure complète de 



207 — 



mailles que les chevaliers seuls avaicut le droit de porter; 
Europe, douzième, treizième et quatorzième siècles, 201, 

202, 203, 209, 210. 

Hauhenjuon. — Légère cotte de mailles par-dessus laquelle 
on revêtait parfois la cuirasse ; Europe, quatorzième et quin- 
zième siècles, 202, 217, 218, 220, 222. 

Haussart. — Nom donné à l'épée de la fin du douzième siè- 
cle; France, moj'en âge, 203. 

Hausse-col. — Le hausse-col fut primitivement un collet de 
fer remplaçant le gorgerin. Au dix-septième siècle, ce n'é- 
tait plus qu'une petite jjlaque de fer poli, de cuivre doré ou 
d'argent, servant d'insigne aux officiers d'infanterie, ainsi 
que l'épée et l'esponton. Le hausse-col s'est longtemps con- 
servé dans les armées modernes ; les ofBoiers le portaient 
lorsqu'ils étaient de service ou en grande tenue ; France, 
275, 301, 342, 381, 385. 

— Hausse-cols en nacre, en plumes, en bronze ; indigènes de 
l'Océanie et de l'Afrique, 60-61, 67-68, 72. 

Haut-de-chausses. — Voir Chausses. 

Hautbois. — Instrument à vent et à anche ; au moyeu âge, 
le hautbois se nommait douçaine ; la demi-douçaine était à 
l'octave au-dessus ; Europe, moyen âge, 192. 

Hauze. — Siège avec dais soutenu par des colonnettes; trône 
portatif des souverains mogols; Inde, 115. 

Heaume {helme, elme, hiaumel, yaume). — Le heaume était 
le casque noble par excellence, réservé aux chevaliers seuls. 
Il était en fer mince et battu, de forme ovoïde ou conique, 
et enveloppait la tête entière ; la visière ou ventail donnait 
du jour et de l'air pour la respiration. Le heaume devint 
un casque de parade que les nobles réservaient pour les 
jours de revues et de tournois , tandis que leur coiffure ha- 
bituelle fut la cervelière ou le bacinet. — Heaume en façon, 
de pot, à tête de crapaud; Europe, moyen âge, 201, 202, 

203, 204, 217, 219. 

Hegabs. — Amulettes renfermées dans des étuis ; Egypte 
moderne, 463. 

Heiduques. — Domestiques costumés à la hongroise ; Eu- 
rope, dix-septième et dix-huitième siècles, 360. 

Héliostèrès (yj)vio(TT£pyi;). — Chapeau de paille de jonc des 
paysans de la Thessalie ; antiquité, 24. 

Heuxbra. — Instrument de musique de la G-alice; Espagne, 
476. 

Hèmidiploïdion. — Voir Anabole. 

Henné. — Arbrisseau dont les feuilles desséchées et réduites 
forment une poussière de couleur orangée ; en Orient , les 
femmes de toutes les classes, chrétiennes comme musulma- 
nes, s'en servent pour se teindre les ongles et la paume de 
la main, 3, 4, 138, 175. 

Hennin. — Haute coiffure, soit en pointe, soit à doubles 
cornes, recouverte de drap, de velours, de satin, et surmon- 
tée d'un voile de mousseline légère ; modes féminines ; Europe, 
moj'en âge, de 1395 à 1470; 207 et 208, 211. 

Héraut d'aucmes. — OlScier et commensal du roi, dans 
l'ancienne monarchie française. Au moyen âge, les hérauts 
étaient généalogistes jurés et justiciers en matière héraldi- 
que ; on les employait dans des missions diplomatiques, à 
la guerre et dans les tournois, 218, 222. 

Herculéenne (légion). — Romains, 35. 

Hérisson. — Coiffure en cheveux ; hérisson (demi-), hérisson 



à croche/s. Dames de l'époqne Louis XVI ; lin du dix-hui- 
tième siècle, 390, 391-392. 

Herminette. — Hache de cultivateur, de charpentier, de 
menuisier, etc., 56-57. 

Hermae ('£p[ji.aî). — Mercures ou Hermès; espèces particu- 
lières de statues dans lesquelles on ne sculptait que la tête 
et quelquefois le buste; le reste formait un poteau nu à 
deux ou quatre faces ; antiquité, 33. 

Héron (chapeau du). — Dames du règne de Louis XVI 
France, 390. 

Hetman ou Attaman. — Chef des Cosaques ; titre créé, en 
1576, par Etienne Batory, roi de Pologne ; 438 et 439, 452. 

Hettas. — Descendants des anciens chrétiens établis au Ja- 
pon; classe hors caste, 99. 

Heuses. — Bottes de fatigue, étroitement ajustées et à hautes 
tiges; Europe, moyen âge, 211, 222. Voir Houseaux. 

Hien-thioun-paé. — Portrait du défunt; funérailles; Chine 
92-03. 

Hiniation (ï[J.àTiov)- — Manteau de la famille du peplos; da- 
mes grecques, 24. 

Hippeus (ÏTTOSÛç). — Cavalier. — Hippocomos ; casque au 
cimier garni d'une crinière de cheval. — Hippouris ; casque 
dont le cimier était orné d'une queue de cheval ; Grèce 
antique, 25-2G. 

Hirviz. — La chemise des paysannes bretonnes; France 
494. 

Hoàng-heou. — Nom de l'impératrice, eu Chine, 85. 

Hodja. — Membre du corps des ulémas livré à l'enseigne- 
ment ; Turquie, 462, 464. 
Hogbon. — L'habitant des tumuli, 53. 
Homophore. — Le pallium du clergé grec, 181, 182. 

Hongreline. ■ — Casaque féminine ; France, première partie 

du dix-septième siècle, 322, 327, 328, 337. 
— Vêtement militaire de la fin du règne de Louis XIII 

342. 

Honiton. — Dentelle portugaise , imitation de guipure et de 
Chantihy; Portugal, 483. 

Hoofdnaaid. — Plaque ciselée ; parure du front des dames 
Iiollandaises, 419 et 420, 421 et 422, 423. 

Hoof-dyzer. — Bandeau plat, en métal, que les poissonniè- 
res de Scheveningen posent droit sur leur tête ; Hollande 
423. 

Hoop petticoat. — Jupon à cerceaux ; le commencement 
des paniers ; Angleterre, dix-huitième siècle, 367. 

Hoplite. — Le fantassin lom-dement armé, chez les anciens 
Grecs, 25-26. 

Hoplomaque {/loplomacus. OTtXojxày^o;). — Le gladiateur 
qui combattait armé de pied en cap; antiquité, 36-37. 

Hoqueton, Auqueton. — Pourpoint rembourré ; plus tard, 
le nom de hoqueton fut donné à une espèce de casaque 
vêtement militaire ; France, moyen âge , seizième et dix- 
septième siècles, 202, 218, 220, 238, 254, 255, 256. 

Hormbt. — Couronne de mariée ; Saxe-Altenbourg, 432. 

Hormos. — Mot dont se sert Homère pour désigner les 
colhers en général, 25-26. Voir Deraia, Hypodekaia, 
HYI'ODEIUDES, IS'niMiA, Maschalistères, Perideraia 
Pekiïuachelia. » 



— 208 — 



Horreum. — Dùpemlaiiec de la cuisine où l'on gardait les 

luovisions d'hiver; maisou romaine, 33. 
Hoschen. — Le pectoral du grand-prêtre des Israélites; 13. 

Hospitia. — Chambre de la maison romaine réservée aux 
étrangers de passage, 33. 

Hoste sarken. — Blouse, chemise d'automne; vêtement 
des moissonneuses suédoises, 415. 

Hottoz, ou Hotoz. — Ensemble de la coiffure des femmes 
kurdes et des juives de Brousse; Turquie, 176, 177, 178, 180. 

Houkka, Hokka. — Pipe A, eau consistant eu un vase 
ayant la forme d'une cloche ; sur cette cloche, deux tuyaux, 
celui du fourneau et celui pour aspirer, sont adaptés l'un à 
coté de l'autre; Orient, 109, 144. 

Houma. — Ornement de l'oreille chez les Botocudos ; Amé- 
rique du sud, 76. 

Houppe. — Détail de la coiffure des Mâconnaises, des Bres- 
sanes ; France, 487. — Voir les ilamcs hoiij^pées, dix-sep- 
tième siècle ; bassin du Ehin, 338 et 339. 

Houppelande. — Surtout doublé de fourrure ; vêtement de 
ville, de chevauchée et de cérémonie. Ce vêtement, qui ap- 
parut en France vers 1380, resta très usité jusqu'à la 
fin du règne de Charles VI ; Europe, moyen âge, 212, 
216. 

Hour ou Hourd. — Partie de la selle destinée à protéger 
le ventre et les cuisses du touruoyeur ; Europe, moyeu 
âge, 219. 

Hours. — Échafauds disposés eu gradins; tournois, 221. 

Houra de miranda. — Manteau portugais, 482. 

Houseaux, Housels, Houziaulx, Estivaux. — Bottes 
qu'on portait à cheval aussi bien qu'à pied, et qui étaient 
communes à toutes les classes, aux nobles comme aux vi- 
lains. Au quinzième siècle, les houseaux sont parfois portés 
par les coustilliers et les archers ; Europe, moyen âge, 2U9, 
217, 222. 

Housse. — Surtout en forme de dalmatique ; vêtement en 
usage cliez les hommes de l'époque de Charles V ; France, 
moyen âge, 211, 212. 

— Habillement d'étoffe du clieval de guerre et de tournois, 
204, 221, 222. 

Hu. — Vuir Hri,<. 

Huche {huceaii, hucheuu, hnc!tcl, hucHlus), — Meuble en 
forme de coffre, monté sur quatre pieds, avec dessus formant 
couvercle. — Iliuhicr, hucher; l'ouvrier du moyen âge qui 
faisait les huches, les portes, les fenêtres, les armoires, les 
bancs. Les mots ébéniste et menuisii r ont remplacé, à dater 
du seizième siècle, l'appellation de huchier; Europe, moyen 
âge, 230, 295. 

Hucque. — Voir Huql'e. 

Huespedes. — Voir Casas hk rui'iu.oti. 

Huiken. — La cape des Néerlandaises et des Braban(,on- 
nes ; Europe, seizième et dix-septième siècles, 338 et 339, 
487. 

Huis. — Vieux mot français qui signifie « porte ». 

Huis rei/3. — Portières eu tapisseries ; France, dix- 
septième siècle, 322. 

//m. — La porte pleine de la maisou rustique, eu Bretagne. 
J/u (contre-). — Demi -porte. 



J/assiaux. — Les portes ou panneaux du Ut, 499-5UU. 

Huque (/iKcque). — Vêtement militaire : cotte d'armes 
flottante. — Huque de brifjandine : corselet d'étoffe rembourrée ; 
Europe, moyen âge, 217, 253. Voir Jouuxade, Mantelixe, 
Paletot, Tatîard. 

Humiliés (ordre des). — Fondé à Milan, eu 1134 ; 332. 

Hussards. — Corps de cavalerie d'origine hongroise. On voit 
les hussards pour la première fois en Franco vers 1037 ; 
ils sont constitués en régiments à dater de 1692. 

Hiisxards df Ilerchenif. — Piégiment levé en Turquie, en 
1716; 383. 

Hussards de Rutktj. — Régiment sous les ordres d'un offi- 
cier hongrois, M. de Ratzky, 1707 ; 383. 

Hussards de la Liberté, de la Mort. — Régiments créés 
en 1792; 400. 

Hiissarî. — Armée polono-lithuauienue ; dix-septiè me et 
dix-luiiticme siècles, 454. 

Hnun-s. — Année autrichienne, 387. 

Hussiaux. — Voir Huis. 

Hyâder. — Long voile porté par les dames persanes, 137, 
139. 

Hyao-i. — Habits de grand deuil ; Cliiue, 02-93. 

Hydre (Jvjdria, ySpîa)- — Vase antique en forme d'aiguière 
et ayant le même usage, 23. 

Hydrobaphès. Psychrobaphès. — Étoffe teinte à froid; 
antiquité, 25-26. 

Hypocaustum (ÛTtoxauCTTOv). — Pièce des bains romains, 
dont la température était élevée à l'aide d'un fourneau et 
de tuyaux placés dans les dessous, 45, 185. 

Hypodèma. — Nom générique que les Grecs donnaient aux 
eliaussures ; antiquité, 47. 

Hypoderaia. Hypodarides. — Parure féminine : col- 
liers descendant jasqu'au bas de la poitrine; Grèce, 25-26. 

Hyponogation. — Petit sac en losange, tombant à la hau- 
teur du genou ; costume du clergé grec, 181, 182. 

Hypospeiron. Speiron. — Cheveux noués, coiffure de ca- 
ractère bachique ; dames grecques de l'antiquité, 21. 

Hyrka. — Veste turque, 175, 177, 178, 180. 

Hysginus. — Couleur pouccau obtenue au moyen de la 
pourpre de Tyr et du coccus; antiquité, 2.J-26. 



I. 



Ibérique (épée dite). — Voir ErÉE. 

Ibesimen. — Double broche ; bijoux kabyles ; Afrieiue, 

151, 154, 155, 160 et 161, 165. 
Ichella. — Manteau des Araucanicnncs ; Amérique du Sud, 

Ichaoun. — Calotte des femmes kabyles; Afrlcpie, 160, 160 

et 161, 165. 
lé. — Sorte d'osier donl ou fait une coiffure; lies Sandvvicli. 

Ooéanie, 63-64. 



— 2U9 



lelech. — La grande robe des Fellalimes ; Egypte, 160 et 161. 

Ignispicium. — Branche de l'art de la divination chez les 
Eomains, 38. 

Ihram. — Manteau de isélerinage à l'usage des hommes ; 
Turquie, 170. 

Ikona. — Image sainte placée dans l'intérieur de la maison 
du paysan russe, 443. 

Ilbreachta. — Loi écossaise qui remonte aux premiers siè- 
cles de notre ère, 425 et 426. 

Image {ymage). — On donnait ce nom, pendant le moyen 
âge, à toute représentation sculptée ou peinte qui décorait 
l'extérieur des monuments et des habitations privées. Les 
images d'appartements étaient le plus souvent enfermées 
dans des sortes de petites armoires dont les vantaux étaient 
décorés de peintures et de sculptures. Dnns les chambres 
à coucher, il y avait toujours une image de Notre-Seigneur 
ou de la Vierge, ou du patron de la maison. Les vantaux 
qui le cachaient ne s'ouvraient qu'au moment de la prière 
du matin ou du soir, ou lors de quelque solennité de famille. 
t Image à lîoZefa ; Europe, moyen âge, 228. 

Imagiers (ymagiers). — Les artistes peintres ou sculpteurs 
chargés d'exécuter les rmiageit, 228. 

Imagines majormn. — Portraits ou bustes des ancêtres ; in- 
térieur de la maison romaine, 33. 

Imaginarius. — Porte-étendard de la légion romaine dont 
l'enseigne était surmontée d'images des empereurs, 35. 

Iman. — Prêtre musulman, 172-173. 

Imbrex (y.a)>'UUT'ôp). — Tuile faitière d'une forme 
demi-cylindrique, par opposition à la legula qui était plate ; 
antiquité, 477-478. 

Immissa (crois dite). — Voir Choix. 

Immolatus. — « Saupoudré de farine» {mola sulsa), victime 
destinée au sacrifice ; antiqTÙté, 38. 

Impeditus. — Le soldat romain chargé de ses armes, de 
ses provisions et de son bagage personnel; antiquité, 36-37. 
Voir ExPEDiTus. 

Imperator. — Titre honorifique que les soldats romains 
donnaient par acclamations et sur le champ de bataille à 
leurs généraux victorieux, 36-37. 

Impérial. — Nom donné au baldaquin placé au-dessus des 
baignoires ; Europe, fin du dix-huitième siècle, 397. 

Impilia. — Chaussure de feutre montant à mi-jambes ; 
Grèce, 17. 

Impluvium. — Large bassin carré s'enfonçant dans le 
plancher de l'atrium; il recevait les eaux pluviales qui 
tombaient parle complu vium. Maison romaine, 33. 

Impossibles (les) ; Inconcevables (les). — Nom donné 
aux femmes légèrement vêtues de l'époque du Directoire ; 
France, fin du dix-huitième siècle, 404, 408-409. Voir Mer- 
veilleuses. 

Incroyables (les). — Classe de jeunes gens affectant une 
mise exagérée et un parler dans lequel se présentait fré- 
quemment l'expression : « c'est incoyable »; France, Direc- 
toire, 404. Voir Muscadixs. 

Indague. — Le gentilhomme qui sortait sans poignard ; 
France, seizième siècle, 263. 

nde (ouvrage d'). — Etoffes, bijoux, meubles de goût orien- 
tal; France, douzième-treizième siècle, 189. | 



Indounas, — Officiers de l'armée zoulou ; Afrique, 67-68. 

Induku. — Voir Kerul 

Ingénue (coifCureà F). — D.imss de l'époque de LouLs XVI ; 
France, dix-huitième siècle, 391-392. 

Tn^uilini. — Les locataires de la maison romaine ,■ antiquité, 
33. 

Instita. — Large bande d'étoffe cousue au bas de la slola ; 
dames romaines, 40. 

Insula. — Maison romaine occupée par plus d'une famille ; 
antiquité, 33. Voir Dosilts. 

Iphicratides. — Sandales militaires dont l'innovation est 
attribuée à Iphicrate, général athénien; G-rèce, 25-26. 

Isimpartlos. — Recrues de l'armée zouloue; Afrique, 67-68. 

Iskemlé-agha. — Officier porte-tabouret de la maison du 
sultan ; Turquie, 169. 

Isthmia. — Collier dont les dames grecques paraient le haut 
de leur poitrine, 25-26. 

Istigfar. — Demande de pardon ; prière musulmane, 145 et 146. 

Itimad-oud-Deulet. — Premier ministre du grand mogol ; 
Inde, 115. 

Itsch-Aghassys. — Officiers de l'intérieur du sérail; Tur- 
quie, 169, 172-173. 

Izba. — La maison du paysan russe, 443. 



Jabot, — Bouillon de chemise que l'ouverture du pourpoint 
laissait paraître sur la poitrine. France, dix-septième et 
dix-huitième siècles, 340, 369, 391-392. 

Jacque, Jaque. — Pourpoint gamboisé, vêtement de guerre 
adopté par les archers et les gens des communes ; France, 
moyen âge, 217,218, 220. 

Jacquet, Jaquette. — Etroite et courte camisole portée par les 
hommes du quatorzième siècle ; le jacquet ou jaquette de- 
vient, au quinzième siècle, un vêtement de dessus consis- 
tant en une robe courte qu'il était d'usage de porter avec 
une ceinture. Costume civil ; Europe, moyen âge, 206, 221, 
246, 247 et 248. 

Jaez. — Mot espagnol qui signifie harnais, 200. 

Jâlledar. — Le palanquin des rajahs et des grands sei- 
gneurs; Inde, 125, 127. 

Jambières. — Plaques de métal couvrant le devant de la 
jambe; antiquité, 15, 16,' 17, 25-26, 36-37, 48-49, 56-67. Voir 

CXÉMIDES, OCREA. 

Jambières de laine: Kabyles, 150. 

Jambières de mailles ; Japon, 96-97 ; France, treizième et 
quatorzième siècles, 202. 
Jambières de plates. — Voir Grèves. 

Janghir. — Caleçon collant à l'usage des hommes ; Inde, 130. 

Janissaires. — Corps d'infanterie turque formant la garde 
des sultans, institué par Orkhan en 1350; 169. 



— 210 



«i.st7(a/vs. — Jivnissaircsile la iiiakon militaire dw rois du 
Pologne ; (lix-septiéme et dix-Iiuitiéme siècles, 451. 

Jansénistes. — Nom donné, vers 1765, aux demi-panieis; 
toilette féminine, France, dix-huitième siècle, 367. 

Janséniste (robe à la). — Dames del'époque Louis XVI, 391- 
392. 

Janua (aù),£io; Oûpa). — La porte extérieiu'e d'une mai- 
son iiarticulière clicz les Romains, 33. Voir Osxiujr, 

Jardinière. — Nom de la seule patte qu'avait une variété 
du bonnet « la Fontnmje; France, dix-septième siècle, 
règne de Louis XIV, 355. 

Jarit. — Pagne en forme de jupon ; Malais, 63-64. 

Jarretier (le). — Mot du quinzième siècle indiquant la 
paire de jarretières, 246. 

Jarretière (ordre de la). — Insignes ; joaillerie du dix- 
s(p:ièiue siècle, 341. 

Javelot. — Arme de jet qu'on lançait soit à cheval, soit à 
pied; antiquité. — Javeline; petit javelot 2,25-26,36-37, 
48-49, 56-57. Voir Hasta, Pilum. 

— Javelot du mojen âge. Voir GtLAIVELOt. 

— Javelot des peuplades sauvages de l'Afrique, de l'Améri- 
que et de rOcéanie. Voir Sagaie. 

Jayet. — Par corruption, Jaù- ,• orfèvrerie-joaillerie du dix- 
septième Siècle, 330. 

Jeannette (rubans à la). — Dames de l'époque Louis XVI; 
France, dix-huitième siècle, 391-392. 
— (croix à la). Voir Croix. 

Jeschemek. — Caporal janissaire de la garde des rois de 
Pologne; dix-septième et dLx-huitième siècles, 454. 

Jeux-d'orgues. — Artillerie française du moyeu âge. Voir 

RlDEAUDEQUIS. 

Jinrikiska. — Voir Djiuriksha. 

Jockey (cliapeau en). — Coiffure masculine. France, 1785; 
391-392. 

Joppe. — Veston; costume tyrolien, 433. 

Jota. — Danse populaire de l'Aragon ; Espagne, 474. 

Joujou de Normandie. — Aussi appelé cran, espèce de 
« contenance » à la mode chez les dames françaises vers 
1791; 308. 

Jou-ci. — Morceau de jade ; symbole de commandement ; 
Chine, 91. 

Joueurs d'espèe. — Nom donné aux Suisses porteurs de la 
lourde épée à deux mains ; France, seizième siècle, 254, 256, 
257. 

Joupane (:»;/(( ;i). — Tunique longue ; Pologne, 419, 450, 
451, 452, 453. 

Journade. — Surtout, casaque sans ceinture ; vêtement de 
chevauchée fort usité pendant le quinzième siècle. France, 
moyen âge, 216, 217. 

Joute (jouste. Jouxte). — Combat singulier à la lance ; Europe, 
moyen âge, 219. 

Jouy (toile de). — Étoffes d'indienne à la mode pendant 
les dernières années du dix-huitième siècle; France, 403. 

Jovienne (la). — Nom donné à une des légions romaines, 
35. 



Les juges de tournois; Europe, moyen 



Juges diseurs. 

âge. 221. 

Jugeurs. — Souliers de cuir épais, chaussure des femmes 
de Cervara, jirovince de Rome ; Italie, dix-neuvième siècle, 
468. 

Jupe. — Costume féminin, la partie de la robe tombant de 
la ceiutm-e jusqu'aux pieds. — La robe de dessous ; dans la 
première moitié du dix-septième siècle, la jupe était divisée 
en corps de jupe (voir Cours) et en bas île Jupe, celui-ci 
désignant la Ju/ie proprement dite ; France, dix-septième et 
dix-huitième siècles, 328, 353, 354, 355, 367. Foi/' COUTE, 
Robe. 

Jupe de mailles. — Vêtement des hommes d'armes de l'é- 
poque de Charles VII ; France, quinzième siècle , 219. 

Jupel (Jubé, Jupe, Jupon, gippon). — Vêtement d'Iiomme, 
sorte de casaque h manches et à basques ; France, moyen 
âge et seizième siècle, 209, 274. 

Jupon. — Costume féminin : courte jupe de dessous; 
France, dix-huitième siècle, 389, 390, 391-392. 

Jupon de cuir. — En iisage chez les hommes d'armes de 
la seconde moitié du quatorzième siècle ; France , moyen 
âge, 217. 

Justaucorps. — Le vêtement qui remplaça le pourpoint 
dans le costume des hommes ; il devint d'abord l'habit 
militaire et n'entra dans le costume civil que vers 1670. Au 
dix-liuitième siècle, le justaucorps prend le nom d'habit. 
Justaucorps à brevet. — Habit qui ne pouvait se porter qu'en 
vertu d'un brevet signé do la main du roi ; le justaucoiiis à 
brevet date de 1664. — France, dix-septième siècle; 342, 343. 
344-345, 349,351, 352, 354,359,360, 362. Voir HABIT, Polu- 
roixT. 

Juste. — Nom donné au caraco très ajusté. Modes féminines 
de l'époque Louis XVI; France, dix-huitième siècle, 398. 

Juste-au-corps. — Casaquin des paysannes de la Norman- 
die; France, 490. 

Justillo. — Nom du velours de coton employé dans les 
vêtements des femmes aragouaises; Espagne, 475. 

Justin. — Le corsage des paysannes bretonnes ; France, 494, 
497. 



K. 



Kabak. — Citrouille, la gourde du Zeibek; Tuniuie, 177. 

Kabkab. — Socques; Maures timisiens, 159. 

Kador. — Chaise ; mobilier rustique de la Bretagne, 499- 

5U0. 
Kaf tan. — Vêtement descendant jusqu'aux talons ; Mam'cs 

tunisiens, 159. 

Kagos. — Carosse japonais, lo3. 

Kai-Mien. — Opération qu'on fait subir aux femmes chi- 
noises ;e jour de leur mariage, et qui consiste k raser le 
front jusqu'cà une certaine hauteur, 88. 

Kaïn. — Cotonnade en usage chez les Papous ; Océanie, 60-61. 

Kaireu. — Fichu des femmes de l'ancien comté de Nice; 
France, 487. 

Kaiserlicher-paucker. — Timbalier impérial ; Allemagne 
dix-septième et dix-huitième siècles, 360. 



— 211 



Kakolchnik. — Coiffure féminine ; lluseo, 445. 

Kaléan, Kalioum, Ghâlian. — Pipe à eau ; Orient, 109, 
138,141,142, 143, 144. Voir HouiCKAH, NAUC4UILEH. 

Kalla dem Passe, Kalla passe -ware. — Variétés du 
seite ou bounet lapon; Suède-ÏStorvègc, 411. 

Kallarna. — La fille non mariée ; Suède, 412. 

Kallkistor. — Cistes funéraires ; Scandinavie, 50. 

Kalpak. — Espèce de chapeau sans bords et de forme 

droite ; Turquie, 178, 182. 
• — Bonnet de laine ; Bulgares du gouvernement de Kberson ; 

Eussie, 445. 
Kolpak. — Bonnet de fourrure ; Pologne, 453, 454. Voir 

KOXFEDERATKA, KRAKOUSKA. 

Kama. — Couteau à lame droite et à double tranclumt; 

Bedeui ou Bédouins du mont Liban, 179. 
Kampilan. — Sabre en usage dans les îles Célèbes ; Océanie, 

65 et 66. 

Kan. — Meuble chinois qui sert à la fois de lit, de canapé 
et de siège, 86. 

Kangiar. — Poignard persan seulement porté par les nobles 
et les militaires, 141. 

Kangra. — Eobe d'étofiEe précieuse; Inde, 124, 129. 

Kanoun. — Canons, énoncé des coutumes en usage dans 
la Kabylie; Afrique, 152-153. 

Kantharos (cantharm, xâvôapo;). — Gobelet, coupe ; anti- 
quité, 23. 

Kan-thoo. — Petite table placée sur le htn ou canapé, et 
sur laquelle ou pose le service à thé et les pipes ; Chine, 86. 

Kao ou Kao-tso. — Morceaux de bambou, talismans ; 
Chine, 91. 

Kapula balaks. — Chefs de tribus ; Alfours des Célèbes ; 
Océanie, 65 et 66. 

Kapout. — Manteau à manches, capote ; Turquie, 177, 
180. 

Kappa. — Manteau rayé, ancien costume des Carmes, 147. 

Kappe. — Redingote tombant jusqu'aux pieds ; Hollande, 
dix-neuvième siècle, 419 et 420. 

Kapte. — Vêtement de dessus des Lapons ; Suède-Norvège, 
411. 

Kapurals. — Prêtres boudhistes ; Kandiens de l'ile de Cey- 
lan; Asie, 132. 

Karabela. — Sabre polonais, 452. 

Karguai. — Petits pavillons surmontés d'ime espèce de 
dôme; mâhl ou harem indou, 117-118. 

Karkhêsion. — Vase à boire; Grèce, 23. 

Karmazyn {cramoisin). — Vêtement de couleur, privilège 
exclusif de la noblesse polonaise ; treizième et quatorzième 
siècles, 449. 

Karrâsche. — Char d'honneur ; Europe, quinzième siècle, 
216. 

Karschouni. — L'arabe écrit avec des lettres syriaques ; 
idiome des Maronites, 182. 

Kask-loido. — La place des enfants dans l'intérieiu' de la 
tente laponne; Suède-Norvège, 411, Foi/" K-Vi'A. 



Kata. — La tente laponne, 411. 

Katebi. — Vêtement garni de fourrure; Perse, 141. 

Katkem. — Berceau lapon, 411. 

Kavezé. — Longue pièce de coton qui, enroulée, forme un 
turban volumineux; Turquie, 177. 

Kayak. — Canot du pêcheur isolé ; Esquimaux, 83-84. 

Kechiceh. — Courge fixée à un manche de bois et qui con- 
tient des petites pierres. Le bruit produit par cet instru 
ment, lorsqu'on l'agite, sert à la danse chez les Camacans 
Amérique du Sud, 76. 

Kéfié. — Mouchoirs de soie enroulés autour du turban; Tur- 
quie, 177, 179. 

Kekrock. — Courges évidées faisant les fonctions de gobe 
lets ; Botocudos, Amérique du Sud, 76, 

Kelasset. — Bas; maures tunisiens, 159. 

Kelek. — Radeau soutenu par une couche d'outrés gonflées 
du genre de la sarna indoue; Babylonie, 131. 

Kemângeh ou Kemâncheh. — Instrument à cordes 
Perse, 139. 

Kemer. — Ceinture de cuir ; Turquie, 179. 

Kèpènek. — Pardessus de feutre qui ne laisse passer que la 
tête et les pieds; Turquie, 176. 

Keras (xspaç). — Vase à boire eu forme de corne ; anti- 
quité, 23. Voir Rhyton. 

Kermès. — Liquide avec lequel les hanums (dames) turques 
se rougissent les lèvres, 175. 

Kerniad. — Joueur de biniou; Bretagne, 499-600. 

Kerres. — Traîneau pour les marchandises; Lapons, 411, 

Kerri ou Induku. — Courte massue; arme de jet et arme 
défensive des Cafres, 73. 

Keskès. — Plat employé pour la préparation du couscoussou 
chez les Arabes ; Afrique, 155. 

Khalat. — Cafetan turc, 169. 

Khanntscher. — Poignard turc, 169. 

Kharoubas. — Les familles kabyles qui composent un vil- 
lage, déhéra; Afrique, 152-153. 

Khass-akhorlu. — Sous-écuyer, palefrenier de la maison 
du sultan ; Turquie, 169. 

Khass-Odassi. — Compagnies du corps, maison du sultan 
Turquie, 169. 

Khasseguis. — Les odalisques qui ont donné un enfant au 
Grand Seigneur; la mère du premier enfant est sultane fa- 
vorite, khassegui sultan. Turquie, 172-173. 

Khastria ou Radjah-Wansé. — Caste royale de l'île de 

Ceylan ; Asie, 132. 
Khatims. — Bagues avec pierres; Orient, 170, 463. 
Khatkhal. — Anneau de jambe, bijouterie kabyle ; Afrique 

154. 
Khazinédar-aghassy. — Trésorier du harem impérial; 

Turquie, 172-173. 
Khêlat. — lîobe courte et diaphane, vêtement d'honneur 

Inde, 112. 
Kheurouz. — Talismans que les femmes du Sahara algérien 



'J12 



conservent ilnin des boites suspeniUics à leuis colliers ; 
Afririuc, 165. 

Khouttar. — Poignura imlou, llu, 111, 112, 120, 121, 122. 

Kibitka. — La tente dos Kalraouks; Russie, 44G. 

Kilt 'lu fheile-beag. — Juiion écossais; costume masculin, 
425 et 426, 427. 

Kioché. — Angle du divan devant lequel on place le tantour 
ilans les maisons turques, 171. 

Kinkab. — Etoffe broeliée d'or et d'argent dont on fait les 
tiirlians riches; Inde, 135 et 136. 

Kirimon. — Robe ouverte, vêtement national des Japonais; 
99, 1U5. 

Klrka. — Manteau à manches; Turquie, 175. 

Kitschka. — Capuce de velours ; coiffure des femmes de Ria- 
zan (Itussic), 438 et 439. 

Kittel. — Petite jaquette de femme; Allemagne, 336. 

Kiz. — Nom de la jeune fille chez les Turcs, 171. 

Kiziar Agha {chef des filles) ou Dari-seadet aghassy 

diif de In maison, de félicité). — Titres portes par le chef 
des eunuques; harem impérial. Turquie, 169, 172-173. 

Kjœkkenmœddings. — Débris alimentaires laissés en 
iiioncoaux par des populations qui ont vécu à l'état sauvage ; 
Kurnpe barbare, 48-49. 

Kladd. — Grand capuchon de femme ; Lapons, 411. 

Klaft. — Mot copte signifiant cupuchoii. On l'emploie pour 
désigner, en Egj-pte, la coiffure nationale formée d'une bande 
d'étoffe terminée par deux pattes retombant sur la poitrine ; 
1, 2, 3, 4, 36-37. 

Klakka. — Houlette en forme de bêche; Lapons, 411. 

Klewang. — Sabre; Célèbes et Sumatra, Occanie, 65 et 66. 

Klismos. — Voir Clismos. 

Knape. — Messager de corporation ; Flandre, dix-septiémc 
siècle, 323. 

Knif. — Couteau lapon, 411. 

Knivet. — Voir Couteau. 

Kobo. — Manteau en peau des Cassoutos ; Afrique, 67-68. 

Kohi, Kohol, Koheul. — Collyre eu usage chez les Orien- 
taux depuis la plus haute antiquité ; toilette féminine, 3, 71 
155, 158, 175. Foi/- SuKMEH. 

Kokiou ou Bi-wâ. — Sorte de violoncelle; Ja]ou, lu3. 

Kokkoums. — Chefs de villages ; Alfours des îles Célèbes, 
Uctanie, 65 et 66. Voir Kai'ula balaks. 

Kokoschnik {créle de poule). — Haute coiffure en poinle ; 
femmes russes, 438 et 439, 441. 

Kokse a£ bjork. — La cuiller à soupe des Lapons, 411. 

Kolambi. — Habit à manches courtes; Malais, 63-64. 

Kolpak. — Voir Kali'ak. 

Konfederatka. — Bonnet s'élargissant vers le sommet, qui 
est cane et plat ; Pologne, 453. 

KontouBch (kontusz). — Habit de dessus, à manches fen- 
dues; vêtement d'origine orientale. Pologne, du quinzième 
au di.K-septième siècle, 450, 453, 454. 



Kontusik. — Vêtement à manches fendues du même genre 
que le /.oii/ouscli; costume féminin. Pologne, dix-hui- 
tième siècle, 453. 

Ko-Pou. — Etoffe d'été ; habillement des dames chinoises, 
89 et 90. 

Kor-Kapp. — Bâton que tient le conducteur d'un traîneau; 
Lapons, 411. 

Koton. — « Cabinet » japonais, 96-97 et 98. 

KotsedjikiS. — Mendiants hors castes; Japon, 99. 

Kouf tehs. — Boulettes de hachis cuites dans des feuilles de 
vigne; mets persan, 137. 

Koukis. — Esclaves polynésiens ; Occanie, 63-64. 

Koukri-Kora. — (ilaive à lame recourbée; Népaul, Inde, 
120. 

Koulouk. — Bonnet, costume malaisien ; Uc'auic, 63-64. 

Koumignas. — Bottes à tige en peau de renne, avec lu 
fourrure en dessus ; Esquimaux, 83-84. 

Kounda. — Sabre droit; Inde, llo, 111, 112, 122. Voir 

KlIOUTTAU. 

Koumdoura. — Voir Goundouha. 

Kouneïs. — Boucles d'oreilles; bijouterie kabyle, 154. 

Kourbadj. — Cravache en nerf d'éléphant dont font usage 
les ijelUlbys, marchands qui traversent le désert par cara- 
vanes; Afrique, 149. 

Kouskoul. — Noix de coco dans laquelle les derviches in- 
dous reçoivent les offrandes; Perse, 141. 

Koussab. — Longue chemise, vêtement des Yoloffs ; Séné- 
gal, 67-68. 

Koutnou. — Étoffe de soie; Turquie, 179, 180. Voir En- 

TAUI. 

Koutonet. — Tunique; costume des prêtres Israélites, 13. 

Koutoual. — Juge civil, cour du grand Mogol; Inde, 115. 

Kouyoumdji (esnaf de). — « Corporations des bijoutiers »; 
Turquie, 463. 

Kozir. — Col droit richement orné, attaché au tipottne; 
ancien costume russe, 438 et 439. 

Kraal. — Campement, parc enclos où sont renfermés les 
bestiaux ; Bachapins, nation cafre ; Afrique, 67-68, 73. 

Krakouska. — Bonnet carré et plat ; Pologne, 453, 458et459. 
Kratanion. — Coupe de forme évasée; antiquité, 23. 
Krèdemnon. — Voir Cuêdemnon. 

Kris. — Poignard malais; Océanie, 63-64, 65 et G6, 134. 
Krosse ou Kaross. — Manteau de peau pointe ; Hottentots, 

73. 
KruUenne-bellekens. — Pendants attachés aux fers tn 

spirale, parure féminine; Hollande, 421 et 422, 423. 

Ksours. — Villages situés au milieu des oasis du Sahara ; 

Afrique, 1G5. 
Kucsma. — Coiffure de martre; magnats hongrois, 458 et 459. 
Kuffia. — Coiffure féminine de l'Algérie, 160 et 161. 
Kulah. — Voir Coula. 

Kunstschrank. — « Armoire artistique ik cabinet; Alle- 
magne, seizième et dix-septième siècles, 298, 31G. 



213 — 



Kurass. — Jaquette de piqué blanc des femmes delà Boliêmo ; 
Autriche, 433. 

Kurta. — Manteau d'investiture ; Inde, 112. 

Kut-Kross. — Tablier de pudeur des femmes hottentotes ; 
Afrique, 73. 

Kutschuk oda aghassy. — Surveillant de la « petite 
cliambre » des femmes; hai'em impérial, Turquie, 172-17.3. 

Kwan. — Mandarin chinois, 85. 

Kyathos. — Coupe de forme évasée ; antiquité, 23. 

Kylix. — Gobelet à anses ; G-rèce, 23. 

Kyranayka. — Voir GtUICann. 

Kyrba. — L'outre avec laquelle le m/ihi turc fait le trans- 
port de l'eau, 175. 

Kyrbasie. — Tiare droite entourée d'un diadème; Assyrie, 
11 et 12. 

Xyssa-kurk. — Veste k fourrure épaisse; Tartares cri- 
mécns, Paissie, 448. 



Labarum. — Étendard impérial institué par Constantin ; 
Romains, 35. 

Lacerne (laceinà). — Manteau ample qui se mettait par- 
dessus la toge ; on l'agrafait sur l'épaule ou sur la poitrine ; 
Eomains, 40, 244. 

Lacet-Boursault. — Le lacet du corset entr'ouvert nommé 
(/o«/(/aHdi;(e,- France dix-septième siècle, époque Louis XIV, 
352. 

Lacis. — Dentelles du seizième siècle ; Europe, 276 et 277. 

Laconicum. — L'extrémité demi-circulaire du cnldarium; 
bains romains, 45. 

Laconiques. — ■ Chaussure des Spartiates qui, de même que 
leur tunique, était rouge ; Grèce, 47. 

Lakkek. — Traîneau couvert, hermétiquement fermé; La- 
pons, 411. 

Laignadier (cravate à la). — La cravate écrouélique des 
incroyables ; France, époque du Directoire, 404. 

Laird ou Chieftain. — Chef, seigneur écossais, 425 et 426. 

Laitière (bonnet demi-rond, dit à la). — Modes féminines 
du règne de Louis XVI , 389, 405. 

Laitues pommées. — Larges roses de rubans dissimulant 
les oreilles du soulier ; hommes de l'époque Louis XIII. 
France, dix-septième siècle, 327, 328. 

Lallas. — « Dames » arabes; Afrique, 165. 

Lambrequin. — Voile adapté au casque ; Europe, moyen 

âge, 217, 219. 
— ■ Mot qui, au seizième siècle, remplace celui de goiitfière pour 

désigner la bordure du ciel-de-lit; Europe, 293. 

Laminse. — Les longues bandes d'acier de la cuirasse qui 
couvraient les épaules et entouraient la taille; Romains, 
36-37. 

Lampadaire. — Espace de lustre: Europe, moyen âge, 227. 



Lance {lanrea , lojyj/]). — Aime d'hast de la plus haute 
antiquité; au moyen âge, elle devient l'arme distinctive et 
caractéristique de la chevalerie. La lance était aussi consi- 
dérée comme arme de tournoi. — Lances b/isées; celles qui 
avaient été sciées à demi, près du bout, pour que le choc 
fût moins violent. — Lances courtoises; celles qui avaient un 
fer carré, obtus. — La lance de guerre resta en usage en 
France pendant tout le seizième siècle et jusqu'en 16C5 
sous Henri IV qui l'abolit en réorganisant les compagnies 
d'ordonnance. — Chez les Africains et les Océaniens, la 
pointe de la lance varie à l'infini ; elle est tantôt plate, tan- 
tôt barbelée, ou en forme de poinçon, 1, 10, 11 et 12, 15,25-26, 
36-37,48-49, 50, 54, 56-57, 60-61, 63-64, 67-68, 69, Vo, 72, 
83-84, 96-97, 119, 134, 201, 202, 204, 217, 218, 220, 254 
255, 260. FoiV BOUllDONNASSB , COXTUS, SARISSE. 

Lance fournie. — Troupe de six hommes comprenant un 
chevalier armé de la lance , un page ou varlet, trois archers 
et un coustillier ; compagnies d'ordonnance. France, qiiin- 
zième siècle, règne de Charles VII , 218. 

Landvogts. — Anciens officiers municipaux de l'Alsace, 

488. 

Langouti. — Pièce d'étoffe couvrant les jambes ; Inde, 
royaume de Siam, 108, 128, 129, 130. 

Langue de bœuf. — Dague italienne de forme analogue à 
la miséricorde ; seizième siècle, 262. 

Lan-lin. — Plume d'oiseau ; décoration accordée par l'empe- 
reur de Chine aux fonctionnaires civils et militaires, 87, 
Voir XwALiN. 

Lanspessade. — De lanza spezzuta, «. lance rompue »; ca- 
valier démonté que Ton mettait dans l'infanterie pour y 
remplir les fonctions de caporal ; France seizième siècle , 
256. 

Lansquenets. — De lanz-lnecht , « valet de laiice » ; bandes 
de mercenaires, la plupart Allemands, qui apparurent pour 
la première fois en France sous le règne de Charles VIII. 
Pendant plus d'un siècle, les lansquenets formèrent une par- 
tie de l'armée française, 256, 257. 

Lapidaires-faussetiers. — Ceux qui imitaient les pierres 
précieuses; France dix-septième siècle, 330. 

Lapis specularis. — Carreaux de verre ou de talc donnant 
de la lumière par les ouvertures du cahlanum; bains ro- 
mains, 45. 

Laptchin. — Bottines lacées; Turquie, 176. 

Laptis. — Chaussure en écorce de bouleau ; bergers Crrands- 
Russiens, 445. 

Lararium. — Oratoire réservé aux dieu.x Lares ou aux gé- 
nies tutélaires de la famille; maison romaine, 33. 

Lar'ouati. — Berrani exerçant la profession de mai'chaml 

d'huiles; Algérie, 163. 
Laticlave. — Tunique romaine qui n'avait qu'une bande de 

pourpre placée sur le devant delà poitrine; antiquité, 40. 
Laume-guatte. — La hutte du Lapon, 411. 

Layette. — Coffre léger et de petites dimensions ; tiroir 
d'armoire où l'on serre les papiers, les valeurs .304. 

LazoouLaço. — Instrument dédiasse des Gauchos; longue 
corde terminée par un anneau de métal. Amérique du Sud, 
77, 78. 

Leang-K-wan. — Bonnet de deuil porté par le fils du défunt; 
funérailles, Chine, 92-93. 

Lebni. — Blouse de dessus du Touareg; Afrique, 149, 



214 — 



Lectrin. — Voir Lriiiiv. 

Lectus. — Voir Lit. 

Lecythua. — Vase à onguents; toikttc îles dames grecque.-;, 
18. 

Légat (Jeçialus). -- Officier général attaclio à nn corps iVar- 
mée ou à un gouverneur de province; Romains, 36-3". 

Légion ilcfiio). — L'une des divisions des armées romaines, 
et composée entièrement de citoyens romains. C'était un 
corps complet qui réunissait infanterie pesante et légère, 
cavalerie, équipage de siogo. Une légion avait un numéro 
d'ordre et un nom, tel (lue la FuJminuute, la Jovienne, 
rïïfrculeenne, etc.; un tribun la commandait. 

Légionnaires (/t-V/iojirt/ii). — Le corps de cinq ou six mi)le 
soldats pesamment armés qui formaient le contingent fourni 
IMir les citoyens romains à chaque légion ; le reste des trou- 
pes qui en composaient l'ensemble était composé d'au.\iliai- 
res et de cavaliers {legionarii eqiiiles), 34, 35, 36-37. 

Lein Croich. — Chemi.se colorée au safran, en usage chez 
les Irlandais et les Écossais ; premiers temps de la royauté, 
425 et 426. 

Lekaata. — Lame de cuivre longue de deux à cinq pouces 
que les Bassoutos s'introduisent dans le lobe de l'oreille; 
Afrique, 67-68. 

Lenço. — Mouchoir de tête des Portugaises, 482, 483. 

Leperos. — Porte-faix, mendiants, etc.; Mexique, 79. 

Lerpipa. — Pipe faite avec une espèce de teiTe glaise ; La- 
pons, 411. 

Leurre. — La patte coupée d'un oiseau que l'on agitait 
lorsque le faucon était en liberté, afin do le ramener sur le 
poing ganté; Europe, moyen âge, 221. 

Lévite. — Costume des hommes : espèce de surtout à colKt, 
tombant jusqu'aux jiieds ; France, dix-huitième siècle, 4U5. 

— Costume féminin : peignoir allant jusqu'à mi-jambe pendant 
le règne de Louis XV, et qu'on allongea en jupe traînante 
sous le règne de Louis XVI; France, dix-huitième siècle. 
389. 
Lévite {fourreau en). — Voir Fourrk.^u. 

Libanotris ().iêavwTfîç). — Boite à parfums; l'encensoir 
des Grecs, 25-2G. Voir Aceur.v. 

Libas. — Le caleç'on de toile des Fellahines ; Egypte, 
IGdet IGl. 

Libdeh. — Petite calotte; Fellahines, Egypte, 160 et 161. 

Libidines. — Peintures licencieuses placées dans le rcnereiim .■ 
maison romaine, 33. 

Librairie. — Bibiothèque, cabinet d'étude. On donna ce 
nom, au moyen âge, aux pièces qui renfermaient des meu- 
bles en forme de casiers, sur les rayons desquels on plaçait 
des manuscrits, et, par extension, aux meubles eux mêmes ; 
Europe, moyen .âge, 214. 

Libum. — Sorte de gâteau que Ton ofifrait aux dieux, dans 
les sacrifices ; antiquité, 38. 

Lichaaku. — Sandales de cuir de ba-uf ; costume des Bas- 
soutos, Afrique, 67-63. 

Ligneus calceus. — Soulier de bois ou saiiot; autiiiuité, 
■17. 

Ligula. — De ligare, \\n\ Languette de cuir ou agrafe il'ar- 
gent, d'or ou d'ivoire, jilaoée sur le dessus du pied ; cliaus- 
sure anti(ine, 47. 



Linien (pr,)ô;). — Seuil de la maison romaine, 33. 

Linionière (avant-train à la). — <'. à. d. à brancards ; artil- 
kric fniiiçaisedu dix-huitième siècle, 384. 

Limus. — Jupon, vêtement i\\\ fopa et des vicliiwirii: Po- 
mains, 38. 

Linge de haute lice. — Nom que l'on donnait, pendant le 
moyen âge, au linge damassé; France, 216. 

Lirinum. — Parfum liquide composé avec le lis ; antiquité, 

45. 

Lissan. — Casse-tête égyptien, 2. 

Lit (lectvs, )EXTpov). — lleublo employé à divers usages 
chez les anciens : il y avait ceux pour la nuit (Jectiix ciihictt- 
1(1 ris) et ceux pour le jour, disposés dans La salle des rejia! 
{lectiis tricUnaris); 5, 10, 23, 27-28, 44. Voir Triclinium. 

Lits du moyen âge; 185, 186, 190-191, 203, 213, 227, 231, 
232. 

Lits de parade, de pied, d'été ou d'ordinaire , housxé, à la 
polonais", à la duchesse, à colonnes, à deux dossiers à la ro- 
maine, en chaire à prMier, à la d'Artois; France, seizième, 
dix-septième et dix-huitième siècles, 293, 294, 313 et 314, 
318-319, 322, 344-345, 347,348. 

Lit encastré; Belgique, France (Bretagne), Hollande, 312, 
313 et 314,, 424, 499-500. 

Voir Alcôvk, Chambre du lit ou des parements, 
CiEF.-DE-i.iT, Courtepointe, Courtine, Cousîïix, Couveu- 
ToiRE, Dais, Gouttière, Gwilé, Peste, Poèi.e a iiout- 
TiÈRK, Queue, Ruelle. 

Litière. — Sorte de lit couvert placé sur un double brancard 
et porté par deux chevaux. Dans l'antiquité, on se servait 
de litières ; cette façon de voyager était non moins fréquente 
pendant le moyen âge, 206. 

Lituus. — Insigne particulier, cliez les souverains égyptiens, 
de la domination sur le nord ; cet insigne ornait le devant 
du pschent, 4. 

— (XÎTUOv) ; bâton d'augure ; Romains, 39. 

— Trompette d'airain munie à son extrémité d'une articula- 
tion recourbée semblable â la huccina ou cornu; antiquité, 
38, 43. 

Livrée. — Mot qui désignait, aux douzième, treizième et 
quatorzième siècles, les vêtements livrés, dans certaines oc- 
casions solennelles, par les seigneurs â leurs familiers; ces 
vêtements étaient tous de même coupe et de môme étoffe ; 
Europe, moyen âge. 

Officiers, gens de livrée; 222, 238, 239, 256, 360. Voir Cou- 
reur, EruvER, Heiduqur, Pacje. 

Livrée romle; France, seizième, dix-septième siècles, 256, 
274, 342,349, 364. 

Loba. — Le bliaut espagnol ; treizième siècle, 200. 

Loge d'opéra (coiffure d'apparat, dite). — Modes féminines 
lie l'époque Louis XVI (1782) ; France, 389. 

Lonines. — Officiers sans emploi appartenant à la caste des 
Samouraïs ; ils ont aussi le privilège de porter deux sabres ; 
Japon, 99. 

Lorica (Owpa?). — La cuirasse des Romains. — Lorica siju/i- 
mata: celle composée de pièces en forme d'écaillés (.it/uanup); 
34, 36-37. 

Lostenn-greiz. — Jupe intermédiaire des paysaimes bre- 
tonnes qui portent trois espèces de cotillons, 497. 1 "//• Bro.<î- 

crULEDEN', BR0.S-UHEI,EN. 



— 215 — 



Loup. — Masque en y^lonrg noir ; Europe, rlix-septième siècle, 
338 et 339. 

Lovo ou Chino. — Descendant d'un nègre et d'une indi- 
gène; Mexique, 79. 

Lucquoise (canons à la). — Canons d'arquebuse; France, 
seizième siècle, 257. 

Lunula. — Ornement de chaussure en argent, en or, ou en 
ivoire, et en forme de croissant ; privilège des sénateurs pa- 
triciens ; Romains, 47. 

Lurich. — Haubergeon de mailles ; costume militaire des 
anciens Écossais, 425 et 426. 

Lutensis. — Pourpre romaine dont on pêcliait le coquillage 
dans la vase, luttim; antiquité, 25-26. 

Luth Çyélvç, yÛMY/], testudo, leulh, luit, lut). — Instrument 
à cordes, variété de la lyre. — Le luth, à la différence de la 
guîterne, de la cîtole et de la tnandore, qui se jouaient avec les 
doigts, exigeait le secours d'un petit crochet dans les mains 
du musicien ; antiquité et moyen âge, 22, 192, 210. 

Lutrin {lect7'in, leutiin, poulpitre, pupitre). — Il y avait 
plusieurs sortes de lectrins : les lectrins fixes, placés au mi- 
lieu du chœur des églises et à l'usage des chantres ; les lec- 
trins facilement transportables pour lire l'épitre et l'évangile 
sur le jubé, à l'entrée du chœur; les lectrins de librairies, 
de bibliothèques, sur lesquels on posait des livres à consul- 
ter. Europe, moyen âge, 214, 228, 

Lyre. — Instrument de musique à cordes de fil de lin, de 
boyau ou de métal. Les anciens avaient deux espèces de 
lyres : la grande, appelée BarUtos, qui se jouait avec le 
plectrum, et dont les branches étaient ajustées sur un ma- 
gas ou coffret qui augmentait la sonorité des cordes ; et la 
petite, dite chelys ou cithai'e, dont les branches avaient pour 
base une carapace de tortue mise de champ. Cette dernière 
était beaucoup moins grande et l'on en pinçait les cordes 
directement avec les doigts, 22, 43. Voir Magadis, Man- 

DORE. 



M 



Mach-pilove. — Mets persan : haricots verts cuits à l'eau . 
137. 

Maclia. — Paire de pincettes ; fourniment du Zeibek ; Tur- 
quie, 177. 

Machlah. — Manteau turc, 179. 

Macho. — Instrument de musique galicien; Espagne, 470. 

Ma-ccual. — Robe de dessus ; Chine, 85, 86, 89 et 90. 

Madeleine (religieux et religieuses de l'ordre de la). — 
Allemagne, moyen âge, 198. 

Madelonnettes (religieuses). — France, dix-septième siècle, 
334. 

Madroni en tamoul. — ■ Plante dont on utilise le suc, dans 
riude, pour teindre les ongles en vermillon, 113, 

Mœniana. — Balcon en encorbellement ; maison romaine, 
33. 

Magadis. — Lyre l'i vingt cordes; antiquité, 22. 



Maghnâttys. — L'hématite, qui, selon les Arabes, calme les 
douleurs de la goutte, facilite les accouchements, etc. Afri- 
que, 162. 

Magnat. — Nom donné, en Hongrie, aux membres de la 
haute noblesse, 468 et 459. 

Magosto. — Fête qui se célèbre tous les ans, en Galice et 
dans la province de Léon, à l'occasion de la récolte des châ- 
taignes; Espagne, 476. 

Magua. — Jupon des dames mexicaines, 79. 

Mahitou. — Robe en peau de bison, tannée avec la cervelle 
de l'animal, et conservant encore sa toison. Peaux-Rouges ; 
Amérique du Nord, 81. 

Mahl. — Le harem iudou, 114, 117-118, 

Mahoîtres, Maheutres. — Carcasses placées sous les man- 
ches du pourpoint, et destinées à faire paraître les épaules 
plus larges ; Europe, quatorzième et quinzième siècles, 209, 
210, 211, 212, 216, 221. 

Mahramas. — Coiffure consistant en voiles superposés ; 
dames musulmanes, Turquie, 180. 

Mai-i. — Vêtements de funérailles portés par le fils du dé- 
funt; Chine, 92-93. 

Maille. — Tissu formé d'anneaux, de chaînettes enchevêtrées 
ou contreposées, et accrochées l'une à l'autre. L'armure 
complète de mailles dura depuis le règne de saint Louis jus- 
qu'à la fin du treizième siècle, époque où les plates y furent 
adjointes. — Maille {double), dite de Chainhly ; une de celles 
qui offraient le plus de résistance ; — Europe, moyen âge, 
201, 202, 203, 207 et 208, 210. 

Maillet ou Plommée. — Arme des hommes de pied, com- 
posée en partie de plomb, d'où son autre nom de plommée; 
Europe, moj'en âge, 218. 

Main gauche. — Nom que les dagues prirent pendant le 
seizième et au commencement du dix-septième siècle, parce 
qu'on les tenait de la main gauche en combattant à l'épée; 
elles servaient alors à parer et aussi à fournir un coup droit 
quand on enferrait l'adversaire, 222, 234, 256, 262, 263. 

Main de justice. — Espèce de sceptre que les souverains, 

revêtus des ornements royaux, portaient dans la main gau- 
che, 184. 

Maîtres (petits-). — Nom donné, pendant la Fronde, vers 
1650, aux jeunes seigneurs du parti de Coudé ; on les appela 
ainsi, suivant M""' de Motteville, « parce qu'ils étaient à 
celui qui paraissait être le maître de tous les autres ». Ce 
nom resta depuis aux jeunes gens fats et esclaves de la 
mode ; France, dix-septième siècle, 351. 

Makaké. — Concubines ; Japon, 104. 

Malborough (chapeau à la). — Modes féminines du règne 
(le Louis XVI; France, dix-huitième siècle, 391-392. 

Malhafa. — Ample robe à larges manches ; femmes du Sa 
hara algérien; Afrique, 165. 

Malla. — Collier de corail ; Inde, 126. 

Malleus. — Le maillet dont le popa se servait, dans les sa- 
crifices, pour abattre la victime ; Romains, 38, 39. 

Maltaise (chapeau à la). — Modes féminines du règne de 
Louis XVI; France, 391-392. 

Malte (ordre de). — Ordre de chevalerie, religieux et mili- 
taire, dont l'origine remonte aux croisades. 



21(5 



AJaU' (l'vrdif ilf clirnliers fianrni.i de); clix-sfpUi'niP 
sii^cle, 364. 

Milite (croix (le), 311. 
Malvunuzein. — L'artisnn qui fait les meubles, ilaus le 

c!inii«i.L'ncs (le Bretagne, 499-500. 
Marna. — Ruinicsile service ilu palais imp;"rial ; Chine, 85. 

Mancebas en cabellos. — Nom autrefois donné aux jeunes 
tilles espagnoles, lorsqu'il était d'usage chez elles, connue 
chez toutes les jeunes filles du moyen âge, d'avoir les clieveiix 
flottant sur les épaules, 200. 

Manches (demi-). — Manclies courtes et plates de la robe, 
doi:uant issue aux enijageantes ; modes féminines. Praiice, 
époque Louis XIV, 354. 

Mumhes (tour de). — Mai:chettes àtrois rangs dedentello, 
placées au bord des manches courtes de la robe ; modes fé- 
minines. France, règne île Louis XIV, 353. 

Manches à bottes. — Hanches d'habit avec un grand parc- 
mont retroussé ; hommes de la fin du dix-septième siècle. 
France, 354. Foî> Amadis. 

Manches à coudes. — Italie, seizième et dix-septième siè- 
cles, 369. 

Manches à l'enfant. — Les manches du caraco garnies do 
maline; dames de l'époque Louis XVI, 398. 

Manches à gigot. — Hommes et femmes; Europe, seizième 
siècle, 273, 279, 285. 

Manche honorable. — Longue manche d'étoffe, traînant 
parfois jusqu'à terre, que les chevaliers portaient au com- 
bat et dans les tournois; l'usage de la manche honorable fut 
maintenu jusqu'au quinzième siècle. France, moyen âge, 211*. 

Manches à l'habelle. — ■ Manches en sabot; dames de l'é- 
poque Louis XVI, 389. 

Manches à l'italienne. — Les manches ballonnées des dames 
du seizième siècle ; France, 273, 274, 311. 

Manches à la mannikre. — Hommes et femmes; France, 
ngne de Louis XVI, 391-392, 398. 

Mancltes de maille à gantelet. — Armement du réliaire ; 
gladiateurs romains, 36-37. 

Afiinches de maille. — France, quatorzième et quin/.ièmc 
sic clés, 202, 210. 

Manches en pagode. — Manches plates ouvertes en enton- 
noir et garnies d'un retroussis chez les hommes; France, 
première moitié du dix-huitième siècle, 368, 369. 

Manches eu sabot, à soufflet, à la Pierrot. — Dames du règne 
de Louis XVI ; France, 300, 391-392. Voir Mannues a i/Isa- 
liELLE. 

Manchettes. — Ornement du poignet commun aux lUnx 
sexes. 

Manchettes fraisées, tuiiauiées , 226, 268, 276 et 277. 

Manchettes en rebras, 274, 280, 311, 321. 

Manchettes à entonnoir. — France, seizième et dix-sep- 
tiiine siècles, 328. 

Mancheron. — Manche courte et volante; seizième siècle. 
Voir AlLKlloN. 

Manchon. — Les premiers manchons firent leur apparition 
sous le règne d'Henri III; ils étaient de velours ou de satin 
doublé de fourrure. Au dix-septième siècle, le manchon, fai- 
sant aussi i)artie de la mise des hommes, est de peluche et de 
léopard ; on l'assujettit sur le devant du corps, ou on le sus- 
pend au moyen d'un cordon nommé passe-caille. Sous le 
règne de Louis XV, le manchon est réduit aux dimensions 
d'un ])etit fo\irreau d'étoffe ; il reprend ses anciennes propor- 
tions dans le cours du règne suivant. — Chiens-manchons; 
nom donn> aux petits chiens qu'il était de bon ton, <hrz 



les dames de l'époque Louis XIV, de nicher dans les uinn- 
clions. — 279, 2.S7, 321, 328, 336, 337, 338 et 339, 343. 352, 
354, 355, 360, 364, 308, 372, 373, 389, 391-392, 402, 405. 

Mandarah. — Premier étage de la maison riche, au f'airo; 

le maître y reçoit ses visites; Egypte, 106. 
Mandil. — Mouchoir enroulant le/??; Turquie, 178. 

Mandille. — Casaque à ailes ouvertes, espèce de surtout mi- 
litaire devenu uu vêtement de laquais; France, seizième 
siècle. 274. 

Mandore , Pandore (/andura, Ttav&oOf a). — Espèce de 
lyre à trois cordes. Pemlant le mo.ven âge, la mandore ou 
lyre d'amour avait la même fonuc que la guitare, mais ses 
cordes étaient de laiton, 3, 192. 

Manec. — Brassard d'étoffe que l'on rencontre encore dans 
le costume des paysannes de la province romaine; Ita'.ie, 
244, 468. 

Mangatchangs — « Gens du commun « ; îles Mariannes 
Oc'Junie, 03-64. 



Manichordion. 



Voir Clavicorde. 



Manipule (nunvi ulus). — L'en.seigne primitive de la légion 
chez les Romains, consistant eu une poignée do foin atta- 
chée à une perche. 

— Corps d'infanterie légionnaire composé originairement de 
cent hommes, puis de deux cents, et ayant un signnm comme 
étendard , 35. 

— Bamle d'étoffe aux extrémités pattées que le prêtre catho- 
lique officiant, ainsi que le diacre et le sous-diacre, portent 
au bras gauche au moment de la célébration de la messe. 181, 
189, 193,194. 

Manka. — Tatouage incisé ; Australiens, Océanie, 60-61. 

Manta. — Pièce d'étoffe dont se drapent les Galiciens ; Es- 
pagne, 476. 

Mante. — Le long voile des veuves du dix-septième siècle ; 
chez les dames du dix-huitième, la mante devient une pe- 
lisse se boutonnant par devant dans tonte sa longueur. 
Frynce, 340. Voir Manteau. 

Manteau. — Vêtement de dessus, ample et long. 

Maiiteau.r civils et militaires de l'antiquité; 14, 15, 16, 17, 
20, 24, 25-26, 29, 34, 36-37, 40, 48-49, 50, 56-57, 59, 181, 183; 
Voir Caxdy.s, Chlaéxe, Chlamyde, Chlamydiox, Hi.ma- 
TIOX, Paixa, Fallium, Palliolum, Paludamextum, Pe- 
PLOX, Pharcs, Saoum, Sagulum, Toge. 

Manteau.r des indigènes de l'Afrique, de l'Amcriqueet de 
l'Océanie; manteaux de chefs; 60-61, G3-64, 71, 77, 78, 79, 
80, 81. Voir Blaxket, Feudaii, Iciieela, Kross ou Ka- 

ItOSS, POXCHO, SARAI'É. 

Manteaux asiatiques, des populations musulmanes de l'O- 
rient et de l'Afrique, 112. 150, 151, 155, 156, 157, 158, 159, 
160 etl61,lG2, 163, 165, 170, 175, 176,177, 178, 179, 180, 182, 
462, 464. — Foi/' Albouxoz, Barxos , Bixicii , Buiixous, 
CiiAPô, DJUBiiÉ, Feredjé , Ckfaiîa, Giiamma, Haïk, 

IlIHRAMS, KlUKA, KURTAH. 

Manteaux religieux, sacerdotaux, 147, 181, 182, 193, 194, 
198,200, 284. Foù- CnArE, CnASUBr,K, KAPPA, Phexolium, 
Pluvial. 

Manteaux (mantels) civils et nùlitaires du moyen âge, des 
seizième, dix-septième et di.x-huitième siècles ; Europe, 188, 
189, 199, 200, 201, 209, 246, 271, 280, 285, 340, 343, 384. 
Voir Balandrau, Cape, Cloche, Harzkappr, Huikkx, 
LIANTE, Maxtelix, Maxtelixb, Maxtei.lixo, Paii.e, Pal- 

LIl'M, lillBK, SiMAP.RE OU ZlMAIIK \. 



21' 



Manteau impérial, royal ; Europe, moyen âge et seizième 
siècle, 208, 212, 214, 285. 

Manteaux d'honneur, de cour ; Europe, moyen âge, sei- 
zième et dix-septième siècles, 210, 211,247et248, 251,311,353, 
355, 360. 

Manteau (lacer le). — Expression désignant la manière de 
tenir les manteaux plus ou moins ouverts à l'aide d'une 
ganse ou d'im cordonnet ; Prance, douzième siècle, 189. 

Manteaux de magistrats, de docteurs; Europe, moyen 
âge et seizième siècle, 214, 268, 269, 274. 

Manteau àlareitre; Allemagne, seizième siècle, 271. 

Manteaux de deuil ; Europe, seizième et dix-septième siè- 
cles ; 269, 286, 324-325. 

Manteau. — Le voile des veuves ; France, seizième siècle, 
273. 

Manteau. — Nom que prend la cape des hommes sous le 
règne d'Henri IV ; France, seizième et dix-septième siècles, 
311. 

Manteau à la Balagni. — Hommes de l'époque Louis XIII; 
France, dix-septième siècle, 327, 328, 329. 

Manteau o\x volant. — La jupe de dessous retroussée des da- 
mes de l'époque Louis XIV ; 340, 353, 354, 355, 360. 

Manteaux d'abbé, Manteaux à petit collet ; France, dix-sep- 
tième et dix-huitième siècles, 352, 354, 372. 

Manteau de rele vailles; provinces françaises. Voir Ven'tel. 

Manteau de Charlemaijne. — Espèce de pelisse aussi ap- 
pelée capot; bergers landais. France, 486. 

Maitteaux bulgares, écossais, hongrois, polonais, russes, et 
des provinces françaises. Voir Aroo Peilloux, Arisaid, Capa, 
Capa de Muestra, Coubertie, Déli.v, Déliura, Fehez, 
Ferezya, Guxia, Houba de Miranda, Manta, Mantèle, 
Mente, Ofogxetcha, Ousikougha, Plaid, Ventbl. 

Manteau. ■ — Le grand pavois à œillères, à l'abri duquel 
les artilliers mettaient le feu aux bombardes ; France , quin- 
zième siècle, 220. 

Mantel fourré. — Voir Surcot, Sukcotte. 

Mantel, Mantelet. — Eideaux de voitures ; carrosserie du 
moyen âge et du dix-septième siècle, 216, 320. 

Mantèle. — Variété de la mantille ; femmes baléariotes. 
Espagne, 481. 

Mantelet à la reine. — Dames de l'époque Louis XVI ; 
France, dix-huitième siècle, 398. 

Mantelin (/risque) ou petit manteau à la clistérique; France, 
seizième et dix-septième siècles, 327, 328. 

Manteline. — Petit manteau militaire ; France, quinzième 
siècle, 217. 

Mantellino. — Manteau court ; Italie, quinzième siècle, 238. 

Mantille. — Petite écharpe que les dames de la première 
moitié du dix-huitième siècle portaient croisée sur la poi- 
trine et nouée par derrière ; 368. 

Manteltje. — Le corsage des femmes zéland aises ; Hol- 
lande, 421 et 422. 

Manteo. — Le grand tablier des Galiciennes ; Espagne, 476. 

Mantille. — Voir Manteau. 

Mapalia ou Magalia. — La chaumière des gens do cam- 
pagne ; Carthaginois, 152-153. 

Mappa. — Morceau d'étoffe ou serviette, qu'aux fêtes du 
cirque et dans d'autres jeux, le magistrat qui les faisait célé- 
brer, jetait en l'air pour le signal des courses. Cet objet se 
transforma en un petit rouleau qui prit le nom d'acatia^ 
c'est-à-dire sans malice; Eomains du bas empire, 181. 

Maréchaussée. — Corps de cavaliers chargé, avant la Ré- 



volution, de veiller à la sûreté publique, et ainsi nommé 
parce qu'il était sous les ordres immédiats des maréchaux 
de France. 

Maréchaussée de France. — Juridiction que les maréchaux 
de France avaient, dans l'ancienne monarchie, sur les gens 
d'armes, sur tout ce qui tenait à la guerre, et sur la noblesse. 
On la nommait aussi connétaUie, parce que le connétable 
exerçai*, cette juridiction avec les maréchaux dont il était le 
chef. 

Gardes de la maréchaussée; France, dix-huitième siècle, 
381. 

Marie-Thérèse (ordre de). — Fondé en 1760 ; Autriche, 
387. 

Marinesques (culottes). — Chausses à l'usage des dames ; 
Europe, seizième siècle, 289. 

Marli (coifEes en). — Le marli était une espèce de gaze ; 
dames du dix-huitième siècle, 369. 

Marlota. — Voile ou écharpe ; Maures d'Espagne, 166. 

Maro. — Pagne en forme de tablier; Océanie, 60-61, 62. 

Marpitch ou Marpiteh. — Tuyau flexible du hourka ; 
Orient, 109, 114. 

Marsille. — La veste courte des Catalans; Espagne, 474. 

Marteau d'arnxes (maillet, mail, martel, martian, plommée) . 
— Europe, moyen âge, 219, 223. 

Martialis. — Prêtre de Mars ; antiquité, 38. 

Maschalistères. — Colliers placés sur le haut de la poitrine; 
antiquité, 25-26. 

Masque. — Accessoire de travestissement devenu de mode 
dans l'habillement quotidien, aux seizième et dix-septième 
siècles ; Europe, modes féminines, 280, 283, 289, 329, 338 et 
339, 353. Foi;- CoPFiN a roupies, Touret de nez. 

Masse d'armes (mace, maçue). — Bàtonde guerre ou massue 
taillée dans le bois le plus dur et le plus résistant. De cette 
arme des temps antiques dérive la masse d'armes en métal 
des temps chevaleresques, laquelle était aussi usitée dans 
les tournois, mais seulement en bois, comme une arme 
courtoise. Les sergents, garde de la personne royale sous 
Philippe-Auguste et Louis IX, avaient la masse comme insi- 
gne de leur charge. — Masse; bâton à tête d'or ou d'ar- 
gent que des espèces d'huissiers ou appariteurs nommés 
massiers portaient autrefois devant les souverains, les hauts 
fonctionnaires ou l'un des grands corps de l'Etat, 25-26, 48-49, 
210, 217, 253, 262, 286. 

Mastodeton. — Bandeau mamillaire ; dames grecques de 
l'antiquité, 18. 

Matalan. — Petit tambour que le musicien attache à sa 
ceintui'e ; Inde, 123, 125. 

Matelote (gilet à la). — Marine française ; fin du dix-hui- 
tième siècle, 386. 

Matokouané. — Le chanvre que les femmes Makololos ont 
l'habitude de fumer en buvant de la bière ; Afrique cen- 
trale, 75. 

Matouas. — Nobles mariannais ; Océanie, 03-64. 

Mauvais garçon (bords de chapeau retroussés en). — Mo- 
des françaises de l'époque Louis XIII, 327. 

Mayoral. — Conducteur de diligence; Espagne, 474. 

Mazur. — Danse polonaise, 452. 

10 



218 



Médicis (collerette). — Modes féiiiluincs du régne de 

Louis XVI ; France, 38S. 
Megoud. — Sac de provisions ; Arabes, 155. 
Mébaras. — Nom des dromadaires les plus estimes chez les 

Touaregs; Afrique, 149. 

Méhil ou Meil. — 'l'uniiiuc supérieure du gra|)d prêtre ; 
Israélites, 13. 

Mek. — Titre du chef unique des Cliillouks ; populations du 
Haut-Nil. Afrique, 70. 

Melamporphyron. — Pourpre noire. Tunique que portaient 
les vieillards dans la comédie; antiquité, 25-26. 

Mélek. — Roi ; titre que prennent les chefs Bertas à la tête 
des petits royaumes du Haut-Nil ; Afrique, 67-68. 

Memphites. — Les pharaons constructeurs des grandes 
pyramides ; Egypte antique, 4. 

Menât. — Contrepoids adapté aux grands colliers à plusieurs 
rangs, pour les tenir en place ; Egypte antique, 4. 

Menestrandie. — Association en troupe des ménestrels ; 
France, moyen âge, 210. 

Ménestrels (menestreux, menestners). — Poètes-musiciens du 
moyen âge, 210. 

Mente. — Le manteau des magnats hongrois, 458 et 459. 

Menteur (fichu). — Voir Fichu. 

Mentonnière. — La partie basse du casque qui emboîtait 
le menton; Europe, moyen âge, 217, 238, 253, 261. 

Menuerie. — Terme générique du dix-huitième siècle ser- 
vant à qualifier des menus objets tels que les tabatières, les 
bonbonnières, etc. ; France, 380. 

Menuet. — Danse d'un mouvement lent et grave ; France, 
seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, 362. 

Mérite militaire (ordre du). — Fondé par Frédéric II de 
Prusse en 1744; 387. 

Merveilleuses. — Femmes de la société élégante de Paris, 
à Tépoquc du Directoire ; France, fin du dix-huitième siècle, 
404, 405, 406, 408-409. 

Mesaule (mesaulos, \xiaa,\)\oç). — Passage, corridor de la 
maison grecque; antiquité, 27-28. 

Meson. — Auberge espagnole, 477-478. 

Mesoporphyra. — Tunique ornée sur le devant, de haut 
en bas, d'une bande de pourpre. Le laticlave des Romains 
était ce que les Grecs appelaient une tunique viesoporphyra ; 
antiquité, 25-26. 

Messager de corporation (kniipe). — Flandre, dix-sep- 
tiême siècle, 323. 

Mest. — Bas turcs, 176, 177, 178, 462. 

Mestiers. — Hauts chandeliers du moyen âge, 231. 

Mestissa. — Descendant d'un espagnol et d'une indigène ; 
Mexique. 79. 

Mestre-de-camp. — Ancien grade de la cavalerie corres- 
pondant à celui de colonel. Il fut créé sous François I"' et 
subsista jusqu'en 1788 ; France, 257. 

Mëtab. — Cordon de soie qui distingue les chrétiens en Abys- 
sinie ; Afrique, 67-68. 

Mezail. — A proprement parler, le profil du casque fermé, 



c. à d. la visière, le venlail, le nasal et la mentonnière : 
France, moyen âge et seizième siècle, 202, 217, 253. 

Michnasaïm. — Caleçons des prêtres Israélites, 13. 

Mickdember. — Petite tour carrée dans laquelle trônaient 
les empereurs mogols lorsqu'ils voyageaient à dos d'élé- 
phant ; Inde, 115. 



Migbaah. 



Bonnet ou turban des prêtres israélites, 13. 



Milanaise (costume à la). — Dames des quinzième et sei- 
zième siècles, 247 et 248. 

Milice. — On nommait ainsi, dans l'ancienne monarchie 
française, une troupe auxiliaire de l'armée de ligne en 
temps de guerre, composée de tous les hommes valides de 
IB à 40 ans. L'institution permanente de la milice ne date 
que de l'époque de Louis XV ; elle a été remplacée, au dé- 
but de la Révolution , par la garde nationale. 

Milice urbaine de la ville de Paris. — Espèce de garde 
bourgeoise qui existait dans toutes les villes ; France, moyen 
âge, 202. 

Légionnaires des milices communales. — France, seizième siè- 
cle, 256. 

Milices provinciales. — Règne de Louis XIV, 343. 

Milices gardes-côtes. — Dix-huitième siècle, 386. 

Voir AlîCHERS (FRANCS-). 

Minezophet. — Turban du grand prêtre des Israélites, 
13. 

Mlntan. — Veste turque, 176, 177, 178, 179, 180, 462. 

Mi-partie (costumes). — Europe, moyen âge, 207 et 208, 
212, 213, 222, 238. 

Miquelets. — Infanterie espagnole recrutée parmi les mon- 
tagnards catalans pour combattre l'invasion des Frani,'ais 
en 1675. Les miquele/s étaient ainsi nommés du nom de l'un 
de leurs chefs, Miquelot de Prats, 474. 

Mir-akhour-ervel. — Grand écuyerde la maison du sultan ; 
Turquie, 169. 

Mirab. — Fonctionnaire persan chargé d'ouvrir, à certaines 
heures, les conduits qui arrosent les cultures maraîchères. 

Mirab emirab. — Le « prince de l'eau », chargé de répar- 
tir l'eau entre les cultivateurs, 142. 

Mirmillons (mirmillones). — Classe de gladiateurs (pi'on 
faisait ordinairement combattre contre les Thraces ou les 
rétiaires; ils portaient le casque gaulois, orné, en guise de 
panache, de l'image d'un poisson ((j.op[jLÛ),oç) ; Romains, 
36-37. 

Miroir (evOTiTpov, spéculum, mirouer, mirour). — Les plus 
anciens miroirs étaient en métal ou eu pierre polie. Ceux 
du moyen âge, toujours de petites dimensions, se fabri- 
quaient tantôt en verre étamé, tantôt en métal brillant. Ce 
n'est qu'au seizième siècle, que Venise commença à exporter 
des glaces d'une certaine étendue. — Miroirs historiés; Eu- 
rope, seizième siècle. — 6, 18, 231, 306. 

Mirza (pendants d'oreilles en). — Grosse pierre bleuâtre ; 
modes féminines du règne de Louis XVI ; France, fin du 
dix-huitième siècle, 391-392, 398. 

Miséricorde ou Grand couteau. — Dague du moyeu 
âge qu'on attachait au côté du ceinturon au moyen de 
courroies ; de l'autre côté , se trouvait l'épée. Europe, moyen 
âge et seizième siècle, 202, 213, 217, 262. 

Miséricorde ou patience. — Support en forme de eul-de- 



219 ~ 



lampe pratiqué dans uue stalle d'église, au-dessous du siège, 
et qui se relève avec lui, 306. 

Mitella ([Aixpiov). — Coiffe, bandeau en forme de pointe ; 
dames grecques de l'antiquité, 21. 

Mitre (mitra, [XtTpa]. — Le bonnet des Assyriens, des Per- 
ses, des Phrygiens ; la mitre des femmes grecques était 
une écharpe enveloppant la tête et passant sous le menton ; 
on en était comme voilé, d'où le mot ?nUiu velatus. Les 
courtisanes syriennes en ayant apporté l'usage à Borne, cette 
coifEure y devint caractéristique de la classe des femmes 
perdues. Au quatrième siècle en Afrique, et au huitième siè- 
cle en Espagne, les jeunes filles consacrées à Dieu adoptè- 
rent la mitre. De nos jours, cette coitïm'e est encore en 
usage chez les femmes de la Syrie. 14, 21, 180, 244. Voir 

TiAIlB. 

Mitres épiscopales. — Biles sont de trois sortes : la simplex, 
V auHphfijgiata et la pretiosa ; clergé catholique, 182, 189, 
193, 194. 

Mitre du clergé orthodoxe, 182. 

Mjolk-kagge. — Tonnelet portatif; Lapons, 411, 

Mocassin. — Chaussure de peau d'élan ou de cerf, mainte- 
nue par des lanières ; espèce de carbatine en usage chez les 
Peaux-Rouges; Amérique du nord, 47, 80 et 81. 

Modeste. — Nom donné à la robe de dessus, très étofEée, des 
dames de l'époque Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 
328. Voir FRIPONNE, Secrète. 

Modus. — Gousses de cassia arerch fournissant une subs- 
tance végétale que les Hottentots emploient pour la tein- 
ture des cuirs ; Afrique, 73. 

Moggans. — Bas écossais, 425 et 420, 427. 

Moi'bukooroo. — Sachet parfumé ; Japon, 101. 

Moinheau. — Pagne en étoffe ; Néo-Calédoniens, Océanie, 
60-61. 

Moko. — La teinture du tatouage par incision et par abré- 
viation le tatouage ; Océanie, 60-61, 63-64. 

Molette (éperons à). — Voir Éperons. 

Mollahs. — Ceux, en Perse, qui se consacrent à l'étude de 
la jurisprudence, de la morale et de la théologie, 142. 

Mollequin. — Voilette ou gaze en usage chez les dames 
des quatorzième et quinzième siècles ; France, 211. 

Molletières. — Pièces d'armure, défense de la jambe ; Eu- 
rope, seizième siècle, 260. 
— Molletières du paysan ; France, 494. 

Mona. — Le chignon des to?-eros; Espagne, 470 et 471. 

Moncauty. — Anneau nasal ; femmes indoues, 123, 124, 128. 

Monile, — Kom générique que les Bomains donnaient aux 
colliers. De maiiiis, présent ; parce que, de tous temps, ce 
fut un de ceux qu'on faisait le plus ordinairement. Voir 
Collier. 

Monisque. — Descendant d'un Espagnol et d'une mulâ- 
tresse; Mexique, 79. 

Monocorde. — Instrument de l'antiquité en forme d'arc. 
On désignait ainsi, au moyen âge, deux sortes d'instruments : 
l'un qui semble n'avoir été qu'un diapason ; l'autre, fort 
grand, monté d'une seule corde, sorte de tympanoa dont on 
jouait à l'aide d'un archet ; il tenait alors lieu de l'instru- 
ment aujourd'hui appelé contre-basse, 43. Voir Dicorde. 



Modes féminines ; France, 



Monodermon. — Chaussure grecque faite d'un seul mor- 
ceau de cuir, du genre de la carbatine ; antiquité, 47. 

Montauban (chapeau de). — Voir Chapeau. 

Montauron (modes à la). — Premières années du règne de 
Louis XIV; France, 340. 

Monte-au-ciel. — Coiffure en cheveux conservant les hautes 
proportions de celle à la Fontange ; tenue de cérémonie des 
dames de l'époque Louis XIV, 335, 360. 

Monté-là-haut. — Les étais de métal de la coiffure à la 
Fontange; modes féminines du règne de Louis XIV, 353. 

Montera. — Bonnet en pointe; coiffure des montagnards 
galiciens, des habitants de la Vieille-Castille et des hommes 
et des femmes de la province de Ségovie. Espagne; 472, 
473, 476. 

Monterilla. — Le petit chapeau des toreros ; Espagne, 470 
et 471. 

Montgolfier (coiffure à la). 
1783-1784 ; 389. 

Montivandé. — Pas français de l'époque Louis XIII; 
dix-septième siècle, 328. 

Moondah. — Fétiche, ornement en griffe de tigre; Gabon, 
67-68. 

Moques. — Bols à anses ; ustensiles bretons, 499-500. 

Morache. — G uitare mauresque, 192. Voir Guitahe. 

Morion. — Casque des gens de pied ; son timbre, moins 
sphérique que dans les autres casques, est plus tranchant 
et chargé d'une crête très haute ; un rebord assez large en 
accompagne le bas. Europe, seizième siècle, 256, 257, 263, 
270 et 271, 301. 

Mortier. — Coiffure des empereurs byzantins, devenue aussi 
celle de quelques rois de France. Lorsque ceux-ci quittèrent 
le palais de la Cité, à Paris, pour en faire le siège de leur 
parlement, ils laissèrent l'usage du mortier à ceux qui de- 
vaient y présider. Le mortier du chancelier était en drap 
d'or, bordé d'hermine ; celui des présidents, en velours noir, 
avec deux galons d'or pour le premier président, un seul, 
pour les autres. Le mortier se mettait primitivement sur la 
tête, par dessous le chaperon; puis l'usage s'établit de le 
tenir à la main. 251, 269. 

Moschetto. — Voir Mousqtjbt, Bibeaudequin. 

Mossa, Mossan. — Le nom de la femme et celui de l'homme 
chez les Lapons, 411. 

Moucharabiés, Mouoharabys. — Parties d'une cons- 
truction disposées eu encorbellement ; architecture orien- 
tale, 9, 174. 

Mouche. — Bouquet de poils placé sous les lèvres ; première 
partie du dix-septième siècle; Europe, 361. 

— Petit morceau de taffetas noir gommé , de la grandeur 
d'une aile de mouche, que les dames du dix-septième siècle, 
ainsi que quelques élégants du dix-huitième, se mettaient 
sur le visage pour en faire paraître le teint plus blanc. — 
Enseigne de mal de dents: mouche assassine. — • 328, 354, 
355, 372. 

Mouchettes. — Avant le seizième siècle, époque où parurent 
les premières mouchettes à détente, les instruments qui 
servent à moucher les chandelles sont mentionnés sous le 
nom de ,sj«ï«m^,- Europe, 376. 

Moufftes. — Evasement des manches ; costume civil du 
quatorzième siècle. Europe, 206, 211. 

Moujick. — Nom du paj'san russe, 443, 



2:J|| — 



Moulinet.— )yi/- AkU-U.kte AJoiiiou a Moufle. 

Mour-pounky. — « Tête de paou » ; bateau de plaisance 
dont la proue porte l'image d'une tète de paon ; Inde, 131. 

Mousquet. — De l'Italien moschet/p. Amie à feu dont l'in- 
troduction en France date de 1527. Lourd et grossièrement 
fait, on ne l'employa d'abord qu'à l'attaque et à, la défense 
des places , sous le nom d'argiiebuse à miche ou mousquet 
bisca'ien. Perfectionné en 1567, il remplava complètement 
l'ancienne arquebuse ; pour s'en servir, ou l'appuyait sur la 
fourquine (voir ce mot). — Mousquet à miche, à rouet, à mi- 
qrnlet. — 218, 257, 266, 275, 301, 342, 343, 

Mousquetniies. — Soldats armés du mousquet. On donna le 
même nom à un corps de cavalerie d'élite qui faisait partie 
de la maison militaire des rois de France. Il se composait 
de deux compagnies que l'on distinguait par la couleur des 
chevaux ; de là les mousquetaires gris et les mousquetaires 
noirs. France, seizième, dix-septième et dix-hnitième siècles, 
257, 275, 301, 342, 343, 381, 382, 384. 

Mousquinn. — Les gens qui sortent seuls, sans escorte ; les 
« gens de rien », selon les Arabes; Afrique, 72. 

Moustache. — La barbe de la lèvre supérieure. — Longue 
mèche de cheveux nouée avec un rubau de couleur, laquelle 
s'appela plus tard la cadenette -, France, époque Louis XIII, 
326, 327,328, 361. 

Moyenne. — Pièce de canon du .seizième siècle ; France, 257. 

Mozette. — Pèlerine , costume ecclésiastique, 147. 

Mozos de cordai. — Commissionnaires de Jladrid, Galiciens 

pour la plupart ; Espagne, 476. 

Mpafou. — Huile parfumée dont se servent les Cafrincs pour 
l'onction du corps; Afrique, 71. 

Mudjeweze. — Turban de velours; Turquie, IfiO. 

Muezzin. — C. à d. « qui appelle », le crieur qui annonce 
les heures de la prière du haut des minarets ; musulmans, 
145 et 146. 

Muhuri Suleiman. — « Sceau de Salomon » ; bijou que 
l'on su.-pend aux colliers ; Turquie, 180. 

Mule. — Dérivé de m(<?ZeMi ; chaussure liturgique, 47, lfl4. 
Mules (le Venise. — Dames du seizième siècle, 273. Voir 
Flanelles. 

Muleta. — Petit morceau d'étoffe rouge employé pour ef- 
frayer le taureau, dans les fiestas de toros. La muleta porte 
aussi le nom d'enijano, qui signifie « tromperie » ; Espagne, 
470 et 471. 

Muli mariani. — Sobriquet donné aux soldats de Marins, 
parce que, comme des bêtes de somme, ils portaient leur 
charge sur le dos ; Romains, 36-37. 

Mulleus. — La bottine des patriciens romains ; Pline hd 
donne le nom de mulleus calceus; antiquité, 47. 

Multani. — Colporteurs banyans ; Pendjab, Inde, 130. 

Muscadins. — Les jeunes gens dont les cheveux parfumés, 
sentaient comme le musc ; telle est l'origine du mot que 
l'on ajjpliqua aux jeunes Lyonnais qui avaient résisté à la 
Convention, puis, par extension, à tous les petits-maîtres 
de l'époque de la Révolution fi-ançaise. 404, 405. 

Muserolle. — Harnais du cheval, 222. 

Musico tamborilero. — Joueur de tambour ; Galice, Es- 
pagne, 470. 

Muyneira. — « Danse de la meunière » ; Calice, 476. 



Mystère. — Xom que l'on donnait à de certaines escarcelles 
contenant des objets variés ; moyen âge, 226. 



N 



Nacaire. — De l'arabe nabrah: tambour sarrasinois. Al- 
lemagne, seizième siècle, 272. 

Nadass. — Chaussures légères garnies de brides et de houp- 
pes ; Arabie, 180. 

Nadel. — Diadème de cuivre ; parure des femmes de la 
Bohème, 433. 

Nadzatylnik. — Pièce d'étoffe retombant dans le dos ; fem- 
mes de Torjok (Russie), 438 et 439. 

Nakara. — Nuance rouge à la mode dans les toilettes fé- 
minines de la fin du dix -huitième siècle et des premières 
années du dix-neuvième ; France, 391-392, 398, 406. 

Naleun. — Patin en bois précieux, incrusté de nacre, d'i- 
voire et d'argent ; Turquie, 179. 

Naos. — Palanquin royal; Egypte antique, 8. 

Nardicum. — Huile de lavande en usage dans les ijains 
romains, 15. 

Narghileh, Narguileh. — De narghil, noix de coco. Pipe à 
eau consistant en un tuyau perpendiculaire adapté à un vase de 
forme ovoïde et terminé en pointe. Dans certaines contrées 
de l'Orient, le vase est de cristal ou de métal, mais à Bagdad 
la noix de coco est encore d'un usage général, 141, 142, 144. 

Narta. — Traîneau des Kamtchadales servant au transport 
des bagages ; son attelage comporte dix à douze chiens, 
83-84. 

Nartachis. — Classe de danseuses qui accompagnent les 
]irocessions; Inde, 125. 

Nartex. — Voir Feuula. 

Xurlicophores. — Les princes grecs porteurs du nartex , 
183. 

Nasal. — Partie du casque couvrant le nez et joignant le 
reiitail. — Xasal normand. — 201, 204, 207, 217, 254, 260. 

Nautile. — Coquillage uuivalve de mer et d'eau douce ; 
nautiles montés en forme de coupes et de drageoirs ; Eu- 
rope, dix-septième siècle, 317. 

Navaja. — Long couteau en usage dans les classes popu- 
laires de l'Espagne, 475, 477-478. Voir Cuchillo, Pltnale. 

Nautch-girls. — « Filles de danse », bayadères faisant partie, 

ainsi que les cancenis, de la troisième classe des danseuses de 

l'Inde, 124, 128, 129. 
Navicella. — Boucles d'oreilles des femmes de la province 

romaine ; Italie, dix-neuvième siècle, 31, 467. 
Neertje ou Oppertje. — Espèce de jeu à pile ou face 

exécuté avec un couteau lancé en l'air; Hollande, 423. 

Négligé. — Nom donné à uue toilette de moyenne tenue 
qui eut beaucoup de vogue pendant la seconde j)artie du 
dix-huitième siècle ; France, modes féminines des règnes 
de Louis XV et de Louis XVI. — Séijligé (demi). — Xi'ijli'jc 
à l'espagnole. —367, 370, 373, 390, 391-392, 308. roi;- Dt>- 

II AniLLÉ, 

Nekkekh. — Voir Flagkt.i.um. 

NicoUotti. — Gondoliers v.nitieus vêtus de couleurs som- 
lires; Italie, 239. 



221 



Niederleibel. — Jaquette de drap ; Tyroliens, 433. 

Nimbe (nimbus). — Bandelette que les femmes portaient 
pour fixer leur voile sur le front; Grèce, 21. 

Ninon (coiffure à la). — Dames du dix-septième siècle, 323. 

Niutze. — Suivante, femme de service attachée à la mai- 
son impériale; Chine, 85. 

Njalla. — Le garde-manger des solitudes, chez les Lapons. 
411. 

Nkola. — Pommade de terre rouge dont les Cafrines en- 
duisent leurs cheveux; Afrique, 71. 

Noaaid. — « L'homme de la bonne aventure » ; sorcier la- 
pon, 411. 

Nœud d'amour (cordons de chaussure liés en). — Europe, 
seizième siècle, 276 et 277,280. Voir Soulier a pont. 

Noir jais. Noir (petit). — Nuances de perruque; France, 
époque Louis XIV, 351. 

Nolards (frères). — Surnom donné aux religieux flamands 
de l'ordre des « pauvres volontaires », 198. 

Nolette. — Timbre de l'horloge à poids ou à plombs; Europe, 
moj'en âge, 231. 

Nom-Nan. — Briquet du Botocudo ; Amérique du Sud, 76. 

Norimon. — Palanquin à l'usage de la noblesse japonaise, 
103, 106. 



Obi. — La large ceinture des Japonaises, 101, 102, 105. 

Obstragula. — Courroie qui attachait la crépicle ; antiquité, 
47. 

Ocaignèe. — Peau parfumée dont on faisait les éventails ; 
France, dix-septième siècle, 354. 

Ocrea (v-vripit;). — Armure de la jambe; nom que les Ro- 
mains donnaient à la cnémide, 36-37. — Brodequin; anti- 
quité, 47. 

Oculifarium. — Etalage, montre de marchand romain, 33. 

Odalisques, Odaliqs. — La majeure partie des femmes du 
liarem impérial; Turquie, 172-173. 

Œcus (oTxoç). — Salle d'invention et d'origine gTecque qui 
servait aux festins; maison romaine, 33. 

Œcus xEgyptivs. — Salle qui avait un toit supporté par 
un double rang de colonnes. 

Œcus corynthius. — Comme l'atrium du même nom ; il avait 
un toit en voûte supporté par des colonnes, mais sans ou- 
verture au milieu. 

Œcus cyHcemis. — Celui particulièrement installé pour 
l'été. 

Œcus tetrastylos. — Comme V atrium du même nom, mais sans 
impluvium et avec un toit couvrant le carré compris entre 
les colonnes et les galeries. 

Œil de poudre. — ■ Légère teinte de poudre jetée sur les 
cheveux. — Petit œil de poudre. — France, dix-huitième 
siècle, 400. 

Œillères. — Partie du casque ; ouvertures réservées pour la 
vue ; Europe, fin du douzième siècle, 202. 



Œnanthinum. — Parfum fait avec la fleur de vigne sau- 
vage ; baius romains, 45. 

Œnopole (oivottwXiov). — Cabaret ou boutique de mar- 
chand de vin; maison romaine, 33. 

Œris. — OfiBciers égyptiens porteurs du palanquin royal ; an- 
tiquité, 8. 

Œurf. — Turban des ulémas ; Turquie, 169. 

Offertoire. — Cuiller à parfums; Egypte antique, 6, 7. 

Officiers « aux » gardes. — OfBciers des gardes-françaises. 
— OXficiers « des » gardes; Officiers des gardes du corps. — 
France, dix-septième et dix-huitième siècles, 343. 

Oho. — Instrument aratoire des îles Sandwich; Océanie, 63- 
64. 

Oilah Namazy. ■ — Prière du milieu du jour; religion mu- 
sulmane, 145 et 146. 

Olearium. — Bépendance de la cuisine, l'endroit de la maison 
romaine où l'on mettait l'huile renfermée dans des jarres ; 
33. 

Olifant, Oliphant. — Corne de guerre et de chasse habi- 
tuellement faite d'une dent d'éléphant ; Europe, moyen âge, 
192, 201, 247 et 248. 

OUamhs. — Bardes écossais et irlandais, 425 et 426, 

Omrâ. — De omara, commander. Prince, chef gouvernant 
au nom du Grand Mogol ; Inde, 112. 

Onbachi. — Caporal zeibek; Turquie, 177. 

Opinci. — Chaussure en peau de chèvre ou en peau de cheval 
écrue ; Koumains, 448. 

Opistosphendonê. — Bandelette dont la partie large soute- 
nait les cheveux en arrière comme un réseau ; dames grec- 
ques, 21. 

Opognetcha. — Ample manteau à manches ; vêtement que 
les Polonais empruntèrent aux Tartares vers le commence- 
ment du seizième siècle, 453. 

Opus signinum. — Composition servant à faire le pavage, 
qui consistait eu tuiles brisées par menus morceaux mélan- 
gés de mortier; antiquité, 33, 

Oraire (orarium). — Bande de linge, espèce de mouchoir en 
usage chez les Eomains. — Nom donné au manipule primitif ; 
vêtements sacerdotaux, 194, 

Orang-Kaya. — Le noble malais, — Orang-malayou ;Vhom.me 
malais. — Orang-outang ; l'homme du sol. — Océanie ; 63-64. 

Oreilles de chien. — Masses de cheveux cachant les oreilles ; 
coiffure des femmes yliates (Perse), des incroyables du Di- 
rectoire (France), et des Gallegos ou Galiciens (Espagne). 
135 et 136, 404, 476. 

Oreillons. — Harnais du cheval de guerre ; Europe, sei- 
zième siècle, 260. 

Orfrois, Orfreis. — Passementeries, franges et broderies 
d'or employées pour border les vêtements. Si un habit était 
entièrement brodé d'or, on disait qu'il était à orfrois ou .t, 
seignesd'orfrois. On disait aussi orfralser ou orf raser une 
robe, pour border une robe d' orfrois. Europe, moyen âge, 193, 
194. 
Orge. — Collier arabe; parure des personnes riches, 463. 
Orgues portatives. — Petites orgues d'usage profane ; on 
en jouait d'une main pendant que l'autre faisait mouvoir le 
soufflet. Très répandues pendant le moyen âge, leur usage se 
prolongea jusque dans le quinzième siècle. 192. 



Oriflamme {orijktmhe, um-iftoi). — Esiitce île goiifanou eu 
taffetas, sans broderie ni figure, fendu par le bas en trois 
pointes, et suspendu au bout d'une lance. Le nom d'on- 
JUimme, donné à la bannière qui était portée devant les rois 
de France et que l'on conservait pendant la paix dans le 
trésor de l'abbaye de Saint-Denis, semble avoir ])rimitive- 
ment désigné tout étendard royal. France, moyeu âge, 202. 

Ororo. — Les ciseaux du Botocudo ; Amérique du Sud, 76. 

Orslef. — Cure-oreilles ; Lapons, 411. 

Orta-couschak. — Veste longue; Turquie, 1G1>. 

Oskh. — Collier; parure égyptienne, 3. 

Ostiuiu (O'Jf a). — Porte d'intérieur. — liaison romaini- ; 
iis/iaiiii.t (Ovo(.)pô:) : le portier, 33. 

Ottapasch Porrutschnik. — Lieutenant des janissaires 
de la garde des rois de Pologne, 4!'i4, 

Ottat. — Panier dans lequel le Dayak met la tête qu'il vient 
de tranclier; Océanie, G3-64. 

O'ualems. — Danseuses algériennes du ineniicr rang; ACri- 
(|ue. 1C4. — Voir GllAOUAZV. 

Oude-poorters. — Les « vieux bourgeois » d'Amsterdam: 
llnllnnde, 421 et 422. — Foù- Bl"liGEllWEESllUl.S. 

Ougada. — Écrin renfermant les objets précieux; Arabes, 
155. 

Ouïes. — Partie du casque : ouvertures percées sur les côtés ; 
France, fin du douzième siècle, 202. 

Oukil. — Gérant de la caisse municipale dans les villages 
kabyles ; Afrique, 152-153. 

Oulous. — Villages temporaires des Kalmouks, réunion de 
kibitka; Russie, 446. 

Ouol. — Chevet mobile; Égj'pte, 5, C. 

Ousta-cadinn. — Surintendante du liarem impérial ; Tur- 
quie, 172-173. 

Oustaou. — La maison des Landais; France, 4.SG. 

Oustrougha. — Manteau des femmes bulgares ; Turquie. 
462. 

Outtavasangha. — L'une des robes de couleiu- jaune (cou- 
leur sacrée) des prêtres kandiens; île de Ceylan, 132. 

Ouvrages de Damas, d'Inde, Sarrasinois. — Voir 
Damas, Inde et Saiira.'^ixois. 

Oy a. (hibil). — Dentelle, passementerie légère, exclusivement 
fabriquée on Turquie, 175, 176, 177, 178, 179. 



Paboudj. — Voir Baeouijie. 

Pacolets. — Dragons volontaires du maréchal de Sa.xe ; 
France, dix-huitième siècle, 383. 

Page. — Nom que l'on donnait, au moyen âge, aux enfants 
des gentilshommes, lorsque , dès l'âge de sept ou huit ans , 
ils étaient confiés à quelque chevalier ayant un état de mai- 
son et des officiers semblables à ceux qui composaient une 
cour souveraine. Les pages étaient aussi appelés vaiietx ou 
damoiseaux; ils remplissaient de certains services domestiques 
et faisaient leur apprentissage du métier de la guerre. Plus 
tard, quand les gentilshommes purent entrer de lionne heure 
dans l'armée, les rois et les princes seuls eurent des pages. 
Europe, moyen âge et seizième siècle. 218, 222, 238, 230, 
270, 271, 274. Voir Ecuyeu, Kxfant d'hokxkuu. 



Pagesas. — Paysans de la Catalogne. — Pugeses; paysans 
majorquins ; îles Baléares. — Espagne, 474, 481. 

Pagne. — Vêtement qui enveloppe le corps, de la ceinture 
jusqu'au genou ; Asie, Afrique, Océanie, 60-61, 63-64,67-68, 
70, 71, 72, 73, 129. Voir Jarit, Maro, Moixhbau, Sah- 
EONG, Tapis. 

— Voile d'embarcation ; Océanie, 63-64. 

Paile. — Voir Paluum. 

Paillotes. — Huttes-des villages kanaques : Nouvelle Calé- 
ilonie. Océanie, 60-61. 

Paix, porte-paix. — Tablette de bois, de métal ou d'ivoire 
munie d'une anse sur sa face postérieure, et destinée à re- 
cevoir le Ijaiser de paix que les fidèles, selon les traditions 
de la primitive Eglise, devaient se donner entre eux pen- 
dant le sacrifice de la messe, 196. 

Pala. — Le cimeterre des Dni-ses; Syrie, 179. 

Palais-Royal (chapeau au). — Dames du régne de 
Louis XVI; France dix-huitième siècle, 330. 

Palanquin. — Espèce de litière portée par des liommes, et 

dont l'usage remonte à la plus haute antiquité. Dans l'Inde, 
en Cliine et au Japon, les palanquins sont de plusieurs gen- 
res et reçoivent des noms divers, 8, 87, 88, 92-93, 100, 106. 
124, 125, 127. Voir Caxgo, Chaupal^ Dùi.i, Jau.edar 
Nao.s, Norimox , Palkys. 

Palaska. — Giberne du Zeibek; Turquie, 177. 

Palatine. — Ornement de cou en dentelle pendant l'été 
et en martre pendant l'hiver; modes féminines du dix-sep- 
tième et du dix-huitième siècle, 355, 367. 

Paletot. — Nom donné à la huque du moyen âge augmentée 
de manches volantes; France, 217, 221. 

Palillos. — Voir Banderillas. 

Palissades. — Les étais de métal de la coiffure à la Fontange: 
modes féminines de la fin du dix-septième siècle. Europe , 
353, 354, 355, 360. Voir MonTÉ-la-HAUT. 

Palita. — « Gens du pal », désignation donnée jadis aux 
Mina, habitants des pals, enceintes fortifiées au milieu des- 
quelles étaient leurs demeures; Inde, 128. 

Palkys. — Nom générique des palanfjuins indous. 130. Voir 

ClIAUPAL, DÔLI, JAIXEDAH. 

Palla (Etjg'XÎ;, 7r£7t),ov). — Tunique de cérémonie des dames 
Krecques. — Manteau long, quadrangulaire, qui était pour les 
liâmes romaines comme la toge pour les hommes ; la jialln 
romaine se voyait aussi chez quelques hommes efféminés. — 
l'alla gallica ; espèce de tunique à manches que portaient 
les Gaulois. Voir Caracalla. — Palla succincta : Palla ser- 
rée autour de la taille ou au-dessus îles hanches au moyen 
d'une ceinture. — Palliila: palla réduite. — 19, 20, 40, 
56-57. 

Femmes kabyles portant la palla. 150, 155, 162, 163. 

Pallium (£7rtêXrj(xa). — Manteau drapé fixé aucou ou sur l'é- 
paule par une broche ou fibule ; pièce principale de Vamictus, 
vêtement de dessus des Grecs, comme la to{/e l'était de 
Yamicivs des Romains. Ces derniers commencèrent à adop- 
ter le pallium vers la fin de la république et l'usage en de- 
vint fréquent, sous les empereurs; il remplaçait la toge et 
se portait sur la tunique; les femmes le revêtaient aus.si. 
— Le pallium des rois du moyen âge ressemblait encore au 
manteau des anciens Grecs. 16, 17. 20, 56-57. 181, 18H, 189 
207 et 208. 



223 



Palliatus. — Le Gi-eo porteur du pallium, 40. 

Palliolum. — Diminutif du pallium ; dans un sens géné- 
ral, tout manteau porté de la même manière que le pal- 
liimi, 29. 

Pallium. — Ornement ecclésiastique, marque distinctive 
des métropolitains ou archevêques, consistant en une bande 
d'étoffe blanche ornée de croix noires qui entoure les épau- 
les et retombe devant et derrière. Le pape envoie le pallium 
aux archevêques en signe de juridiction. 181, 182, 194. Voir 

SUBARIIALIS PBOFONDUM. 

Palmata. — Epithète donnée à la tunique que les Bomains 
portaient sous ls,toga palmata, 181. Voir Toge. 

Paludamentum. — La chlamyde des Eomains ; manteau 
militaire que les généraux et les officiers supérieurs por- 
taient par-dessus leur armure. C'était aussi un manteau 
équestre, les G-recs l'appelaient hippostolê, habit de cheval, 
, 34, 36-37, 40. 

Pan. — La partie étoffée du bas de l'habit Hahit à pans 
bouillonnes; France, dix-huitième siècle, 367, 369. 

Panache. — Bouquet de plumes surmontant la crête d'un 
casque ou de toute autre coiffure militaire. Vers le milieu du 
quinzième siècle, cet ornement prit faveur dans les tournois 
où figuraient les chevaliers. Lorsqu'on donna aux panaches 
un développement exagéré, ils se composèrent d'une quan- 
tité de plumes de héron qui reçurent le nom de masses. 
Des panaches en queue de renard ornaient le chapeau des 
élégants de l'époque Louis XIII. 218, 220, 253, 254, 255, 
256, 268, 260,-261, 270 et 271, 301, 328, 329, 342. Voir 
Plumail, 

Panathénaïcon. — • Parfum en usage dans la toilette des 
dames grecques, 18. 

Pancerns. — Cuirassiers de l'armée polono-lithuanienne ; 
dix-septième et dix-huitième siècles, 454. 

Pancrace (TrayxpaTiov). — Combat gymnique qui avait 
lieu entre deux athlètes s'attaquant par tous les moyens du 
pugilat et de la lutte, 25-26. 

Pandero. — Le tambour de basque des Galiciens ; Espagne, 
476. 

Pandore (grande). — Poupée modèle qu'il était d'usage d'ha- 
biller à l'hôtel de Eambouillet et dont on envoyait des co- 
pies à l'étranger. — Pandore (petite) ; modèle pour le déî- 
huUlU. — France, dix-septième siècle. — 352, 359. 

Pandura (Travôoùpa). — Instrument à trois cordes; anti- 
quité, 43. 

Paniers. — Cages composées de cercles ou de cerceaux en 
baleine, en jonc, ou en bois léger, qui reçurent, dans la 
suite, une application de toile, de taffetas, et même de soie, 
de manière à en faii-e de véritables jupes. Cette mode, suite 
des rei'tugades, des criardes et des cerceatix, parut en France 
dans les premières années du règne de Louis XV, et siibsista, 
à travers de nombreuses métamorphoses, jusque vers 1787, 
époque où. elle tomba en disgrâce. 

Paniers {demi-) ou jansénistes. — Courts jupons doublés 
de crin et piqués, qui ne dépassaient pas le genou. 

Paniers à coudes. — Ainsi appelés parce que les coudes 
pouvaient s'appuyer dessus à hauteur des hanches. Ils 
avaient cinq rang de cercles dont le premier se nommait 
traquenai-d. 

Paniers à la coupole. — Ceux arrondis par le haut, ils pré- 
sentaient une circonférence de trois aunes d'étoffe. 

Paniers à guéridon. — Ceux en forme d'entonnoir. 
— 367. 368, 369. 370, 371, 372, 388, 389, 391-392, 398. 



Panne {pannum, pannicnlus). — Etoffe de toile dont on fait 
les robes chez les paysannes de la province romaine ; Italie, 
dix-neuvième siècle, 468. 

Pannetière. — Marque de pèlerinage au moj'en âge ; on la 
portait en bandouhère. 202. Voir Écharpe, 
Pannetière du paysan, 209. 

PannônceL — Voir Pennox. 

Pano pardo. — Laine grossière fabriquée dans la province 
de Ségovie ; Espagne, 475. 

Panse, Panseron. — Plastron en panse, dit à la poulaîne 
(ou à la polonaise), et formé de deux épaisseurs de bourre, 
l'une piquée dans un gilet de dessous, l'autre dans le pour- 
point, ce qui donnait à celui-ci une saillie projetée en 
avant. Cette mode commune aux deux sexes, s'étendit jus- 
qu'aux cuirasses des hommes de guerre. France, seizième siè- 
cle, règne d'Henri III. 254, 261, 269, 274, 275, 278, 289. 

Panseretesche. — Voir Sabretache. 

Pansière. — Partie de l'armure d'acier couvrant le devant 
du corps jusqu'à la ceinture ; l'autre partie était appelée 
dossière ; ensemble que l'on a depuis nommé très impropre- 
ment cuirasse. Europe, moyen âge et seizième siècle, 204, 
217, 219, 260. 

Pantalon. — Culotte à longues jambes portée dès le sei- 
zième siècle par les prolétaires de la république de Venise. 
Les Vénitiens étaient désignés dans la haute Italie par le 
sobriquet de Pantaloni, à cause, dit-on, de la dévotion qu'ils 
professaient pour Saint-Pantaléon ; ce nom passa à leurs 
culottes. Ce sont les personnages de la Comédie Italienne 
qui firent connaître en France le pantalon, lequel ne s'in- 
troduisit que dans les costumes de fantaisie réservés aux 
ballets ; les seigneurs de la cour de Louis XIII dansaient 
en pantalon. Cette pièce du costume fit son entrée définitive 
dans la toilette des hommes vers les premières années du 
dix-neuvième siècle ; elle avait été la partie fondamentale 
du déshabillé dit en chenille que les jeunes gens mettaient le 
matin au temps de Louis XVI. Les hussards de cette der- 
nière époque poi-taient le pantalon collant avec des bottes à 
revers; celui des marins était large. Les ouvriers l'adoptè- 
rent aux approches de la Bévolution; ce qui, plus tard, 
donna naissance à l'épithète de sans-culottes. — Pantalons 
à raies; armées républicaines. — France, fin du dix-hui- 
tième siècle, 386, 400, 405, 410. Voir Chalwab, Puyjamas 
Sbroual. 

Pantophellos. — Chaussure à semelle de liège; mot d'où 
est venu celui de pantoufles; antiquité, 47. 

Pantoufles. — Mules légères. Costume féminin de la fin du 
quinzième siècle; Europe, 246. 

Panurge (natte à la). — Hommes du règne de Louis XVI ; 
France, 1786. — (chapeaux à la) ; dames de la même épo- 
que. — 391-392. 

Papillon. — Épingle à tête de diamant faisant partie de la 
coiffm-e à la Fontange; modes féminines du règne de 
Louis XIV. France, dix-septième siècle, 354. Voir Firma- 
ment, Guêpe. 

— Cornette très légère ; toilette d'intérieur des dames du 
dix-huitième siècle. France, 371, 398. 

Pappoosse. — Nom donné à l'enfant, chez les Killimous de 
la Californie; Amérique du Nord, 82. 

Paquet (chevelure nouée en). — Arrangement des cheveux 
accompagnant la coiffure à la Fontange ; modes féminines 
du dix-septième siècle ; France, 353. 



224 



Parador. 



Auberge espagnole, 477-478. 



Paralourgis. — Robe bonii'e iiar devant, et dans la lon- 
gueur, lie deux bandes ordinairement de pourpre marine; 
les Ioniens l'appelaient ^/tVAi/((K.« ; Grèce antique, 25-26. 

Parang. — Glaive en usage à Bornéo et aux Célèbes; 
Océanie, 63-64, 65 et 66. 

Parasol (cxtàSsiov, ■umbellu, umbraculum). — L'usage du 
parasol était très répandu en Grèce et à Rome ; on appe- 
lait umbelli/erœ les esclaves qui en étaient porteurs ; anti- 
quité, 8, U et 12, 18. 

Parasols africains, 69, 71. 

Parasols chinois, japonais, indous, 87, 89 et 90, 92-93, lui, 
105, 132. 

Le parasol des souverains mogols, 113, 115, 119. — Celui 
des doges de Venise, 199. 

Parazonium. — Le glaive des tribuns et des officiers supé- 
rieiu-s de l'armée romaine ; antiquité, 36-37. 

Parement (ornatus). — Ce qui pare, étofife qui pare. 

Paiement (costume dit de). — S'entendait au moyen âge 
comme vêtement d'étoffe porté sur l'armure. La cotte d'ar- 
mes était un parement lorsqu'elle recouvrait le haubert ou 
la broi(/ne. Sous le règne de Charles V, les surcots d'armes 
posés sur l'armure de mailles furent de longs vêtements 
traînant jusqu'à terre, auxquels on donna aussi le nom de 
parement. France, 202. 

Parement. — Pièce d'étoffe brodée ou brochée, cousue 
aux manches et sur le bord inférieur de l'aube ; vêtements 
sacerdotaux du clergé latin. Europe, moyen âge; 194. 

Parement. — Revers de la manche de l'habit. Dix-sep- 
tième et dix-liuitième siècles, 351, 367, 369. 

Parement (chambre de). — Pièce de réception des palais 
et des maisons seigneuriales ; Europe, moyen âge, seizième 
et dix-septième siècles ; 293, 344-345, 347. 

Parepain. — Couteau h, uhapeler le p.iin ; Europe, moyen 
âge, 399. 

Paresseuse (bonnet, chignon à la). — Modes féminines de 
la fin du dix-huitième siècle ; France, 391-392, 397. 

Parfait contentement. — Nœud de ruban placé au 
haut du corsage ; dames du dix-huitième siècle ;France,367, 
388. 

Pariâhs. — Les « hors castes », out castes; Indes, 132. 

Pariphès, Paryphès. — Tunique d'un tissu transparent, 
ornée de broderies et parfois bordée des deux côtés d'une 
bande de couleur; Grèce, 20, 25-26. 

Parma. — Bouclier circulaire à l'usage des véli/es, troupes 
légères des légions romaines. — Parma threcidica ; le bou- 
clier des gladiateurs armés à la thracienne. — 3C-37, 202. 

Parva casa. — Cape rondo, sans capuchon ; Italie, seizième 
sifcle, 244. 

Pas d'âne. — Nom donné à une pièce ajoutée à la garde 
de l'épée, vers le seizième siècle. "Le pas d'âne formait deux 
anneaux portant des quillons et se recourbant dans le plan 
de la lame ; Europe, 2G2. 

Paschaly-cawouk. — Calotte brodée recouverte d'un 
Voile tombant derrière les épaules; Turquie, 169. 

Pass. — Ceinture de cuir du (jorale ou montagnard hoiigroL-;, 
458 et 459. 

Passe. — Les cotés du bonnet féminin ; Normandie, 490. 



Passe-caille. — Rulian auquel se suspendait le manchon ; 
ce nom provient d'un air d'opéra très en vogue composé 
sur un rythme espagnol, et qu'on appelait jinsse-caille; 
France, fin du dix-septième siècle, 354, 360. 

Passe-gardes ou Garde-collet. — Pièce d'armure s'éle- 
vant sur chaque épaule pour garantir le cou; Europe, quin- 
zième et seizième siècles, 203, 217, 253, 260. 

Passements. — Mode d'origine italienne. Passementeries 
appliquées sur les vêtements. Sous le règne de Charles IX, 
l'or et l'argent furent tressés en guipures et en dentelles 
qui prirent aussi le nom de passements. Les rois de France 
rendirent plusieurs édits contre cette mode ; on la rem- 
plaça en 1620 par celle de la dentelle de fil et du point 
coupé. Europe seizième et dix -septième siècle ; 266, 267, 268, 
276 et 277, 327, 328, 329, 337. 

Passevolant. — Pièce d'artillerie du seizième siècle; France, 
255. 

Pastor raajor. — Le chef des bergers, chez les paysans du 
moyen âge. — Pastour; le deuxième berger principal. — 

France, 209. 

Pasvescheurs. — Voir Pavois. 

Patenôtres. — Chapelet de prières ; moyen âge. A dater 
(lu règne de François l"^', le terme de patenôtres paraît 
s'être appliqué alors, non seulement aux chapelets mais aux 
pendants des ceintures, sortes de chapelets d'orfèvrerie 
tombant jusqu'aux bas de la cotte. France, modes féminines 
du moyen âge et du seizième siècle, 246, 264, 266, 267. Voir 
Co^"TE^•A^T■K. 

Patère (cpiâXvi, paiera). — Espèce de grande soucoupe ser- 
vant à contenir le vin des .sacrifices ; antiquité, 39. 

Patience. — Voir Miséricorde. 

Patins. — Pour marcher dans la boue, dès une époque re- 
culée, on portait des patins pUis ou moins élevés ; cet usage 
existait encore en France, vers le milieu du dix-septième 
siècle; 327. Hauts patins; Italie, seizième siècle, 327. 

Le patin à glace, chaussure des Frisonnes; Hollande, 421 
et 422. 

Voir. Guetta, N.vleux, Suksi. 

Patines. — Chaussure des femmes sablaises ; Vendée, 
France, 496. 

Patio. — De p((teo, être ouvert; cour intérieure de la mai- 
son espagnole et de la généralité des habitations dans les 
pays chauds; c'est le cavœdiiim antique. 167, 168, 477-478. 

Patriarche. — Titre que l'Église donnait autrefois aux 
évêques des premiers sièges épiscopaux, tels que ceux de 
Constautinople, d'Alexandrie, d'Antioche, etc. — Les chefs 
de l'Église grecque, des Maronites, des Jacobites, des Nes- 
torieus, etc.; 181, 182. 

Patte. — La partie retombante du chaperon ; Europe, 
moyen âge. 210, 211,221. 

Pattes (souliers) ou piittus; Eurojje, fin du quinzième siè- 
cle, 238, 216, 251. 

Pauvres volontaires (ordre des). — Institué en Alle- 
magne vers 1370 ; 198. Voir NoLARDS. 

Pavane. — Danse française des seizième et dix-septième 
siècles, 362. 

IPa^/'Ois (paieras, parais, jiavarJ, taleras). — Grand bouclier 
de forme ovale ou quadrangulaire porté par les fantassins et 
plus particulièrement par les arbalétriers. — Pavescheurs ou 



225 



Mers; ceux qui portaient le pavois. — Europe, moyen 
âge. - 202, 217, 219. 
Payes royales. — Les gentilshommes pauvres servant dans 
l'infanterie et soldés par le roi ; France, seizième siècle, 256. 

Peak. — Coquillages dont les chefs Peaux-Rouges se font 
des colliers ; Amérique du Nord, 81. 

Pechtimal. — Tablier de soie unie; Turquie, 180. 

Pechyalês. — Voir Paralourgis. 

Pecques. — Nom donné bmx x>réeieuses Clq province; France, 
dix-septième siècle, 348. 

Pectoral. — Ornement de la poitrine ; Egypte et Assyrie, 1, 
12, 13. Voir HoscHEx, Pou-fou. 

— (^Pectorale, Yiat9wpày.iov, y.apSiocpûXa?, yùaXov) ; pla- 
que formant le devant de la cuirasse {loricci). Les Grecs 
appliquaient le mot YÛa)/jV à la plaque de derrière comme 
à celle de devant; antiquité, 25-26, 36-37. 

Peda. — Sabre-couperet des Papous ; Océanie, 60-61. 
Pedak. — Sabre en usage aux Célèbes, 65. 

Pédieux. — Nom que l'on donne à la chaussure de l'homme 
d'armes , composée de lames d'acier articulées ; Europe, 
seizième siècle, 260. Voir Solebets. 

Pedilon. — Chaussure ornée ; antiquité, 47. 

Pedum. — Sorte de houlette, insigne de commandement 
mis dans la main d'Osiris et des pharaons ; Egypte, 4, 8. 

— Nom que les anciens donnaient à la crosse épiscopale, 193. 

Peigne (pigne, tresseoir, tressoir). — Objet de toilette fait, 
dès les premiers siècles du moyen âge, d'ivoire, d'os ou de 
bois dur, 225. 

Peignes égyptiens , 6. — Peignes celtico-scandinaves , 51 , 
55. 

Peignoir à la Galathée. — Modes féminines; France, 
époque du Consulat, 408-409. 

Feliçon (pelichon,pelyson,peUsson, pelice). — Vêtement fort 
usité du douzième au quinzième siècle. Appartenant aux 
deux sexes, il consistait en une robe de dessus à manches 
très simples. Le peliçon, ainsi que son nom l'indique, était 
originairement un vêtement de fourrure. Europe, moyen âge ; 
213, 246. Voir Quezotb. 
Pelisse. — Robe defouiTurc; Turquie, 169, 170. 

Pelta ( 7zi\'zr\ ). — Bouclier elliptique d'origine asiatique ; 

armées grecques et romaines. — Pelta limata ; pelta en 

forme de croissants. — 14, 15, 16, 25-26, 34. 
Peltaste ( TrïXxaffTi^; )• — Soldat armé de la pelta; les 

peltastes formaient un corps de l'infanterie grecque, 25-26. 
Pelzkappe. — Bonnet de fourrure ; Allemagne, 336, 432, 

488. 

Pen-bas. — Le bâton de racine de chêne du paysan breton ; 
France, 495. 

Pendant-d'êpée. — Bride qui accompagnait le ceinturon 
pour porter l'épée en verrouil, c'est-à-dire horizontalement ; 
France, fin du seizième et commencement du dix-septième 
siècle, 301, 311. 

Pênikê. • — Partie avancée du tour de cheveux ; coiffures 
postiches ; Grèce, antiquité, 21. 

Pengtrossen. — Cordon supportant plusieurs sacs de cuir, 
ceinture de la ménagère suédoise, 415. 

Peningpungar. — Le porte-monnaie ou la bourse des La- 
pons, 411. 



Pénitence des Martyrs. — Ordre religieux établi en Po- 
logne vers 1257; 198. 

Pénitents noirs. — Italie, seizième siècle, 332. 

Pénitentes ireligieuses) . — France, dix-septième siècle, 332. 

Pennerès. ■ — Nom donné aux jeunes filles, en Bretagne ; 
499-500. 

Pennon. — Bande d'étoffe longue et finissant en pointe que 
les bacheliers ^OTtnient ?iu bout d'mie lance. — Pannoncel; 
petit pennon à une ou deux queues. — Au milieu du seizième 
siècle, la cornette blanche joua auprès des généraux d'ar- 
mée l'ancien rôle du pennon. Europe, moyen âge, 202, 220. 
Voir Bannière, Gonnfanon, Oriflamme. 

Pentacol. — Bijou que l'on suspendait au milieu du collier ; 
France, treizième, quatorzième et quinzième siècles, 210,212. 

Pentes. — Les tentures pendantes qui masquent le chevet et 
le pied dvT lit ; elles étaient généralement d'une autre étoffe 
que les courtines ou rideaux placés sur les côtés. Europe, 
moyen âge; 231, 322. 

Pentectênes. — Tuniques ayant une bordure en dents de 
scie ; Grèce, 19. 

Penula ( çaivoXïi; ). — Vêtement romain d'origine grecque : 
sorte de blouse ayant une ouvertm-e pour le passage de la 
tête ; plus tard on en fit pour les bras. La penula se met- 
tait comme un manteau par-dessus la tunique ; elle était 
moins ample que la lacerne dont on couvrait la toge, 40, 
188. 

Péons. — Anciens pâtres espagnols, ancêtres des métis chi- 
liens appelés Guassos; Amérique du Sud, 78. 

Peones. — Les gens à pied qui combattent le taureau ; sont 
compris parmi les peones, les espadas, les bandeiilleros et les 
chiilos aussi nommés capeadores; Espagne, 470 et 471. 

Peplon, Peplos, Péplum, Peplus. — Vêtement grec ser- 
vant exclusivement aux femmes et jouant le double rôle de 
la tunica et de la palla romaines. Ou fixait le peplon sur les 
épaules au moyen de broches ; les bras étaient entièrement 
à découvert; antiquité, 20, 24, 25-26. 

Peptarin. — Camisole en peau d'agneau à l'usage des deux 
sexes ; Valaques, 458 et 459. 

Perce- mailles. — Épée courte ; arme des fantassins de la 
première moitié du quatorzième siècle ; France, règne du 
roi Jean, 217. 

Péribarides. — Souliers des femmes libres et nobles; 
Grèce, 47. 

Péricarpe (petimrpia, 7T8pty.àf/iTia ). — Bracelet du poi- 
gnet ; Grèce, 31. 

Perideraia (itspiOEpaia). — Collier des dames grecques, 
25-26. 

Peripezide { iispiTceîlîoe;). — Anneau de cheville; parure 
féminine; Grèce, 31. 

Periscelide ( 7isptcrx£>iç ) — Anneau de jambe ; dames grec- 
ques, 20, 31. 

Péristyle (penstylium, TteplaxûXov ). — Deuxième par- 
tie de la maison romaine, après l'at?'ium, derrière letaUinum, 
et formant la partie privée de la maison. Il n'y avait de 
péristyle que dans les grandes demeures ; c'était une vaste 
cour, entourée de portiques en colonnades, conduisant aux 
diverses pièces d'habitation ; 33. 

Peritrachelia. — Collier féminin ; Grèce, 25-26. 

10. 



— 22C) 



Pero, Péronés. —Bottines ]acôo=. montant in^quiin mollet : 

;uitiquitr-. 47. 
Perruque. — Du gveo dorique ptiriios pour purros, fauve, 
jauue, parce que les premières perruques étaient en cheveux 
blonds. Chez les Romains, l'usage ne s'en introduisit que 
sous les empereurs ; les femmes en profitèrent pour se com- 
poser des coiffures très ouvragées qu'elles appelaient tutulus, 
corymbux, rjuleriis, etc. Dans les temps modernes, la mode 
des perruques, pour les hommes, commence à se répandre 
en France vers 1630, et prend son plus grand développement 
.sous le règne de Louis XIV, époque où apparaissent la crinière 
de lion, l'in-folio, etc. Ces coiffures volumineuses furent 
remplacées, au dix-huitième siècle par des perruques à che- 
veux courts et poudrées qui, sous différentes formes, subsis- 
tèrent jusqu'à la Révolution, concurremment avec les che- 
veux poudrés, mode à l'usage des personnes dont la che- 
velure abondante pouvait supporter les façons de coiffures 
données aux perruques. 

Antiquité; 21, 41. lo//' CALiExnia.M, Entiuciion-,Pênikk, 
Rkocomiox. 

France, règne de LouisXIII ; coiffure à la comité. Perruque 
à calotte, Postiches, 327, 328, 329. 

Règne de Louis XIV; checeux blanc arjute, blanc de lait, 
blanc fond Jaune, châtain, châtain clair, châtain brun, gris de 
Maure noir, petit noir, noir jais, quart blanc, crinière de lion, 
;inancière : perruque d'abbé, de bichon ou à la moutonne, perru- 
que à la cavalière ou carrée, à Vespafjnole, perruque (jri.taiUe. 
infolio, 340, 344-345, 351, 352, 354,359, 360,361, 362, 

Règne de Louis XV et Louis XVI ; perruque à bourse, à la 
brigadi'ere; perruques nouées, à queue, à la régence, perruques 
sans tissu et à Jour, coiffure grecque carrée, 366, 391-392. 

Peniiques militaires; 386, 400. 

La mode des perruques féminines ne commence que vers la 
moitié du dix-huitième siècle et subsiste jusqu'à l'époque du 
Consulat. Chignon, chignon plein, chignon à la paresseuse, 
cache folie, perruques à la Titus, à la Varacalla ; postiches. 
tour;ZS7, 406, 408-409. 

Fers. — Le bleu intense; moyen âge et seizième siècle, 274. 

Persane. — Xom donné à la caunace, le surtout à franges 
des Perses; antiquité, 11 et 12. 

Persique. — Chaussure blanche à l'usage des courtisanes 

d'Athènes ; Grèce, antiquité, 47. 
— (Sandale à la) ; sandale sans quartier; Assyrie, 11 et 12. 

Pertuisane. — Arme qui participait de la picpie et de l;i 
hallebarde; Europe, moyen âge, 217, 

Péruvienne (veste à la). — Modes féminines du règne de 

Louis XVI; France, 389. 
Pescadores. — Pêcheurs portugais, 482. 

Pétase (jie/asus, ■Kéxaaoç). — Chapeau de feutre, coiffure de 
voyage des Grecs et des Romains; antiquité, 16, 21, 29. 

Petché. — Voile épais en canevas de crin ; costume fémi- 
nin ; Turquie, 180, 

Pet-en-l'air. — Voir Casaqlix. 

Petit-collet. — Nom que portaient les abbés mondains du 

dix-septième siècle, vêtus du manteau coiurt à petit collet : 

France, 364. 

Petite-oie. — Nœuds de rubans, ornements accessoires des 
habits et du chapeau ; France , dix-septième .siècle, 285, 
323, 340. Voir G.vlaxt.-^. 

Petoritum. —Voiture découverte, à quatre J'ouos -.Romains. 
216. 



Petyliorcès. — Cavaliev> lithuaniens ; Pologne, dix-septième- 
dix-liuitième siècle, 454. 

Phaenicis. — Robe d'un rouge vif, teinture d'origine phéni- 
cienne; antiquité. 25-26. 

Phainolè. — Voir Pexula. 

Phalangite ( çaXayyÎTy]; ). — Soldat armé et équipé comme 
ceux de la phalange macédonienne; Grèce, 25-26. 

Phalères {phalera, xàïâXapa). — Plaque rondes ciselées, 
d'or, d'argent ou d'autres métaux ; décoration militaire 
chez les Romains. — Phaleiatus; le soldat romain porteur 
de phalères, 36-37, 58. 

Phaloi. — Crêtes de casques ; Grèce, 25-26. Voir AiiririrnA- 

I.O.S, TRII'HALF.IA. 

Phari. — Porte-cierge, chandelier d'église; moyen âge, 181. 

Pharos (çàpo:). — Nom qu'Homère donne au palHum: 
léger manteau brodé aux couleurs éclatantes ; antiquité, 1 7, 

20. 

Phellos. — Haute semelle en liège ; chaussure antique, 47. 

Phénix (coiffure dite de). — Ornement de tête en forme d'oi- 
seau ; dames chinoises, 86. 

Phenolium. — La chasuble du clergé grec, 181, 182. 

Phialé. — Voir Phyalê. 

Phaecasion, Phaecasium ( çaixàuiov). — Chaussure fer- 
mée, habituellement portée par les prêtres d'Athènes et d'A- 
lexandrie. — Phœcaciatus; le Grec chaussé à\\ pluecasium, 47. 

Phounga-Taré. — La trompette des funérailles; Inde. 
123. 

Phuru. —Calotte de cuir des Bassoutos; Afrique, 67-68. 

Phyalè (çiâ)./]). — Coupe de fonne évasée; vase à on- 
guents. Grèce, 18, 23. 

Phyllis (gants à la) . — Règne de Louis XIII ; France, 329. 

Physionomie. — Toupet de devant en forme de croissant , 
coift'ure féminine ; France, dix-huitième siècle. — Fiisure 
ù lu phijsionomie. — 369, 388, 397. 

Pianelles. — Chaussure à l'italienne; modes féminines des 
seizième et dix-septième siècles ; Europe, 273, 322. 

Pic. — Corne de chapeau. — Chapeau à trois pries des liions 
de Batz, dép. de la Loire-Inférier.re. France, 496. 

Picador. — Cavalier espagnol qui attaque le taureau avec 
une piquo ; Espagne, 470 et 471. 

Picher, Pichet. — Petit vase à boire ; Europe, moyen âge. 
231. 

Picques seiches. — Piquiers surnuméraires, à paie simple; 
infanterie française du seizième siècle, 256. 

Picturl, — Plante dont les indigènes australiens mâchent la 
feuille; Océanie, 60-61. 

Pièce. — Plastron formant le devant du corsage ; modes fé- 
minines du Bourbonnais, de la Bretagne et delà Savoie; 
France, 484, 496. Voir Devastieu. 

Pièce (haute-). — Pièce de renfort de l'armet de joute; 
France, quinzième-seizième siècle, 253. 

Pied de biche. — Crochet à l'aide duquel on bandait l'arba- 
lète de guerre; France. quatorzième et quinzièmesiècles, 220. 
Voir Baudiik. 



— 227 — 



Pied d'ours (solerets dits à). — Voi>' Solerkts. 

Pierres à canon. — Boulets de pierre ; projectiles de la 
grosse artillerie, au quinzième siècle; Europe, 220. 

Pierres de Cayenne ( bagues en ). — France , règne de 
Louis XVI, 398. 

Pierreries du Temple. — Pierres fausses ; imitations d'é- 
meraudes, de rubis, de topazes que l'on fabriquait dans le 
quartier du Temple, à Paris ; commencement du règne de 
Louis XIV, 340. 

Pierrot. — Vêtement de déshabillé, variété du caraco; petit 
justaucorps décolleté et fermé sur le haut de la poitrine, 
mais très ouvert par le bas, muni de manches plates à pare- 
ments et de longues basques, avec des garnitures de bou- 
tons ; modes féminines. France, règne de Louis XVI. Ca- 
raco à la Pierrot, Pierrot-fichu, Pierrot-hollandcm, Pierrot à 
longues basques à la paysanne, 390, 398. 

Pifferari. — Musiciens ambulants ; Italie, 468. 

Pi-kien. — Pèlerine; costume chinois, 85, 86. 

Pilani. — Voir Pilum. 

Pilentum. — Voiture, chariot suspendu; Romains, 216. 

Pileus (tiÏXo;). — Bonnet de feutre à l'usage des hommes. 
J^epiletis variait de forme chez les différentes nations de 
l'antiquité, mais il conservait toujours le caractère général 
de bonnet rond sans rebords, collant sur la tête. On s'en ser- 
vait plus à la campagne qu'à la ville. 11 et 12, 56-57. 

Pili, — Vêtement en laine foulée porté par l'infanterie grec- 
que; antiquité, 25-26. 

Pilos. — Chausson de laine feutrée, en usage chez les G-recs ; 
47. Voir ITdoxes. 

Pilou-Pilou. — Fête de tribu ; Néo-Calédoniens, Océanie, 
60-61. 

Pilum ( Offaôç ). — Javeline, sorte de lance courte au fer 
long et large, employée comme pique et comme arme de jet ; 
Romains. — Pilani ; nom sous lequel se distinguaient primi- 
tivement les soldats composant la troisième ligne de l'an- 
cienne légion romaine, parce que, seuls alors, ils étaient 
armés du pilum, tandis que les deux autres lignes se ser- 
vaient de la lance ou hasta; 36-37. 

Pin. — Concubmes de l'empereur de Chine ; femmes du se- 
cond rang, ayant le titre de princesse, 86. Voir Chifou, 
Fou-Gin, Yu-Tsi. 

Pinacotheca (uivaxoSvîx'/]). — Galerie de tableaux; mai- 
son romaine, 33. 

Pinang. — Voir Sin, 

Pinasse. — Petit navire de haute mer ; Inde, 131. 

Pinea. — Pomme de pin ; figure que l'on rencontre fréquem- 
ment au sommet du signum romain, 36-37. 

Pinnirapus. — Tout gladiateur donné comme adversaire à 
un Samnite ou à un Thrace ; Romains, 36-37. 

Piper. — Joueur de cornemuse ; Ecosse, 425 et 426. 

Pique (picque). — Arme au fer long et pointu emmanché au 
bout d'un bâton. Au moyen âge, l'usage de la pique était 
presque général en Europe ; on l'employait à l'attaque et à 
la défense. — Pique flamande; arme des hommes de pied du 
quinzième siècle ; France 202. Voir Godendabt. 
Piquiers. — Soldats armés de la pique. En France, jusqu'à 



la fin du règne de Louis XIV, il y &xt des piquiers dans les 
régiments d'infanterie; 256, 257, 342, 343. 

Pirtti. — La maison finlandaise, 418. 

Pisantir. — Voir Saxïie. 

Pisch-Khedinet ou Pisch-Khedmet. — Domestique spé- 
cialement destiné à porter, nettoyer et rempUr de tabac le 
kaléan; Perse, 138, 141, 144. 

Piscina. — Bassin placé dans V atrium ou le pe)'isti/Hum des 
maisons particulières; Romains, 33. 

Piscina in area. — Bassin des bains romains, 47. 

Pistolet. — • Petite arme à feu ainsi nommée parce que les 
premières de ce genre furent fabriquées à Pistoie (Italie). 
— Pistolet à rouet; en usage jusque vers 1630, époque à la- 
quelle la platine dite à la miquelet commença à prendre le 
dessus. — Pistoliers; cavaliers français armés du pistolet, à 
l'exemple des reitres allemands qui, les premiers, se servi- 
rent de cette arme. — Europe, seizième siècle, 261, 262, 
270 et 271, 301, 381, 383, 384, 400. 

Pitaults. — Les paysans français du moyen âge, 222. 

Place. — Le sol de l'habitation rustique , en Bretagne ; 
France, 499-500. 

Placet. — Tabouret bas et large qui, en évitant de s'asseoir 
par terre, comme il était d'étiquette à la cour d'Henri IV, 
laissait au moins l'apparence d'une <c soumission galante ». 
France, dix-septième siècle, 322. 

Plaid. — Le manteau des Ecossais. L'ancien plaid consistait 
en une pièce de laine de huit ou neuf aunes de longueur, 
qui enveloppait tout le corps, et était serré autour de la 
taille par une ceinture de cuir, 425 et 426, 427. Voir Aeisaid. 

Plaques de front. — Parure des femmes de la Hollande. 

Voir HOOFDXAALD. 

Plaquette (boucles d'oreiUes à la). — Dames du règne de 
Louis XVI ; France, 391-392. 

Plates (platine, plattes}, — Nom par lequel on désignait, à 
dater du treizième siècle, les lames de fer battu posées sur 
les arrière-bras, les genoux et les tibias. Peu à peu, on 
ajouta à ces pièces des^ ailettes, des oubitières, des avant- 
bras ; mais ces renforts placés sur le haubert ou sur la broi- 
gne ne composaient pas une armure de fer complète. Ce 
n'est que beaucoup plus tard , sous le règne de Charles VI, 
que l'armure de plates complète fut adoptée. Europe, moyen 
âge; 202, 203, 206, 217. 

Plectre (plectrum, TiXrjxTpov). — Bâton de bois ou d'ivoire 
avec lequel le musicien faisait vibrer les cordes de son ins- 
trument. Antiqmté et moyen âge ; 3, 11 et 12, 22, 192. 

Plekté anadesmé. — Diadème, large bande d'orfèvrerie 
accompagnée de tresses d'or pendantes ; bijouterie orientale, 
antiquité, 140. 

Plommée. — Grand marteau d'armes ; s'entend aussi 
comme un fiéau à long manche armé de masses de fer rete- 
nues par des chaînes ; Europe, moyen âge, 218. 

Plommées ou Plomhets. — Balles pom- l'artillerie de petit 
calibre ; France, quinzième siècle, 220. 

Plotnik. — L'artisan russe, 443. 

Plumail. — Voir Plumes. 

Plumes, Plumet. — Parure civile et militaire en usage 
chez presque tous les peuples anciens et modernes, ainsi que 
chez toutes les tribus sauvages habitant des contrées où. 
vivent des oiseaux à plumes brillantes. 



— 228 



Antiquité, 4 ; 25-26, 36-37, 48-49. 

Europe, moyen âge; 202, 206, 211, 212, 216, 217, 218, 219, 
220, 221. 238,239, 246, 247 et 248, 249-250. 

Europe, seizième siècle ; 253, 254, 255, 256, 257,258, 260, 
261, 268, 270 et 271, 273, 274, 275, 278, 279, 280, 285, 301. 

Europe, dix-septième siècie ; 321, 326, 327, 328, 329, 340, 
342, 343, 344-345, 346, 351, 360, 364. 

Europe dix-li'iitième siècle ; 366 , 3S9, 390,391-392, 398, 
400, 402, 406, 408-409. 

Ecosse, Tj-rol. Pologne, Hongrie ; 425 et 426, 433, 449, 450, 
452,453, 454,458 et 459. 

Voir Aigrette, Crista, Paxache, Xvv.\.-lix. 

Plumail; costumes militaires du moyen âge et du sei- 
zième siècle ; France, 202, 203. 

Plumes (tour de); chapeaux des liommes ; France, règne 
de Louis XIV, 340, 344-345, 346, 351. 

Plumes (héron de) ; Plumes à la foUetle ; dames du règne 
de Louis XVI, 391-392. 

Plumes suédoises ou soies de cochon. — Lames d'épée que les 
Suédois, sous Gustave-Adolphe, avaient imaginé de fixer au 
bout de leurs mousquets ; Europe, dix-septième siècle, 343. 

Pluvial. — La penula des anciens ; on donnait aussi ce nom 
k la chape ecclésiastique. Europe, moyen âge ; 188, 194. 

Podeia, Pelyntra. — Ctiausson fait de bandes de feutre ; 
antiquité, 47. 

Podeion (fascia, t:o6sïov); chaussettes ou bas; Grèce, 
15. 

Podère (podères, poderis, TZO^tTiÇifiç ). — Chîton tombant jus- 
qu'aux pieds ; ou l'appelait aussi symmetria. dames grecques ; 
17, 20. Voir TcxiCA talaris. 

Podwika. — Bonnet de toile ; ancienne coiffure des femmes 
mariées, en Pologne, 449. 

Poêle à gouttières. — Le dais du lit muni de lambre- 
quins ; Europe, moyen âge, 227. 

Poîli ou mantel. La couverture surmontant la carcasse 
des chars du moyen âge, 216. 

PoUe en terre cuite; Allemagne seizième siècle; 296. — 
Le poêle de la maison russe, 443. 

Poignard. — 2, 48-49, 56-57, 63-64, 65 et G6, 67-68, 94-95, 
110, 111, 112, 120, 121, 134, £06, 212, 213, 214, 216, 217, 
219, 220, 222, 238, 239, 253, 254, 256, 257, 262, 263, 425 
et 426, 427. 

Voir Badelaike ou Bazelaire, Bidag, Cluxaculum, 
CousTEr, a i'Lates, Dague, Khou'itau, Kiîis.s, L.\xgue- 

DK-BŒl'F, MAIX gauche, MISÉRICORDE. 

Point coupé. — Sorte de dentelle de fil faite à l'aiguille ; 
modes des seizième et dix-septième siècles, 276 et 277, 326, 
328, 329. 

Poires de parfums. — Accessoire de la toilette féminine ; 
on le susiiendait au demi-ceint. France, époque Louis XIII, 
328. 

Poires à poudre. — 256, 257, 263, 283, 301. Voir Amoh- 
<,'<mi, Fi.a.sque, Pulvérix. 

Poitou. — Danse française de la première moitié du dix- 
soptième siècle, 328, 

Poitrines d'acier. — Plaques de fer posées sur la poitrine ; 
liommes de guerre du quinzième siècle; Europe, 219. 

Pokalem. — Coiffure de petite tenue, d'origine hongroise. 
Le pokalem devint en usage dans l'armée française sous b 
règne de Louis XV ; France, 384 . 



Polaques. — Cavaliers étrangers au service de la France; 
dix-sejjtième siècle, 383, 

Polaynas. — Longues guêtres de drap ; Galiciens, Espagne, 
47G. 

Polisson (en). — Toilette de négligé ; hommes de la pre- 
mière moitié du dix-huitième siècle; France règne de 
Louis XV, 372. 

Polonaise. — Pardessus assez court, généralement garni de 
fouiTiircs. — Robe en usage chez les dames de l'époque 
Louis XVI; France, 389. 

Polouar. — Bateau léger propre à la navigation intérieure ; 
Inde, 131. 

Pomandres. — Pommes de senteur; toilette féminine. Eu- 
rope, moyen âge, 226. 

Poncho. — Espèce de dalmatique sans manches ; vêtement 
national des Chiliens, 77, 78. 

Ponka. — Vêtement de dessus, à manclies courtes ; femmes 
russes de Kiazan (Russie), 438 et 439. 

Pontificale. — Nom que les anciens donnaient à la crosse 
épiscopale, 193. 

Popa. — Ministre du culte qui conduisait la victime â l'au- 
tel et qui l'abattait avec le côté non tranchant de la hache ; 
le cultrarius l'achevait avec le couteau sacré ; Romains, 38. 

Popinae. — ÉtabUssement public où l'on mangeait le reste 
des sacrifices dont les popœ faisaient le trafic, d'où le nom 
donné à ces tavernes à bas prix ; Romains, 33. 

PorflUures, Pourfllures. — Agréments d'or et d'argent 
qui garnissaient les habits civils et militaires ; Europe, 
moyen âge, seizième et dix-septième siècles, 206, 326. 

Porphyra. — Pourpre pêchée sur les côtes d'Afrique, de la 
Laconie, et surtout dans la mer qui baignait l'ancienne ville 
de Tyr. — Porphi/rosemos; robe à bande de pourpre, anti- 
quité. — 25-26. 

Portanières. — Femmes du peuple ; Bordeaux, commence- 
ment du dix-neuvième siècle, 485. 

Porte-mèche. — Instrument à l'aide duquel le cannnnier 
du seizième siècle enflammait la poudre du canon. — Arme 
des commissaires d'artillerie ; France, 254. Voir Boui'e 

FEUX. 

Porte monnaie. — Laponie. Voir Pextxgpuxgar. 

Porte-sceptres. — Assyrie. Voir Skeptuques. 

Porteurs d'eau. — France, seizième siècle; 283. Voir Ar- 
da ui, Ac;i;.M)ou, Sakka. 

Portique (porticus, <7Toa ), — Maisons grecques et romaines ; 
antiquité, 27-28, 33. 

Posada. — Auberge espagnole; 477-478. 

Pospolité. — Arrière-ban de l'armée polono-litlmanienne ; 
(lix-septième-dix-huitième siècle, 454. 

Postes. — Nom donné en Italie aux filets de soie formant 
les nœuds ou glands de la longue ceinture aux bouts pen- 
dants portée par les dames du seizième siècle, 264. 

Postiches. — De posticcio, ajouté ; mèches détachées que 
l'on introduisait dans la chevelure naturelle; hommes de 
l'époque Louis XIII; France dix-septième siècle, 361. Voir 
Coixs. 



Pot en-tête. 



Coiffure de fer en usnge clicz les oflRciers- 



229 — 



ingénieurs de l'époque Louis XIII, lorsqu'ils se rendaient aux 
tranchées; 'France, dix-septième siècle, 301. 

Potour. — Pantalon large; Turquie, 175, 177, 178,464. 

Pouchi. — Pièce d'étoffe nouée sous le menton, sur laquelle 
vient s'appuj'er le tantour; coiffure des femmes druses; Tur- 
quie, 179. 

Poudre à cheveux. — Dans l'antiquité, et notamment 
chez les E,omaius, les femmes se servaient de poudre povir 
changer la couleur de leurs cheveux ; les Gauloises em- 
ployaient des cendres blanches. — En France, ce sont les da- 
mes du seizième siècle qui remirent la poudre en usage ; elles 
avaient recours à des poudres parfumées qui tenaient sur 
les cheveux à l'aide d'un mucilage ; les femmes du peuple 
employaient la poudre de cMne pourri. Vers la fin du règne 
de Louis XIV, la vogue de la poudre revint à la cour, mais la 
mode absolue et générale n'en fût en vigueur qu'à dater 
des premières années du règne de Louis XV ; elle dura jus- 
qu'à la fin du siècle. 274, 276 et 277, 280, 311, 351, 361, 366, 
383, 385, 389, 391-392, 400. 

Poudre (œil de); poudi'ure à frimas. — Légère couche de 
pfiudre jetée sur la chevelure; France, dix-huitième siècle; 
400. 

Poudre à graine d'épinard; grosse poudre dont on se ser- 
vait, chez les hommes, pour masquer la jonction d'un tou- 
pet formé par les cheveux naturels avec les cheveux 
artificiels de la perruque ; France, première moitié du dix- 
huitième siècle, 366. 

Pouff. — Arrangement consistant en une pièce de gaze dis- 
posée de diverses manières sur la chevelure des dames ; 
France ; règne de Louis XVI. Pouffs en rocher, au sentiment, 
àla Victoire, à la Virginie, 388, 389, 390, 391-392. 

Pou-fou. — Broderie pectorale, insigne hiérarchique chez les 
mandarins ; Chine, 85, 87, 88, 89 et 90. 

Poulacre. — Le surtout en flanelle porté par les Auver- 
gnats ; France, 484 . 

Poulaines. — C'est à dire polonaises. La poulaine, mode 
venue de Pologne, était un allongement démesuré de la 
pointe du soulier ou de la bottine. Le temps de la vogue 
des poulaines est compris entre les années 1390 et 1440 ; 
elles atteignent leur plus grande longueur vers 1420. A dater 
de cette dernière époque, on les voit se raccourcir, puis dis- 
paraître sous Charles VIII, vers 1485. France, moyen âge ; 
206, 209, 210, 211, 213, 214,220. 

Poulan. — Étoffe du Nivernais en usage chez les Morvan- 
delles ; France, 487. 

Poulcoménic. — Colonel des uhlans- volontaires du maré- 
chal de Saxe ; France dix-huitième siècle, 383. 

Pounya. — Éventail indou, 126. 

Pourpoint (gipon, pouipoinct). — Vêtement d'homme, ajusté, 
couvrant le haut du corps, du cou à la ceinture. Au 
quinzième siècle , le pourpoint remplace le corset et le snrcot, 
et devient surtout de mode vers 1440. Le pourpoint et du 
une grande importance dans l'habillement du seizième siècle 
et du dix-septième ; pendant le règne de Louis XIV, il est 
remplacé par le justaucorps. Europe ; 206, 210, 212, 238, 239, 
246, 247 et 248, 249 et 250, 268, 269, 270et271, 272, 273, 274, 
275, 280, 283, 285, 311, 321, 323, 327, 328, 329, 331, 340. 

Pourpoint à la Henri IV; pourpoint sans buse, avec épau- 
lettes. France, seizième-dix-septième siècle, 311. 

Pourpoint militaire. — 202, 254, 256, 257, 342. Voir Ho- 

QUETOX, JUSTAUCORFS. 



Pourpre (purjmra). — Teinture précieuse dont les anciens 
coloraient leurs vêtements. Il y avait deux espèces princi- 
pales de pourpre, dont chacune fournissait plusieurs nuances, 
selon l'intensité de la couleur ou la proportion du mélange 
que l'on en faisait. L'une était la pourpre marine et l'antre 
la pourpre végétale. — Pourpre marine; tirée des coquillages, 
c'était la plus estimée. — ■ Pourpi-e végétale (xôxxoç , coccos, 
graine) ; extraite d'une substance végétale ou peut-être d'un 
insecte recueilli sur certains arbres. — 25-26, 36-37. 

Voir Algexsis, Buccix, Calculknsis, Coccobapiiès, 
HVDIIOBAPHÈS, Hysgikus, Lutensis, Melamporphyron, 
Mesoporphyra, Ph.exicis, Porphyra, Porphyrosémos, 
Psy'chrobaphès, Purpura pelagia, T.tîxiexsis. 

Pouvoir exécutif. — Le gourdin des muscadins ; Révolu- 
tion française, 404. 

Povoïnik. — Coiffure féminine; Russie, 438 et 439. 

Praefericulurn. — Vase pour le vin des sacrifices ; Ro- 
mains, 39. 

Prœfectus legionis. — Le commandant en chef de la lé- 
gion romaine, 36-37. 

Prsefiscini. — Préservatifs contre la fascination ; Romains, 
42. 

Prsetexte. — Voir Toge. 

Prayer. — Homme de service chargé de la surveillance gé- 
nérale des prés; paysans français du moyen âge, 209. 

Précieuse. — Épithète donnée à la femme de bel esprit ; 
France, dix-septième siècle. — Précieux. — 321, 348. 

Pregonero. — Crieur public de village; Aragon, Espagne, 
473. 

Préœontrés (ordre des). — Fondé en 1120 ; France, 334. 

Presse. — L'armoire qui sert à ranger les écheveaux de lin 
récemment filés; mobilier rustique de la Bretagne, 499- 
500. 

Prétintailles. — Ornement de jupe : immenses découpures 
appliquées en couleurs différentes sur le fond. Modes fémi- 
nines de la fin du dix -septième siècle ; France, règne de 
Louis XIV, 352, 353, 354. 

Pretiosa. — La « précieuse » : mitre de soie et d'or, enri- 
chie de perles et de pierres précieuses ; ornements sacerdo- 
taux du clergé latin, 193. 

Prieur d'enterrement. — Hollande. Voir Aanspreker. 

Principes. — Fantassins pesamment armés, qui formaient 
le second des trois corps dont était originairement composée 
la légion romaine, 36-37. 

Printemps (coiffure du). — Modes féminines de la seconde 
partie du règne de Louis XVI; France, 390. 

Probra. — L'un des noms que les Romains donnaient aux 
amulettes; antiquité, 42. 

Procation, Procaeton (TtpoxoiTwv ). — Antichambre de 
la maison grecque; antiquité, 27-28. 

Procomion. — Tour de cheveux postiches ; dames grec- 
ques, 21. 

Procurator. — Questeur du grand conseil ; république de 
Venise, dix-septième siècle, 359. 

Prostas, Parastas. — Porte de la maison grecque ; anti- 
quité, 27-28. 



— 230 



Prothyrum (TipôOvpov). — L'allée, le couloir allant île la 
porte de la nie à celle île l'intérieur ; maisons grecques et 
romaines, 27-28, 33. 

Provençale (cheveux à la). — C'est à dire ras sur le devant 
de la tête ; modes masculines du onzième siècle ; France, 
188. 

Provençale (culottes à la). — Chausses à l'usage des 
(lames ; Europe, seizième siècle, 289. 

Przyiaciolka (amie). — Robe, pardessus des pay.sannes po- 
lonaises, l'ancienne amicula barbarica; 449. 

Psaltèrion (pxal/eriwn , '\iaXxriÇiio^ ) . — Instrument à 
cordes tenant le milieu entre la cithare et la harpe. Au 
moyen âge, le psaltèrion se nomme encore psaltire, sallérion, 
demi-canon ; il est triangulaire ; ses cordes, placées hori- 
zontalement, sont pincées à l'aide d'un plectre ou d'une 
plume. 11, 192. 

PtaltHd. — Nom que dans l'antiquité, on donnait en gé- 
néral à toute femme jouant d'un instrument à cordes, 22. 

Pschent. — Coiffure des souverains de l'Egypte antique, 4, 
8. 

Psile. — Archer grec, 15. 

Psychrobaphès. — Étoffe teinte à froid ; antiquité, 25-26. 

Puckhaway. — Tambour de forme légèrement elliptique ; 
Inde, 123. 

Puffjacke, — Jaquette bouffante; Allemagne, seizième 
siècle, 270 et 271. 

Pukoye. — Le tablier des Cafres; Afrique, G7-6S, 73. 

Pulke. — Traîneau d'hiver; Lapons, 411. 

PuUaire (cage). — Voir Cage. 

Puluar. — Sabre indien, avec uue lame courbe au tranchant 
taillé en dents de scie, 120. 

Pulvérin. — Poire à poudre ; Europe, seizième et dix-sep- 
tième siècles, 253, 263, 311. 

Punales. — Couteaux espagnols, 475. 

Puojumala. — « Demi-dieu », sorcier lapon, 411. 

Puotier. — Gardeur de dindons ; paysans français du moj-en 
âge, 209. 

Purpura pelagia. — Pourpre pélagienne, la plus belle des 
pourpres marines ; antiquité, 25-26. 

Puskul. —Houppe de soie surmontant le fez; Orient, 135 
et 136, 176, 177, 178, 179, 180. 

Puyjamas. — Pantalon; Inde, 110, 111, 112, 113, 122, 124. 

Pyxis I ■TlvlM ). — Boîte, écrin ; Grèce, 18. 



Q 



Qânon. — Instrument polycorde d'origine arabe, dont la 
caisse sonore avait la forme d'un trapèze. Le qânon fut in- 
troduit en France à l'époque des croisades, 192. 

Quadrige (î«»d/-j</a, t£6pt7t7iovàp(xa). _ Char antique 
traîné par quatre chevaux de front ; 29, 30. Voir Agitatok 

KQUORUM, Au MA, AUIUGA, TltlGA. 

Quadrisolse. — Chaussure dont la semelle avait quatre 
épai.sseurs ; Romains, 47. 



Quarreau. 



Voir CAUKEAr. 



Quarrel. — Voir Col-.s8ix. 

Quennon. — Voir Caxox. 

Quenouilles. — Montants des voitures ; carrosserie du dix- 
soptième siècle, 320. 

Queue. — Terme de coiffure, l'assemblage des cheveux de 
derrière couverts ou non de poudre, attachés avec un cordon 
et retenus par un ruban noué. La queue inventée pour la 
commodité des voyageurs et des militaires, entra dans le 
costume élégant vers 1740; Europe, dix-huitième siècle, 367, 
385, 391-392, 400. Voir Bourse, Bout-de-rat, Catogax. 
^ Les tentures pendantes du lit, au seizième siècle ; ce que 
l'on appelait auparavant gouttière, lambrequin, 293. 

Queue de martre. — Garniture des manchons et des re- 
dingotes du matin. Modes féminines de l'époque Louis XVI ; 
France, 390. 

Quetie de renard (panache en). — Voir Panache, 
Queue de remird. — Récompense militaire; Chine, 87. 

Quille (galons disposés en). — C'est à dire de haut en bas ; 
officiers de livrée de la maison du roi ; France, règne de 
Louis XIV, 349. 

Quezote. — Peliçon espagnol ; treizième siècle, 200. 

Quittandeiras. — Négresses revendeuses ; Brésil, 77, 

Qvinno balte. — Ceinture de femmes ; Lapons, 411. 



Rabâb, Rebàb. — Instrument h cordes et à archet. Deux 
sortes de l'ebâh sont connues en Arabie et dans tout l'O- 
rient ; la seule différence qui les distingue consiste en ce 
que l'un de ces instruments a deux cordes et que l'autre 
n'en a qu'une; 164, 192. Voir Eubèbe. 

Rabat. — Nom donné, à la fin du seizième siècle, au collet de 
la chemise rabattu sur les vêtements. Sous Louis XIII, le 
rabat des dames fut d'abord un léger fichu de hnon cou- 
vrant les épaules et posé sur un col rabattu de guipure ou 
de dentelle auquel, plus tard, ou donna aussi le nom de 
rabat. Pendant la jeunesse de Louis XIV, le rabat des 
hommes était attaché avec des cordons garnis de glands ; 
après 1656, ces cordons firent place à la cravate de ruban 
ou de dentelle. Le rabat ne continua à être en usage que 
chez les ecclésiastiques et les gens de robe, tels que les ma- 
gistrats, les avocats, les professeurs, etc. — Rabat dentelé; 
modes féminines du règne de Louis XIII. — 280, 311, 321, 
327, 328, 329, 340, 344-345, 352, 354, 361. 

Raffinés. ^ Nom de ces élégants du temps d'Henri III, 
d'Henri IV et de Louis XIII, qui, duellistes délicats et sus- 
ceptibles siir le point d'honneur, étaient toujours prêts à 
dégainer et s'appelaient eux-mêmes raffinés d'honneur: 
France, seizième et dix-septième siècles, 321, 328. 

Raillons. — Les traits ou carreaux de l'arbalétrier ; France, 
moyen âge, 220, 

Rancho. — Hutte de bambou ; Chili, 78. 

Rapière. — L'arme de duel par excellence : épée à lame 
longue et effilée, tranchante vers le bout, ayant générale- 
ment pour garde une petite corbeUle appelée coquille, et 
percée d'une multitude de trous pour engager et briser la 



231 



pointe de l'adversaire ; Europe, seizième et dix-septième 
siècles, 262, 263. 

Raquette (cheveux en). — C'est à dire tirés, de manière à 
donner de la largeur au front ; seconde moitié du seizième 
siècle; France, 269, 274, 276 et 277. 

Rassade. — ■ Perles en verres ; parure du cou et de la poitrine 
' des jeunes filles hutsules (Ruthènes), 458 et 459. 

Raté . — Claie servant de planche à pain ; habitation bre- 
tonne, 499-500. 

Ratine. — G-ros drap en usage dans la classe bourgeoise ; 
France, dix-huitième siècle, 367. 

Rational. — Plaque d'or carrée ; bijou mystique qui couvrait 
la poitrine des pontifes du peuple juif, et que l'on voit aussi 
représenté parfois sur celle des évêques des premiers siècles ; 
13. Voir HoscHEN. 

Raz. — Robe transparente; Inde, 113, 114. 

Raze. — Drap grossier en usage chez les Auvergnats du Cantal, 
484. 

Rebec. — Instrument à trois cordes ; on jouait du rebec 
comme du violon. Europe, moyen âge ; 192. 

Rebenque. — Le fouet des Gauchos ; Amérique du Sud^ 77. 

Rebozillo. — Variété de la capeline. Rebozillo en amount, en 
ïotanï ; femmes baléaristes ; Espagne, 480, 481. 

Rebozo. — La mantille des Mexicaines, 79. 

Rebras. — Bord retroussé de la toque et du chaperon ; 
hommes de la fin du quinzième siècle. Europe, 247 et 248. 

Rebras {manchettes en). — • Dames du seizième et du dix- 
septième siècle ; Europe, 265, 274, 280, 311. Voir Manchette. 

Redimicula. — Appendices ou fanons attachés à la mitre 
phrygienne ; on les nouait sous le menton. Antiquité ; 14. 

Redingote. — De l'anglais riding-coat, habit à chevaucher ; 
lorsque la redingote parut, un peu avant 1730, on ne la 
mettait effectivement qu'à cheval, c'était alors un long et 
large habit pouvant se croiser sur la poitrine ; une ceinture 
le serrait à la taille. Pendant la seconde partie du règne de 
Louis XV, la redingote devint étriquée; elle était à cette 
époque l'habit d'hiver par excellence. C'est vers 1786 que 
la mode s'en introduisit chez les dames qui la portaient avec 
des revers, des parements, un double collet et des boutons 
d e métal. Redingote ajustée, à collets. Redingote (robe en) . 
Redingote à la. Naxos. Europe, dix-huitième siècle et com- 
mencement du dix-neuvième; 390, 391-392, 398, 408-409. 

Réduits. — Nom par lequel on désignait les petits ap2X(i'te- 
ments aux dix-septième et dix-huitième siècles ; Europe, 
348. 

Regilla. — Tunique royale ; vêtement porté par les Eomains 
des deux sexes, le jour de leur mariage ; antiquité, 20. 

Rebilites. — Voir Banderilleros. 

Reis-effendi. — Ministre d'État; Turquie, 169, 

Reis-el-Kittab. — « Chef des gens de plume ■» ; titre que 
l'on donne aussi au Reis-effendi. Turquie ; 169. 

Reîtres. — De l'allemand reiter, cavalier. Corps de cava. 
liers allemands au service de la France pendant presque 
toute la durée du seizième siècle; 270 et 271. 

Relevailles (manteau de). — Suède (Soanie) et France 
(Bretagne) ; 413, 496. Voir Ventel. 



Rendeiros. — Les Portugais qui se livrent au commerce de 
la dentelle, 483. 

Renforts d'épaules. — Voir Éfaulières. 

Résille. — Filet pour les cheveux. Dames de l'antiquité et 
du moyen âge; Trastévérins de la Rome moderne; 213, 
246, 252, 466. Voir Cecryphale, Reticulum. 

Retable. — Panneau sculpté placé derrière les autels; Eu- 
rope, moyen âge, 228. 

Rétiaire (retiarius) . — Gladiateur romain armé du rete, filet, 
et du tndens, fourche à trois crocs, 36-37. 

Reticulatus. — Espèce de réseau formé par les courroies du 
campagus; chaussure antique, 47. 

Réticule. — Petit sac en filet ou en étoffe à l'usage des dames 
françaises de l'époque du Directoire, du Consulat et de l'Em- 
pire. Il contenait le mouchoir, quelques menus objets, et 
se portait au bras, pendu à de longs rubans qui servaient à 
le fermer. Des plaisants l'appelèrent ridicule; ce nom lui 
resta. France, dix-huitième et dix-neuvième siècles, 404, 
406. 

Reticulum [ v.zv.ç\)t^ctXoz,) . — Filet de tête appartenant 
aux femmes, bien que les hommes l'eussent aussi adopté 
parfois, comme cela se voyait encore, il y a quelques années, 
en Italie ; antiquité, 21, 56-57. 

Retorta. — Baguette servant à piquer l'attelage de la 
charrue ; Europe, moyen âge, 209. 

Rheda. — Grande voiture à quatre roues; Romains, 216. 

Rhingrave. — Haut de chausses en forme de cotillon, très à 
la mode chez les seigneursdelacour de Louis XIV, vers 1666 ; 
il fut apporté de Hollande par un comte de Salm, décoré du 
titre de rheingraf, « comte du Rhiu ». Europe, dix-sep- 
tième siècle, 340, 344-345. 

Rhodinum. — Parfum liquide composé de roses ; bains ro- 
mains, 45. 

Rhyton {rhytium, To puxov). — Corne à boire; Grèce, 23. 

Ribeaudequin. — Ensemble de scolpos (escopettes, armes de 
petit caUbre) placés sur un même affût. En France, on ap- 
pelait cette espèce de mitrailleuse un jeu d'orgues. Moyen 
âge, 220. 

Rick'ahou Schefy. — Attitudes prises par le musulman au 
moment des prières, 145 et 146. 

Ridicule. — Voir Réticule. 

Riûens. — Berranis exerçant le métier de charbonnier ou 
celui de manœuvre ; Algérie, 163. 

Rihiéa. — Petites pantoufles ; Maures tunisiens, 159. 

Robe. — Vêtement long, à manches. 

— Robes de lin ; prêtres égyptiens, antiquité, 6 . 

— Robes assyriennes, médo-persiques ; 11 et 12. Voir Candys, 
Tunique. 

— Robes des dames grecques, romaines, gauloises ; 17, 19, 25- 
26, 40, 56-57. Voir Catastictos, TuniQUK IONIENNE, Zo- 

DIOTB. 

— Robes du moyen âge. A cette époque, le mot rohe désigne 
tantôt un vêtement complet, depuis la chemise jusqu'au 
surcot, le peUçon et le manteau ; tantôt l'une des parties de 
l'habillement, et alors il ne s'apphque qu'aux vêtements 
longs. — 188, 189, 200, 206, 207 et 208, 219, 211, 212, 213, 
214, 215, 239, 243, 245. Voir Cotte, Cotte hardie, Cy- 
clade, Surcotte, 



9Q0 



— Robes de chevauchée ; moyen âge, 200, 204. Voir Esclavixe, 

GONF.LLE. 

— Eobe: nom du manteau des hommes de la fin du quin- 
zième siècle, 247 et 248, 249 et 250.. 

r^obe courte {gens de) . — Les liommes du quatorzième siècle 
qui avaient adopté les modes étriquées de cette époque. 

Rohe longue {gens di). — Les ecclésiastiques, les hommes de 
loi, de plume, etc.; France, moyen âge, 206, 215, 

Robes d'ecclésiastiques , de religieux ; Europe , moyen âge 
et seizième siècle, 147, 198, 283, 284. Voir Soutane. 

Robes de magistrats, d'avocats, de médecins, 268, 269, 
274. 

Robe de dessus, costume féminin ; l'ancienne surcotte, la robe 
par excellence. — Dames du seizième siècle, 244, 246, 247 et 
248, 252, 264, 265, 26G, 2G7, 268, 269, 273, 274, 276 et 277, 
279, 280, 287, 288, 289, 311. — Dames du dix-septième 
siècle : 321, 327, 328, 331, 336, 340, 353, 354, 355, 359, 360, 
362. Voir FRIPONNE, Manteau troussé, JIodestk, Se- 
crète. — Dames du dix-huitième siècle, 367, 369, 371, 
372, 388, 389, 390, 391-392, 398, 403, 404, 405, 406. Voir 
DÉSHABILLÉ, NÉGLIGÉ, POLONAISE. 

Robes de beau maintien. — Dames des quinzième-seizième 
siècles, 246, 249 et 250, 251. 

Robes en redingofe. — Dames du seizième siècle, 279, 280. 

Robes à la commodilé. — Dames de l'époque Louis XIII ; 
France, 328. 

Robes de chambre. — Hommes et femmes du dis-septième 
siècle ; France, règue de Louis XIV, 348, 352, 355. 

Robe (fausse-). — Robe sans queue réservée aux jeunes filles ; 
le corsage était monté sur un corps. France, dix-huitième 
siècle, 371, 372. Voir Fourreau. 

Robes à la Watteau, 371, 373. 

Robe à la française (grande). — Costume d'apparat des da- 
mes de l'époque Louis XVI , 388. 

Robes à l'anglaise, en chemise, à la circassienne , à la cza- 
rine , coujiée , en fourrure, à la Janséniste , en lévite, négli- 
gente, demi-négligente , en redingote, à la Tippo-Saïb, à la 
Turque. Dames du règne de Louis XVI, 388, 391-332, 398. 

Robes à la Diane, à l'espagnole , à la Flore, à la Glaonice, 
à la Grecque, à l'hypocrite, au lever de l'Aurore, à l'Om- 
phale, à la Rhilomèle, à la Fomone , à la Romaine, à la Jiu- 
sina. Dames du Directoire et du Consulat ; 404, 405, 408- 
409. 

Robes des indigènes de l'Océanie, 65 et 66 ; de l'Afrique, 72, 
155, 156, 158, 165. Foi'r Feredjé, CarNTYAN, Malhafa; de 
l'Amérique, 77,79. Voir Macua. 

Robes des Chinois; 86, 86,87,88, 89 et 90, 91-92. Voir 
Haol, Ma-Coual. 

Robes des Japonais, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105. Voir 

KiRIMOX. 

Robes des Indous, 110, 111, 112, 113, 114, 122, 128, 124, 
125, 126, 132. Voir Kangra, Khélat, Raz. 

Robes turques, 169, 170, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 182. 
Voir Entaei, Fêuedjé. 

Robes russes, 438 et 439, 440, 445. Voir Sarafan'. 

Robes polonaises, 449, 453. Voir Amicula barbarica, 

PR2n"IACIOLKA. 

Robe (garde-). — Europe, moyen âge et dix-septième siècle , 
190-191, 322. 

Rocchines. — Boucles d'oreilles des paysannes de la jiro- 
vince romaine; Italie, dix-neuvième siècle, 468. 

Rochet. — Vêtement ecclésiastique; fine tunique blanche, 
aube courte, 194, 197. 

Rœnoke. — Coquillages dont les chefs Peaux-Rouges se 
font des colliers; Amérique du Nord, 81. 



Rogas. — Le dernier des bergers ; paysans français du 
moyen âge, 209. 

Roi d'armes. — Chef des hérauts d'armes, dans l'ancienne 
monarchie française, 222. 

Rokedennou. — Gilet des paysans bretons , 494 , 493 . 

Romaine (tunique à la). — Voir Tunique. 

Roncone. — Arme d'hast italienne, 219. 

Rond. — Torsade de cheveux couronnant un chignon légè- 
rement incliné sur le derrière de la tête. Modes féminines ; 
France, époque LouLs XIII, 328, 329. 

Rondache, Rondelle {targe reonde, roiele, rouele). — Pe- 
tit bouclier circulaire. On donnait aussi, pendant les dou- 
zième et treizième siècles, le nom de rouele au bouclier 
rond que portaient, en certains pays , les cavaliers et les 
gens de pied. Europe, moyen âge et seizième siècle ; 202, 
254, 257, 283. 

Rondalla. — Exercices de luttes ; Aragon, Espagne, 475. 

Rondeau. — Chaperon postiche ; hommes ilu quatorzième 
siècle, 206, 2u9, 211. 

Rondelles, Rouelles. — Plaques garantissant les articula- 
tions du coude et de l'épaule ; armures du moyen âge et du 
seizième siècle, 206, 219, 263. 

Rondelle de lance. — Cône d'acier enfilé dans la hampe de la 
lance et assez large pour masquer entièrement la main de 
riiomme d'armes. Europe, moyen âge et seizième siècle, 217, 
219, 254. 

Rondelle. — Bouclier. Voir Rondache. 

Rote. — Instrument à cordes pincées. Europe, moyen âge, 
192. 

Rotonda. — La toge ample; Romains, 40. 

Roubend. — Percale épaisse recouvrant le visage des dames 
persanes; 137, 139, 147. 

Rouelle. — Ornement de bronze ; bijouterie gauloise et mé- 
rovingienne, 58. 

— Arme de poing, petit disque que les hommes de pied, au 
quatorzième siècle, portaient à la ceinture, et qui était des- 
tiné à être tenu de la main gauche pour parer les coups de 
l'adversaire. France, moyen âge, 202. 

Rouge d'Espagne. — Rouge que les dames du dix-sep- 
tième siècle employaient pour leur visage. France , règne de 
Loms XIV, 354. 

Rouge de Serkis. — Dames de l'époque Louis XVI, 398. 

Roussette. — Chauve -souris que l'Arossienne porte vivante 
dans sa chevelure, et dont le poil est utilisé dans la parure 
des Xéo-Calédoniens ; Océanie, 60-61. 

Royale. — Le bouquet de poils du menton ; France, règne de 
Louis XIII, 328, 361 . 

Ruadh. — Couleur rouge sombre ; teinture en usage chez 
les Écossais, 425 et 426. 

Rubèbe. — Instrument à cordes et à archet. La rubèbe pri- 
mitive n'avait qu'une corde ou deux, comme le rebab po- 
pulaire des Arabes. France , moyen âge, 192. 

Rudiarius. — Gladiateur qui avait quitté le métier et reçu, 
comme marque de liberté, la baguette appelée rudis; Ro- 
mains, 36-37. 

Rudiman. — Nom des a clievaliers de la noce » qui e cor- 
tent le cortège nuptial ; Norvège, 413. 



233 — 



Ruelle. — L'espace entre les côtés du Ht et les rideaux du 
baldaquin. — Pendant la seconde moitié du dix-septième 
siècle, on donnait le nom de ruelles aux réunions de beaux 
esprits qui se tenaient chez les ;>re'c!eîM«; France, 348. 

Rusticos. — Nom donné aux paysans portugais , 482. 

Rûths. — Voitures indoues couvertes d"un léger dôme d'où 
pendent des rideaux, 131. 



Sabah-Namazy. — Prière du matin ; religion musulmane, 
145 et 146. 

Sabots chinois (souliers à bouts relevés en). — Modes fé- 
minines; France, règne de Louis XVI, 390, 391-392. 

Sabots étriers. — Étrier en forme de demi-chaussure, re- 
couvrant l'avant du pied lorsqu'il y était engagé; France, 
moyen âge; harnais de joute, 219. 

Sabots-tournants. — Epithète appliquée aux danseuses de 
l'époque du Directoire ; France, 404. 

Sabouk. — Veste de soie ou d'indienne. Malais ; Océanie, 
63-64. 

Sabre. — Arme à lame droite ou courbe, à un seul tran- 
chant ; 63-64, 6.5 et 66, 67-68, 70, 94-95, 96-97, 98, 99, 108, 
110, 111, 112, 113, 119, 120, 122, 132, 150, 169, 177, 383, 384, 
452, 454, 458 et 459. 

Voir Cimeterre, Flissa, Kampilax ou Klsrwaxg, 
Karbbla ou Kkbbela, Kounda, Pala, Parang, Pbda, Pe- 
dak,Troumbache, Yatagan. . 

Sabre-briquet on coupe-chou. Infanterie française, dix-hui- 
tième siècle ; 385, 400. 

Sabretache. — Gibecière plate suspendue au ceinturon 
par de longues courroies ; équipement des hussards. France, 
dix-huitième siècle, 385, 400. 

Sachems. — Mot par lequel on désigne les vieillards chez 
les Peaux-Rouges; Amérique du nord, 81. 

Sachette, (religieuse). — France, dix-septième siècle, 334. 

Sacrarium (IspocpuXàxiov ). — Oratoire, la sacristie d'un 
temple ; en général , l'endroit et aussi le meuble , dans lequel 
on garde des objets sacrés, 33, 229. 

Sacrifiée (à la). — Cheveux coupés sur la nuque; modes fé- 
minines, époque de la Révolution française, 403, 408-409. 

Sadra. — Surplis de caractère sacré que les enfants guè- 
bres revêtent dès l'âge de sept ans ; Inde, 132. 

Sadria. — Gilet à boutons; Maures tunisiens, 159. 

Sadri-a-z'hem. — Grand-vizir; Turquie, 169. 

Saeter. — Ferme isolée ; Norvège, 418. 

Saffaka. — Mouchoir de tête ; costume féminin, Algérie 
160 et 161. , 

Sagaies, Zagaies. — Javelots des Africains et des Océaniens, 
60-61, 67-68, 71, 73. 

Sagettes. — Nom des flèches, au moyen âge ; France, 218. 

Sagosago. — Nom générique donné aux diverses sortes de 
javelots ; Célèbes, Océanie, 65 et 66. 

Sagulum. — Voir Sagum. 



Sagum ( rrâyo?). — Manteau de guerre du légionnaire ro- 
main; antiquité. — Sagnlum, petit sagum, 34, 36-37, 56- 
57, 59. 

Sahrong (saroeng, sarung, sarong, sahrung). — Pagne indo- 
malais, 63-64, 65 et 66. 

Saie. — La blouse des Gaulois, 66-57. Voir Sayo, Sayox. 

Saino-olmak. — Variété du seite ou bonnet; Lapons, 411. 

Saint-Dominique (religieuses du tiers ordre de). — Fondé 
en France en 1206, 332. 

Saint-Esprit (ordre du). — Ordre de chevalerie institué 
en France par Henri III, en 1578; 273, 328, 383, 384. 

Saint-Esprit. Ordre hospitalier fondé par Gui de Mont- 
pellier, au douzième siècle ; Pologne, 198. 

Saint-Esprit. — Bijou auvergnat ; France, 484. 

Saint-François (tiers ordre de). — Dans les Flandres, les 
religieux de cet ordre portaient le nom de Bons-Fieux ; 198. 

Saint-Georges in Alga (chanoines de). — Institués à Ve- 
nise, en 1404, par le patriarche Laurent Gustiniani et par 
le cardinal Condelmeri (plus tard le pape Eugène IV), et 
supprimés en 1668 ; 332. 

Saint-Gervais (religieuses hospitaUères de). — Religieuses 
chargées en 1300 du service de l'hôpital de ce nom, situé 
à Paris ; elles devinrent, dans la suite, les Filles-Dieu; 335. 

Saint-Louis (ordre de). — Fondé en 1693 par Louis XIV 
pour récompenser les services militaires ; France, dix-sep- 
tième siècle, 364. 



Ordre de chevalerie institué 



Pologne, 198. — (reli- 



Saint-Michel (ordre de). - 
par Louis XI, en 1469 ; 268. 

Saint-Sépulcre (chanoines du), 
gieuses du) ; France, 335. 

Sainte-Catherine (religieuses de). — Ordre hospitalier; 
France, dix-septième siècle, 334. 

Saivo aimo. — Variété du seite ou bonnet; Lapons, 411. 

Sakka. — Porteur d'eau; Turquie, 175. 

Saktites. — Secte indoue, 126. 

Salade. — Du mot espagnol celada: casque léger, sans crête 
et muni d'un couvre-nuque. Cette coiffure fut importée en 
France sous le règne de Charles V, soit par les Navarrais 
ou autres montagnards des Pyrénées qui affluaient dans les 
compagnies, soit par les troupes qui firent l'expédition de 
Castille avec Duguesclin. Europe, moyen âge et seizième 
siècle, 202, 218, 219, 220, 253. 

Salamlek. — Le salut oriental, 145 et 146. 

Salawako. — Bouclier; Célèbes, Océanie, 65 et 66. 

Salle. — Nom donné à la pièce principale d'habitation ; 
France, moyen âge et seizième siècle, 190-191, 245. 

Salta. — Veste sans manches ou avec manches courtes ; Tur- 
quie, 170, 175, 176, 177, 178, 179, 180. 

Salve {sale), — Soucoupe en vermeil; France, dix-septième 
siècle, 352. 

Sambuca. — Ancienne crosse faite de sureau, 193. 

Samla. — La ceinture des Maures tunisiens, 159. 

Samlai. — Soldats japonais qui possèdent des terres à titre 
de fiefs, en considération de leurs services militaires, 96-97. 



— 234 — 



Samnite (Samnit). — Gladiateur romain armé « la samnite, 
36-3 r. 

Samouraï. — Nobles japonais ayant le' privilège <le porter 
dcuK sabres, 96-97. 

Samovar, — Récipient en usage pour la préparation ilu tlié : 
Perse, 138. 

Sam sim. — Instrument à trois cordes: Japon. 102, 103. 

104. 

Sandale {.«nKlaliKm. (7av8à),tov ). — Nom tiré de mnis. 
planche ; ce qui indique que la sandale ne fut d'abord qu'une 
petite planche maintenue sons le pied à l'aide de courroies. 
Cette forme générique lui est restée , même lorsqu'on y mit 
de l'élégance, et le genre snndaU comprenait, chez les an- 
ciens, toutes les chaussures ouvertes ou celles qui n'étaient 
composées que d'une semelle et de courroies pour la fixer, 
25-26, 47. 
Sandalium. — Pantoufles à l'usage des dames hellènes, -17, 

Sanghati. — L'une des robes de couleur jaune (couleur sa- 
crée) des prêtres kandiens ; île de Ceylan, 132, 

Sanglier. — Emblème de la nationalité gauloise dès la plus 
haute antiquité et pendant la période druidique ; il se met- 
tait au .sommet des enseignes militaires. C'était aussi l'en- 
.seigne des Germains, des Celtibériens et des Illyriens ; 56-57. 

Saniasse. — Fakir iudou, 117-118. 

Sannka. — Le traîneau des Kamtchadales ; il est traîné par 
quatre ou cinq chiens; Sibérie, 83-84. 

San Thiang. — Canne de deuil; Chine, 92-93. 

Santir, Pisantir. — Instrument à cordes des Arabes, 192. 

Sapo ( TaTtwv). — Pommade pour teindre les cheveux ; an- 
tiquité, 18. 

Saquebute. — Instrument à vent, type primitif et gi'os- 
sicr ilu trombone à coulisse; Europe, quatorzième siècle, 
192. 

Sarabande. — Espèce de meiiuet ; danse française des sei- 
zième et dix-septième siècles, 362. 

Sarabellae. — Braies des Orientaux, 181. 

Sarafan. — Kobe longue, sans manches, et fermée devant 
jiar des boutons de cuivre ou d'argent ; dames russes , 438 
et 439, 440, 

Saragoça. — Drap portugais, 483. 

Saraous. — Chapeaux faits avec des feuilles de sagoutier ; 
îles Guébé, Océanie, 63-64. 

Sarapé. — Manteau à l'usage des deux sexes ; Mexique, 79. 

Sarbacane. — Voir Sipeï. 

Sari, Sary. — Grande pièce de toile que les femmes de 
l'Inde enroulent autour de leur taille et rejettent sur l'é- 
paule ou sur la tête, 122, 123, 124, 126, 127, 130, 133. 

Sarielhoukkah. — Pipe à eau; Inde, 144. 

Sarisse ( nâ^incoL ). — Pique de la phalange macédonienne ; 
Grèce, 25-26. 

Sarmah. — Bonnet conique des femmes mauresques ; Al- 
gérie, 1 59. 

Sarna. — Outre en peau de chèvre gonflée d'air dont les 
paysans du Pendjab se servent pour traverser les rivières; 
Inde, 131, 



Sarrasinois (tapis). — Ceux introduits en France pendant 
le moyen âge par les Orientaux ; 189, 216. 

Sarong. — Voir Sahroxg. 

Saryk. — Turban; Turquie, 175, 176, 177, 178, 179. 

Sassari. — ■ Espèce de haït d'étoiïe légère couvrant entiè- 
rement le corps; Afrique, 160 et 161. 

Satellite. — Voir Couptillier. 

Sayo. — La saie des Espagnols du moyen âge, 200 ; veste 
des Baléariotes, 481. 

Sayon. — Blouse des paysans français ; seizième siècle, 274. 

Scabellum. — Petit tabouret A une seule marche: anti- 
quité, 32. Viiir SCAMNUM, 

Scamasaxe. — Glaive du soldat frank, 48-49, 56-57. 

Scamnum. — Tabouret plus élevé, et par conséquent plus 
honorable que le scabellum; il était formé d'une double 
mai'che,de .sorte que les pieds pouvaient être posés à dif- 
férentes hauteurs; antiquité. 44. 

Scapulaire. — Vêtement monacal : bande de drap couvrant 
le dos et la poitrine, 198. 

Scarpes. — Cbaiissure de peau fraîche, carbatine des mon- 
tagnards de la province romaine; Italie, dix-neuvième 
siècle, 468. 

Scena ou Sacena. — Hache <à deux tranchants eu usage 
dans les sacrifices ; l'un des côtés de cette hache était la 
securis, l'autre la dolabra; Romains, 38. 

Scenalis. — Le tablier des paysannes de la province ro- 
maine ; Italie, dix-neuvième siècle, 468. 

Sceptre. — Originairement la canne ou le bâton que les 
rois et les généraux portaient à la main, comme marque 
de commandement. Le sceptre devint par la suite l'insigne 
du pouvoir souverain. — Sceptres égyptiens, assyriens ; 4, 
11 et 12. — Sceptres des empereurs byzantins; 182, 183. 
Voir Ferula , N ARTEx , Narticopiiores. — Sceptres des 
rois de France; 184, 189, 208 et 209. — Celui de l'empereur 
d'Occident et du roi des Romains ; 285. — Celui des rois 
de Pologne; 450. 

Sceptrum eburneum. — Le sceptre d'ivoire des consuls ro- 
mains, 181. 

Schama. — Manteau abyssin dans le genre de la ferdah des 
Sénégalais ; Afrique, 72. 

Schaube. — Vêtement de la famille de la cape, porté par 
les hommes; Allemagne, seizième siècle, 270 et 271. 

Schazadeler-aghassy. — Gouverneur des princes ; mai«on 
du .sultan, Turquie, 172-173. 

Scbeik. — Supérieurs des différents ordres de derviches ; 
Turquie, 169 

SDhenti. — Pagne égyptien; antiquité, 4, 6. 

Schérif. — Titre des princes-gouverneurs de La Mecque, 
169. 

Schiadi ( axiaôl )• — L'ancien héliosiérès, le chapeau de 
paille des Thessaliens modernes, 24. 

Sobindou. — Mèche sacrée que les Brahmes indous se lais- 
sent pousser sur l'occiput, 122. 



— 235 — 



Schuttersmaaltiid. — Confréries d'arqnebnsiers ; provinces 
unies, dix-septième siècle, 323. 

Scinda. — Ceinture des paysannes de la province romaine ; 
Italie, dix-neuvième siècle, 468. 

Scolpos {sdopeti, escopetles). — Armes de petit calibre em- 
ployées en certain nombre sur un affût, et dont l'ensemble 
formait un engin nommé ribeavdequin. Artillerie du moyen 
âge ; France, 220. 

Scoparius. — Esclave dont l'occupation consistait à balayer 
les chambres; maison i-omaine, 33. 

Scriptionale. — Pupitre que l'on plaçait sur les genoux 
poixr écrire ou qui était monté sur pieds; mobilier du 
moyen âge, 228. 

Scuf&a. — Résille ; coiffure des femmes de l'ancien comté 
de Nice ; France, 487. 

Sculponae (zpoÛTie'Cat ). — Sandales à semelles de bois; 
antiquité, 47. 

Scutum (ôupsôç). — G-rand bouclier oblong, à surface 
convexe; Romains, 34, 36-37. 

Scythique. — Chaussm-e fermée de peau crue conservant 
tout son poil ; antiquité, 47. 

Seanachies. — Chants des bardes de la Grande-Bretagne, 
59. 

Sebbarla. — Pantoufles d'intérieur; Maures tunisiens, 159. 

Sebbat. — Souliers des Maures tunisiens, 159. 

Sebil. — La pipe des femmes Bedeu-i (Bédouines) ; Turquie, 
179. 

Secespita. — Couteau en usage dans les sacrifices ; Romains, 
39. 

Secrète. — Nom de la jupe de dessous, chez les dames de 
l'époque Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 328. 

Secrette ou Segrette. — Calotte de fer ; infanterie fran- 
çaise, seizième siècle, 256. 

Securis. — L'un des tranchants de la seena , instruments de 
sacrifices ; antiquité, 38. 

Segadores. — Moissonneurs aragonais; Espagne, 475. 

Seguidilla. — Danse espagnole, 474. 

Seigneur-chef. — Chevalier qui se trouvait à la tête d'un 
camp ou parti; tournois da moyen âge, France, 222. 

Seïs ou Sais. — Palefrenier turc. 178. 



Nom générique donné aux bonnets des 



Seite, Seitars. 

Lapons, 411. 

Selamlik. — Partie de l'habitation musulmane réservée aux 
hommes, 171, 

Sella (Ôîçpo;). — Siège bas. — Sella cMrMZ« ,■ chaise curule. 
— Sella cast rensis ; pliant. — Antiquité, 32, 44, 181. Voir 
Chaise. 

Sembel. — Pâte odorante que les femmes kabyles emploient 
dans leur fard; Afrique, 155. 

Sembong. — La ceinture des Malais ; Océanie, 63-64. 

Semer. — Le crochet du hamnial ou portefaix turc, 175. 

Senndouk. — Le bahut des Arabes nomades, 498. 

Sény. — Pièce de Vizba, maison du paysan russe ; 443. 



Bouquet en filigrane ; bijouterie turque , 



Serge. — Étoffe légère de laine ou de soie ; paysans français 
du moyen âge, 209. 

Sergent. — C'est-à-dire set^iteur; nom donné pendant le 
moyen âge, à quiconque était dans le service, soit d'infan- 
terie, soit de cavalerie, sans appartenir aux hommes d'ar- 
mes, aux écuyers, aux archers, à aucun corps d'un nom 
déterminé. Quand le nom de soHdoije/- ou soldat eut été géné- 
ralement adopté pour désigner les gens de guerre, celui de 
sergent cessa d'être en usage et ne se donna plus qu'au 
sous-oflBcier chargé de l'instruction des soldats. France, 
moyen âge, 202. 

Sergents d'armes ou à masse. — Gardes institués en 1215, par 
Philippe- Auguste pour veiller à la sCireté de la personne du 
roi. France, moyeu âge, 210, 220. 

Serghoutsch. 

170. 

Serguilha. — Drap portugais, 483. 

Seroual. — Culotte bouffante descendant jusqu'au genou; 
Algérie; 158, 159, 160 et 161. 
Seroual dakelani. — Caleçon des maures tunisiens, 159. 

Serpenteaux. — Boucles de cheveux du genre des anglai- 
ses modernes ; coiffure féminine du règne de Louiî XIII ; 
France, dix-septième siècle, 328. 

Serpenteaux {coiffure à). — Dames de l'époque du consu- 
lat ; France, 408-409. 

Serpentin. — Pièce du mousquet : sorte de piuce qui, te- 
nant la mèche, amenait celle-ci dans le bacinet, lorsque le 
doigt appuyait sur la clef. France, quinzième et seizième siè- 
cle, 253. 

Serpentine. — Canon du plus faible calibre; France, quin- 
zième siècle, 220. 

Serpyllin. — Parfum fait avec du serpolet ; bains romains, 
45. 

Serre-malice. — Espèce de diadème en laiton ; coiffure des 
femmes de la basse Auvergne, France, 484. 

Serta. — Guirlandes de fleurs dont on parait les autels et 
aussi les victimes quand elles étaient préparées pour le sa- 
crifice ; antiquité, 38. 

Servatoria. — L'un des noms que les Latins donnaient à 
leurs ahraxas ou amulettes, 42. 

Servîtes (sœurs du tiers-ordre des). — 198, 

Sgara. — Danse guerrière ; Kabyles, 150. 

Shako ou Schako. — Du hongrois czako. C'est au propre 
le nom du bonnet particulier dont sont coiffés les hussards 
hongrois. On s'en sert aujourd'hui dans la plupart des 
armées pour distinguer la coiffure du soldat, tant dans 
l'infanterie que dans la cavalerie. Le shako, plus com- 
mode que le chapeau , fut d'abord en usage , en France , 
dans les régiments de hussards, et s'introduisit ensuite dans 
ceux des chasseurs à cheval. Au commencement du premier 
empire, tous les corps d'infanterie de ligne et d'infanterie 
légère quittèrent le chapeau pour prendre le shako qu'ils 
n'ont plus abandonné ; 400. 

Shoudra-"Wansé. — Castes inférieures de l'île de Ceyîan ; 
Inde, 132. 

Siao-Kien. — Étoffe non teinte dont on fait usage au 
printemps et en automne; Chine, 89 et 90. 

Sibilo. — Poudre ferrugineuse qui, mêlée avec de la graisse. 



— 236 



est employée pour l'onction du corps, chez les Bachapin?:, 
nation cafre; Afrique, 67-68. 

Sica. — CoHteau ou dague très pointue et à lame recour- 
bée ; arme nationale des Thraces ; antiquité, 30-37. 

Siège. — lleuble fait pour s'asseoir. 

Sièges égyptiens, 5. — Assyriens, 10. — Asiatiques, 
14. — Grecs, 18. — Greco-romains, 32. — Romains, 44. — 
Chinois, 85. 

Sièges du moyen âge, 18G, 227, 231. — Des seizième et 
dix-septième siècles, 294, 298, 30.Ï , 306, 307, 313, 314,31.5, 
348.— Du dix-huitième siècle, 374. 394, 395. 

Siège archi-épiscopal, épiscopal, curial, 186, 227, 294, 306. 

Voir Baxc , BisELUUM, Carreau, Chaise, Chaiuk , 

CU.SMO.S, DiPHROïi, E.SCABEAU, FaDTKUIL, FORME, KAX , 

Miséricorde, Patience, Placet, Scabellum, Scamkum, 
Sella, Solium, Tarouret, Troxe. 

Signet. — Inirge sainte placée au chevet du lit; Eui-ope, 
moyen âge, 227, 231, 232. — Bague, cachet, 224. Voir Sl- 

liXC.M. 

Signifsr. — Voir Sigxu.m. 

Signum. — Kom générique donné aux différents étendards 
appartenant à chaque manipule, <à chaque cohorte séparée, 
pour les distinguer de l'aigle ; légions romaines. — Signi/e/'; 
terme sous lequel on comprend différents officiers de rang 
inégal, dont chacun recevait son titre particulier de l'es- 
pèce d'enseigne qu'il portait, 34, 35, 36-37. 

Signum. — L'image, le dessin gravé sur le cachet d'une 
bague ; antiquité, 42. 

Sikapan. — Jaquette des Malais; Océanie, 63-C4. 

Silahlik. — Ceinture de cuir; Turquie. 177, 404. 

Silfverkrage. — Ceinture garnie d'orfèvrerie; femmes la- 
lionnes, 411. 

Silidhar-Agha. — Porte-glaive, grand maître de la maLsnn 
du sultan; Turquie, 169. 

Simarre. — Voir Zimarra. 

Similor (Industrie du). — France, dix-huitième siècle, 380. 

Simplex. — Mitre de soie blanche; ornements épiscopanx, 
193. 

Simpulum. — Cuiller à long manche en usage dans les 
sacrifices, chez les Romains ; antiquité, 39. 

Sindoukh. — Amphore arabe, 155. 

Sinngo-mazzis. — Grosses perles opalines ornant le tablier 
des femmes uassiekaises; nation cafre, Afrique, 71. 

Sinuosus. — L'arc des Grecs, 25-26. 

Sinus (y.ô),7ro;;. — Partie de la toge romaine croisant sur 
la poitrine; on se servait du siniit comme d'une poche; 
• antiquité, 40. 

Siny. — Table de service; intérieur du harem impérial: 
Turquie, 172-173. 

Sipet (soumjdt, sumpit(iii). — Sarbacane des Dayas île Bor- 
néo ; Océanie, 63-64. 

Siri (en malais, pinanj). — Mélange de bétel, de chaux vive, 
de noix d'arec, de tabac et de gambir, que mâchent les 
Malais ; Océanie, 63-64. 

Sivaïtes. — Les adorateurs de Siva; serte indoue, 120. 



Sjelfen. — L'iiomme marié : sjelfra» , la femme martée; 

Suède, 413. 
Skedars. —Petite? cuillers; Lapons, 411. 

Skeptuques ' <j/.r,7txovyo'. ). — Eunuques porte-sceptres; 
As.syrie, 11 et 12. 

Skirpze. — Sandales en peau de chèvre ou de mouton du 
Gorale ou montagnard hongrois, 458 et 459. 

Skovmoses. — « Marais à forêts » du Danemark, 48-49. 

Sliwowitza. — Eau-de-vie de prunes fabriquée chez les 
liuthènes de Marmaros; Hongrie, 458 et 459. 

Snaoisin. — Corne à tabac; Écossais, 425 et 420. 

Soccifer. — Voir Soccus. 

Soccus. — Soulier antique couvrant complètement le pied, 
et sans cordons. — Soccifer: nom donné à l'acteur comique 
dont le soccus était la chaussure de scène, 47. 

Sociable. — Voiture de promenade, d'excursions,- Angle- 
terre, commencement du dix-neuvième siècle, 431. 

Soffys. — Moines musulmans, appelés depuis dervielic.'! ; 
135 et 136. 

Solarium (fi^iaitrifiiov). — Terrasse à ciel découvert; 
maison romaine, 33. 

Solea. — Sorte de sandale ; chaussure grecque adoptée par 
les Romains, et qui parait avoir été, à plus de légèreté près, 
la même que la crepicla et les bluutœ. — Solea ferrea, ar- 
(jentea, ex-auro, sporfea. — Soleatus : le Romain chaussé de 
la solea, 47. 

Solerets. — Chaussures de plates; armures du moyen .nge; 
Europe, 202, 217, 219, 220, 253, 254. — Solerets à pied d'ours; 
en bec de cnne; France, quinzième et seizième siècles,. 253. 
Voir Pkdiel'x. 

Soliers. — Voir Soulier.?. 

Solitaire. — Variété de la coifiEure à la Fonlange; modes fé- 
minines de l'époque Louis XIV ; France, 354, 

Solium (6pôvoç) — Fauteuil à dossier élevé; antiquité, 32. 

Voir SUPl'EDAXEUM, 

Sombrero. — Chapeau d'origine espagnole, dont l'usage 
était déjii répandu en Europe au seizième siècle. Cette coif- 
fure est restée celle des Espagnols, des Cliiliens et des Mexi- 
cains, 78, 79, 275, 285, 471, 475. 

Somma rskor. — Bottes d'été; Lapons, 411. 

Sonar. — Marchands de bijoux ; Inde, 124. 

Sopha. — Meuble turc sur lequel on .s'assied les jambes 
croisées, 171. 

Sorquenie. — Xom primitif de \a.sou'/iienille, l'ancien sarrau 
de toile des paysans français, 274, 331. 

Soubreveste. — Vêtement militaire qui eut d'abord la forme 
d'une dalmatique et qui devint un justaucorps sans man- 
ches ; mousquetaires de la maison du roi. France, dix-sep- 
tième et dix-huitième siècles; 381. 382, 384. 

Sou-obeou. — Grand collier, marque de haute dignité ; Chine, 
85, 87. 

Soudjoud. — Prosternation ; prière musulmane. 145-146. 

Soudras. — Caste des artisans; Inde, 124. 

Soufflet. — Voir Buffet. 



— 237 



Souliers (soliers). — Au moyeu âge, ou leur donnait le nom 
de soliers s'ils étaient fabriqués d'étoffes, et celui de cordoans 
s'ils étaient faits de peau. La ville de Lyon était renommée 
pour la broderie des souliers d'étofEe. — Souliers à pont; 
seizième et dix-septième siècles, 2G8, 276 et 277,280, 311. — 
Souliers à la cavalière. — Dix-septième siècle, 351, 354. 

Sounk. — Bracelets de coquillages; Inde, 126. 

Souquenille. — Sarrau avec pèlerine; paysans français du 
seizième et du dix-septième siècle, 274, 331. 

Soutane. — Ou désignait ainsi toute tunique longue portée 
par les deux sexes. A dater du quinzième siècle, le mot 
soutane fut appliqué plus spécialement à la robe habituelle- 
ment portée par les prêtres. — Soutanelle ; la soutane courte 
des abbés mondains du dix-septième siècle ; France, 354. 

Spaggok. — Grand épieu ; Lapons, 411. 

Spalières {espalihres). — Armure des épaules; Japon, 94- 
95 ; Europe, moyen âge, 217. 

Spatula (ivooden). — Battoir en bois dont font usage les 
Welsh loomen, lavandières galloises ; Angleterre, 429. 

Specla domus. — Nom donné aux tablettes de verre insé- 
rées dans les murs ou dans les meubles ; maison romaine, 
33. 

Speoulatores. — Soldats éclaireurs ; leur chaussure était la 
caliga speculato)'ia. Armées romaines, 47. 

Spéculum ( evoTTxpov , y.àxoupov ). — iliroir fait primi- 
tivement d'un métal blanc formé d'un alliage de cuivre et 
d'étain, puis d'argent ; antiquité, 18. 
Specularius. — Verrier, 33. 

Speira, Hypospeiron. — Chevelure nouée ; coiffure qui, 
chez les dames grecques, avait un caractère bachique ; anti- 
quité, 21. 

Spencer. — Espèce de veste; modes féminines de l'époque 
du Consulat; France, 408-409. 

Sphendonê. — Bandeau de tête; dames grecques, 21. 

Spinther (cr:^iYXTr)p). — Bracelet élastique que les femmes 
portaient au bras gauche ; antiquité, 31. 

Spirole. — Une des pièces de canon eu usage dans l'artil- 
lerie française, au seizième siècle, 255. 

Spondaules (cnrovoaûXyi!;). — Musicien qui accompagnait 
avec la tibia longa les hymnes que l'on chantait dans les 
sacrifices ; antiquité, 38. 

Sporran. — Bourse, gibecière; Ecossais, 425. et 426, 427. 

Squaw. — Nom que les Peaux-Rouges donnent à leurs 
femmes; Amérique du Nord, 81, 82. 

Stadmeister. — Magistrats municipaux de l'ancienne Al- 
sace, 488. 

Steeksledj e. — Le traîneau des Frisons ; Hollande, 421 et 422. 

Steinkerque (cravate à la). — Mode de l'époque Louis XIV ; 
France, dix-septième siècle, 353, 355. 

Stendosar, Stendos. — Nom générique donué aux tom- 
beaux de l'âge de la pierre polie, tels que les cromlechs et 
les dolmens; Scandinavie, 50. 

Stèthodesme. — Bandelette, lien du sein, costume féminin ; 
Grèce, 19. 

Stibium. — Collyre que les Eomains employaient dans leur 
toilette, 3, 6. 



Sticharium. — L'aube du clergé grec, 181, 182. 

Stirntûchel. — Bandeau de tête des femmes de la Bohême, 
433. 

Stola . — Tunique royale des Orientaux ; robe à manches 
longues et étroites adoptée par les dames romaines. La stola 
descendait jusqu'aux pieds, 40. 

— La stola des Byzantins, réduction de la stola romaine, 183. 

Stossnagel. — Clous à grosses têtes et en forme de cram- 
pons ; montagnards duZillerthal; Tyrol, 433. 

Stratège ( (TxpaTYiyôi;). — Nom donné d'une manière géné- 
rale, chez les anciens Grecs, à tout chef d'un corps d'armée ; 
il était élu par le peuple. Ce nom désigna spécialement les 
chefs des deux ligues achéenne et étolienne, 25-26. 

Strigille (^strigilis, (TTXsyyii;). — Étrille ou racloir qui ser- 
vait à faire disparaître l'humidité et les corps étrangers ré- 
pandus à la surface de la peau par la chaleur du bain de 
vapeur ou les exercices de la palestre; bains grecs et ro- 
mains, 45. 

Strophion {strophium, (Tipôçiov ). — Bandelette parfois 
ornée d'or, de pierres fines et de perles, que les dames grec- 
ques se plaçaient sous le sein. — Guirlande portée autour de 
la tête, 17, 18, 19, 21. 

Style. — Aiguille de métal pour l'application du collyre sur 
le prolongement de l'angle externe des yeux; Egypte, 6, 

Suarim. — Les danseuses qui accompagnent les processions ; 
Inde, 125. 

Subarmale. — Tunique de laine portée sous la cuirasse; 
soldats romains, 34, 36-37. 

— Subarmalis profondum ou lorum; ornement que les consuls 
du bas empire portaient enroulé autour du corps ; cette 
bande se rétrécissant graduellement, devint le pallium sa- 
cerdotal ; 181. 

Succinctus. — Jupon court des victimaires, sacrificateurs 
romains ; 38. 

Sudarium (xaiLt&pwTiov). — Morceau d'étoffe, mouchoir; 
antiquité, 40, 111, 112. 

— Insigne attaché à la crosse épiscopale ou archi-épiscopale ; 
193, 194,200. 

Sudatorium. — Etuve, pièce des bains romains chauffée au 
moyen de tuyaux disposés sous le plancher et quelquefois 
aussi percés dans les murs mêmes de la pièce ; c'est particu- 
lièrement dans ce dernier cas qu'on l'appelait sudatio conca- 
merata, 45. 

Suisses. — Troupes d'infanterie au service de la France, de 
1444 à 1830. Voir Cent-Suisses, Gahdbs-Suisses, Joueubs 
d'espÉE, 254, 255, 256, 257, 385. 

Suksi. — Longs patins en forme de raquette; Lapons, 411. 

Sulèïmanié. — Le sceau de Salomon gravé sur Varmoudié, 
espèce de talisman; Turquie, 176. 

Suovetaurilia. — Sacrifice de purification où l'on immolait 
trois victimes mâles : un porc, un mouton et un taureau ; 
Romains, 38. 

Superhuméral. — Large collet de brocart retombant sur 
la poitrine et rappelant Véphod du grand prêtre Israélite ; 
costume sacerdotal du clergé latin, 181, 193. 

Suppedaneum (yTionoôiov). — Marchepied du «oZi»»», 32. 



— 238 — 



Surcot, Surcotte. — Vêtement «le dessus commun aux 
deux sexes ; au treizième siècle, le siircot peut être confondu 
avec le bliaut, tous deux ayant la même lougueur; mais au 
quatorzième, celui des hommes prend une autre phj-sio- 
uomie, il est taille court. — Surcot paré: surcot ouvert, c'est- 
à-dire évidé sur les côtés ; sous les Valois, ce vêtement cons- 
tituait, avec les corsets de drap d'or ou de fourrure, le 
costume de cérémonie des grandes dames.— 199, 203, 206, 210, 
211, 212, 213, 215, 218, 238, 239, 245, 247 et 248. Voir Robe. 
Surcot d'armes. — Ou désigne ainsi, à dater du quator- 
zième siècle, un vêtement étroit couvrant soit un gambison, 
soit un corselet d'acier. Le surcot d'armes remplaça la cotte 
flottante des siècles précédents ; 207, 217, 219. Voir Cotte 

U'AIÎMK:;. 

Surintendants des pompes. — Magistrature spéciale 
qui avait pour fonctions, autrefois à Venise, de réfréner le 
luxe, 288. 

Surplis. — Aube courte ; vêtement de chœur du clergé ca- 
tholique, 210. 

Surtout. — Vêtement de dessus des hommes du dix -hui- 
tième siècle ; règne Je Louis XVI, 391-392. 

Surtout à la grecque. — Modes féminines de l'époque du 
Consulat; France, 408-409. 
Surtoutâe tahle. — 365. 

Surudja. — Loueur ou con'lucteur de chevaux ; Turquie, 

177. 
Svetlitza. — Pièce du premier étage de la maison du paysan 

russe, Vizba, 443. 
Swakha ou Pronuba. — Femme qui assiste l'épousée, 

dans les mariages russes, 444. 

Syakfdo, métal de Sa-wa. — Mélange d'or, de cuivre et 
autre.s métaux, employé dans les ornements d'épée ; Japon, 
96-97. 

Sycionia. — Chaussure de femme importée de la Grèce à 
Rome, où elle était devenue l'apanage des jeunes gens oi- 
sifs, 47. 

Synthèse (sijnthe.ns, <î'jv8£i7iç ). — Vêtement que les anciens 
ne portaient qu'aux heures des repas, 23, 40. 
.Si/ii'liesiiia. — Diminutif de la synthèse, 40. 

Syrienne (bonnet à la). — Nom d'abord donné au hennin : 
France, moyen âge, 207. Voir Hesnin, Taxtouk. 

Syrinx ( l'JpiY?). — Nom grec de la flûte de Pan ; les Ro- 
mains l'appelaient arundo owfis'ula, 22. 

Sziir. — Manteau brodé et fourré; Slovaques, 458 et 459. 



TabacCO-bon. — Meuble japonais oii l'ou dispose le char- 
bon, le râtelier de pipes et les provisions du fumetur; Asie, 
107. 

Tabag. — Le plat dont se servent les Arabes pour présen- 
ter le couscoussou ou offrir des dattes; Afrique, 155. 

Tabard (tahert). — Dalmatique courte, avec demi manches, 
que l'on posait par dessus l'armure ; Europe, quinzième siè- 
cle, 217, 221, 240. 

Tabit. — Gros taffetas moiré et cylindre, en usage dans la 



confection des pourpoints de l'cpoque Louis XIII. France, 
dix-septième siècle, 328. 

Table (mensa, Tpâue'^a). — Assyriens, Grecs, Romains, 10, 
23, 44. — Europe, moyen âge, seizième, dix-septième et 
dix-huitième siècles ; 190-191, 227, 294, 305, 396.— Ttible- 
console; France, dix-septième siècle ; 347. Voir Siny. 

Tablier. — Pendant l'époque gallo-romaine, les affranchies 
et les esclaves portaient le tablier avec la tunique. Celui des 
servantes du moyeu âge consistait en une pièce longue et 
étroite qui paraît avoir été de drap. Les femmes de la cam- 
pagne et toutes les femmes du peuple en général, eu cos- 
tume de travail et même en toilette, avaient le tablier 
devant leur robe. En France, à la fin du seizième siècle et 
au commencement du dix-septième, certaines dames por- 
taient des tabliers avec des agréments le plus souvent rou- 
ges. Le négligé de 1672 consistait à s'habiller de noir avec 
un tablier blanc. A plusieurs repiises, à dater de la régence, 
le tablier reparaît chez les dames dans le costume de 
moyenne tenue; il n'avait pas la grande bavette qui fut 
toujours le signe distinctif du tablier affecté aux servantes, 
mais un simulacre très réduit de la véritable bavette. — Gaule ; 
Europe, seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, 56- 
57, 273, 274, 322, 331, 336, 337, 338 et 339, 355, 369, 372, 
373, 390-391. 

Tablier à la créole, — Dames de l'époque du Consulat ; 
France, commencement du dix-neuvième siècle, 408-409. 

Tabliers des paysannes des provinces françaises, 484, 485, 
486, 487, 488, 489, 490, 491, 492, 494, 496. Voir Tavax- 

GEU. 

Tabliers artistes. — Paj'sannes de la province romaine ; 
ItaUe, 468. 

Tablier du mineur dalécarlien. Voir FoR.sKlXK. 

Tablier des femmes suédoises, 412,415 ; — celui des Hol- 
landaises, 419 et 420, 421 et 422 ; — des femmes de la Bavière, 
du Tyrol, 432, 433 ; — des Suissesses, 434, 435, 436 ; — des 
femmes hongroises, saxonnes , polonaises, valaques, croates, 
468 et 459. Voir Catrixtia ; — des Espagnoles, 472, 473, 
474, 475, 476, 480. Voir Manïeo; —des Portugaises, 483. 

Tabliers des dames turques. Voir Euxluk, Foutaii, 
Pechtimal. 

Le tablier d'épousée; dames iudoues, 114. — Tabliers 
japonais, siamois, 105, 108. 

Tablier de travail des Kabyles, 160 ; — celui des juives 
algériennes, des femmes fellahs, 160 et 161 ; — tablier des 
Cafrines, 71 ; — des Guinéens, 67-68. 

Tablier des femmes Camacans ; Amérique du suil, 76. Voir 
Taboleiro. 

Tablier des naturels des Célèbes, des îles de l'Amirauté, 
des Marquises, de Bornéo, de Sandwich; Océanie, 60-61, 
63-64, 65. 

Tablinum, Tabulinum. — Dépendance de Vafrium;'iieu 
qui servait soit de sotheca, bibliothèque, soit de j^inacolheca, 
galerie de tableaux, ou encore de dépôt des archives. Maison 
romaine, 33, 46. 

Taboleiro. — Tablier; Brésil, 77. 

Tabouret. Voir Scabelujm, Scamnum. — Siège sans dos 
ni bras, généralement de peu d'élévation. Dans les récep- 
tions solennelles de l'ancienne cour de France, le tabouret 
était le siège des princes du sang et des ducs et pairs ; leurs 
femmes jouissaient du même privilège, 322. 

Tabourin. — Voir Tambour. 

Tabtebs. — Espadrilles confectionnées avec des feuilles de 
palmier ; Egypte ancienne, 1, 8. 



— 239 



Tacanhoba. — Voir GiucAx.v. 

Tactravan. — Trône portatif des empereurs mogols, 115. 

Tadj, Tadjh. — C'est-à-dire couronne; turban des dervi- 
ches; Turquie, 169, 176, 179. 

Tadjin. — Casserole pour la cuisson des galettes ; Kabyles, 
155. 

Tael-pi. — Eat sauvage dont le poil sert à la confection des 
manteaux d'hiver, chez les Chinois de haut rang ; 89 et 90. 

Taillades. — Ouvertures plus ou moins longues pratiquées 
sur les manches du corsage féminin, ainsi que dans le pour- 
point et le haut-de-chausses des liommes ; Europe, seizième 
et dix-septième siècles, 254:, 256, 270 et 271, 275, 285, 311, 
321, 327, 328. 

Tailladou. — Couteaux des Auvergnats de la Limagne, 
484. 

Tœnla (raivia). — Ceinture placée sur la peau, à hauteur 
des hanches ; elle était réservée aux jeunes filles ; Grèce, 
18, 25-26. 

Tœniensis. — Poui-pre marine claire. Son nom indiquerait 
qu'elle servait principalement à teindre les tœnioe , 25- 
26. 

Taisson. — Nom du blaireau dont la peau servait à faire 
le carquois des arbalétriers du quinzième siècle ; France, 
moyen âge, 220. 

Taïtouns. — Colliers indous, 124. 

Takata. — Sorciers néo-calédoniens, 60-61. 

Také. — Grand bonnet de drap porté par les oflScicrs du sé- 
rail ; Turquie, 169. 

Takie. — Petit bonnet de coton blanc; Turquie, .169. 

Takréta. — Voile des femmes de l'Algérie ; Afrique, 160 
et 161. 

Tal. — Instrument de forme analogue aux cymbales, mais 
plus petite ; les deux plateaux dont il se compose sont atta- 
- chés par un lien ; Inde, 123, 126. 

Talapat. — Éventail en forme d'écran, Chine, 85, 89 et 90. 

Talar. — Le salon d'une maison de plaisance; Perse, 143. 

Taleb. — Maître d'école kabyle; Afrique, 152-153. 

Talevas. — Voir Pavois. 

Tali. — Bijou de la fiancée ; Inde, 114. 

Talons rouges. — Nom donné aux gentilshommes portant 
des souliers à talons de bois peints eu rouge, ce qui était 
un privilège nobiliaire ; France, dix-septième et dix-huitième 
siècles, 372, 391-392. 

Tamboril. — : Le tambour des Galiciens ; Espagne, 476. 

Tambour (tabor, taborellus, taborum, labour, tabour, sarra- 
sinois, tabourin). — Le tambour a été de tout temps un 
corps concave, revêtu d'une peau tendue ; mais la forme et 
la dimension de cet instrument en ont fait constamment 
varier le nom aussi bien que l'usage. Au moyen âge, il 
figure généralement dans la musique de fête, et surtout dans 
les processions ; mais c'est seulement au quatorzième siècle 
que, du moins en France, il prend place dans les musiques 
militaires ; les Arabes s'en servaient de toute antiquité. — 
34, 123, 125, 139, 141, 256, 257, 270 et 271, 272, 275, 342, 343, 
382, 385, 400, 473, 476. Voir Dohl, Matalan, Puckhaway, 
Tambobil, Timbale. 



Tambour de basque, 139, 468, 476. Voir Bandyn, Pandeku 
Tympanon. 

Tambourah, Tanbourah. — Instrument à cordes ; Inde, 
123. 

Tambuet. — Sujets kauaques; Occauie, 60-61. 

Tanbour. — Instrument à cordes pincées et à long manche ; 
Orient. — • Tanbour hoiiUjhânj ; mandoline bulgare, 3, 164. 

Tandour. — Table garnie de couvertures, sous laquelle on 
met un]^brasero; intérieurs turcs, 171, 172-173. 

Tankadères. — « Femmes de bateau ; » Japon, 99. 

Tantour. — Longue corne d'orfèvrerie de laquelle descend, 
en la recouvrant, un long voile traînant jusqu'à terre ; coif- 
fure des femmes druses et des juives d'Algérie, 157, 179. 

TaoL — Table de repas ; mobilier rustique de la Bretagne, ' 
499-500. 

Tapa. — Étoffe tirée de l'écorce du mûrier ; Océanie, 60-61. 

Tapé. — Nom donné à l'ensemble d'une coiffure féminine 
consistant à ramener les cheveux de derrière, qui étaient 
lisses, sur le sommet de la tête, et à relever ceux de devant, 
crêpés très menu sur le haut du front de manière à former 
un diadème; France, niiheu du dix-huitième siècle, 371. 

Tapet. — Coiffure à peu près analogue au tapé et en usage 
chez les dames de l'époque Louis XVI, 391-392. 

Tapis, Tapisseries. — L'usage des tapis et tapisseries 
remonte à l'antiquité. Pendant les premiers siècles du 
moyen âge, on en plaçait à profusion dans les églises, soit 
pour couvrir le sol, soit pour orner les murs. Dans les châ- 
teaux, les pièces d'habitation, les salles de parement ou de 
parade étaient tendues le plus souvent de tapisseries ou tout 
au moins de toiles peintes. — Tapis sarrazinois; tapis ve- 
loutés du moyen âge. — Tapis de tenture, de table ; 171, 
175, 216, 231, 345, 293, 322. Voir Tentures a figukes de 

BÈTBS. 

Tapis. — Le pagne des femmes de l'île Eotti; Océanie, 
63-64. 

Târ. — Petite guitare; Perse, 139. 

Tarare (chapeau à la). — Dames de l'époque Louis XVI ; 
France, dix-neuvième siècle, 390. 

Tarbah. — Voile des fellahines de l'Egypte; Afrique, 160 et 
161. 

Tarbouch. — Calotte orientale en laine foulée, 135 et 136. 

Taré. — Voir Phounqa. 

Targaid. — Le bouclier écossais, 425 et 426, 427. 

Targe. — Bouclier rond, ovale ou losange. Au treizième 
siècle, la targe était le bouclier des sergents habillés de la 
pleine armure de plates ou de mailles ; Europe, moyen âge, 
219. 

Tartan. — Étoffe de laine légère, tissUe de couleurs vives 
et variées, disposées de manière à former des carrés dont les 
nuances changent suivant les tribus; Ecosse, 425 et 426, 
427. 

Tas Tepelik. Voir Tepelik. 

Tassa. — Petit vase en usage chez les Kabyles'; Afrique, 155. 

Tassettes. — Plaques d'acier qui apparurent avec l'armure 
de plates ; elles se fixaient à la dernière lame de la bracon- 
nière pour compléter la défense du haut de la cuisse. Leur 



— :i4<) 



forme varia suivant les époques; Europe, moyeu âge et sei- 
zième siècle, 217, 222, 254, 256. 

Tassettes. — Nom douué à des bas <Ui seizième siècle ; Eu- 
roiic, 280. 

Tataou. — Mot par lequel ou désigne le tatouage chez les 
naturels de la Nouvelle-Zélande ; Océauie, 63-64. 

Tâtez-y. — Nœud de bnllants suspendu à Vesclacaije de per- 
les, collier des dames du dix-septième siècle ; France, époque 
Louis XIV, 354. Voir Boute-KS-Tuain. 

Tatouage. — Assyriens, Tictes, Papous, Dayas, Cafres, Ja- 
ponais, Kabyles; 10, 59, 60-61, 62, 63-64, 71, 96-97, 161, 
152-153. Voir MOKO. 

Tau. — Crobc ansée; symbole égyptien : la clé du Nil; anti- 
quité, 4, 8. 

Taupins (francs). — Voir Pran'cs-Tauimns. 

Tavalang. — Bouclier, espèce de pavois, en usage cliez les 
Dayas ou Dayaks, 63-64. 

Tavanger. — Tablier de « pardon ii ; paysannes bretonnes, 
494, 437, 499-500. 

Tavernae. — Boutiques sur la rue où se tenaient des débits 
de denrées alimentaires; maison romaine, 33. 

Taxiarques (Ta|iapy_oi). — Officiers commandant les 
lioplites; Grèce, 25-26. 

Tchantadji. — Porte sac de la maison du sultan ; Turquie, 
169. 

Tchaprass. — Agrafe de ceinture. Bijouterie orientale ; 140, 
170, 179, 462. 

Tcharchaf. — « Drap de lit » ; voile féminin ; Turquie, 179, 

180. 

Tcharyk. — Petites bottes; Turquie, 176, 179. 

Tchavouch. — Sergent zeïbek ; Turquie, 177. 

Tchédik. — Bottines molles ; Turquie, 180. 

Tchélem. — Pipe à eau du Turkestan, 144. 

Tchepetz, Tschepatz. — Bonnet brodé à l'usage des deux 
sexes; Russie, 440, 441, 442, 445. 

Tchepken. — Veste à longues manches ouvertes; Turquie, 
169, 170, 176, 177, 178, 464. 

Tchervadar. — Muletier persan, 142. 

Tchévré. — Pièce de mousseline agrémentée de paillettes 
il'ur que les dames turques étalent sur le devant de leur 
ceinture, 176. 

Tchoumik. — Le salut par l'attoucliement du nez ; îles 
Mariannes ; Océanie, 63-64. 

Tchounam. — Stuc dont sont revêtues les murailles du 
md/il (harem) iudou, 117-118. 

Tekbir. — Première oraison ; prière musulmane, 145 et 146. 

Telfa. — Nom de la petite fille arabe ; Afri(iue, 159. 

Telles. — Sacs de provisions ; intérieur de la tente arabe ; 
Afrique, 155. 

Telpetché. — Voile de la mariée annénienne, 175. 

Telsem. — Talismans donnés par les marabouts ; Afrique. 
162. 

Temba sembé. — Éeliarpe ; Sénégal, Afrique, 72. 



Templette. — Tour de visage adapté à la coiffe ; modes fé- 
minines ; Europe, fin du quinzième siècle et commencement 
du seizième, 245, 246, 247 et 248, 249 et 250, 251, 266. 

Templiers (ordre des). — Ordre religieux et militaire fondé 
en Palestine, eu 1118 ; 147. 

Tendido — Grande toile ombrageant le patio des maisons 
particulières ; les voies publiques sont couvertes de la même 
manière; Espagne, 477-478. 

Tentures à figures de bêtes. — Désignation que l'on 
retrouve dans les vieux inventaires : tapisseries représentant 
des animaux ; France, 322. 

Tépélick, Tépélik. — Plaque d'orfèvrerie ornée de chai- 
nettes, qui se place au-dessus de la coiffure féminine ; Tur- 
quie, 140, 176, 179, 180, 462. 463. 

Tepidarium. — Salle du bain tiède ; bains romains, 45. 

Terba. — Sac à ouvrage des femmes bulgares, 462. 

Terliks. — Bottines de maroquin ; Turquie, 170. 

Terminale. — ■ Pièce de harnais qui sert de passage à la 
queue du cheval; Europe, seizième siècle, 260. 

Tesbihk. — Prière musulmane, 145 et 146. 

Teslim tache. — Large étoile de jade portée par les dervi- 
ches bektachi ; Turquie, 175. 

Tètes rondes. — Nom donné, en Angleterre, par les cava- 
liers ou partisans des Stuarts, aux troupes de Cromwell, 
parce qu'elles avaient les cheveux coupés court ; ou retendit 
ensuite à toas les adversaires de la royauté. 379. 

Têtière. — Harnais du cheval; Europe, moyen âge et sei- 
zième siècle, 221, 222, 260, 261. 

Teu tonique (ordre). — ■ Ordre religieux et militaire fondé 
eu 1128, par les Allemands; 450. 

Thabezimth, Thibezimin. — Bijou kabyle réservé à la 
femme qui est mère d'un garçon ; Afrique, 151, 155. 

Thabouiddouth, — Un des petits vases d'usage domesti- 
que, chez les Kabyles ; Afrique, 155. 

Thaboukalt. — Pot à eau ; Kabylie, 155. 

Thacebd, Thacebt. — Le diadème des femmes kabyles ; 
Afrique, 154, 165. 

Thakedourth, Thasilt, Thimesebbouith, Thime- 
serbah. — Poteries kabyles, 165. 

Thako. — L'alèue qui sert à coudre les peaux, à tresser les 
corbeilles, chez les Bassoutos ; Afrique, 67-68. 

Thalakt. — Argile dont sont faites toutes les poteries ka- 
byles ; Afiique, 150, 160 et 161. 

Thalamus (9à),a(J.O!;). — La principale des chambres à cou- 
clier; maison grecque, 27-28. 

Thasilt. — Voir Th.\kedourth. 

Thazath. — Colliers; bijouterie kabyle, 154, 

Théodore (chapeau à la). — Dames de l'époque Louis XVI, 
France, dix-huitième siècle, 390. 

Thérèse. — Voile de gaze ; modes féminines du règne de 
Louis XVI; France, dix-huitième siècle, 389. 

Thermopoles (OîpjAOTtwÀiov). — Sorte de cabarets où l'on 
vendait des boissons chaudes ; Romains, 33 . 

Thibezimin. — Voir Tuauezimtii. 



241 — 



Thicherourin. — Les pendants du thahenmth; Mjouterie 
kabyle, 151. 

Thiên-Tseû. — ce Le flls du ciel » ; nom donné à l'empe- 
reur de Clilne, 85. 

Thimeserbah. — f'oir Thakebourth. 

Thimesebbouith. — Voir Thaeedourth. 

Thrace (thra.v, thraex, threx). — Gladiateur armé à la thra- 
cienne ; Romains, 36-37. 

Thrènys. — Marchepied du soliiim; Gréco-Romains, 32. 

Thugs, Thags ou P'aousigar. — ce Gens au nœud cou- 
lant », association d'étrangleurs ; Inde, 135 et 136. 

Thuribulum. — L'encensoir des anciens, 39. 

Thyrorion. — Le passage qui donnait accès dans le péri- 
style; maison grecque, 27-28. 

Ti ou Kear. — Xom de la maison rustique en Bretagne , 
499-500. 

Tiare {tiara, Ttâpa). • — Sorte de Iwunet, coiffure nationale 
de tous les anciens peuples du nord-ouest de l'Asie. ■ — ■ 
Tiai-e droi/e (tiara recta) ; insigne de souveraineté chez les 
Perses. — Antiquité, 11 et 12, 14. 

La tiare des empereurs byzantins, 182. Voir Euxapius. 

La tiare du grand prêtre isi-aélite, 13. Voir Mixezophet. 

Tiare (triregnum). — Tiare à trois couronnes, particulière- 
ment affectée au chef de la catholicité revêtu de ses habits 
pontificaux, 284. 

La tiare des évêques latins des premiers siècles du moyen 
âge, 181. 

Tibia. — Voir Flûte. 

Tiedos. — ce Hommes d'armes » ; Sénégal, 72. 

Tietaja. — Sorcier lapon , 411. 

Tignonnée (tête). — Coiffure féminine; France, dix-hui- 
tième siècle, 367. 



Vêtement qui se boutonne par devant; Perse, 



Tikméh. 
141. 

Tilbury. — Voiture découverte à deux roues et traînée par 
un seul cheval. Le tilbury est d'origine anglaise. Europe, 
commencement du dix-neuvième siècle, 408-409 , 410, 43 1 . 

Tillet. — Jlorceau de tapa noirci avec lequel on confectionne 
lei annulaires réservés comme insignes de commandement 
aux chefs néo-calédoniens ; Océanie, 60-61. 

Timbales (tambour sar/'asinois, nacairc). — Instrument 
miUtaire introduit en Europe par les Arabes qui lui don- 
naient le nom de luikerah; en France, l'usage général des 
timbales dans la cavalerie ne date que du commencement 
du règne de Louis XIV. — Timbaliers ; les cavaliers qui 
battaient les timbales. — Inde, 119, Allemagne, seizième siècle, 
272 ; France, dix-huitième siècle, 382. 

Timbre. ^ Le sommet du casque, la partie ronde ordinai- 
rement partagée par la crUe. Dans les heaumes des douzième 
et treizième siècles, le timbre est plat. Europe, moyen âge 
et seizième siècle, 201, 202, 207 et 208, 260. 

Tinker. — Chaudronnier ambulant. Londres, commencement 
du dix-neuvième siècle, 428. 

Tintinnabulum. — Clochette, sonnette; antiquité, 43. 

Tin-tsô. — Globe de cristal placé au sommet du bonnet offi- 
ciel des grands dignitaires chinois; 85, 87, 91. 



Tipa. — Le couteau des Bassoutos; Afrique, 67-68. 

Tippoo-Saïb (robes à la). — Modes féminines du règne de 
Louis XVI ; France, dix-huitième siècle, 398. 

Tirador. — La ceinture-valise des Gauchos ; Amérique du 

Sud, 77. 

Tiretaine. — Etoffe de laine portée principalement par les 
classes inférieures. Europe, moyen âge, 210. 

Tistet. — Panier de pêcheurs ; Biarritz, France, 486. 

Tituli. — Inscriptions que les Eomains plaçaient sur les 
vases, les tableaux, etc., 33. 

Titus (coiffure à la). — Cheveux courts et frisés. — Perru- 
ques à la Titus. — France, fin du dix-huitième siècle et com- 
mencement du dix-neuvième, 403, 405, 403, 408-409 , 410. 

Tob. — Espèce de gui dont la feuille est considérée par le 
Yoloff comme un taUsman ; Afrique, 67-68. 

Tobaksdosa. — Blague à tabac ; Lapons, 411. 

Tobé. — Surtout en forme de chemise; costume sénégalais. 
Afrique, 72. 

Toc. — Chapeau de feutre des paysans bretons; France. 494, 
495, 497, 499-500. 

Tock. — Collier arabe, 463. 

Toge (toga). — Habit distinctif du citoyen romain, ample 
manteau qui se drapait sur la tunique. — Toga candida ; 
toge blanche dont se revêtaient les candidati, c.-à-d. ceux 
qui briguaient les suffrages du peuple. — Toga fusa ; la toge 
ample, rotonda. — Toga picta om palmat a; toge peinte ou 
teinte, et ornée de broderies. — Toga prétexta; toge blanche 
bordée de pourpre qui faisait partie du costume des augures, 
des pontifes, de qiielqiies magistrats et des jeunes gens, qui 
la quittaient à l'âge de dix-sept ans pour prendre la toge 
virile. — Toga pura ou virilis ; toge faite d'une laine qui 
avait conservé sa blancheur naturelle ; c'était celle de tous 
les citoyens romains qui n'avaient pas d'emplois adminis- 
tratifs. — Toga rasa; toge d'été. — Toga restricta; la toge 
primitive. — Toga trila ; une toge usée. — Toga. vitrea ; toge 
d'étoffe transparente. — Toga ta; courtisane, prostituée. — ■ 
Togalulus; la personne pauvre qui avait une toge râpée. — 
Togatus; le Romain portant la toge. — Antiquité, 40. Voir 
Sinus, XJmbo, Velatus. 

Toge-chlamyde ; patriciens du bas-empire, 181. 
Toge des consuls du bas-empire ; voir Trabbe. 

Toison d'Or. — Ordre de chevalerie institué à Bruges en 
1429, par Philippe le Bon, duc de Bourgogne; 283, 285. 

Tolbas. — Savants; Algérie, 163. 

Toliban. — Mot du moyen âge désignant le turban ; 255. 

Toll-gatherer. — Collecteur des routes. — ToU-moneij, 
taxe des routes. — Angleterre, 431. 

Tomahaw, Tomahawk. — Hache. Océanie et Américiue , 
60-61, 80, 81. 

Tonag ou Guailleachan. — Le tartan carré des femmes 
highlanders; Ecosse, 427. 

Tonnelet. — Partie de l'armure en forme de cloche rem- 
plaçant les tassettes du moyen âge. Barope, seizième siè- 
cle, 261. 

Toque, Toquet. — Calotte de forme cylindrique avec un 
bord retroussé ou rebrassé. La dénomination de toque fut 
aussi employée du temps de Louis XII pour désigner une 

n 



— 242 



sorte (le calotte porti'e sous le chaiieau. Boiis le règne île 
Charles IX, la toque n'était plus de mise que dans le cos- 
tume de cour. Europe, quinzième et seizième siècles ; 238, 
239, 24G, 247 et 248, 249 et 250, 25G, 268. 

Toque accompaijnée de deux attentions iirodi'jieuses; Ta- 
quet à l'Espagnole; Toqitet à la Virginie; dames de l'époque 
Louis XVI. France, dix-huitième siècle; 389, 390, 391-392. 

Toquille. — Kuban de chapeau; Mexique, 79. 

Torbaga. — Sandale ; chaussure d'été des Arabes. Afrique, 

157. 
Torbassi. — Bottes d'hiver garnies d'une semelle en cuir de 

phoque ; Kamtehadalcs, 83-84. 

Torques. Torquis (crxpsrcTÔ;). — Colliers des Gaulois, 
des l'erses, des Grecs, des Romains, etc. A Rome, le torques 
était aussi une récompense militaire ; celui des soldats auxi- 
liaires était d'or, celui des légionnaires était d'argent. An- 
tiquité; 25-26, 31, 36-37, 56-57, 58. 

Torquis hrachialis; bracelet à plusieurs tours de spirale. 
On le portait à la partie inférieure du bras (brac/iium), entre 
le poignet et le coude. Antiquité ; 31. 

Tortil. — Cercle en façon de couronne que l'on plaçait au 
sommet du heaume. Europe, moyen âge; 202, 219. 

Tortis. — Torche à main, portée par les serviteurs. Europe, 

moyeu âge ; 213. 
Totem. — Signe indélébile, figure d'animal quelconque, 

gravée sm- la poitrine des chefs Peaux-Rouges ; Amérique, 

81. 

Touailles. — Serviettes ouvrées et blanches. Europe, mo.\cn 
âge; 216. 

Touan-tse. — Satin épais dont les dames chinoises font 
leurs vêtements d'hiver ; 89 et 90. 

Touï-Touï. — Noix des îles Tonga donnant une couleur 
noire utilisJe chez les indigènes pour se peindre le corps; 
Océanie, 02. 

Touloupe. — Vêtement en peau de mouton ; Russie, 445. 

Toupet en vergette. — Coiffure des hommes. France, 
dix-huitième siècle; 3G6, 367. 

Toupet à tempérament. — Coiffure féminine; épociue 
Louis XVI. France, dix-luiitième siècle; 391-392. 

Toupio. — Tente recouverte de peaux; habitation d'été 
des Esquimaux, 83-84. 

Toupou. — Broche d'argent ; parure des Araucanienncs. 
Amérique, 77. 

Touques. — Bouteilles en usage cliez les paysans bretons ; 
France, 199-500. 

Tour de gorge, Devant de gorge. — Collerette de den- 
telle; dames du dix-huitième siècle. France; 367, 369, 371. 

• Tour de manche. — Manchettes à trois rangs de dentelle; 
dames de l'époque Lonis XIV. Framc, dix-septième siècle ; 
353. Voir Esgaueaxtes. 

Touret-de-nez, Cache-nez. — Le masque féminin, au 
seizième siècle. Europe; 273, 274, 289. Voir CoFi'ix a roI'- 
riEs. 

Tourillon. — Parties rondes et saillantes placées vers le mi- 
lieu du canon et qui servent à l'assujettir sur son affût. 
.\rtillerie française, quinzième siècle; 220. 

To\irnoi {tournoiiemeni, tournoiement, oomhat à la foule, trespi- 



guii-, bi'lhouidi.i, /ii/iini'i.s). — Comliat à la lance, à l'épée, ou 
à la masse, entre deux troupes de cavaliers en nombre égal. 
Europe, moyen âge; 219, 221. Voir Joutk. 

Tourti, Tourry. — Musette indoue; 125. 

Toxeutès TOÏc'JTr,;'. — L'archer grec; antiquité, 25-26. 

Trabée {Irabea). — Toge courte qui s'agrafait sur l'épaule 
droite. Le nom de trabée viendrait des larges bandes qni 
l'ornaient et que l'on comparait à des poutres, trabes. Ro- 
mains du bas-empire, 181. 

Trabotier. '— Homme de service au-dessus du bouvier. 
France, moyen âge ; 209. 

Tractatores. — Masseurs des bains romains; antiquité, 45. 

Traîneau. — Voir Plxke, Stekksledje. 

Trait à poudre. — Nom que l'on donnait, au quinzième 
siècle, aux projectiles lancés par les canons de petit calibre. 
— La coulevrine à maiu. — France, fin du moyen âge, 220, 
253. 

Tranchoir. — Espèce de couteau à découper; Europe, sei- 
zième siècle, 263. 

Traquenard. — Voir Paxieus. 

Tremoli. — « Tremblants»; ornements légers susiwndus au.x 
voiles des dames des quinzième et seizième siècles; Italie 
243, 280. 

Trespignée. — Voir Tournoi. 

Tressoir. — Diadème, ou jubau de cheveux, enrichi de 

pièces d'orfèvrerie ; haute noblesse du treizième et du qua- 

toraième siècle; France, 209. 
Trews. — Chausses des Écossais; 425 et 426, 427. 
Triaires (triaiii). — Corps de fantassins pesamment armés; 

troisième division de l'ancienne légion romaine, 36-37. 

Trlcanas. — Paysannes portugaises, 482. 

Triclinium (Tpîy.),tvo'^). — Réunion de trois lits sur les- 
quels les convives, dans les repas, se mettaient à demi con- 
ciles ; la table était entre ces trois Uts, le quatrième côté 
restant lilire pour le service. — Salle à manger où était dis- 
posé le triclinium. — Grecs et Romains ; 23, 27-28, 33. 

Tricorne. — Chapeau dont les bords comportaient trois ro- 
troussis plus ou moins élevés ; hommes du dix-huitième siè- 
cle, costume civil et miUtaire ; Europe, 366, 372, 373, 3S3, 
384, 385, 386, 387,400. 

Tricornio. — Coiffure des es/ udiititfes delà tnna et des mule- 
tiers des environs de Burgos ; Espagne, 477-478. 

Tridens (Tpiôooyç, xpiaiva). — Fourche à trois dents; 
arme des rétiaires; Romaius, 36-37. 

Triga. — Char attelé de trois chevaux ; antiquité, 11 et 12, 

29. 
Triglênes. — Pendants d'oreilles à trois pendeloques ; dames 

grcc(iues ; antiqiiité, 21, 25-26. Voir Tuiottides. 

Trigone (trigonum, Tptywvov). — Instrument à cordes d'ori- 
gine syrienne. Son coffre était de forme triangulaire et les 
coriles liorizontales; antiquité, 22, 43. 

Triniframma. — Lance h maiu, arme de jet des Pietés ; 
425 et 426. 

Trinitaires (communauté des Filles). — France; 335. 

Triottides [iriopis, triottis, triottium). — Les Athéniens dési- 
gnaient ainsi les friglcnes; Grèce antique, 21, 25-26. Voir 

TlilOLÈXES. 



— 243 — 



Triphaleia. — Casque à triple aigrette ; Grèce antique , 
25-26. 

Triptyque. — Tablette sculptée, en bois ou en iyoii-e, consis- 
tant eu trois pauneaux pouvant se replier les uns sur les 
autres. Europe, moyen âge ; 228. 

Triquetra. — Les trois jambes ou le triangle formant la 
décoration du bouclier, chez les Grecs de la Sicile ; antiquité, 
25-26. 

Triregnum. — Voir Tiare. 

Trochades, — De rps/w, courir; bottines de coureur. An- 
tiquité, 47. 

Trochées. — Branches de pommes que le paysan breton, 
dans l'intérieur de sa maison, place sur des claies pour se 
préserver du mauvais air et des épidémies; France, 499- 
500. 

Trombone. — La mquebute, en italien trombone, ou grande 
trombe, existait déjà au quinzième siècle ; sa forme était 
la même que celle du trombone à coulisse dont l'usage existe 
encore de nos jours. Europe, moyen âge et seizième siècle ; 
192. 

Trompe (trombe, trompette). — Instrument qui répondait 
à la tuba, trompette droite des Romains. La trompe était la 
trompette de guerre ou des tournois. Europe, moyen âge ; 
192, 218. Voir Phounga et Carxxx, la trompe de guerre des 
Gaulois. 

Trompette (tuba, ffà)>7ny|). — Eomains ; 43. 

Trône (solium, 6p6vo;). — Siège de cérémonie, attribut de la 
royauté, consistant tantôt ea un fauteuil, tantôt en un pliant, 
toujours accompagné du marchepied (Jhrenys,suppedaneum). 
— Trônes égyptiens : 4, 5, 8 ; — assyrien : 10 ; — asia- 
tiques : 14 ; — gréco-romains : 32 ; — trône des empereurs 
mogols, 113, 114, 115 ; — des souverains, des évêques et des 
archevêques du moyen âge : 181, 183, 186, 207 et 208, 227. 

Troumbache. — Sabre à lames courbes garnies de pointes ; 
Niams-Kiams. Afrique; 70, 

Trousse. — Etui dans lequel l'arbalétrier du moyen âge 
transportait des carreaux ou viretons. Ces trousses étaient 
faites de bois recouvert d'une penne ou peau, d'où leur nom 
de trousse empanèe. France; 218, 219, 220. 

Trousses. — Larges culottes de la fin du seizième siècle. 
Elles furent longtemps conservées par les pages, les Cent- 
Suisses et les pairs, en costume d'apparat. France; 266,274, 
340. Voir Gbègues, 

Trousse ou épinglier. — Nécessaire de toilette servant 
aussi de bijou de suspension ; dames du dix-huitième siècle, 
380. 

Troussequin. — Pièce cintrée placée sur l'arrière de la 
selle ; 202, 204. 

Troussoirs. — Agrafes servant à maintenir la robe retrous- 
sée ; modes féminines. Europe , fin du quinzième siècle ; 
246, 251. 

Tschavousoh . — Musicien de la maison du sultan ; Tm-- 
quie, 169. 

Tschenguye. — Baladins grecs; 170. 
Tschocadars. — • Officiers de l'extérieur ; maison du sul- 
tan. Turquie, 169, 172-173. 

Tuagh-cath. — Grande lance au fer en forme de hache; 
Ecosse, 427. 

Tuka. — Lacet servant à attacher le pantalon au premier 
gilet ; Maures tunisiens, 159, 



Tummin. — Les pierres précieuses du poctora du grand 
prêtre des Israélites, 13. 

Tumulus. — Sépulture de l'âge de bronze, principalement 
formée de sable et de terre ; 50. 

Tunique (tunica, yntoy). — Vêtement en usage chez la 
plupart des peuples de l'antiquité; chez les Grecs et les 
Romains des deux sexes, la tunique était le principal vête- 
ment de dessous et se rapprochait, par son usage, de la 
chemise, et par sa forme, de la blouse moderne. 1, 10, 11 et 
12, 13, 14. Voir Caxdys, Chitox, Colobiujf, Koutonet. 

Tunique dorienne. — Dames grecques, 19. 

Tunique ionienne. — Robe close, sans ceinture, d'origine 
asiatique; 19, 32. 

Tunique talaire {tunica talaris, yiX(x)v uooYipYiç). — Tuni- 
que à longs pans à l'usage des deux sexes. Grèce; 20, 24. 

Tunica recta. — Voir Regilla. 

Tunicatus. — Le Romain portant la tunique, 40. 

Tunico-pallium. — La tunique qui réunissait les caractères 
de la tunique à ceux du paDium, 20. 

Tunicula. — Tunique de laine ne descendant que jusqu'aux 
hanches. Costume militaire romain, 34. 

Taniqne. — Moyen âge; 181, 182, 183, 188, 189. Voir 
Bll\.ut. 

Tunique à la romaine. — Modes féminines ; Europe, sei- 
zième siècle, 252. 

Tuniques antiques, coupées. — Modes féminines du Direc- 
toire et du Consulat. France, 406. 

Tunicelle. — Hommes de la fin du quinzième siècle ; France, 
règne de Charles VIII, 251. 

Tupineis. — Foi;- Tournoi. 

Turban. — Traduction française du mot dulbend, écharpe 
plus ou moins volumineuse qui s'enroule soit autour au fez, 
soit autour du tarbouch; certains peuples portent le turban 
enroulé à même la tête. Europe (Turquie), Asie, Afrique et 
Océanie; 02, 63-64, 67-68, 72, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 
122, 123, 124, 125, 126, 127, 129, 130, 132, 133, 135 et 136, 
137, 141, 142, 145 et 146, 156, 157, 158, 15.9, 160 et 161, 
165, 169, 170, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 462, 464. Voir 

IvA'S'ÉZÉ, MUDJEWEZE, OEUEF, SARYK, TADJH, XASIA. 

Turban. — Coiffure des dames du Consulat et de l'Empire. 
France, premières années du dix -neuvième siècle; 408-409. 

Turque (robe à la, bonnet à la). — Dames de l'époque 
Loui? XVI. France, fin du dix-huitième siècle ; 391-392, 398. 

Tutulati. — Voir Elenchi. 

Tutundjy. — Page du sérail qui a soin des pipes et du ta- 
bac appartenant au sultan; Turquie, 169. 

Tympanon. — Instrument à cordes de métal que l'on frap- 
pait avec de petites baguettes; Europe, moyen âge, 192, 247 
et 248. 

Tympanum (TU[J.7i:avov). — Tambour de basque, instru- 
ment formé d'un cerceau de bois sur lequel une peau est 
tendue ; de petits grelots en garnissent les côtés. Antiqui- 
té; 38, 43. — Paysans italiens, 468. 

Tyrrhénienne. — Chaussure lacée ; antiquité, 29. 



u 



Udo (oùocùv). — Espèces de chaussons qui préservaient 
de l'humidité. Antiquité, 47, 



244 



Uhlans. — Cavalerie (Vorigine asiatique Jout l'usage s"iu- 
troiluisit d'abord en Pologne et en Litliuanie, puis se ré- 
pandit de l:i en Allemagne et en Russie. En 1734, le maré- 
chal de Saxe fit admettre cette arme en France, et en forma 
nu régiment de mille liommes mêlés à autant de dragons. 
Les uhlans français furent licenciés à la mort du mari' chai. 
France, dix-huitième siècle ; 383. 

Ulémas. — Docteurs de la religion et de la loi, chez les 
Turcs; 16.1. 

Umbella (axiâosiov). — Parasol ou parapluie formé d'une 
pièce d'étoffe ronde tendue sur un certain nombre de côtes 
ou de baguettes convergentes. Antiquité ; 8, 18. 

Umbo (âixêwv). — Pointe, cône, faisant saillie au milieu 
d'un bouclier. Antiquité et moyen âge; 15, 36-37, 48-49, 54, 
56-57, 201. — Masse de plis maintenus devant la poitrine, sur 
l'espèce de baudrier formé par le siriKS ; toge romaine, 40. 

Uncinatus. — Voir Uncu.s. 

Unctores. — Les esclaves qui enduisaient les baigneurs 
d'huiles et d'essences parfumées ; antiquité, 45. 

Uncus (oyxoç). — Chaussure sénatoriale à pointe longue et 
recourbée ; Romains, 47. 

Vncinatiis. — Soulier à pointe reoourb!'e en dessous; an- 
tiquité, 47. 

Uraeus. — Transcription du nom égyptien âfd. de l'aspic 
hajé. L'image de ce serpent était placée sur la tCte des 
dieux; elle se trouvait aussi fixée sur la coiffure des rois : 
le Idaft, le pschent , le casque de guerre en étaient toujours 
ornés ; Egypte antique, 1, 2, 3, 4. 

Urin. — L'ensemble des pierres précieuses qui garnissaient le 
pectoral du grand prêtre Israélite, 13. 

Ursulines. — Congrégation de religieuses fondée eu Italie 
vers 1537 ; 333. 

Uruku. — Arbre de l'Amérique du Sud dont l'écorce fournit 
au Botocudo une teinture rouge pour le corps, 76. 

Uskief. — Bonnet long ; Turquie, 169. 

Uskiuf. — Panache des janissaires do la garde des ancien- 
rois de Pologne, 454. 

Usth-Kurby. — Robe de drap d'or fourrée de zibeline; 
habit de cour. Turquie , dix-huitième siècle ; 169. 



Vadmal. — Drap islandais ; 112. 413. 

Vagina (^-^oOriX/), xo),£Ô;). _ Fourreau d'épée; Romains, 
36-37. 

Vair. — Espice d'écureuil tiré des provinces méridionales de 
la Russie, et dont la fourrure blanche et grise fut utilisée 
surtout pendant le moyeu âge ; Europe, 211. 

Valideh-aghassy. • — Premier eunuque de la sultane mère ; 
Turquie. 172-173. 

Valideh-Sultan. — Hère du souverain régnant; Turquie, 
172-173. 

Valet, Varlet. — Nom donné pend mt le moyen âge, aux 

jeunes nobles placés auprès de quelque puissant seigneur. 

pour se préparer à recevoir l'ordre de la chevalerie et ren- 



dre, en retour, certains services de domesticité; France, 
moyen âge, 213. 

Vantail, Vantaille. — Partie inférieure de l'ouverture 
d'un casque. Europe, moyen âge et seizième siècle ; 217, 
253. 

Vara de justice. — La canne de X'alytmnh', l'emblème de 
son emploi ; Espagne, 470 et 471. 

Varalde-leib ou Tjatse olmak Varalde olmai. — 

Variétés du seite, bonnet lapon ; 411. 

Varangana, Veschatrl. — Classe de danseuses indoues 
qui accompagnent les processions ; 125. 

Vasquine. — Voir Basquike. 

Vautour. — Emblème du pouvoir souverain ; Egypte an- 
cic^nne, 1. 

Vaysias. — Caste des commerçants ; Inde, 124. 

Velatus. — Voir Voile. 

Venereum. — Boudoir où étaient placées les peintures li- 
cencieuses (Jibidines) ; maison romaine, 33. 

Venez-y-voir. — Mouchoir de cou ; dames du dix-huitième 
siècle. France, règne de Louis XV ; 372. 

— La l'aie de derrière de la chaussure de cérémonie, ordinai- 
rement garnie d'émeraudes; dames de l'époque Louis XVI, 
389. 

Venta. — Auberge espagnole, 477-478, 

Ventaille. — Voir Vantail. 

Ventel (er). — Manteau de relevailles ,- Bretagne. 496. 

Ventorillo. — Auberge espagnole, 477-478. 

Ventrale. — Ceinture; antiquité, et Italie, seixième siècle, 
214. 

Vergata. — Saie des paysans gaulois, 56-57. 

Verrerie (haute). — Imitation de pierres précieiTSes ; dix- 
septième siècle, 330. 

Verrouil (épée en). — Manière de porter l'épée maintenue 
horizontalement à l'aide d'un pendant attaché à la cein- 
ture; France, dix-septième siècle, 301, 311. 

Vertugade, Vertugadin, Vertugale. — Sorte de crino- 
line qui fit son apparition sous le règne de François I''' ; 
sous Henri III, on l'appelait verfiirjade ou ver/ii(/ii!e, et sous 
Henri IV, vert/i'jailin ou verttuiinle en tambour; dames de 
la fin du seizième siècle, 264, 266, 267, 269, 273, 274, 280, 
311. 

Veru (Taûviov), — Trait emprunté aux Samnites par l'infan- 
terie légère des Romains, 36-37. 

Veschatrl. — Voir Vakaxgaxa. 

Vesica (xÛTTt;). — Sorte de bonnet dont se coiffaient les da- 
mes grecques, 21. 

Vestale (costume à la). — Dames de l'époque du Consulat ; 
France, 408-409. 

Veste. — Courte tunique à basques et à poclies que les hommes 
commencèrent à porter sous leur justaucorps vers 1670. Pcn- 
d it la seconde partie du règne Louis XV, les vestes qui 
a 3 ^ompagnalent les habits et les redingotes, étaient faites 
s U13 basques ni poches ; elles reçurent le nom de veston 
ou celui de gilef. Cette partie de l'habillement était aussi 
commune à toutes les troupes. — Vers 1786, les dames 



245 — 



eurent des vestes à la viaî-inière et aux piei-rots; c'était tou- 
jours, comme la redingote, un vêtement d'apparence mascu- 
line, 351, 352, 367, 368, 372, 383, 384, 385, 386, 387, 390, 
391-392. 

Veste à la prussienne. — Hommes de l'époque du Consu- 
lat ; France, 408-409. 

Veste des FellaMnes; Egypte, 161. Voir Taebah. 

Vestes des Maures algériens et tunisiens, 159, 160 et 161. 
Voir Abaïa , Faemla. 

Veste des Tiu-os; 169, 175, 180, 464. Voir Abkalitch, 
Fermexé, Hybka, Orto-Couschae, Salta, Tchepken. 
Veste (vestis). — La robe on plutôt la jupe des paysannes de 
la province romaine; Italie, dix-neuvième siècle, 468. 

Veuglaire. — Canon long, se chargeant par la culasse ; ar- 
tillerie française du quinzième siècle, 220. 

Vexillum. — L'enseigne unique et particulière de la ca- 
valerie romaine. — Vexillarius ; porte-étendard de la cava- 
lerie, 35, 36-37. 

Vezok. — Traîneau des Kamtchadales ; Sibérie, 83-84. 

Viaire. — Pièce mobile du casque couvrant le visage ; 
France, quatorzième siècle, 217. 

"Vichnouvites. — Adorateurs deVichnou ; secte indoue, 126. 

Victlmaires (victimarii). — Ministres inférieurs, servi- 
teurs employés aux sacrifices chez les Romains ; 38. 

Victoire (Bonnet ou pouf à la). — Dames de l'époque 
Louis XVI ; France, dix-huitième siècle, 388. 

Viele, Vielle, Viole. — Noms donnés au violon depuis 
le dixième jusqu'au seizième siècle. — Vielle à roMe; celle 
dont les cordes étaient frottées non par Varson ou archet, 
mais par une petite roue qu'une manivelle faisait mou- 
voir; on la nommait aussi symphonie, chiffonie. — Viole 
{basse de) ou viole de garnie; celle dont on ne pouvait 
jouer qu'en plaçant le corps sonore entre les jambes ; c'est 
l'instrument qu'a remplacé depuis le violoncelle. — Europe, 
moyen âge; 192. 

Vierges misérables. — Les orphelines du monastère de 
Siinte-Catherine, à Rome ; Italie, dix-septième siècle, 333. 

Vignone. — Danse française de l'époque Louis XIII ; Fran- 
ce, dix-septième siècle, 328. 

Vinter-skor. — Bottes d'iiiver des Lapons, 411. 

Vinter-vantar. — Bonnet de fourrure ; Lapons, 411. 

Viole. — Voir Vièle. 

Vireton. — Trait de l'arbalétrier; France, moyen âge, 22iJ. 

Viroles. — Bas sans pieds ; costume des femmes sablaises 
(Vendée), France, 496. 

Visière. — Partie antérieure du casque percée de trous pour 
voir et respirer ; elle était fixe ou mobile. Antiquité, moyen 
âge et seizième siècle; 15, 16,17, 25-26, 36-37, 202, 217, 
219, 253, 254, 260, 262 Voir Vue. 

Vitis {v.lfi[La). Le cep de vigne, insigne de commandement 
du centurion romain ; 36-37. 

Vitta. — Ruban que les femmes de naissance libre, avant 
comme après le mariage, portaient autour de la tête. — 
Diadème des prêtres romains. — Le ruban dont était en- 
tourée la tête de la victime qu'on allait immoler. — Anti- 
quité, 38. 

Vizir (grand). — Voir Sadri-a-z'hem. 

Voile {vélum). — Habillement de tête qui remonte à la plus 



haute antiquité. Les femmes grecques et romaines, lorsqu'elles 
sortaient se voilaient le visage à l'aide de Vhimation , de la 
calyptra , de la palla ; dans les cérémonies nuptiales , la 
fiancée était couverte d'un voile; les hommes se voilaient 
dans les temples, en signe de deuil, et dans toutes les cir- 
constances graves. Voir Toge, Velatus. — Dans les pre- 
miers temps de la chrétienté, le flammeiim virginale était 
surtout l'insigne des vierges ; le voile et la prise de voile 
jouent encore le mê me rôle dans les congrégations reli- 
gieuses. — Au commencement du moyen âge, les dames por- 
taient de grands voiles demi-circulaires tombant jusqu'à terre ; 
puis, on vit des voiles ronds, d'autres en manière d'écliarpe. 
des voiles de lin, opaques, et enfin les voiles transparents qui 
commencèrent à être à la mode vers le quinzième siècle. — 
La tradition antique de se voiler le visage pour sortir, est en- 
core conservée chez les femmes de l'Orient. 

Velatus. — Le Romaiu dont la tête était voilée par une 
partie de la toge. 

Voiles de l'antiquité, du moyen âge et du seizième siècle; 
21, 24, 32, 40, 41, 56-57, 188, 207 et 208, 209, 211, 243, 244, 
247 et 248, 340 et 250, 264, 265, 280, 287. Voir Guuipe. — 
Voiles religieux; 147, 198, 332, 333, 334, 335. — Voiles 
des veuves; France, seizième et dix-septième siècles, 273, 
283, 340. Voir Manteau. — Voile, coiffure des dames 
françaises de l'époque du Consulat. 408-409. — Voiles des 
femmes de l'Orient et du littoral méditerranéen de l'A- 
frique; 123, 124, 127, 128, 129, 130, 137, 139, 155, 156, 157, 
160 et 161, 162, 165, 170, 175, 177, 178, 179, 180, 464. Voir 
ASABA, Beslik, Chemsé, Hyadeb, Ihram, Mahramas, 
Marlota, Petché, Sari, Takréta, Tarbah, Tcharchaf, 
Telpetché, Tachmak. — Voiles des dames hollandaises 
et russes; 421 et 422, 438 et 439, 410. 

Voiture. — Voir Arcuatus currus, Benxa, Carpentuii, 
Carrosse, Chaise de poste, Chae, Chariot, Djiuriksha, 
Hackerry, Kar,basche, Mastel, Petorituji, Pilextum, 
PoÈLB, RuTH, Sociable, Tilbury. 

Volant. — La troussure de la robe, laquelle était nommée 
manteau; dames de l'époque Louis XIV. France, dix-sep- 
tième siècle; 353, 354, 355. 

Volet. — Voile adapté au casque ; France, moyeu âge et 
seizième siècle; 202, 217, 263. Voir Lambrequix, 

Volosnik. — Bonnet de toile; dames russes, 438 et 439. 

Volubilis (le). — Toilette féminine; France, époque du 
Consulat, 406. 

Voor-hoofden. — Bandeaux souples d'or et d'argent ; pa- 
rure de tête des Hollandaises, 423. 

Vouge. — Arme de fantassin. La vouge se composait d'une 
lame à un seul tranchant emmanchée à l'extrémité d'un 
long bâton. — Vougier: le fantassin armé de la vouge. — 
France; moyen âge, 217, 220. Voir Coustillier. 

Vue. — Les ouvertures qui permettaient à l'homme d'armes 
de voir à travers la visière du casque ; Europe, moyen âge 
et seizième siècle, 202, 217, 260. 

Vummera. — Engin en usage pour lancer le javelot ou la 
sagaie; Australiens, Océanie; 60-61. 

Vuolpo. —Vêtement des femmes laponnes, 411. 

w 

Walmar. - Toile écrue dont les paysans suédois font leurs 
vêtements, 415. 



— 24G — 



Wampum. - Moyen mnémotechnique servant à exprimer 
des nombres, même des idées, à l'aide de fragments de co- 
quilles ou de bois enfilés. Peaux-Rouges; Amérique du îvord, 
81. 

Wanmin-san. - Parasol aux « dix mille noms » ; l'un de 
ceux, en Chine, que l'on offre aux magistrats, 87. 

Wartapssi-Consqui. - Garde-dr.ipcau des janissaires de 
la maison militaire des rois de Pologne, 454. 

Watohman. — Veilleur ; Londres, commencement du dix- 
neuvième siècle, 429. 

•Waterman. — Garçon de service dans les stations de voi- 
tures. Londi-es, dix-huitième et dix-neuvième siècles, 428. 

Watteau (robe à la). — Dames de l'époque Louis XV ; 
France, dix-huitième siècle, 371, 373. 

■Wayssia-'Wansé. — Castes inférieures de l'île de Ceylan ; 
Inde, 132. 

"Wedung. — Couteau malais ; Oeéanie, 134. 

"Welsh women. — Lavandières galloises ; Angleterre, 429. 

^A^ilyalkinyis. — C'est-à-dire Uwmme fait; Australiens, 
GO-61. 

"Woudou. — Purification partielle ; religion musulmane, 
145 et 146. 

"Woysko-K-warciane. — « Armée du quart », force ré- 
gulière entretenue par la quatrième partie des domaines 
royaux ; Pologne, règne de Sigismond-Auguste (1502), 454. 



X 



Xasia. — Nom du turban chez les Maïu-es d'Espagne, 156. 

Xomordos. — Bijoux dont les Mauresques ornaient leur 
coiffiiu:e, Valcandora ; Espagne, moyen âge, 200. 

Xwa-lin. — Plumes de paon ; insigne réservé aux fonction- 
naires chinois de l'ordre le plus élevé, 85, 87, 



Yachmak, Yaschmak. — Grand voile blanc, marque de 
pèlerinage; dames turques, 170, 175, 180. 

Yagout-astar. — Topaze considérée chez les Arabes comme 
un spécifique contre la jaunisse et les affections bilieuses ; 
Afrique, 162. 

Yaka. — Collet û\i féredjé (voir ce mot) ; Turquie, 170. 

Yakounine. — Officier de moyenne noblesse; Japon, 96-07. 

Yaschmak. — Voii' Yaoiimak. 

Yata. — Culotte du Sénégalais; Afrique, 67-68. 

Yatagan. — Sabre poignard; Asie et Afrique, 132, 15u, 177. 

Yatzu-Namazy. — Prière dite à la nuit close, religion mu- 
sulmane, 145 et 146. 

Yazma. — Mouchoir de tête,- Turquie, 180. 



Yechm. — Nom du jade considéré par les ,^rabes comme 
une garantie contre la foudre et les mauvais rêves, 162. 

Yelek. — Gilet droit; Turquie, 170, 175. 177, 178. 170, 180. 
Voir Djamada\. 

Yelkem. — Bonnet brodé; Turquie, 169. 

Yéméni. — Étoffe employée dans les turbans; Turquie, 157, 
176, 177, 178, 179, 180, 182. — Chaussures turques; 175, 
177,178. 

Yin. — Cachet, signe de la délégation impjrialeen Chine; 87. 

Ymagiers. — Voir Imagiers. 

Yogui. — Fakir indou, 117-118. 

Yraigne. — Vaniùjnée d'Ypres, tissu en usage pour les 
chausses ; Europe, moyen âge, 206. 

Yu. — Crochet de jade ou d'agate servant d'agrafe de cein- 
ture; Chine, 88. 

Yugurt. — Lait caillé; Perse, 137. 

Yu-tsi. — Concubines impériales du dernier rang; Chine, 86. 
Voir Chi-fou, Fou-gin, Pin". 



Zagaie. — Voir Sag.ue. 

Zamr. — Voir ZouNA. 

Zaraguellas. — Les chausses des Maures d'Espagne, 200. — 

ZarcKjuiltai de lienw; caleçons de toile qui flottent jusqu'.^ 

la hauteur des genoux ; province de "N'alence. Espagne , 

477-478. 
Zarcillos. — Voir Baxderillas. 
Zarcola. — Haut bonnet de feutre ; Turquie, 169. 
Zelaidj. — Revêtements de faïence ; maison mauresque, 

168. 
Zenanah. — Partie des habitations indoues réservées aux 

femmes, 123. 
Zerouoïar. — Pendants d'oreilles ; Kabylie, 151, 154, 165. 
Ziezak, — Broderies, ornements ; costumes des Ruthèues de 

Marmaros ; Hongrie, 458 et 459. 
Zimarra. — Vêtement de dessus long, d'origine italienne, 

dont, en France, on a fait la simarre; 238, 280, 287. 

Zipoune. — Sarrau russe dérivé du joupane polonais, 438 
et 439. 

Zoccoletta. — Orpheline pauvre ; Italie, dix-septième siècle, 
333. 

Zodiacale. — Coiffure de grande parure des dames de l'é- 
po(lue LouisXVI ; France, dix-huitième siècle, 390. 

Zodiote. — Voir Catastictos. 

Zona(ï(jûvyî). — Ceinture large et plate que les jeunes filles 
portent autour des hanches; Grèce, 11 et 12, 17, 18. 

Zorna, Zourna, Zournay. — Espèce de hautbois à an- 
ches; les Arabes l'appellent zamr; Orient et Afrique septen- 
trionale, 139, 150. 

Zotheca. — Cabinet d'étude; maison romaine, 33. 



INDEX GÉOGRAPHIQUE ET ETHNOGRAPHIQUE. 



RACES ET FAMILLES, PEUPLES ET GROUPES (TEMPS ANCIENS ET MODERNES), 



A 



Aâmou. — Nom que les Egyptiens donnaient anx Asiatiques ; 

antiquité, 2, 
Abantous. — Psïiple caf re ; Afrique, 67-68. 
Abbadehs. — Peuplade arabe qui parcourt le désert depuis 

ICossL'ïr jusqu'aux frontières de la Nubie ; Afrique, 74. 
Abyssins. — Habitants de FAbyssinie (^Ethiojiici suprà 

Ajjliptum) ; Afrique, 67-68. 
Aétos. — Habitants primitifs des Philippines; Océanie, 63- 

64. 
Afghans ou Pouschtounch. — De l'Afghanistan ou 

royaume de Caboul, contrée du centre de l'Asie, 135 et 136. 
Aïnos. — C'est-à-dire hommes, indigènes de l'île Téso ou 

yézo; Japon, 96-97. 
Alains {Alani, 'AXavoî). — Peuple scythique immigré en 

Europe ; 48-49, 482. 
Albanais. — Quelquefois nommés Arnnutes, et dans la lan- 
gue nationale Siipetars, c'est-à-dire montagnards , habi- 
tants de l'Albanie ; Turquie d'Europe , 464. 
Alfourous, Arfackis, Harfours ou Touradjas. — 

Grande race océanienne que l'on rencontre dans la Nouvelle- 
Guinée, à Bornéo, aux Gélèbes, à Sumatra, etc., 60-61, 63-64, 

65 et 66. 
AUobroges. — Peuple qui habitait les montagnes de la 

Gaule narbonnaise, 48-49. 
Altenbourgeois. — Da territoire de Saxe-Altenbourg ; 

Allemagne, 432, 433. 
Amakosas, Amakosinas, Kousas, Koussas. — Tribus 

caf res ; Afrique, 71 . 
Amazighs ou Schellouh. — Berbères du Maroc ; Afrique, 

150. 
Ama-Zoulahs ou Zoulous. — Voir Zoulous. 
Anglo -Saxons. — Nom désignant les peiiples germaniques 

qui envahirent la Grande-Bretagne au cinquième siècle : les 

Jutes, les Angles et les Saxons, 52. 
Annamites. — De l'empire d'Annam; Asie orientale, 109. 
Antes. — Peuple sarmate, voisin du Danube ; nom que Pro- 

cope donne aux Slavo-Russes, 442. 
AiDaches. — Tribu insoumise du Mexique; Amérique, 79. 
Aquitains ou Euskaras. — Peuples d'origine ibérienne ; 

48-49, 56-57, 485. 
Arabes. — Asiatiques et Africains, 135 et 136, 157, 160 et 

161, 162, 163. 
Araforos. — Musulmans de Bourou et de Céram, famille se 

rattachant à celle des Dayas; Océanie, 63-64. 
Aragonais. — ■ De l'Aragon, province d'Espagne, 473, 474, 

475. 
Araucans ou Araucanos. — De l'Araucanie, contrée de 

l'Amérique méridionale, au sud du Chili, entre les Andes et 

l'océan Pacifique ; 77, 78. 



Arbenesce. — Nom que se donnent les Épirotes et les Al- 
banais ; Turquie d'Europe, 464. 

Ardaaeded. — Les « bruns », population des environs do 
Morlaix (Finistère) ; France, 497, 499-500. 

Arfackis. — Nom des Alfourous des Moluques et de la 
Nouvelle-Guinée ; Océanie, 63-64. 

Argiens. — Habitants de l'Argohde; Grèce antique, 15,25- 
26. 

Arians hellènes, Arians hindous. Arias. — Voir 

AUYAS. 

Arméniens. — ■ Une des plus anciennes familles de la race 
caucasienne ; Asie occidentale, 14, 142, 147, 175, 180. 

Armoricains. — Habitants de l'Armorique, nom de la 
côte nord-ouest de la Gaule depuis la Loire jusqu'à la Seine ; 
56-57. 

Arnaout, Arnautes. — Voir Albanais. 

Arossiens. — Indigènes de l'île San Christoval, archipel des 
Salomon ; Océanie, 60-61. 

Arvernes. — Peuple de l'ancienne Gaule, entre la Loire, les 
Cévennes, le Limousin et le Forez, c'est-à-dire à peu près 
dans l'Auvergne actuelle, 56-57. 

Aryas, Aryens. — Grande race asiatique qui fit la con- 
quête de l'Inde environ quinze siècles avant Jésus-Christ, 
pendant que les autres branches de cette même race envahis- 

■ salent l'Europe ; 130, 143, 462, — Arias hellènes, 449 ; Arias- 
hindous; 56-57. — Arias germains, 418. 

Aschantis. — Peuple nègre de l'Afrique occidentale, famille 
guinéenne; 67-68. 

Assamais. — De l'Assam, vaste territoire de l'Inde, limité 
au nord par les montagnes de l'Himalaya, 129, 130. 

Assyriens. — Asiatiques de la contrée située entre l'Armé- 
nie, la Mésopotamie, la Jlédie et la Babylonie, 10, 11 et 12. 

Asturiens. — Du nom de l'Asturie, ancienne principauté 
du nord de l'Espagne ; 473. 

Atchemis. — Peuple appartenant à la famille malaise ; Océa- 
nie, 63-64. 

Aucas. — ce Hommes libres », nom que se donnent les fils 
aînés de la famille chilienne ; Amérique, 78. 

Australiens. — Indigènes de l'Australie ou Nouvelle-Hol- 
lande, 60-61. 

Auvergnats. — France, 484. 

Aztèques. — Peuple qui habitait le Mexique à l'arrivée des 
Européens dans ce pays, 79. 



Bachapins ou Matchapis. — Une des principales tribus 

des Betjouanas ; Afrique australe, 67-68. 
Bachi-Bozouk. — « Briseurs de têtes »; Turquie, 177, 
Bactriens. — Habitants de la Bactriane ; cette province de 

l'empire perse fut comprise dans les conquêtes d'Alexandre, 



— 248 



forma une p<artie du royaume des Séleucides, puis celui de 
Bactria. lequel dura jusque vers 125 avant J.-C, époque où 
il fut (l'truit par les Parthes ; 1, 4G2. 

Bakalais. — Partie de la population du Gabon; Afrique, 
G7-68. 

Baktiani. — Habitants du Louristan; Perse, 135 et 136. 

Baléariotes. — Des îles Baléares ; Espagne, 480, 481. Voir 
.Ma,1(1i:qui.vs, Minorqi,'IN"s. 

Bambarras. — Population de l'intérieur de l'Afrique occi- 
dentale, famille soudanienne, 67-68. 

Barabras ou Kennous. — Habitants de la Nubie, famille 
ab.vs.-inieniie ; Afrique, G7-C8, 69. 

Bary. Bazy. — Peuplade habitant \m territoire voisin du 
îs'il blanc; Afrique centrale, 70. 

Basques {Ckintober, Euskaldamac, Euskariens). — Descen- 
dants des Ibères occupant les deux versants des Pyrénées; 
K^pagne et France, 475, 486. 

Ba soutos, Bassoutos. — Tribu cafro ; Afrique australe, 
(;7-C8, 71. 

Bataves. — i Peuple germanique qui habitait une partie de 
la Hollande actuelle ; 419 et 420. 421 et 422, 423. 

Battak. — Race océanienne comprenant les Alfourous, les 
Bouguis et les Makassarais ; 65 et C6. 

Battas ou Biadjoux. — Peuple de la famille des Dayaks ; 
Occanie, 63-G4, 65 et 66. 

Bazy. — Voir Bary. 

Bedewi. — - Voir Bédouins. 

Bedjas ou Bischari. — Peuple appanenant à la famille 
abyssinienne; Afrique, 67-68. 

Bédouins (liedeiii). — Les arabes nomades de la Syrie, de 
l'Egypte, des Etats barbaresques et de plusieurs autres par- 
ties de l'Afrique, 179, 180. 

Belges. — Branche de la grande famille gauloise ; antiquit '■, 
.5(;-57. 

Bengalais. — Poimlution du Bengale; Inde, 126, 129, 131. 

Beni-Abbès. Beni-Aïssi, Beni-Ouasif , Beni-Ourtilan, 
Beni-Rhab, Beni-Yeni. — Tribus kabyles de l'Afiique 
septentrionale; 152-153, 155, 157. 

Beni-Saad. — Tribu du Sahara algérien, 165. 

Béotiens. — De la Béotie, contrée de l'ancienne Grèce cen- 
trale aujourd'hui partie de la Livadie; 16, 25-26. 

Berbères. — Nom sous lequel on désigne diverses portions 
de la population aborigène de la côte septentrionale de l'A- 
frique ; 150, 151, 157, 158, 160 et 161, 162, 165. Voir Ama- 

ZlfiUS ou SCHKLLOUH, KABYLE.S, KrOOTIIUS, MZABITES, 
l)UCHETEÏTA.S, TiBBOUS, ToUARECiS. 

Bercharis. — Tribu du haut Nil; Afrique, 74. 
Berranis. — « Gens du dehors )j, étrangers d'origines et 
de races diverses ; Afrique, 1G3. Voir BiSKRr, Mar'karba, 

MZITI.S, R'AR.A.BA. 

Bertas. — Peuplade occupant le territoire du Bertat, au sud 

du Kordofan ; Afi-ique, 67-68. 
Beschouanas, Beschuanas, Betchouanas, Betjoua- 

nas. — Tribu cafre; Afrique australe, 67-68, 71, 73. 
Biadjoux. — Voir Baïtas. 

Binuas ou Jakuns. — Océaniens de la famille des Dayas- 
• Kayans, 63-64, 65 et 66. 
Bischari. — Voir Bedjas. 
Biskris. — Jlerranis originaires du Zab, qui émigrent à 

Alger et y exercent le métier de portefaix ; Afrique, 1G3. 
Bissages. — Tribu appartenant à la famille guinéenne ; 

Afri(iuc, G'-G8. 
Bissayes. —Habitants des Philippines ; Océanie, 63-64. 
Bituriges-Cubes. — Une des branches des Bituriges, peu- 

]ile de l'ancienne Gaule ; le pays des Bituriges-Cubes ou Cu- 

liiens a formé le Ben-y et une partie du BourlionnaLs, 56-57. 



Bohémiens. — Habitants de la Bohême, contrée de l'Eu- 
rope centrale, ancien royaume, aujourd'hui partie des États 
autrichiens ; 433. 

Boïes, Boïens (Boii). — Peuple gaulois divisé en plu- 
sieurs branches; il y avait les Boïens de la Gaule, ceux d'I- 
talie, de la Germanie, et les Tolistohoii de la Galatie. 56-57. 

Boïkes. — Les Ruthènes du sud de Li'opol ou Lemberg (Ga- 
licie), 458 et 459. 

Boschjesmans. Boschimans, Bosjesmans. — Peuple 
lie l'.Afrique australe (Hottentotie), 73. 

Bostacas. — Peuple se rattachant à la famille malai.se, 
Océanie, 63-04. 

Botocudos. — Peuplaile indigène du Brésil ; Amérique, 76. 

Boughis, Bouguis, Bugis, "Woughis. — Indigènes des 
Célèbes ; Océanie, 65 et 66. 

Boulous. — Voir Schekianis. 

Britanni. — Habitants des îles Britanniques ou Grande- 
Brotaiine, 59. Voir Celtes. 

Bretons. — De la Bretagne, province de l'ancienne France, 
58 , 492 , 493, 494 , 495 , 496 , 497, 498 , 499-500. Voir AllDA- 
AEDED, AUMOIUCATN'S, CELTES, Gr-A.SEIZ, GUEXEDOURIENS. 

Bruttii, Brettii. — Les « rebelles », habitants du Bruttium 
ayant pris parti pour Annibal, lorsque celui-ci vint porter 
la guerre en Italie ; 4C8. 

Bulgares. — Peuple de race scythique qui habitait sur les 
rives du Volga. — BuhjiD'es modernes; Turquie d'Europe, 
445, 401,462, 463. 

Burgondes. — Nation primitivement établie en Germanie, 
entre l'Oder et la Yistule ; chassés par les Gépides, la plu- 
grande partie des Biu-gondes se fixa sur les rives du ilein ; 
au cinquième siècle, ils passèrent en Gaule et fondèrent le 
royaume de Bourgogne ; Europe barbare, 48-49. 

Burins. — Paysans des environs de Bourg-en-Bresse ; Fiance, 
487. 



Cachemiri. — Habitants du Kachmir ou Cachemire; Inde, 

123, 128, 130, 131. 
Cadurkes. — Peuple de l'ancienne Gaule ; il occupait le 

jiays qui est aujourd'hui celui de Cahors ; 56,-57. 
Caf res. — Do la Cafrerie, vaste contrée de l'Afrique australe, 

67-68, 71, 73. Voir Abantous, Amakosas, Botocudos, Max- 

BOUKIS, TAMEOUKIS, ZOULOU.S. 

Calédoniens. — De la Calédonie, nom par Iciiuel les Ro- 
mains désignaient la contrée montagneuse de l'Ecosse située 
au nord de la Clyde ; peuple de race celtique ou gaélique 
dont les Pietés et les Scots étaient les principales tribus. 
Grande-liretagne; 59, 425 et 426. Voir Néo-Calkdoxiens. 

Californiens. — Indigènes de la Californie ; Amérique, 82. 

Camacans Mongoyos. — Indigènes du Brésil ; Amérique, 
76. 

Caragos. — Judios des ilcs Philippines ; Océanie, 63-64. 

Caraïbes ou Caribes. — Hommes de race rouge, habitants 
aborigènes des îles Caraïbes ou petites Antilles ; quelques- 
uns habitent l'Amérique du Sud, 76. 

Cariens. — Ayant occupé une partie de l'Asie mineure à son 
extrémité sud-ouest ; la Carie fait aujourd'hui partie du vi- 
layet d'Aïdin. Antiquité, 25-2G. 

Carnutes. — Ancien peuple de la Gaule, dont la ville prin- 
cipale était Autriciim ou C'o/7(«/M (Chartres) ; 56-57. 

Carolins. — Indigènes des îles Carolines, archipel do l'Océan 
pacifique ; Océanie, 63-64, 65 et 66. Voir Tagales. 

Castillans. — De la province do Castille, Espagne ; 472, 473, 
475. 



249 — 



Catalans. — De la Catalogne {Oothalonhi, c'est-à-dire colonie 
des Groths) ; Espagne, 474. 

Cayavabas, — Indigènes de la partie sud du Brésil; Amé- 
rique, 76. 

Celtes ou Gomers. — Peuple de race indo-germanique qui, 
dans les temps primitifs occupait l'Europe centrale et occi- 
dentale ; refoulés vers l'Atlantique, ils se réfugièrent dans la 
G-aule et la Grande-Bretagne. Le nom de Celtes est syno- 
nyme des Galls ou Gaëls. 48-49, 51, 56-57, 59. Toir 
Kymris. 

Cellibères; peuple de l'ancienne Espagne formé du mélange 
des Ibères indigènes et des Celtes envahisseurs; 34, 36-37. 
Celtico-Scandinaves ; du mélange des deux races ; 51, 52, 53, 
54, 55. 

Chactaws. — {Tètes plates ou Fends d'oreilles). — Tribu de 
Peaux-Bouges ; Amérique, 80. 

Chaouïa. — Berbères du massif intérieur ; Algérie, 151, 157. 

Cherokees. — Tribu peau-rouge demi-civilisée ; Amérique, 81 . 

Chicha-Mann. — Sujets du Nipou venant de la terre de 
Jesso ou île Chicha ; 83-84. 

Chiliens. — Du Chili, États de l'Amérique du Sud; 77, 78. 

Chillouks. — Population du haut Nil ; Afrique, 70. 

Chippeways. — Peaux- Rouges demi-sauvages; Amérique, 80. 

Chirs. — Peuplade du fleuve blanc ; Afrique centrale, 70. 

Chonos. — Tribu indigène du Chili indien; Amérique, 78. 

Cibolos. — Indigènes de la haute Californie ; Amérique, 82. 

Cimbres (Cimri, Guimi-i, Kimhi-). — Peuple d'origine incer- 
taine que quelques-uns rattachent aux Celtes et aux Celto- 
Scytlies. C'est du Jutland (Chersonèse cimbrique) , que ces 
barbares, unis aux Teutons, aux Embrons et aux Tigurins, 
partirent pour fondre sur l'Europe (114 av. J.-C.) ; 59. 

Cisalpins. — Nom sous lequel les Romains désignaient les 
Gaulois de l'Italie septentrionale; 5G-57. — Voir Tbansal- 
Pixs. 

Cocozates. — Surnom donné aux paysans landais ; France, 
486. 

Comanches. — Tribu indigène du Mexique; Amérique, 79. 

Coptes. — Les chrétiens d'Egypte, mélange des populations 
qui ont successivement occupé ce pays ; 69. 

Coréens. — Dti royaume de Corée ou Tchaosian ; Asie, 108. 

Corinthiens. — De Corinthe (K6piv9oç), ancienne ville de 
Grèce dont le territoire embrassait la majeure partie adja- 
cente du Péloponnèse ; 15. 

Cornouaillais. — Paysans de la Cornouaille (basse Breta- 
gne) ; France, 495, 497. 

Cosaques. — Peuple de la Russie méridionale, formé de tri- 
bus tartares mêlées à des Slaves ; 438 et 439. 

Crecks. — Tribu indigène de la Californie; Amérique, 81. 

Criniéens. — De la Crimée {Chersonèse fti^n'^î/e), presqu'île 
au sud de la Russie d'Europe ; 448. 

Croates. — Yougo-Slaves ou Slaves du Sud; Autriche, 458 
et 459. 

Cro-Magnon (race de). — Type fossile de l'âge de la 
pierre; 48-49. 

Cunches. — Tribu du Chili indieu ; Amérique, 78. 



Daces. — De la Dacie (Dcicia), contrée de l'Europe située 
entre le Danube et les monts Carpathes; peuple d'origine 
thrace, de même race et de même langue que les Gètes. 36- 
37, 56-57, 449, 458 et 459. 

Dacotas. — Voir Sioux. 



Dalécarliens. — De la Dalécarlie, « pays de vallées »; 
Suède, 412, 413, 414, 415, 416, 417, 418. 

Dalmates. — Peuple qui occupait la côte Est de la mer 
Adriatique; la Dalmatie fait aujourd'hui partie des États 
autrichiens. — Slaves méridionaux ; 449, 458 et 459. 

Danois. — ■ Les premiers habitants de Danemark, c'est-à- 
dire les Jutes, les Cimbres et les Angles ; 59. 

Dayaks, Dayas. — Race océanienne qui forme la majeure 
partie de la population de l'île de Bornéo; 63-64, 65 et 66. 
Voir AiXAFOROs, Baïtas, BrauAS ou Jakuns, Boughis, Ha- 

IIAFORAS, KAYANGS, ORANG-MATAWIS. 

Djouad. — Nom sous lequel les Arabes désignent les tribus 
nobles ou militaires de l'Ouest de l'Algérie; 157. Voir 
Douaoudda. 

Douaouda. — Tribus guerrières de l'Est de l'Algérie ; 157. 

Druses. — Peuple de la Syrie qui habite le versant occidental 
du Liban et presque tout l'Anti- Liban ; 179. 



Édues, Éduens i^-Edui,IIedui). — Peuple celtique de la Gaule, 
entre la Loire et la Saône, sur les départements actuels de la 
Côte-d'Or, de Saône-et-Loire et de la Nièvre; 56-57, 487. 

Égyptiens. — Race proto-sémitique. Voir Eetou et She- 

SOU-HOR. 

Ehstes {^-Estii, ^Estyi ou jEstui). — Population d'origine fin- 
noise habitant au nord du golfe de Finlande ; Russie, 438 
et 439, 

Épirotes. — De l'ancienne Épire ("HTrsipoç, c'est-à-dire con- 
tinent) , aujourd'hui basse Albanie et partie du vilayet de 
Yania ou Janina ; Turquie d'Europe, 464. 

Esclavons. — ■ Voir Slavoniens. 

Esquimaux. — D'Esli-man-ti/c, ce mangeurs de poissons 
crus », habitants de l'Amérique arctique; 83-84. 

Etchéouas. — Tribu cafre ; Afrique, 71. 

Éthiopiens. — De aiôw, brûler, oy^i, visage; les Grecs dé- 
signaient primitivement par le nom d'Ethiopiens toutes les 
nations au teint noir ou cuivré qui habitaient tant l'Asie 
méridionale que les bords du Nil supérieur. Antiquité ; 2, 
69. 

Étrusques. — De l'Etrurie, contrée de l'Italie centrale; 
mélange d'aborigènes et de Rasènes (venus de la Rhétie) 
appelé par les Romains Etrusci ou Tusci et par les Grecs 
Tyrrheni ou Tyrseni ; les Etrusques se nommaient eux-mêmes 
Puisenœ. 16, 20, 25-26, 29, 31, 33, 36-37, 40,48-49, 56-57. 

Euskariens , Euskaldumac. — Nom que les Basques se 
donnent à eux-mêmes ; Espagne, 475. 



Fans. — Voir Pahouixs. 

Fanlis. — Indigènes de la côte de Guinée; Afrique, 67-68. 

Fellahs, Fellahines. — Paysans de la haute Egypte; 2, 

160 et 161, 179. 
Fennes. — Nom donné aux Finnois dits « de la Baltique » ; 

411. 
Fidjiens. — Voir Vitiens. 
Finnois. — Race ouralo-altaïque disséminée de la Baltique 

et de l'Océan glacial au plateau central d'Asie; 411, 438 et 

439, 440, 445. 
Fjall-lapp. — Le montagnard du Lappmark; Suède^ 411. 

Voir Laponts. 



— 250 — 



Flissahs. — Tribu kabyle dont nudustrie est la fuliricatlon 

des armes ; Afrique, 154. 
Foulahs. — Une des races ])rincipales qui peuplent la Sénô- 

pambie; Afrique, 67-68. Voir PEUl-s, Toaopos, Toucou- 

LECUS. 

Franconiens. — Descendants mélangés des Francs; Fran- 
couie, Bavière septentrionale, 432. 

Francs (Franc:). Franks. — C'est-à-dire /er.s, intrépides, 
féroces, coufcdt-i-ation de tribus germaines formée sur le bas 
Ehin, laquelle, après avoir soutenu des guerres fréquentes 
contre les Romains, s'établit dans la Gaule, sous Clovis, en 
49e. — J'rinics-&iliens ; ainsi nommés de TYssel ou Sala, 
leur séjour antérieur, 48-49, 56-57. 

Frisons (Fri.iii). — Peuple de Germanie habitant le littoral 
depuis le Rhin jusqu'à l'Ems; au cinquième siècle, ils se 
joignirent aux Angles et aux Saxons pour envahir la Breta- 
gne. 419 et 420, 421 et 422, 423, 424. 



Grabonais. — Nom donné aux différentes populations du 
Gabon; Afrique, 67-68. Voir Bakal.us, M'Ponimvé.-;, Pa- 

HOUIXS, SlIEKIAXL-:. 

GaëlB ou Galls. — Les Gaulois primitifs, grande nation 
d'origine indo-germanique, venue de l'Est, et qui s'est établie 
dans le Nord de la Gaule, en Angleterre, en Ecosse et en 
Irlande; 48-49, 54, 56-57, 59, Voir Celtes, Cimbues, Gau- 
lois, KVMRIS. 

Galiciens (Gallerjos). — De la province de Galicie ; Espagne. 
473, 475. 

Galls. — Voir Gael,s. 

Gallaiques ou Callaiques {Gallaeci ou Caîlaeci). — L'une 
des cinq grandes tribns celtiques de l'Espagne ; elle a donné 
son nom à la Galicie, 475. 

Gallas. — Peuple de l'Afrique orientale appartenant à la fa- 
mille abyssinienne ; 67-68. 

Gallegos. — Voir Galiciens. 

Gallo-Kymris. — Race mixte composée du mélange des 
Galls et des Kymris ; 56-57. 

Gamelas. — Indigènes brésiliens; Amérique, 76. 

Garro. — Tribu autochtone des montagnes d'Assam ; Inde, 
1:;9. 

Gauchos. — Peuple de l'Amérique du Sud issu du mélange 
dos indigènes et des Espagnols, et disséminé dans les pampas 
de l'État de Buenos-Ayres ; 77. 

Gaulois {Gain, Celtes). — Les descendants des Gaëls; nom 
donné aux peuples qui habitaient la Gaule et plus spéciale- 
ment, au moment de la conquête romaine, aux habitants de 
la région comprise entre la Garonne, la Marne et la Seine ; 
56-57, 58. 

Gullo- Romains; mélange des populations romaine et gau- 
loise, 66-57. 

Géorgiens. — Do la Géorgie, contrée de l'emiàre russe dite 
aussi gouvernement de Tiflis ; 440. 

Germains ou Teutons. — Branche de la grande race 
indo-européenne, qui, avec les Celtes, émigra du Caucase et 
des bords de la mer Noire et de la Casineniie, pour venir se 
disséminer en diverses ramifications à l'occident de l'Eu- 
rope; 48-49, 56-57, 413, 418, 449. 
Gètes (Geloe). — Peuple scythe d'Europe, établi d'abord sur 
la rive droite du Danube, puis entre le Borj'sthène et le 
l'ont-Euxin; 449. 
Glaseiz. — Les « bleus i) ; nom donné aux paysans bretons 



des environs de Quimper; France, 497, 499-500. Voir Ar- 
daaeded, Gl'ekedouriexs. 

Granvillais. — De Granville sur la Manche; France, 190. 

Goaytacas. — Indigènes du Brésil ; Amérique, 76. 

Gorales. — Montagnards hongrois, nom aussi donné aux Po- 
lonais des Beskides ; Galicie, 458 et 459. 

Goths. — Grande nation germanique que l'on trouve, dès le 
troisième siècle avant J.-C, établie dans la Scandinavie et 
.au nord de la Germanie ; 58, 481. 

Gourkas. — Tribu guerrière du Népaul ; Inde, 130. 

Graanlaper. — Le Lapon forestier; 411. Voir Lapcx.**. 

Grecs. — Voir Hellese;^. 

Griquas, Griquois. — Hottentots du fleuve Orange ; Afri- 
que, 73. 

Guaranis. — Indigènes du Brésil ; Amérique, 76. 

Guassos. — Métis chiliens ; Amérique, 78. 

Guaycourous. — Indigènes de la partie sud du Brésil, 
Amérique, 76. 

Guébéens. — Océaniens de l'ile de Guébé, Mélanésie ; 63-64, 
65 et 66. 

Guèbres ou Parsis. — Adorateurs du feu et sectateurs de 
Zoroastre, répandus dans la Perse et surtout dans le Far- 
sistan (d'où leur nom de Parsis), dans quelques parties de 
l'empire russe et dans l'Inde ; 63-64, 132. 

Guenedouriens. — ■ Les « blancs », paysans bretons des 
environs de Pontivy ; France, 495, 497, 499-500. Voir An- 
daaeded, Glaseiz. 

Guinéens. — Imligènes de la côte de Guinée; Afrique, 67- 
68. Voir ASCHANTIS, Bissages, Dahomeys, Faxlis, Ixïas, 
JOLAS, Papels, Tulmanies. 



H 



Habesch. — « Peuple mélangé », nom sous lequel les na- 
tions orientales désignent les Abj'ssins ; Afrique, 67-68. 

Hambourgeois. — De la ville d'Hambourg ; Allemagne, 
433. 

Haraforas ou Orangs-Beneno. — De la presqu'île de 
Malacca, et appartenant à la race daya; 63-64. 

Havaïens. — Indigènes des îles Havaï ou Sandwich ; Océa- 
nio (Polynésie) , 63-64, 65 et 66. 

Hébreux {Ilebrwi). — Nom par lequel on désigna d'abord le 
« peuple de Dieu », et qu'il échangea successivement contre 
ceux û' Israélites et de Juifs; habitants de la Judée, partie 
de la Syrie, dans l'antiquité, 10, 13. Voir Juifs. 

Heiduques, Haydouks {Ilajduken). — Peuple hongrois 
qui a fourni, à diverses époques, des contingents de cava- 
liers à plusieurs puissances em-opéennes ; 454. 

Hellènes. — La généraUté des peuples de l'Hellade (y| 'EXXâ;) 
ou Grèce ; 40. 

Helvètes (/lelretii). — Peuple celte qui habitait entre le 
mont Jura, le lac Léman, le Rhône et le Rhin jusqu'au lac 
Brigantinus (lac de Constance) ; 48-49, 56-57. 

Hérules (Heriili ou Eruli). — Barbares de race germanique 
qui. eu 476, détruisirent l'empire d'Occident; 48-49. 

Highlanders. — Montagnards des Highlands « hautes 
terres » de l'Ecosse ; 425 et 426, 427. 

Hindoustani. — Voir Indou.s. 

Hittites. — Syriens du Nord auxquels les Egyptiens don- 
naient le nom de Khétas; antiquité, 2. 

Hottentots. — Austro-Africains dont les principales tribus 
sont les Ikischimans, les Koranus et les Xtiinnijnas : 73, 74. 

Houzoules, Hutsules. — Nom donné aux Ruthènes des 
Carpathes orientales; Galicie, 458 et 459. 



— 251 — 



Huilliches. — Tribu indigène du Chili ; Amérique, 78. 

Huns {Hiinni). — Peuple d'origine asiatique qui passa en Eu- 
rope et s'établit en Tlirace, vers 376. Sous Attila, ils pous- 
sèrent leurs invasions jusqu'en Gaule et en Italie ; avec ce 
conquérant, s'éteignit leur puissance. 48-49. 

Hutsules. — T'où' HouzouLES. 

Hyperborêens. — C'est-à-dire au delà de Borée; nom donné 
par les anciens Grecs aux peuples du nord, dans la région 
des monts Eiphées (Scythie). Antiquité, 47. 



Ibères (Jbe/i). — Peuple de l'Hispanie qui fit donner à 
cette contrée le nom d'Ibérie (Iberia) ; de leur mélange avec 
les Celtes sortirent les Celtibériens ; 48-49. 

Igolottes ou Négritos. — Insulaires des Philippines; Océa- 
nie, 63-64. 

Illyriens. — Tribus plus ou moins barbares, d'origine pé- 
lasgique, et mélangées de quelques éléments celtiques ; elles 
occupaient tout le paj's situé entre la Macédoine à l'Ouest 
l'Italie et la Ehétie à l'Est, et qui s'étendait au Sud jusqu'à 
l'Épire et au Nord jusqu'au Danube. Antiquité, 48-49. 

Ilyates. — Voir Yltates. 

Indiens. — Désignation générique des naturels des îles océa- 
niennes et des terres américaines. 

Indiens caciques. — Indigènes mexicains, les descendants 
des Aztèques; Amérique, 79. 

Indiens californiens. — Amérique, 82. 

Indiens serpents. — Peaux-rouges des hautes vallées du 
Mississipi ; Amérique du Nord, 80. 

Indios. — Nom que les Espagnols appliquent à tous les in- 
sulaires des Philippines, excepté les Bissayes ; Océanie, 63- 
64. 

Indios bravos. — Indiens sauvages du nord du Mexique ; 
Amérique, 78. 

Indous. — Habitants de l'Inde ou Hindoustan, 110, 114, 
117-118, 122, 123, 124, 126, 127, 128, 129, 130, 131. 

Ingres. — Peuple d'origine finnoise occupant l'Ingrie, pro- 
vince de la Russie d'Europe, aujourd'hui gouvernement de 
Saint-Pétersbourg; 438 et 439. 

Intas. — Tribu de la Côte d'Or, appartenant à la famille dite 
giiinéenne; Afrique, 67-68. 

lolas. — Tribu du littoral de la Guinée; Afrique, 67-68. 

Ioniens. — Peuple d'origine grecque établi en lonie ('Iwvîa), 
le long de la mer Egée; Asie mineure, 15, 26-27. 

Islandais. — D'Islande; Europe, mer glaciale, 412, 413. 

Israélites. — Voir Hébreux et Juifs. 



Javanais. — Peuple de race malaise, habitant File de Java; 

Océanie, 63-64. 
Jowas. — Peaux-Eouges de l'État de Kansas ; Etats-Unis de 

l'Amérique du Nord, 81. 
Juifs, Juives. — Voir Hébkeux, pour l'antiquité ; au 

moyen âge, Italie, 199 ; dix-neuvième siècle, Asiatiques et 

Turquie d'Europe, 132, 175, 177, 178, 180; Africains, 157, 

IGO et 161, 163 ; Pologne, 456. 



Kabyles, Kobaïls. — Anciens Numides, Berbères habitant 



la chaîne de l'Atlas ainsi que les pays d'Alger et de Tunis 

Afrique, 150, 151, 152-153, 164, 155, 160 et 161, 163, 165. 
Kalmouks. — Peuple de race mongole, tributaire des 

Eusses, occupant les steppes situées entre le Don et le Volga ; 

d'autres hordes de Kalmouks sont dispersées eu Asie, dans 

le Thibet oriental et dans la Dzoungarie. 440, 446, 448. 
Kamtchadales. — Indigènes du Kamtchatka ; Sibérie orien- 
tale, 83-84, 440. 
Kanaques. — Naturels de la Nouvelle-Calédonie; Océanie, 

60-61. 
Kandiens. — Population de l'île de Ceylan ; Asie, 133. 
Karéliens ou Karialaïset. — Habitants de la Karélie, 

contrée située au sud de la Finlande (gouvernement russe 

de Viborg) ; 438 et 439. 
Karens. — - Chinois établis à Bornéo ; Océanie, 63-64. 
Kaws. — Tribu de Peaux-Eouges de l'État de Kansas; 

États-Unis d'Amérique, 81. 
Kayangs. — Les principaux des Dayas ; Océanie, île de 

Bornéo, 63-64. 
Kennous, Kinous ou Barabras. — Nubiens appartenant 

à la famille abyssinienne ; Afrique, 67-68, 69. 
Khétas. — Voir Hittites. 

Killimous. — Indigènes du territoire de l'Orégon; Amé- 
rique, 82. 
Kirghiz, Kirguises. — Peuple nomade, d'origine tartare, 

répandu dans le Turkestan et dans les contrées limitrophes 

des empires chinois et russes ; 440, 445 . 
Koli. — Montagnards du Guzerate continental; Inde, 129. 
Koloches ou Hinkites. — Du territoire de l'Alaska; 

Amérique russe, 447. 
Koranas. — Tribu hottentote; Afrique australe, 73. 
Koriaques. — Nomades du nord du Kamtchatka ; Eussie 

d'Asie, 83-84. 
Kouinuks. — Population du Daghestan ('gouvernement de 

Derbend) ; Eussie, 135 et 136. 
Koukouses. — Indigènes de l'Orégon ; Amérique, 82. 
Kouloughlis. — Les descendants des Turcs qui sont venus 

s'établir en Algérie ; Afrique, 158. 
Koulous. — Aborigènes du Cachemire ; Inde, 128. 
Kouriliens ou Aïnos (hommes). — Des Kouriles, archipel 

d'Asie, 83-84. 
Kousch. — Nom sous lequel les Égyptiens de l'antiquité 

désignaient les Éthiopiens ; 2. 
Kousas, Koussas. — Voir Amakosas. 
Kroumirs. — Berbères de la Tunisie ; Afrique, 151. 
Kurdes, Kourdes. — Peuple de l'Asie occidentale qu'on 

regarde comme les descendants des Chaldéens et des Par- 
thés ; 135 et 136, 176, 180. 
Kymris. — Nation indo-germanique que l'on a identifiée 

avec les Cimbres et qui envahit la Gaule vers le septième 

siècle av. J.-C; 48-49, 51, 54, 56-57, 59. 



Laoêdemoniens. — Nom qui s'appliquait plus spécialement 

aux habitants du territoire de Sparte; Grèce antique, 25-26. 

Voir Spautiaïes. 
Lampoungs. — Indigènes de l'île de Sumatra appartenant 

à la famille malaise ; Océanie, 63-64. 
Landais. — Du départ, des Landes ; France, 486. 
Landescots ou Lanusquets. — Bergers des Landes ; 

France, 486. 
Laotiens. — De l'ancien royaume de Laos, entre le Tonkin 

et la Cochinohine ; Asie, 108. 



'; KO 



Lapons. — De la Laponic, se tlounaut le nom de Skimé; 

Suètle et Eussie. — Tribus de pêclieurs, de forestiers, de 

montagnards, 411 et suivantes. Voir FjaU-lappe et Graanlaper. 
Laponoïde. — Types de races fossiles, 48-49. 
Latins. — llal)itants du Latium, Italie, antiquité, 468. 
Lesghiens ou Lesghiz. — Population du Daghestan; 

rtgiou caucasienne de la Russie, 135 et 136. 
Letto-Lithuaniens. — Nationalité slave occupant un vaste 

territoire partage entre les gouvernements de Wilna, Grodno, 

Witebsk, Minsk, Mohilev et Kowuo; Russie d'Europe, 438 

et 439. 
Lipans. — Tribu insoumise du Mexique; Ammquc, 79. 
Lombards (Longoburdi ou Lartgobai-dl). — Tribu germaine 

de la race des Suèves qui s'établit, au premier siècle de 

notre ère, entre l'Elbe et l'Oder; vers 568, ils conquirent 

tout le nord de l'Italie, sous la conduite d'Alboin ; 47. 
Lougounoriens. — Indigènes des Caroliues ; OcJaiiie, 63- 

64. 
Loutas. — Indios des Philippines; OoJauie, 63-61. 
Lucaniens. — Alliés des Carthaginois, surnommés par leurs 

compatriotes, les BruitU ou Bietlii, les « rebelles »; Italie, 

468. 
Lucernois. — • Du canton de Lucerne ; Suisse, 436. 
Lusitaniens (lusiiani). — Mélange d'Ibères et de Celtes, 

anciens habitants du Portugal ; 432. 



M 



Macédoniens. — De la Macédoine, contrée située au Nord 

lie la Grèce ; population composée de tribus thraces et 

illyrienncs, 15. 25-26. 
Macouas, Makoas, Makoanès. — Nègres de la côte de 

Mozambique, appartenant à la famille abanton ou cafre; 

Afrique australe, 67-68, 71. 
Madëcasses. — Voir M.a.lgaches. 
Madurais. — D'une des îles de la Sonde, peuple appartenant 

à la famille malaise ; Océanie, 63-64. 
Magdalanéen. — Type fossile de l'âge de la pierre ; 48-49. 
Magyars. — Peuple hongrois d'origine touranienne ; 458 et 

459, 460. 
Mahonnais. — De l'ile Minorque ; Baléares; Esp,agne, 481. 
Mahrattes (c.-à-d. <iritnds (juerriers). — Occupant primiti- 
vement le N.-O. du Dekkan; Inde, 110, 122, 123. 
Maindanais. — Insulaires des Philippines ; Océanie, 63-64. 
Mainpouri. — Nation de l'E. du Bengale ; Inde, 129, 130. 
Majorquins. — De l'île Majorque, îles Baléares; Espagne, 

480, 481. 
Makassarais. — Appartenant à la race battak, îles Célè- 

bes; Ooéauic. C3-64. 
Makoas. Makoanès. — Voir Macouas. 
Makololos. — Cafres du voisinage du ZamVièse ; Afrique 

australe, 71. 
Malabares. — Pojiulation originaire de l'Inde établie dans 

l"i!e de Ccylan ; Inile, 132. 
Malais. — Grande i-ace répandue dans tout l'archipel indien 

qui en a pris le nom de Malaisie; Océanie, 63-64, 65 et 66. 
Malékasses. — De Sumatra ; Océanie, 63-64. 
Malgaches ou Madëcasses. — Tribus habitant l'île de 

Madagascar et qui se rattachent à la famille malaise; 63- 

64. 
Malo Russes ou Petits-Russiens. — Slaves du centre et 

du S.-O. do la Uussie; 448. 
Mamboukis. — Pcuiilade cafre; Afrique australe, 71. 
Mandingues. — Famille sén'^gambienne ; Afrique, 67-68. 



Mantchoux. — De la Mantchourie, pays des empires chi- 
nois et russes ; d'origine tartare, ils appartiennent à la 
famille toungouse ; ce sont eux qui, en 1644, subjuguèrent 
la Chine où ils dominent encore aujourd'hui; 89 et 90, 
9G-97. 

Maoris. — Indigènes de la Nouvelle-Zélande; Océanie, 63-64. 

Maragatos. — Montagnards de la province de Léon ; Espa- 
gne, 473. 

Maransins. — Nom que les habitants de Dax et do 
Bayoïine donnent aux bergers landais; France, 486. 

Maronites. — Peuple chrétien de la Turquie d'Asie, habi- 
tant les vallées du Liban ; 182. 

Markenaars. — De l'île Marken, Hollande, 419, 420, 421, 
et 422. 

Marquesians. — Naturels des îles Marquises ; Océanie, 
60-61. 

Mar'rarba. — Marocains exerçant en Algérie le métier do 
charbonnier ou celui de manœuvre; Afrique, 163. 

Marwaris. — Négociants du Marwar, Inde, 131. 

Massagètes. — Ancien peuple de l'Asie centrale, à l'E. do 
la mer Caspienne, 462. 

Massaliotes. — Habitants de Massilia, l'ancienne Marseille ; 
antiquité, 481. 

Mattabêlés. — Famille cafre ; Afrique australe, 71. 

Mâunyanyas. — De la tribu des Etchéouas ; Cafrerie, 71. 

Maures, Mores. — De l'arabe maghreh, occident ; nom sous 
lequel les anciens désignaient les habitants de la Mauri- 
tanie, aujourd'hui le Maroc et une partie de l'Algérie. — Mau- 
res d'Espagne, Maures asiatiques, africains; 72, 132, 151, 155, 
156, 158, 160 et 161, 162, 163. 

Mazures. — Polonais qui habitent le pied des Carpathes et 
le long de la Vistule ; Galicie, 458 et 459. 

Mecos. — Tribu insoumise du Mexique ; Amérique, 79. 

Mèdes. — De la Médie, ancienne contrée de l'Asie, au- 
dessus de la Perse ; soumis aux Assyriens, les Mèdes s'affran- 
chissent en 759 av. J.-C, puis passent sous le pouvoir des 
Perses dont ils partagent les destinées; antiquité, 11 et 12, 
14, 143. 

Mehal. — Nom désignant, chez les Arabes, les tribus nobles 
et militaires de l'O. de l' Algérie; Afrique, 1-57. Voir Djouad, 

DOUAllUDA. 

Mélanésiens ou Négro- Océaniens. — Les habitants de 
la Tasmanio, de la Papouasie, des Nouvelles-Hébrides, etc.; 
Océanie, 62, 63-64. 

Ménapiens iMenapii). — Gaulois de la Belgique, primitive- 
ment établis sur les deux rives du Rhin et plus tard rejetés 
sur la rive gauche, aux environs de l'embouchure du fleuve, 
et à rO. de la Meuse; 419 et 420, 423. 

Mércwings. — Tribu royale des Francs; 48-49, 56-57. 

Mina. — ^'oirs musulmans habitant le Brésil; Amérique, 77, 
— Aborigènes de l'Inde, royaume du Djaïpour ; Asie, 128. 

Minlsoufaux. — Tribu de Peaux Rouges; Amérique 80. 

Minorquins. — Des îles Minorques, Baléares ; Espagne, 480, 
4SI. 

Missouriens. — Peaux-Rougcs de l'iîtat de Nébraska, rive- 
rains du Missouri; Améri(iue du Nord, 81. 

Moldaves. — De la Moldavie, principauté située au N. <iu 
Danube ; les Moldaves et les "Valaques ne forment actuelle- 
ment qu'un seul peuple, les Roumains; 458 et 459. 

Molouches. — « Guerriers », nom que se donnent les fds 
aiu'js de la famille chilienne; Anr.'rique du Sud, 78. 

MombouttOUS. — Peuplade du haut Nil ; Afrique, 70. 

Mongols, Mogols. — Rameau de la race tartaro fin noise,- 
ils dominaient dans les armées d'Attila, de Gengis-Khan et 
de Tamerlau. Ces peuples, enclavés dans l'empire chinois 
habitent, au N. de cet empire, la jirovince de ^^rongolic ; 



253 



leurs principales tribus sout les Mongols proprement dits, 

les Khalklias, les Bouriates, les Soyons et les Kalmouks ; 

une fraction de cette dernière tribu habite en Europe, entre 

la Volga et l'Oural inférieur. — 88, 89 et 90, 110, 112, 113, 

114, 115, 117-118, 119,438 et 439, 440, 446, 447, 448. 
Moraves. — De la Moravie, province autrichienne ; 433, 458 

et 459. 
Mordviens, Morduans, Morduins. — Eace finnoise 

répand'je sur les bords de la Volga et de l'Oka ; Russie 

d'Europe, 440. 
Morvandiaux. — Paysans du Morvan, Nivernais; France, 

487. 
Moscovites. — Voi)- RussiENS (Grands-). 
Moulinoises. — De la ville de Moulins ; France, 484. 
M'Pongwés. — Les Gabonais proprement dits ; Afrique, 

67-68. 
Murciens. — De la province de Murcie ; Espagne, 475. 
Mzabites, Mzabis, Mozabites. — Nom que les Algériens 

donnent aux Berbères , lorsqu'ils viennent des oasis du Sud ; 

Afrique, 151, 163. 
Mzitis. — Berranis venant de Mansoura; Afrique, 163. 



N 



Nahsi. — Nom que les anciens Egyptiens donnaient aux 

nègres, 2. 
Néo-Calédoniens. — Indigènes de la Nouvelle-Calédonie ; 

Océanie, 60-61. Foi/" Kanaques. 
Niams-Niams. — Population du Soudan oriental ; Afrique, 

67-68, 70. 
Nigritiens. — De la Nigritie, grande région de l'Afi-ique 

centrale; 67-68. 
Nivernais. — Du département de la Nièvre; France, 487. 
Nogaïs. — Tartares nomades répandus dans le S. de l'empire 

russe , au N. du Caucase ; 135 et 136, 445, 448. 
Nord-Hollandais. — Habitants de la Hollande, 419 et 420, 

421 et 422, 423, 424. 
Normands-Varèçrues. — Peuple norvégien qui se fixa en 

Russie après avoir été appelé, au neuvième siècle, par les 

Novgorodiens pour arrêter les incursions des Finnois; 438 

et 439. 
Norvégiens. — Peuple de race Scandinave. — Anciens 

norvégiens; 59. — Norvégiens modernes; 413, 414, 415,416, 

417. 
Nouka-Hiviens. — Indigènes de Nouka-Hiva, l'une des îles 

Marquises; Océanie, 60-61. 
Nubiens. — Du pays de JS^oub ou Nubie ; famille abyssi- 
nienne; Afrique, 67-68, 69. 
Numides (No^J-aSeç). — Habitants de la Numidie, contrée 

du N. de l'Afrique; antiquité, 150, 154. 



ômbayens. — Habitants de race malaise occupant l'île 

d'Ombay, dans l'archipel de la Sonde; Océanie, 63-64. 
Orangs-Benenos. — Voir Harafoukas. 
Orang-Mata-wis. — Des îles Pegglis (Sumatra) ; race 

daya. Océanie, 63-64. 
Osmanlis. — Voir Tuecomans, 
Ostiaks. — Peuple sibérien, sur les rives de l'Obi et de 

riénisséï ; 447. 
Ottœs. — Peaux-Rouges de l'État de Nébraska ; Amérique 

du Nord, 81. 



- Berbères de la Tunisie ; Afrique, 151. 
Tribu d'Arabes nomades ; Sahara algérien. 



Ouchetettas. 
Ouled-Naïl. - 

165. 
Curaliens (Altaï). — De race touranienne, population 
primitive de la Russie; 438 et 439. Voir Slaves. 



Pah-Utah, Pai-Utes, Utah ou Yutes. — Peaux- Rouges 
de l'Etat du Colorado; Amérique du Nord, 80, 82. 

Pahouins ou Fans. — Peuplades du Gabon ; Afrique, 67-68. 

Palmyréniens. — De la Palmyrène, capitale Palmyre 
(IJâ),u.upa, ville des palmiers), Syrie; antiquité, 14. 

Pampas. — Indigènes du Chili , 78. 

Papels. — Hordes habitant les rivages de la Cazamance , 
Guinée ; Afrique, 67-68. 

Paphlagoniens. — De la Paphlagonie, contrée de l'Asie 
mineure ; antiquité, 47. 

Papous, Papouas ou Nègres-Malais. — Grande famille 
océanienne qui habite les rivages des îles de la Malaisie ; 
60-61, 62, 63-64, 65 et 66. 

Papou-Mafor. — Papous du Havre de Dorey, 60-61. 

Parbattia. — Montagnards du Népaul ; Inde, 130. 

Parents. — Nom que les Bordelais donnent aux habitants 
des grandes Landes ; France, 486. 

Parsis. — Voir Guèbees. 

Parthes. — C'est-à-dire bannis, en langue scythique ; peuple 
de l'Asie formé d'exilés Scythes , qrd s'étabUrent à une épo- 
que inconnue au S.-E. de la mer Caspienne. Les Parthes 
furent soumis successivement aux Perses et aux rois grecs 
de Syrie ; un de leurs chefs , Arsaoe, forma du pays une 
monarchie indépendante (450 av. J.-C.) ; antiquité, 14, 34. 

Pathans. — Musulmans de race afghane ; Inde, 122. 

Pawnies. — Peaux-Rouges du Nebraska ; Amérique du 
Nord, 81. 

Peaux-Rouges. — Indigènes de l'Amérique du Nord; 48- 
49, 80, 81. Voir Chipteways, Jowas, Kaw.s, Mixisoufaux, 
MfSsouRiEXS, Ottoes, Pah-Utah, Poxkas, Renards, Sacs, 
Sioux. 

Peguenches, Pehuenohes. — Tribu d'Araucaniens ; Chili, 
77, 78. 

Pélasges (Felasgi, nE>>affyoi). — Premiers habitants de la 
Grèce qui prétendaient descendre d'un héros mythique, 
Pelasgus. On trouvait aussi des Pélasges, dans l'Asie Mi- 
neure, dans les îles de la Méditerranée, et, suivant quelques 
écrivains, jiisqu' en Espagne; 462. 

Péoniens. — De la Péonie, Grèce septentrionale ; peuple de 
race pélasgique. Antiquité , 48-49. 

Persans. — Habitants de la Perse moderne, 137 à 143. 

Perses. — Peuple qui avaic une grande analogie d'origine 
avec les Mèdes ; Asie occidentale ; 11 et 12, 14, 25-26,27^28, 
31, 47. 

Pétrocores. — Gaulois du Périgord, 56-57. 

Peuls, Peuhls, Pholeys, Poules. — De race sénégam- 
bieune; indigènes du Sénégal. Afrique, 67-68. 

Phéaciens (Pheaces, 'l'ai'axsç). — Peuple fabuleux, les 
habitants de Corcyre (Corfou) dans l'Odyssée; antiquité, 
27-28. 

Phéniciens (hommes rouges). — De la Phénicie (Phœnicei 
«l'oivîxY]), contrée d'Asie, sur la côte de Syrie; habitants de 
race sémitique, grand peuple maritime qui établit des colo- 
nies nombreuses dans tout le bassin de la Méditerranée. An- 
tiquité , 26-26. 



— 254 — 



Phrygiens. — De la riirygie {l'hnnila, <l>puYia), peuple 
de la grande race pMasgique ; Asie Mineure, 14, 29, 30. 

Pietés {Picti). — Tribus de l'ancienne Calédonie; Grande- 
Bretagne, 59. 42.5 et 426. 

Poblano. •— HabiUmt de Puebla, Mexique, 79. 

Podoliens. — Les Ruthènes de la Podolie, aux envu-ons de 
Tarnapol ; 4-58 et 459. 

Podotes. — Habitants du Puy, ancien Velaj', France, 484. 

Pœni. — Nom que certains écrivains latins donnaient aux 
Carthaginois, à cause de leur origine phénicienne ; 154. 

Pelletais. — Pécheurs diciipois ; France, 489. 

Polonais. —De Pologne, 449 à 459. 

Polovtsi. — Peuple asiatique arrivé en Russie au milieu du 
onzième siècle ; 442. 

Polynésienne (race) ou Daya. — Océanie; G3-G4. Voir 

I)AYA.<. 

Pompéïens. — De Pompéi {Pompeii), ville de la Campa- 
nic, située au pied du Vésuve ; Italie ancienne, 26-27, 33. 

Ponkas. — Peaux Rouges des bassins du Mississipi et du 
Coliiriulo ; Amérique du Nord, 8U. 

Pouschtoun, Pousohtounch. — Voir Afghans. 

Poutres. — Nom que les Arabes donnent aux Touaregs ; 
Afrique, 149. 

Poyus. — Tribu du Cliili indien ; Amérique du Sud, 78. 

Puelches. — Famille chilienne, 78. 

Puris. — Indigènes du Brésil , 76. 



Q 



Quâmes ou Ûuaners. — Tribu laponne delà Norvège, 411, 



R 



Radjepoutes. Radjpoutes. — « Enfants de.s rois «, caste 
guerrière du Radjpoutanah, contrée mériilionale de l'Inde ; 
Asie, 110, 122, 128. 

R'araba. — Arabes de la province d'Orau ; Algérie, 163. 

Rasênes (Rasenu). — Les premiers habitants de la Rhésic 
ou i;hétie ; vers le dixième siècle av. J.-C, ils envahirent 
l'Italie centrale et s'y rendirent célèbres sous le nom d'i'- 
/riis^jues; 48-49. 

Rehbala. — L'Arabe pasteur ou nomade; Algérie, 163. 

Renards. — Tribu de Peaux-Rouges de l'État de Kausas ; 
Amérique du Nord, 81. 

Retou. — « Les hommes par excellence » ; nom sous lequel 
se désignaient les Égyptiens de l'antiquité, 2. Voir S/iesou- 
hor. 

Rhêmes, Rêmes ( Rémi ). — Peuple de la Gaule qui habi- 
tait le territoire répondant aujourd'hui aux départements 
de l'Aube, de la Marne et de l'Aisne ; 56-57. 

Rhodiens. — De l'île de Rhodes dans l'Archipel grec ; anti- 
quité, 25-26. 

Roscovites. — De RoscofE (Finistère) ; France, 495. 

Roumains. — De la Roumanie. — Daces latinisés, nationalité 
comprenant les Valaques et les Moldaves ; les Roumains sont 
nussi répandus dans la Hongrie, la Transylvanie, la Bessa- 
rabie, etc.; 448, 458 et 459. 

Roumi , Roumy. — Corruption de Romain, surnom que 
ks musulmans donnent aux chrétiens; 160 et 161, 162. 

Rugiens. — Tribu germanique qui semble avoir habité pri- 
mitivement l'ile de Rugen et les bords de l'Oder; Europe 
barbare, 48-49. 



Russes blancs. — De la Russie blanche, partie de la Litbua- 

nic détachée do la Pologne, gouvernements actuels de Smo- 

Icnsk, (le ilohilev et de Vitebsk; 445, 449. 
Russes noirs. — Habitants de la partie occidentale de la 

Lithuanie ; 445. 
Russiens (Grands) ou Moscovites. — Slaves croisés de 

Tchoudes, de Kirghiz, de Tartares ; ils occupent la Russie 

centrale ou Moscovie, 445, 449. 
Russiens (Petits) ou Malo-Russes. — Slaves purs, les 

descendants des Scythes; 415,448 et 449. Foir Russniaque.s, 

RUTHÉNKS. 

Russniaques. — Petits-Russiens de la Russie blanche; 448. 
Ruthènes. — Petits-Russicns de la Bukovine et de la Galicic ; 

449, 45S et 459. Voir BoïKE.s, HouzouLES, Podoliexs. 



Sablais. —Des Sables d'Olonne, Vendée, France, 49G. 

Sacs. — Tribu des teaux-Ronges, État de Kansas ; Améri- 
que du Nord, 81. 

Sahariens. — Du Sahara, Afrique, 165. 

Samé. — Nom que se donnent les Lapons, 411 et suiv. 

Salamanquinos. — De Salamanque, Espagne, 472. 

Samhariens. — Du Samhara, contrée de l'Abyssinie ; Afri- 
que, 67-6S. 

Samoyèdes. — « Mangem-s de saumon », peuple de race 
tchoude répandu, en Europe, dans les gouvernements d'Ar- 
kangel et de Vologda, et en Asie, dans ceux de Tobolsk et 
Tomsk ; Russie, 83-84. 

Sarmates (Sarmata; '^a^\i.aiaC). — Asiatiques habitant à 
l'E. du Tanaïs (ancien nom du Don), fleuve qui les séparait 
des Scythes d'Europe ; Antiquité, 25-26, 48-49. 

Sarniens. — Paysans du Sarnthal, dans le Tyrol (Alpes au- 
trichiennes), 433. 

Savoisienne. — De la Savoie, France, 487. 

Saxons CSaxones). — Germains habitant originairement la 
partie S. de la Chersonôse cimbrique (Holstein moderne) ; 
une partie des Saxons, unis aux Angles, conquirent la Bre- 
tagne, vers le milieu du cinquième siècle de notre ère; 59, 
419 et 420, 421 et 422. — Saxons modernes ; 433, 458 et 459. 

Scandinaves. — De la Scandinavie, lîom que les anciens 
donnaient aux îles qui forment l'archipel danois, et à la pé- 
ninsule septentrionale qui renferme la Suède et la Norvège ; 
413, 417, 418. — .Scandinaves des âges de la pierre, du bronze 
et du fer ; 48-49, 50, 61, 63, 54. 

Schangallas. — Répandus dans l'O. et le S. de la Nubie ; 
Afri(iue, 67-68. 

Schellouh. — Voir Ajiaztghs. 

Schoklandais. — De l'ile d'Ens ou Schokland, Zuyilcrzéc ; 
Hollande, 419 et 420. 

Scotl. — Une des principales tribus des anciens Calédoniens, 
habitant le S. de l'Ecosse et en Irlande ; c'est d'eux que la 
première de ces contrées tire sou nom, 69. 

Scythes (ly.OOai). — Peuple de souche arjxnne qui occu- 
pait, avec les Sarmates, toutes les contrées devenues la Rus- 
■ sic ; 48-49, 417, 445, 449, 462. 

Semnons {Semtiones) . — Germains da rameau suèvequi ha- 
bitaient ce qui forme aujourd'hui la plus grande partie de 
la Savo, de la Silésic et du Brandebourg, 449, 

Séquanes (Seijuani), — Gaulois de la Celtique; ils occn- 
))aient la partie du pays arrosée par la Saône et le Doubs; 
50-57. 



255 



Serbes ou Sorabes. — Slaves d'abord établis au pied des 
Carpathes, puis dans les contrées que les Avares avaient dé- 
peuplées, c.-à-d. la Serbie actuelle. — Serbo-Louji/ches ; 
Serbes de la Lusace. — 449, 458 et 459. 

Shekianis, dits Boulous. — Indigènes du Gabon ; Afi-ique, 
67-68. 

Shesou-hor. — Serviteurs d'Horus; les plus anciens Ég.yp- 
tiens, 4. Voir Refou. 

Siamois. — Du royaume de Siam ou 2'haî; Asie, 108. 

Silésiens. — Habitants de la Silésie, Prusse; 4.3.3. 

Singhalais, Chingalais. — Population indigène de l'Ile de 
Cej'lan; Asie, 132,133. FoîV Malabares, Weddahs. 

Sioux ou Dacotas. — Nation indigène de l'Amérique du 
Nord, la plus nombreuse de celles qui ont conservé leur in- 
dépendance ; 80. 

Slaves. — Une des familles les plus importantes de la race 
indo-européenne; elle peuple la plus grande partie de la 
Russie, la Pologne, l'Allemagne orientale, la Hongrie du 
nord, la Croatie et les États Danubiens ; 48-49, 438 et 439, 
444, 445,449, 458 et 459, 462, 

Slaves occidentaux; voir Serbo-Louijitches, Slovaques, 
Tchèques. 
Slaves orientaux; toir Russes blancs, Eusseexs 

(GrRANDS), RUSSIENS (PETITS-), RUTHÈNES. 

Slaves méndionaiix ; voir Bulgares, Croates, Serbes, 
Slovènes. 

Slaves Pannoniens ; habitants de la Hongrie, du temps des 
Romains; 449, ■voir SLOVAQUES. 
Slavo- Russes; 440. 

Slavoniens. — Hordes sarmates établies au nord du Pont- 
Euxin ; antiquité, 462. 

Slovaques. — Slaves de la Hongrie; 449, 458 et 459. 

Slovènes. — Slaves fixés dans la Carniole et la Styrie ; Aus- 
tro-Hongrie ; 449. 

Smélas. — Tribu arabe de la province d'Oran ; Algérie, 157. 

Solutréen. — Race anté-historique, type fossile, 48-49. 

Sorabes. — Voir Serbes. 

Soubanis. — Insulaires des Philippines ; Océanie, 63-64. 

Sowauli. — Nègres du Zmguebar ; Afrique, 67-G8. 

Spartiates. — De la république de Sparte (-TiâpTrj) ou La- 
cédémone; ancienne Grrèce, 15, 25-26, 47. 

Suèves. — Tribus germaines qui, réunies aux Burgondes, aux 
Vandales et aux Alains, envahirent la Gaule, l'Espagne, oii 
elles fondèrent un royaume qui fut détruit en 585 par les 
Visigoths. D'autres Suèves, compris dans la confédération 
des Alémans, ont laissé leur nom à la Souabe ; Europe bar- 
bare, 48-49. 

Szekely. — Magyars de la Transylvanie; Austro- Hongrie, 
458 et 459. 



Tagales. — Indigènes des Phihppines; Océanie, 63-64. 

Taïtiens. — De l'île de Taïti; Océanie, 63-64. 

Tamboukis. — Grande peuplade cafre; Afrique, 71. 

Tanagréens. — De Tanagra, ancienne ville de Béotie ; 
Grèce, 24 . 

Tapuyas. — • Les ancêtres des Botocudos, du Brésil; Amé- 
rique, 76. 

Targuis. — Voir Touaregs. 

Tartares, Tatars. — Nom donné à toutes les nations no- 
mades sorties de l'Asie centrale ; sous celui de Tatars, on 



désigne plutôt une tribu particulière, habitant entre l'Altaï 
et' le lac Baïkal et qui paraît avoir été la souche des Mon- 
gols. C'est lorsque Gengis-lvhan et ses successeurs eurent 
soumis à leur empire toutes les peuplades de l'Asie centrale 
et envahi l'Europe orientale, que les Européens étendirent 
le nom de Tatars à toutes les nations turques , toungouses 
et finnoises subjuguées et entraînées par lui. — Chine, Rus- 
sie; 83, 87, 89 et 90, 438 et 439, 440, 445, 447, 448. Voir 
Manïchoux, Nogaïs. 

Tavastes. — Habitants de la partie sud-occidentale de la 
Pinlande ; Russie, 438 et 439. 

Tchèques. — Les Slaves de la Bohême, que l'on rencontre 
aussi dans la Galicie et dans la Bukovine ; Autriche, 458 et 
450. 

Tohérémisses. — Peuple finnois de la Russie d'Europe, 445. 

Tchoudes. — Nom donné par les Russes aux Finnois, 445. 

Teutons. — Germains des bords de la Baltique ; leur nom a 
été appliqué à l'ensemble de la nation. Europe barbare; 48- 
49. 

Thébains. — Du territoire de Thèbes {Thehœ, Gî^êat), 
ville de la Béotie, ancienne Grèce ; dans la guerre du Pélo- 
ponèse, les Thébains épousèrent la cause de Sparte, et con- 
tribuèreut puissamment à la chute d'Athènes ; 25-26. 

Thessaliens. — Habitants de la Thessalie (Thessalia , 
0£ff(Ta),ta), contrée de l'ancienne Grèce, 15, 16. 

Thraces. — De la Thrace {Thracia, ^ Gprixr)), pays si- 
tué au N. de l'ancienne Grèce; 29, 48-49. 

Tibbous. — Berbères habitant entre le Pezzan et l'Egypte ; 
Afrique, 150. 

Timmanies. — Guinéens des bords de la Cazamance ; Afri- 
que, 67-68. 

Timoriens. — De l'île Timor (Malaisie) ; Océanie, 63-64. 

Toltèques. — Indigènes du Mexique ; ils conquirent le pays 
au neuvième siècle et leur puissance dura jusque vers le 
onzième , 79. 

Topinamboux, Tupinambas, Tupiniquins. — Indi- 
gènes Guaranis ; Brésil, 76 . 

Torodos. — Sénégalais de race foulah; Afrique, 67-68. 

Touaregs {Targui). — Berbères nomades du Sahara; Afri- 
que, 149, 150. 

Toucouleurs. — Foulahs mélangés de Peuls et de Torodos, 
population sénégalienne ; Afrique, 67-68. 

Toungouses. — Asiatiques de souche tm-que, répandus en 
Chine et en Russie ; 447. 

Touradjas. — Voir Alfoubous. 

Touraniens. — Nom donné depuis les temps les plus reculés 
par les populations iraniennes ou indo-eiu'opéenues de la 
Perse aux peuples de l'Asie centrale et occidentale. — Peu- 
ples d'origine touranieune ; 438 et 439, 458 et 450. 

Transalpins. — De la Gaule transalpine, c'est-à-dire au-delà 
des Alpes, relativement aux Romains ; toute la France ac- 
tuelle, 56-57. 

Trasté vérins. — Du faubourg de Trastevere (l' outre-Tibre); 
Rome, 466, 467, 468. 

Troglodytes (Troglodytœ, TpwyXoSuxat). — a Habitants 
des cavernes » ; nom appliqué par les géographes grecs à dif- 
férents peuples non civilisés qui vivaient dans des caver- 
nes, spécialement aux habitants de la côte 0. de la mer 
Rouge ; il y avait aussi des Troglodytes en Mœsie, sur les 
bords du Danube. 48-49. 

Troyens. — De laTroade, territoire d'Ilium ou Troie (Tpoîa), 
Asie Mineure; antiquité, 2, 14, 25-26. 

Tupiaes ou Tupis. — Indigènes du Brésil; Amérique du 
Sud, 76. 



— 256 



Turcomans, Turcs Ottomans ou Osmanlis. — Pouiilc 
lie famille turque rL-piinilu dans le Xurkestan, l'Afghanistan 
le royaume tl' H Jrat, la ri'gion caucasienne de Tenipire russe 
la Turquie d'Asie et la Perse ; 135 et 136, 138, 177, 180. 

Tyriens. — l'héniciens de la ville de Tyr {Tijrns, Tûfio;) 
antiquité, 25-26. 

Tyroliens. ■ — Des montagnes du Tyrol, population d'Aile 
luands et de Slaves; Alpes autrichiennes, 433. 

Tyrrhéniens. — Voir Etucsque^î. 

Tziganes. — Occupant particulièrement la Biilvnne; lion 
grie, -158 et 459. 



u 



Unterwaldenais. — Du canton d'Unterwaldeu, Suisse, 435. 
Utali Utes ou Yutes. — Voir PAH-XjTAir. 



Valaques. — De la '^'alachie, comprise ilans la Roumanie : 

Km-ope orientale, 458 et 459. 
Vandales. — Peuple germain, l'un de ceux qui, sous le nom 

(.olK'ctif de Wendes ou Vindiles, habitèrent à l'O. de la Vis- 

tulo ; Europe barbare, 48-49. 
Véllocasses. — Gaulois dont la capitale était Rotomajus 

(Rouen) ; 5G-57. 
■Vénètes ( Venetii). — Gaulois des environs île Vannes, les 

]ilus puissants des Armoricains par leur marine; 56-57. 
"Vellaviens. — Habitants du Velay; France, 484. 
■Vikings. — Ancien peuple Scandinave , 54, 55. 
"Virois. — De Vire, dans le Calvados ; France, 490. 
■Visigoths. — C'est-à-dire Goths de VOuest, grande fraction 

de la nation germanique des Goths; Europe barbare, 48-49, 

482. 
Vitiens. — De l'archipel des Viti ou Fidji; Océanie, 60-Cl, 

Vogouls. — Peuple de race finnoise, vivant à l'état nomade 
dans les gouvernements russes de Perm et de Tobolsk ; 83- 
84. 



w 

Wasserpolaken. — k Polaques iVeau » ; les Polonais de la 
Sih'sii' uutriohienni' , 458 et 459. 

Weddahs ou Beddahs. — Population aborigène de l'ile île 
Ceylan ; Asie, 132. 

"Wendes. — Grande division de la race slave, autrefois ré- 
pandue dans la région orientale de l'ancienne (iermanie, de- 
puis la mer Baltique jusqu'aiix Alpes illyriennes et Carni- 
quos. On rencontre encore des restes de cette nation en 
>Saxe et en Prusse; 433. 

Winnebagœs. — Indigènes de l'Amérique du Nord, 81. 



Yakouts, Jiakoutes. — Peuple de la Sibérie, province 

d'Iakoutsk; H3-.S-1. 
Yezdi. — Habitants de la ville de Yed ou Jezd, en Perse ; 

135 et 136. 
Yliates. — Arabe? nomades ; Perse, 135 et 136, 137. 
Yoloffs. — Peuple de la Sénégambie ; 67-68. 
Yougo-Slaves. — « Slaves du Sud » ; voir Ckoate». 
Yutes. — Voir Pah-Utah. 



Zammôra. — Tribu kouloughlis ; Algérie, 158. 

Zeïbek. — Montagnards du vilayet d'Aïdin ; Turquie d'Asie, 

177. 
Zèlandais. — Habitants de la Zélande, Hollande méridionale, 

419 et 420. 
Zèlandais (Nouveaux). — Voir Maoris. 
Zenega. — dation berbère qui a donné son nom au Sénégal; 

Afrique, 72. 
Zmèlas. — Voir S.MÉr.AS. 
Zouatna. — Trilju kouloughlis; Algérie, 158. 
Zoulous, Ama-Zoulous. — Kace de la famille abantou ou 

cafrc, établie au nord-ouest de la colonie de Port-Xatal ; 

Afrique australe, 67-68, 73. 
Zoumi. — Le Scythe européen, 411. 



COUPES ET PATRONS. 



DOUZE TABLEAUX AU TRAIT 



FOEME ET COUPE DES PRINCIPALES PIECES DU COSTUME. 

VÊTEMENTS NATIONAUX. 

APERÇU COMPARATIF DES EFFETS DE LA BIODE EN EUROPE. 



12 



iV. B. — Les sujets compris dans les douze tableaux sont classés d'après une série 
unique de numéros, de 1 à 250. 

Les renvois aux planches de l'ouvrage sont indiqués par les mots 11g. (figures) et 
pi. (planclies). 




Waret del. 



TAB. I. 
N°= 1 à If 



Imp Pirmin Diiot et C^'. Paris ■ 




Waret del 



TAB IJ. 
h".^ 17 à 2 5. 



Imp KiriiiUi liiàox et C" Palis 




AA^aret del 



Imp Firmin Didot et C''^,p3ri5 



TAB. 111. 
N °° 26 a 4-1. 




Waret del 



TAB IV. 
N ° s 4 2 à 5 6 



Imp TirTnin ûiàit e'- C".Pans 




Waret del 



TAB. V. 



"Firmin DiioL et C\^. Paris ■ 



N°.= 57 à 7S. 




Warel del 



!mp Furrun l'idov fv G" P^iris 



TAB VI. 



N»« 77 à 102 




Waret del. 



TAB.VII 

N°.5 103 à 121. 



iTap "Firmin Didot cl C^'.Paris ■ 




Waret del. 



TAB. VI 



Irap Tirram Diiot et C". Paris 



N's 122 à 




Waret del 



TAB.IX, 
N°= 131 a 160. 



Imp "Firmm DidoL et C^.VPans ■ 




Warel del 



TAB. X. 
N o» 151 a 184- 




Waret del 



TAB^ XJ. 
M °s 185 à 203. 



Irûp Finriin ])lào^ et, C^^. Paris 




Waret del 



TABXII, 
N"= 204 a 250. 



Irnp Firiiun l'idcL et, C". Paris 



EXPLICATION DES DOUZE TABLEAUX. 



NOMENCLATURE DETAILLEE ET COMMENTAIRE. 



TAB. I. 

FORMES DES VÊTEMENTS FLOTTAKTS, MANTEAUX ET PIÈCES DIVERSES, A L'USAGE DES GKECS ET DES ÉTEUS- 
QUES. — TYPES GÉNÉRIQUES DES MANTEAUX PHRYGIENS, PERSES, SYRIENS, DACES, BYZANTINS, ET DU 
LONG MANTEAU D'ABBÉ AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE. 



N° 1. — Chloène. 

N" 2. — Chloène, portée par le combattant, pi. 15, 
fig. 16. 

N° 3. — Chloène, portée par les hommes, pi. 16, 
fig. 14, pi. 17, fig. 1. 

N" 4. — Chlamyde, portée par la fig. 6, pi. 17. 

N" 5. — Pallium, selon Ferrari. Forme en demi-cer- 
cle régulier, qui est celle du manteau dace et du 
manteau impérial byzantin ; le premier d'un diamè- 
tre de 2",80; le second de 3'i\24, selon Kœhler. 

N° 6. — Anabole hemid'tploïdïon ; femme mettant ce 
vêtement, pi. 19, fig. 9 et 10; le portant, même pi., 
fig. 11. 

N» 7. — Peplos, porté plissé par la femme, pi. 20, 
fig. 8. 

N" 8. — AnaloUd'u^loïdlon, porté parla femme, pi. 20, 
fig. 11. 

N" 9. — Pallium, selon Levacher de Chamois. 

N" 10. — Femme portant Vanaboïe hemidiploïdlon, 



bordé d'un cvossos, frange (bronze d'Herculanum, 
Musée de Naples). 

N° 11. — Pff/^t«?H, disposé selon le mode afiiecté par 
les philosophes grecs. 

N° 12. — Xystis, ou. Khitoiio2)haros, de khiton on ck'tton, 
tunique, et dejjharos, manteau, portée par les femmes, 
pi. 20, fig. 1 et 4. 

N" 13. — Pall'mm ou manteau phrygien, avec la figure 
de l'Isis du capitole qui le porte, — Cette forme en 
demi-cercle outrepassé est celle du long manteau 
d'abbé, selon V Encyclopédie du dix-huitième siècle; 
il a une échancrure pour le cou, et son diamètre est 
de 3™ environ. 

N° 14. — Manteau de forme rectangulaire, type syrien 
et perse, selon Kœhler; le premier de 1"',28 de lon- 
gueur et 1™,24 de hauteur, sur 0"'90 ; le second, 1™, 
ou encore 0,75, de longueur, sur 0,50 de hauteur. 

N" 15. — Pharos, porté par les fig. 3, 6 et?, pi. 17. 

N'^ 16. — Pallium, drapé sur un bronze étrusque. 



A""» 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 12, lô et 16, d'après Willemin, Choix de costumes civils et militaires des peuples de l'an- 
tiquité. — iVos 5,9 et 13, d'ajn-ès Levacher de Chamois, Recherches sur les costumes de toutes les nations. — 
No 14, d'après Cari Kœhler, Die Trachten der Volker in Bild und Schnitt. — N" 10, d'après Roux et Barré, 
Pompéi et Herculanum. — iV" 11, d'après il/o//^««^ Encyclopédie méthodique. 



TAB. II. 



SUITE DES MANTEAUX. — COUPES GRECQUES, ROMAINES, ASSYU1E>JSES, SYIUEN^IES ET ARABES. 



N" 17. — Manteau .irabe de haute antiquité, porté 
par les Bédouins, mesurant en longueur •2°',40, selon 
Kœhler, qui donne, en outre, l'exemple du manteau 
quadrangulaire dii même âge, chez ces peuples. 

N" 18. — Manteau à l'usage des prêtres assyriens, 
babyloniens, long de 3"\30, d'après le même auteur. 
— Enroulé autour du corps et fixé par une ceinture, ce 
vêtement, taillé en sifflet, formait le biais sur les 
jambes, en étageant les franges de bordure. 

N" 19. — Togafusa ou toge ample, dite rotouda, avec 
l'indication de l'arrangement produisant le double 
sinus, et l'échelle de proportion du vêtement, repré- 
sentée par un homme debout ; la longueur de la 
pièce est de 4™, 20, environ . 



N" 20. — Forme de la (oge, selon Mongc/. ; i">,i<0 sur 
3'»,50. 

N" 21. — Forme de hx tocjc, selon Kœhler; longueur 

N" 22. — Toge de médiocre grandeur en foi-me de 
croissant ou demi-cercle, représentée sur un bronze 
étrusque par un personnage mettant ce vêtement. 

N'J 23. — Forme du pallium, selon Winckelmann. 

N" 24. — Manteau de forme pyramidale mesurant 
1°\30, en liauteur. Type syrien, selon Kœhler. 

N" 25. — Toga restricta, portée, d'après un bronze 
étrusque de la galerie de Florence. 



iV"" 17, 18, 21 et 24, d'après KœJder. — N»^ 19 et 23, d'après Lcvacher de Chamois. — N"^ 20 et 25, d'après l'En- 
cyclopédie méthodiqvie de Plongez, et le u" 22, d'ajyrcs Ricli, Dictionnaire des antiquités romaines et grecques. 



TAB. ÏH. 



ROBES ET TUNIQUES. — TYPES GRECS, ÉTRUSQUES, ROMAISS, MÈDES, PERSES, PHRYGIENS, PARTHES , DACE3, 
ARABES, ET DES PREMIERS SIÈCLES DU MOYEN AGE EUROPÉEN. — A'ÊTEMENTS FERMÉS, DU PRINCIPE 
DE LA BLOUSE. 



N" 2G. — Robe éthiopienne, avec ouvertures pour le 
passage des bras ; hauteur 1™,50, selon Kœhler. 

X" 27. — Robe grecque, à l'usage des femmes, type 
ionique ancien; haut. 1™,75, selon Kœhler. 

N° 28. — Tunica manicata ou manuleata, fixée autour 
du corps par le cingulum ou ceinture posée au dessous 
du sein, d'origine ionienne; appartient au genre 
tunica muliebris, chez les Romains, les hommes ne 
l'ayant jamais adoptée. 

N° 29. — Robe médique, de 1™,50, de haut, selon 
Kœhler, qui répète cette même forme, simplement 
plus ou moins évasée par le bas, ou plus ou moins 
large à la hauteur de l'encolure, en donnant à la robe 
dace, par exemple, 0™,80, en largeur par le haut, 1™,20, 
par le bas, en longueur 1™, 60, et pour l'arabe, 1"',44, 
de longueur, et 0™,60, de largeur par le haut. 

N° 30. — Robe courte ou tunique, dont la forme est 
d'un principe analogue, type parthe ; longue de 0™,94, 
selon Kœhler. Les vêtements de ce genre, à encolure 
taillée en carré, étaient en usage en Europe, vers l'an 
1,000, et le même auteur leur donne la hauteur de 
l"" sur une largeur de 0™,50. 

N" 31. — Tunicula fixée par le cinguhim. 

N" 32. — Indidus fixé par un cordon en bandoulière, 
le halteus. 

N" 33. — Supparus ou Sup)p)arum, timique de dessus, eu 
usage chez les Romains ; haut. O^^Oô, selon Kœhler. 

N° 3i. — Robe du genre dit recta, chez les Latins, et 
chez les Grecs ôp9oc7Tà5ioç jyxdi^, c'est-à-dire tunique 
tissée tout d'une pièce, comme nos bas ; elle prenait 



le corps et marquait la taille sans qu'il fut besoin de 
ceinture. — Type 2Mrthe, auquel Kœhler donne une 
hauteur de l'",44. 

N" 35, — Tunicelles du même principe marquant la 
taille, et qui, selon Kœhler, se retrouvent chez les 
Phrygiens et Lydiens, avec une longueur de 0"',90 ; 
chez les Perses, de 0"\98, et chez les Daces, de l'",07. 

No 36. — ^«Je, tunique à manches portée par les laïques 
ainsi que par les clercs, avant de devenir un vête- 
ment exclusivement sacerdotal. Le principe de la 
forme de celle de saint Thomas Becket, ici représen- 
tée, rattache cet amictus aux tuniques à manches de 
l'antiquité. Le bas de cette aube, ou chemise blanche, 
mesure en largeur 2™,10, selon Viollet-le-Duc. 

No 37, — J'MvitjMe iîa^aire (c'est-à-dire cou-vrant les ta- 
lons) ceinte par la zona, qui se posait à la hau- 
teur des hanches. 

K"" 38. — Stola, la robe des dames romaines, fixée au 
corps par deux ceintures, le cingulum et la zona, et 
donnant l'exemple de Vinstita longa, le volant faisant 
de ce vêtement une robe à queue (voir la notice de 
la pi. 40), 

N" 39, — Tunica talaris, fixée par les deux ceintures 
de la stola. 

N" 40. — Robe étrusque, vêtement féminin, avec col- 
let et manches d'un caractère oriental; longueur 
1™,42, selon Kœhler. 

N» 41. — Robe déceinte, portée par des femmes 
chrétiennes, dans les peintures des Catacombes de 
Rome. 



iV°s 26, 27, 29, 30, 33, 34, 35 et 40, d'après les dessins de Kœhler. — iV» 28, 31 et 32, sculptures, d'après ^'Encyclopédie 
méthodique. — iV» 36^ d'ap)rès Viollet-le-Duc, Dict, du mobilier français. — N"' 37 et 38, peintures de Pomjjci, 
d'après Roux et Barré. — N° 39, statue du musée Worsley, Angleterre, d'après le recueil de Clarac. — N" H d'ajyrès 
Normand, Revue des peintures antiques, Didot. 



TAB. IV. 



MAXTEArX KT TrXKJTF.S, CArER ET COT.LETS, SE PASSANT COM^IE T,A HLOUSE FERMICE. — TYPES DE VETE- 
MENTS DONT LE PATKON, A L'EXCEPTION VV MANTEAU SEMI-CIRCULAir.E , DKl'.IVE DE LA DALMATIQUE 
PAXS MANCHES. 



2^" 42. — AspjTÎen ; sonvorain de Babylone poi-tant 
le manteau roj'al. 

N" 43. Coupe de ce manteau, ayant un mètre de 

hauteur, selon Kœhler. 

jjo 44. — IJéplwd du grand prêtre hébreu, selon le 
même auteur, qui appelle ce vêtement cafetan, en 
lui donnant la figure d'une étole dont le patron dans 
son développement a une longueur de 3'",20. 

No 45. — Dalmatique sans manches, regardée comme 
l'originaire. 

N<''46 et 47. — Patrons de la calaslris oul-alasiris, avec 
ou sans manches, tunique longue des Egyptiens, sa- 
cerdotale, selon Suidas. Ce vêtement était cousu sur 
les côtés, avec réserve du passage des bras ; c'est 
une blouse dont la pièce développée est longue de 
2">,'20, selon Kœhler. 

N" 48. — CAa.<!(SZt' de forme ovale, modification de la 
casiila ou cape de forme ronde, pour faciliter la li- 
berté des bras ; datant du onzième siècle, selon Viol- 
let-le-Duc. 

N" 49. — Vêtement du même genre, dont la longueur 
ovalaire est en sens contraire. Type égyptien, au- 
quel Kœhler donne le nom de collet, rabat (kragen) 
et mesurant , dans sa grande largeur, l'",'20. 



N" 50. — remua , àécorée de ciaves, portée par une 
chrétienne de l'an 300 environ. 

N" 51. — Cape ouverte, représentant le principe de 
tov;tes les capes ou manteaux semi-circulaires ayant 
l'échancrure de l'encolure que le n" 5 de cette suite 
n'a pas. Manteau, mantel et mantelet, le demi-cercle 
plus ou moins modifié est la base générale de leurs 
patrons. Le manteau ordinaire de l'abbé du dix-hui- 
tième siècle, était encore taillé en demi-cercle régulier 
et avec l'encolure représentée ici ; son diamètre était 
de 3"', 10 environ. 

N" 5"2. — Forme de la, jjemila, selon Kœhler; hauteur 
1"',10, 

N° 53. — Collet du principe de la cape ronde, mais 
dont l'ouverture pour le passage de la tête est excen- 
trique ; diamètre 0'",70 ; appartient aux Syriens de la 
Cappadoce, selon Kœhler. 

N" 51. — Cape ronde du XIII" siècle, aj'antdeux fen- 
tes pour le passage des bras, et fendue par devant 
jusqu'à une certaine hauteur. Viollet-le-Duc y recon- 
naît le type de la casaque. 

N" 55 et 56. — Cape de voyage, manteau à capu- 
chon du principe de la pénule, et à l'usage des Eomains 
ainsi que des Grecs qui l'appelaient iihainolé. 



N"'' 42, 43, 44, 46, 47, 4[t, 51, 52 et 53, d'a2}rès Kœhler. - 
Monr/e-. — A'"" 48 et 51, (Vaprést VioUel-Ie-Diic. 



X"" 45, 55, et 50, d'a2}rès Z'Encyclopédie méthodique de 
■ A'' 50, d'ajn-ès Perret, les Catacombes de Rome. 



TAB. V. 



CHASUBLES SOUPLES ET CHASUBLES KAIDES, DALMATIQUES AVEC OU SANS MANCHES, CFCULLES, 
MANTEAUX A CAPUCHON ET FAUX CAPUCHON. 



N" 57. — Chasuble raide, dos et devant, le bas coupé 
en demi-cercle ; type du quinzième siècle, alliant le 
principe de la dalmatique sans manches et celui de 
la pénule couvrant les bras ; le devant du vêtement 
étant rétréci pour plus de liberté d'action, en même 
temps qu'il est tenu plus court pour moins embar- 
rasser la marche ; hauteurdu dos, selonKœhler, 1™,50. 

Nos 58 et 67. — Tahar du quinzième siècle ; famille 
des dalmatiques à manches, mais sans qu'aucune par- 
tie du vêtement soit fermée par des coutures. C'est 
le surcot d'un roi d'armes, dont la coupe, donnée par 
le n" 67, a été relevée sur l'original que M. A. Darcel 
a bien voulu nous communiquer. 

N° 69. — Chape du seizième siècle, dos et devant ; portée 
par les clercs dans les processions, et à laquelle on a 
longtemps conservé le nom de i^hivial, quoique cette 
chape soit dépourvue du capuchon de la lacerne et 
du bardocuculle. Cette chape, destinée aux services 
mortuaires, est empruntée à un document photogra- 
phique provenant d'Espagne, 

N« 60. — Lacerna, grand manteau à capuchon servant 
de pluvial chez les Romains, et de la famille du 
bardocuculle des Gaulois. Statuette antique. 

N'" 61 et 68. — Cueillies ou scapulaires, appartenant 
aux costumes monastiques du moyen âge. Le pre- 
mier, porté par saint Benoît dans lane mosaïque an- 
tique, le second, donné par YioUet-le-Duc. 

No" 62, 63, 64, 69 et 70. — ChasuUes souples, conser- 
vant le caractère de la penule. N" 62, dos d'une 
chasuble appartenant à l'église de Brienon, en Cham- 
pagne, vêtement sacerdotal du quatorzième siècle 
ainsi que le type n" 63, montrant par devant une 
autre chasuble, d'une hauteur de 1™,S8, selon Kœhler. 
Le n° 64, dos de la chasuble de Thomas Becket, 
conservée dans le trésor de la cathédrale de Sens, et 



partant du douzième siècle, montre par la disposi- 
tion de l'ornement de son encolure le souvenir du 
capuchon du pluvial, et le n» 70, qui représente cette 
même chasuble par le devant, offre la physionomie 
de la chasuble souple lorsqu'elle était portée. Enfin 
le n'^ 69 est la chasuble ronde, à tirettes extérieures, 
dont les cordons servaient à relever plus ou moins 
le vêtement noué à l'encolure. Elle est de l'époque 
carlovingienne et provient de l'église de Mayence. 

No= 65 et 66. — Dalmatiques avec manches, types de 
vêtements sacerdotaux des treizième, quatorzième et 
quinzième siècles. Le n" 66 ayant les deux bandes 
qui rappellent les claves du vêtement romain, et 
l'encolure taillée en carré, est le plus ancien. Cette 
dalmatique a 1 mètre de hauteur, selon VioUet-le- 
Duc. 

N° 71. — Surcot ample des quatorzième et quinzième 
siècles, type laïque ; famille des dalmatiques sans 
manches et garnies d'un capuchon, ainsi qu'on le voit 
par la figure de ce vêtement vu de dos. 

K'^' 72 et 73. — Cuculle, d'après des bronzes étrus- 
ques ; petite cape étroite plus ou moins prolongée 
par devant et par derrière, munie d'un capuchon. 

N°= 74 et 75. — Chasuble raide vue de dos, et taillée 
par le bas en ligne droite, les angles légèrement 
arrondis ; type datant du seizième siècle et resté 
en usage. La large bande qui en décore le milieu 
est encore le clave antique. Le u° 7ô, d'après un 
original de la première partie du dix -huitième siècle, 
porte l'ornement additionnel que les modernes pla- 
cent encore souvent à la hauteur du collet des cha- 
subles ; cette pièce plate ou faux capuchon rappelle 
l'origine du vêtement, le pluvial. 

jSTo 7(5. — Esclaviiie, casaque à capuchon des Xii", xiii» 
et XIV" siècles. Haut. 1™,50, selon Viollet-le-Duc. 



iV"» 57, 63 et 65, d'après Kœhler. — N"' 56 et 67, d'aprhs nature. — A""' 59, 74 et 75, d'après des documents phoio- 

fjraphiques. — A°= 60, 72 et 78, d'ap)rès ^'Encyclopédie méthodique de Mongez. — N"^ 61, 62, 64, 69 et 70 

d'ainès Quicheraf, qui les emprunte, le n° 61 à CamilUj cab. des Est. Bïbl. nat.; les n°' 62, 64 et 70, à Gaussen, 

Portefeuille historique de la Champagne, le m" 69 à Hefner, Costumes du moyen âge chrétien. — Lesno^ 66, 

71 et 76, d'après Viollet-le-Duc. 



TAB. VI. 



nUATTS ET CHAINSES, AUMU.SSKS ET CnArEUOXS, BRAIES ET CHAUSSES. — GONELLE, CAGOUI-E, 
(iAUDE-COr.rS, MANTEL D'HONNErn, ETC. 



N"' 77 et 81. — BUanl.f du treizième siècle, selon les 
épures de Viollet-le-Duc. 

N» 78. — Bliaiil du onzième siècle, conservé au musée 
de Munich. 

Ifo 79, — Cliainse, dit auhe dans les vêtements sacer- 
dotaux. Cette robe-linge, comme on l'appela encore 
au moyen âge, a le caractère de la chemise, et se 
portait sous le bliaut. Ce vêtement, en fin tissu de 
fil, bordures en soie brochée, hauteur 1™,30, paraît 
remonter à l'époque carlovingienne ; il fait partie 
du Trésor impérial de Vienne où il est compris dans 
les vêtements dits de Charlemagne. 

N° 80. — Bliaut du douzième siècle, en soie tressée, 
de même provenance ; il est de même hauteur que le 
chainse (r",30), et l'encolure est de principe analo- 
gue, fermée sur le côté quand le vêtement était 
passé. 

N"' 82 et 91. — Chaperons relevés, mis en casquette; 
le n° 82 disposé en crête de coq, à la mode de 1310. 

No 83. — Aztmusse de femme, collet à capuchon fermé 
p.ir des boutons. Douzième siècle. 

N°' 84 et 94. — Aumusse des chanoines réguliers. Capu- 
chon doublé et rembourré, faisant saillie de chaque 
côté de la tête; on en trouve des exemples datant 
du douzième siècle. Le n" 94 montre cette aumusse, 
qui était une cape descendant jusqu'au bas des 
reins, sur la tête d'un chanoine du quatorzième siècle ; 
on la portait encore au quinzième. 

N° 85. — Aumusse ou cucuUe laïque du quatorzième siè- 
cle, k l'usage des deux sexes. 

N" 86. — Cagoule, vêtement monastique; c'est un 
surtout de la famille des coules, tenant de la cuculle 
et de la cape, et qui, comme la coule, était posé sur 
le froc. Cette cagoule date du onzième siècle ; selon 
Viollet-le-Duc, la pointe du capuchon revenait en 
avant, ainsi que le montre le fragment joint à l'épure. 

N" 87. — ^M7n«.f.sr d'homme, close par des boutons, fin 
du treizième siècle. 



N" 88. — Aumusse ayant la figure d'une petite cape en 
forme d'entonnoir renversé. C'est un chaperon du 
douzième siècle, dont on voit, à côté, la pointe dans 
son développement. Cette pointe retombait en ar- 
rière, et il y en eut de prolongées presque de toute 
la hauteur des personnages ; parfois elle était prise 
dans la ceinture. 

N"** 89 et 100. — Garde-corps, petit mantel à capuchon, 
tenant du bardocucuUe et de la houppelande; sur- 
tout, surcot et hoqueton à manches ouvertes ; le 
premier exemple est de la fin du douzième siècle, le 
second du quatorzième siècle. 

N"' 90 et 97. — Bliaut et chainse portés ensemble 
par des paysans ; le chainse, plus long que la 
blouse, était visible par le bas, ainsi qu'on le voit 
encore au n° 96. Le n" 90 sème du blé, le n" 97 est 
un berger ; tous deux de la fin du douzième siècle. 
(Voir aux Chausses et aux Braies pourquoi le chainse 
libre restait visible.) Aux douzième et treizième 
siècles, dit Viollet-le-Duc, on donnait aux bliauts du 
genre de ceux-ci le nom de jubé, et l'on appela encore 
ce vêtement rocket ou roquet. 

N" 92. — Mantel d'honneur des douzième et treizième 
siècles. Sa coupe est celle de la toge ample des 
Romains de l'empire, un segment d'arc de cercle 
dont le n" 19 de cette série donne le principe. Le 
mantel d'honneur était doublé de fourrure. 

N" 93. — Bottine du quatorzième siècle, ayant le pro- 
longement de la poulaine de grandeur moyenne. 
{Histoire de la chaussure, par P. Lacroix et A. Du- 
chesne.) 

N' 95. — Capuchon du treizième siècle. 

N" 96. — (ionelle de la fin du douzième siècle, portée 
par un berger. Ce vêtement n'est autre que la pé- 
nule avec capuchon servant de pluvial. 

N" 98. — Chainse porté seul par un chasseur tirant 
l'arc. La hauteur des chausses, qui ne sont que des 
bas, fait comprendre pourquoi, lorsipi'on portait les 



— 2^ 

deux tuniques, la chemise n'était point rentrée dans 
les chausses, ce qui ne fut praticable qu'avec le haut- 
de-chausses. Les chausses étaient d'ailleurs souvent 
des bas sans pied, que l'on remontait à volonté ainsi 
qu'on le voit par le n" 97, un berger ayant les pieds 
nus, ou encore par le n» 96, qui a des souliers et la 
jambe nue, probablement jusqu'à une certaine hau- 



teur seulement, celle des braies des dizième et on- 
zième siècles, du type normand, dont on voit la coupe 
n" 101, ou tout au moins le caleçon de même carae- 
tère dont le n" 102 montre l'usage. 
N° 99, — Bliaut porté par un soldat de la fin da 
douzième siècle, et probablement avec le haut-de- 
chausses, le chainse n'étant pas visible. 



Nos 77^ 81, 83, 84, 85, 86, 88, 94, 95 et 101, d'ajirès les données de VioUet-Ie-Duc. — N^^ 78, 79, 80 et 92, d'après 
QuicJterat, qui enqjrunte les trois 2}i'emiers à Bock {F.)^ Die Kleinodien des heil. romischen Eeiches deutscher 
Nation (Vienne (Wien), 1864, (jr. in-fol.), et tient le n" 92 d'un Ms. français, w» 12467, Bibl. nat. — N"^ 82 et 91, 
dUqirès le Ms. de Térence, Bibl. de l'Arsenal. — N°^ 89^ 90, 96, 97, 98 et 99, d'après un Psautier du douzième siècle, 
Ms. 1194 du supplément latin; Bibl, nat. — N° 100, d'après le livre des Mînnesinger, Ms, du quatorzième siècle, 
n° 7266, Bibl. nat, — N° 102, d'après un autre Ms. du quatorzième siècle, n° 6829 de la même Bibliothèque, 



12. 



TAB. VII. 



COUPES DE LA ROIÎE DU CARACTÈRE MONGOL; DU /(')•£■; TURC ET DU Cfl/tfin POLONALS. — LA DOTTE TARTARE 
ET LES CHAPEAUX. — VÊTEMENTS ET PARURES LITURGIQUES. — LES BRODERIES EN PERLES DU STYLE 
GRÉCO-BYZANTIN; CES DIVERSES PIÈCES APPARTENANT AU PASSÉ DE LA RUSSIE. 



N'" 103, 107, 108, 110, 111, 113, IIG, 117, 119, liO et 
121. — Ces fragments donnent l'ensemble et les détails 
significatifs de vêtements ayant été à l'usage d'un 
patriarche de Moscou, Nikon, représenté en pied, et 
qui fut un personnage important du commencement 
du dix -septième siècle. 

Le n° 103 offre le développement de la robe en 
surtout que l'on voit à ce patriarche dans sa grande 
tenue ; c'est le principe même de la robe mongole, 
ouverte droit dans toute sa longueur, mais bou- 
tonnée sur la poitrine. La disposition rayonnante 
des côtés de ce vêtement est celle des lés de 
l'étoffe persane dont la robe est faite ; le détail 
n" 103 donne la forme en olive des boutons passe- 
mentés, d'un genre tout oriental. Ce surtout a des 
manches ouvertes et tombantes dans lesquelles on 
passait ou on ne passait pas le bras; le n° IIG en 
donne la physionomie de profil, le vêtement étant 
emmanché. 

Le n° 107 est le développement de la robe plus 
étroite portée sous le surtout ; elle est aussi longue 
que le pardessus, et Nikon l'avait seule, en été, dans 
la petite tenue où il est coiffé du chapeau jaune 
n" 110, se rapprochant de la forme du chapeau de 
nos cardinaux ; cette robe, boutonnée du haut en bas 
et à manches fermées au poignet, est également d'é- 
toffe i^ersane ; avec son petit collet, elle a les carac- 
tères du sarcijan, et ses boutons en olive, comme on 
le voit par le second n" 107, sont encore du même 
genre oriental. 

Le capuchon est indépendant du vêtement, ainsi 
que le montre par le dos le n" 119, aussi bien que le 
n" 120 le présentant de face, en figure régulière. Les 
larges bandes en pendentifs latéraux donnent à ce 
couvre-chef une physionomie des plus caractéristi- 
ques, et avec les broderies de son frontal et le petit 
couronnement du sommet surmonté de la croix grec- 



que en orfèvrerie émaillée, c'est assurément l'un des 
plus beaux spécimens du genre. 

Deux modes de décor étaient en usage pour les 
pendentifs, plus ou moins longs et plus ou moins 
larges de ce capuchon. Tantôt l'étoffe était couverte 
par une suite de petites plaques métalliques ornées 
de nielles, avec encadrement de perles brodées cou- 
vrant les solutions de continuité en faisant du pen- 
dentif une pièce articulée (c'est le sj'stème emploj'é 
n" 114), et tantôt, comme au capuchon de Nikon, le 
décor était une broderie en perles, mêlée de pierre- 
ries de couleur, sur un fond de soie en fils d'or. Le 
fragment n° 113 indique dans son caractère essentiel 
la broderie en perles du genre gréco-byzantin, dans le- 
quel l'écriture des inscriptions ainsi que les linéaments 
du dessin des figures sont des tracés en perles fines. 
C'est une joaillerie souple, d'une physionomie toute 
particulière. Ce capuchon de Nikon est représenté 
en soie blanche, bien qu'à partir de 1589, le patriar- 
che de Moscou ait eu le privilège de le porter noir, 
les autres dignitaires devant s'en tenir au blanc. 

La botte à la tartare, n" 111, botte à tige courte 
et ferrée au talon en demi-lune cloutée, détail n" 121, 
paraît avoir appartenu, ainsi que le chapeau de cuir, 
n" 117, à un costume de ville d'un caractère laïque 
dont Nikon faisait usage. 

N"* 104 et 106. — Collets mobiles, ayant la figure de 
larges colliers, et du même caractère que celui porté 
par le patriarche n" 114. Ils sont décorés de ces bro- 
deries en perles mêlées de pierreries de couleur, et 
parfois aussi de parties métalliques rapportées, dont 
il est parlé ci-dessus. Ces n°' 104 et 106 sont des 
ornements impériaux, et ont vraisemblablement une 
signification liturgique sur les épaules de l'empe- 
reur, chef de la religion grecque. 

N" 105, — Capuchon de l'archevêque Basile, qua- 
torzième siècle ; on en fait remonter le mode au 



— 270 



dixième siècle. Il est en soie blanche, mêlée de par- 
ties moirées; il a les deux longs pendentifs par 
devant, et dans le dos un seul pendentif, au moins 
aussi long que les autres. 

N" 109. — Développement du ferez porté par Boris 
Godounow, tzar de la Moscovie en 1598, pi. 430, 
fig. 15. 

N° 112. — Chasuble de l'évêque Nicetas, fin du 
onzième siècle et commencement du douzième. Elle 
est représentée par devant et par derrière, en même 
temps que drapée à l'aide des boutons et agrafes qui 
se trouvent sur les deux faces du vêtement. Ces bou- 
tons sont en forme de grelots de cuivre pour la fa- 
cilité du maniement ; on en voit ici le détail de face 
et de profil. 

N"* 114 et 115. — Capuchon du patriarche Philarète, 



vu de face et de dos (dix-septième siècle). Nous n'a- 
vons point à revenir sur le système de la décoration 
des bandes ; ce qu'il y a de particulier ici, c'est que 
l'arrière dn capuchon tombant dans le dos est orné 
par une des plaques métalliques dont les bandes sont 
décorées. L'aigle qui figure su.r l'avant du capuchon 
est ime broderie en perles. Le large collet formant 
collier est du genre des n"* 104 et lOG ; U. a de plus 
une peinture émaillée dans la partie centrale, repré- 
sentant le crucifiement. 
N° 118. — Développement du caftan d'honneur du 
cosaque Brechka porté j)ar les fig. 2 et 5, pi. 438, le 
vêtement y est représenté sous ses deux faces, et 
l'un des deux exemples montre qu'on le fixait par- 
fois au corps avec une ceinture. Il a le caractère po- 
lonais, ainsi qu'il est dit dans la notice. 



Documents ejnpruntés aux Antiquités de l'empire de Russie, grand ouvrarjc de Solntzev, 
publié par ordre de l' empereur Nicolas; Moscou, 1849-53 (texte russe). 



TAB. VIII. 



nOBES, TUNK^PES ET MANTEAUX DE LA CHINE ET DU JAPON. — LE haol, LK han-chaol, LE ma-COUal 
ET LE plk'ien. — LE SURTOUT FLOTTANT DES POllTEUUS DU SABKE AU JAPON. 



Xous n'avons point à revenir snr le caractère des piè- 
ces du vêtement chinois représentées ici isolées, et 
dont la définition se trouve dans les notices accom- 
pagnant les planches, particulièrement dans la no- 
tice de la pi. 89. Toutes les coupes de ces vêtements 
étant des plus simples, il n'y a pas lieu de donner 
les tracés de patrons aussi faciles à comprendre. En- 
fin nous parlons assez longuement dans notre intro- 
duction du caractère du vêtement officiel et du dé- 
cor de la robe d'honneur pour n'y point revenir non 
plus. 

N" 12.'î. — Haol , la grande robe fermée par le côté. 
Celle-ci est décorée du dragon à cinq griffes, et a 
été portée par un empereur ou quelque membre de 
sa famille, ou encore a été décernée par le souverain 
à titre àejou-y, ou récompense honorifique. 

N" 129. — Cet exemple appartient au même vêtement, 
et ayant été photographié en même temps, il con- 
serve les rapports de proportion relative qui exis- 
tent entre les deux pièces. Ce n" 129 est le lian-chaol, 
la tunique courte, s'ouvrant dans toute sa longueur, 
sur le devant ; il se porte sous la robe, et par-dessus 
la chemisette de soie. 

N» 128. — Partie supérieure d'un autre haol impérial 
dont l'aspect modifié aide à mieux faire comprendre 
la disposition des manches, et aussi le collet en 
pèlerine, le 7Jî-A.'ie»^ pièce mobile, se fermant étroi- 
tement autour du cou, et que l'on fixe sur le vête- 
ment avec les agrafes de la fermeture. 

N» 130. — Ma-coual. C'est le surtout que l'on met 
sur la longue robe ceinte , qui est plus court et est 
fendu sur les côtés. L'ouverture est droite sur le de- 
vant, fermée à l'encolure par un bouton, et vers le 
milieu par un ruban noué aux bouts pendants. Ce- 
lui-ci est un vêtement de femme. Les larges manches 
développées couvrent les mains, selon l'usage et con- 
formément à l'étiquette. Le pi-klcn tailladé est fi- 
guré par une broderie; enfin sur ce coquet vêtement 



en soie brochée de couleur rose, une plaque de soie, 
décorée de personnages brodés, occupe la place du 
pou-fou^ le pectoral des mandarins. 
No^ 122, 124, 125, 12G et 127, — La série se rattache 
à la représentation du vêtement japonais que le 
n" 1 2-1 montre par le dos, vêtement qui est une sorte 
de manteau volant, à amples ailerons d'une espèce 
particulière, un surtout combin